Texte tiré d'une conversation à un bar

 

PNSNPB 4

 

 

Parce qu’il n’est pas vrai de dire : « la violence est le dernier refuge de l’incompétence » (Asimov).

Pourquoi, et pourquoi se contredire ?

Il existe une forme de violence « correcte », c’est à dire qu’il peut être juste d’avoir recours à la violence.

Parler de forme ce n’est pas enfermer ce que l’on appel violence (qui se confond avec un moyen) dans une strate sur l’échelle de la violence. Nous parlerons donc maintenant de moyen/violence mis au service d’un désir, moyen se confondant avec sa conséquence, l’un étant « identique » à l’autre, le temps se brouille.

Comment justifier ce moyen/violence ?

En quoi son apparence, comprendre l’ensemble de ses conséquences pouvant passer d’un extrème à un autre, peut-il nuire à notre jugement ? Ne nous trompons-nous pas souvent faute de juger dans le temps ? L’expérience, l’histoire peut-il nous (r)enseigner ? Si c’est le cas, et je le pense, je ne ferais pas de preuve par l’exemple. Je saute donc ce paragraphe.

Maurice Dantec fait une belle illustration de cette morale dans « Dieu porte-il des lunettes noires ? »

Un acte se juge selon l’ensemble des conséquences qu’il produit moins l’ensemble des conséquences dont nous n’avons ou ne pourrons prendre conscience.

La question se trouve donc être : à partir de quel moment pouvons nous écrire un livre d’histoire, quand doit-on pouvoir dire cet événement est égal à cela et c’est tout. Est-ce seulement possible ? Non. Car la naissance vrai ou fausse d’un élément quel qu’il soit continu à le transformer. Un « acte » se « juge » indéfiniment.