Les chasseurs des artistes. (?)

 

Je me réveil en sursaut et me souviens.

J'ai deux coups de fil très important à passer, mais pour ça il faut que je m'éloigne.

Loin.

Enfourchant mon ânesse, je pars lentement, faudrait pas aller trop vite non plus.

Au bout du chemin : à gauche, ou à droite ? La seconde fit l'affaire.

La route est longue, mais pas des plus désagréable: madame ou monsieur soleil, cela dépend de votre nationalité, vent frais et doux à la fois, avec une pointe de coriandre, un air joyeux trottant dans la tête et se mêlant au chant du reste.

Je quitte ce mauvais bitume pour pénétrer en chemin chaotique, accessoire indispensable pour accéder à la nature.

Je ne sais pas où je me dirige, j'avais bien prévu quelque chose, mais arrivé à l'endroit voulu ce que je cherchait n'était plus. A la place, le vide.

A mesure qu'elle avance l'ânesse faiblit et s'enfonce jusqu'à ce qu'elle s'enlise, silencieusement, dans la boue. Je débarque, met pied à terre.

Je m'en souviens avec précision : je me retourne, de ma part et dur envers elle je jette un dernier regard. Un peu plus tristement, the lost braillement et lentement l'ânesse sombra tel un bâtiment énorme, joyaux nés d'esprits géniaux s'imposant sur terre ou sur l'eau, architectures délirantes, casse tête hypnotique.

L'image que je garde de ce tragique évènement me touche profondément. Il n'empêche, je la laisse là et continu seul, à pied.

 

C'est comme ça que tout droit après le vide, me découvrégarant sans me découragarant,  je suis arrivé là, ici même, à l'endroit où l'ânesse disparue.

C'est d'ailleurs là que tout que commence: étant  à pied, à ma disposition maintenant étaient mes mouvements, et par là même et c'est ce qui importe, les directions, libéré de ce vil animal.

Je suis à pied. Conséquence: l'étau se resserre, à partir de là, la nature ne vous demande pas mais vous oblige à se plier à ses demandes, acceptant vous jouez avec elle enthousiasmé et euphorique, comme un enfant, trop heureux que vous êtes, de vous plier à ces noblesses.

C'est un rapport, une conjugaison écartée de tout verbiage assommant, une danse ancestrale berceau de la vie, communion mystique, état éthérique éternisant la seule réalité en matière de temps et que l'on appel faussement Présent, l'Instant. Un rythme s'impose, de lui même, venant de nul part, ou peut être du chant des oiseaux, piaillant discrètement à l'ombre dans leurs nids, joyaux des instincts.