Esthétique, comme c’est bien, l’esthétique…

 

 

Etudier ce qui se produit en moi lorsque je me retrouve confronté à une œuvre.

 

Prenons des peintures de grand format et couverte de calculs, d’opérations, de théorèmes.

Je suis devant, ne pouvant en percevoir la totalité à moins de m’en éloigner fortement, les symboles composant ces toiles sont de tailles diverses sans être excessive dans les deux sens.

Je ne comprends pas tout ce que signifient et ces symboles prit un à un et ces symboles s’associant entre eux.

Cependant j’éprouve quelque chose, en premier lieu une sensation visuelle, puis ensuite d’autres d’ordres intellectuelles et pourquoi pas physique.

J’éprouve en premier lieu un plaisir ou un déplaisir ou un mélange ambivalent des deux qui pourra par la suite évoluer dans un sens comme dans l’autre. Les impressions intellectuelles viendront par la suite s’ajouter à celle-ci et interviendrons dans l’évolution du sentiment « général » éprouvé face à l’œuvre, ce dernier sentiment évoluant dans le temps, signe d’une transformation de l’être. Il me semble que ce sentiment est unique car empreint du rapport entre le sujet et l’œuvre, ce sentiment est l’union de deux entités. Une œuvre est pourrait on penser figée, ontologiquement oui,  mais dès lors qu’elle est mise en relation avec un sujet pensant elle devient ce qu’en fait ce dernier. Une même œuvre existe de deux façons, une où elle est seule et totale, et donc impossible à connaître; et existe aussi en même temps sous forme d’une infinité d’idées, de sentiments général égale aux nombres de sujets ayant étés en relations avec cette « œuvre seule », mon regard n’est pas le votre, même si il peut s’accorder sur un grand nombre de points.