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April 20, 2008

photo workshop in cambodia 2008/ stage photo au vietnam et au cambodge

Foto Asia est une organisation culturelle qui favorise l'échange entre les photographes de l'Europe vers l’Asie du Sud Est et vice versa. Foto Asia a pour but de favoriser et réaliser des expositions de jeunes photographes asiatiques en Europe. Foto Asia organise  des ateliers  photo dans le Sud sud-est Asiatique avec Nicolas Pascarel.

 

WORKSHOP PHOTO A HO CHI MINH VILLE, VIETNAM

10 jours et 10 nuits en full immersion

Le workshop est adressé à un maximum de 8 personnes. 10 jours et 10 nuits à Ho Chi Minh Ville (ex-Saigon) et Hoi An au Vietnam. Le workshop s’adresse à tous et à toutes, sans distinction d’âge. Les participants peuvent photographier en noir et blanc ou en couleur, en argentique ou en numérique. Seul le résultat du travail accompli compte. La photographie de reportage et le photo journalisme sont les thèmes centraux de l’étude qui sera développée pendant toute la durée du séminaire. Les participants devront construire une histoire photographique d’une vingtaine d’images sur un sujet défini durant l’atelier. Le reportage sera fait de sorties sur le terrain à la manière de Cartier Bresson. Le travail s’effectuera de jour comme de nuit, à l’aube ou bien au coucher du soleil. Les photos produites seront sélectionnées et élaborées pour la construction d’une histoire personnelle. Dans l’intérêt du workshop, il est important qu’un groupe se constitue, qu’un travail en réseau s’opère. Une synergie commune entre les participants et moi-même est le centre d’une certaine approche de la photographie, basée sur des rapports humains fondamentaux. C’est ce que j’ai réalisé au Cambodge, en Thaïlande et au Vietnam au cours de ces dix dernières années. Je souhaite que les participants soient tous logés dans le même hôtel, afin qu’ils vivent au mieux et au plus fort, malgré les différences de vie et de style photographique, l’unité d’un groupe ayant un objectif et une passion communs. L’ensemble du reportage photo à lieu à Ho Chi Minh Ville. Trois jours sont également prévus en province, dans la ville coloniale de Hoi An.

Programme du workshop :

Tarif : 1300 euro. Ce prix prend en compte le workshop photo ainsi que l’hébergement avec petit déjeuner et connection ADSL pendant toute la durée du séjour et la Sim carte Mobiphone.

Nicolas Pascarel est présent 24 heures sur 24 pendant toute la durée du workshop. Il est assisté de Tinnakorn Nugul, jeune photographe Thaïlandais et de Monsieur Lé, professeur de photographie à l’école des beaux arts de Ho Chi Minh ville. Chaque jour, une sélection des photographies réalisées dans la journée sera visionnée et commentée.

Nicolas Pascarel, Tinnakorn Nugul et Monsieur Lé parlent couramment les langues suivantes : français, italien, anglais, espagnol, thaï et Chinois.

 

 

Les photographes seront logés en chambre double au Number One Hotel. Cet hôtel trois étoiles est situé en plein coeur de Saigon, dans la vieille ville à l’architecture coloniale française, juste en face de La Cathédrale Notre Dame et du Palais de la Réunification. Le quartier est très calme et entouré de jardins, Il servit de décor au film L’Amant de Marguerite Duras. Un endroit idéal pour se reposer après une journée de reportage photographique. Une terrasse en plein air avec vue sur la ville est également à votre disposition. Chaque chambre est équipée d’une connection ADSL, très facile à utiliser avec votre ordinateur portable afin de travailler et de rester en contact avec vos proches.

 

Le workshop au Cambodge a les mêmes caractéristiques que celui du Vietnam. Le parcours est le suivant : 5 jours pleins dans la ville de Phnom Penh, 2 jours sur la cote sud du Cambodge proche de la frontière vietnamienne à la découverte de Kampot, Kep et Le Bocor et 3 jours dans la ville de Siem Reap sur les temples d’Angkor après avoir traversé le fleuve Mékong.

Nicolas Pascarel est né à Paris en 1966 et exerce le métier de reporter photographe depuis 20 ans. Après les années 90, passées entre Naples et La Havane à Cuba, il décide de retourner à ses premières amours, dans le Sud-Est asiatique, avec l’intention d’y travailler longuement. Il y réalise de nombreux workshops : en 2000, 2002 et 2003 à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Phnom Penh au Cambodge ; en 2002, 2003, 2006, 2007 et 2008 dans la ville de Chiang Rai en Thaïlande ; en 2005 et 2006 à Ho Chi Minh Ville au Vietnam. Il travaille à plusieurs reprises avec des ONG cambodgiennes sur les enfants abandonnés de la rue à Phnom Penh. Ses travaux personnels ont été exposés en France, Italie, Espagne, Allemagne, Hollande, Cuba, Vietnam, Cambodge, Chine et en Thaïlande. Il a, par ailleurs, réalisé au Cambodge en 2004 un documentaire intitulé « Durant la pluie ». Son travail sur la mémoire est exposé en permanence au Musée du Génocide de Tuol Sleng S21 à Phnom Penh.

Dates 2008 :

Workshop Cambodge du jeudi 3 juillet au samedi 12 juillet inclus

Workshop Vietnam du vendredi 1 aout au dimanche 10 aout inclus

Workshop Vietnam du lundi 8 décembre au mercredi 17 décembre inclus

 

Info  Fotoasia:

www.fotoasia.org

fotoasiaworkshop@hotmail.com

 

Nicolas Pascarel

www.pascarel.com

 

 

 

 

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April 20, 2008

HO CHI MINH CITY VIETNAM ASIE

106° 39’ 7’’E  10° 49’ 8’’N

Ho Chi Minh City Vietnam

 

 

Everything started a 30th April 1975. I was 9 and the news on TV showed the falling of Saigon by the Vietcong. The war in Vietnam came definitively to an end. The most spectacular image about these far away events was that of the terrace, the roof of the USA Embassy with people clambering up a ladder dangling in the air where the last US Navy helicopters were leaving from. America was running away from Vietnam after 15 years of war. It was the strong image of a whole generation lulled by drugs -more or less light- and by the music of the Rolling Stones. It was the same years in which America presented on the screens The Three days of the condor, it was my infancy, which I spent in Paris in the middle of the 70s.

In the years thereafter, everywhere in France and also in my school, Vietnamese children appeared, the famous boat people that left their country by thousands. Being a former colony of France, this was the first country requested for their exile.

I had to wait until I was 20 to set foot in Vietnam. It was the 6th July 1995. Now Saigon was Ho Chi Minh City but this doesn’t matter. Vietnam was looking for foreign currencies, and, having lost the URSS economic support, was opening its doors to the tourism. I stayed there for two months, wandering everywhere it was possible, from the South, the delta of the River Mekong, to the North, the border with Laos, from the Siam Gulf to the China Sea. For the first time in my life I left the damp warm climate of the Tropic, the endless rains and floods of the wet Monsoon, the repeated fevers, the weariness of the climate, the wild animals that follow you into your hotel rooms, eating for breakfast some coarse salt in the palm to continue my way.

It was, into my young head, a voyage in the time, that of the mysterious Indochina, that of our grandparents who came and build a secluded spot of Paradise very often a utopia in this part of the world so far away, that of the adventure novels like Graham Greene’s ones, and also that of the sensual beauty of the almond-eyed Tonkinese women described by the legionary on leave. It was the Vietnam of my dreams as a child that was running in front of my eyes.

Ten years after I receive a letter from the General Consulate of France inviting me to Ho Chi Minh City to make a workshop of photography at the Art School of the town. There I am, changing my role from the one of a witness to the one of an actor, always desired and looked for. No sooner said than done here I am again in this town that changed, during these years, into a modern and chaotic metropolis of 8 million inhabitants. Knowing that I was coming there, it started raining heavily, the wet monsoon, faithful fellow traveller of long time ago, will follow me during my whole staying, making it wilder, sometime touching. You live Asia together with water.

It was 2nd September 2005, I was 39 and since a long time I wasn’t a little boy anymore. Vietnam was grown ripe, as I was, and it wasn’t looking back with a touch of melancholy anymore, but it was looking forward, to a well deserved future of little dragon.

 

Nicolas Pascarel

www.fotoasia.org

 

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April 20, 2008

CAMBODIA ASIE

Sono nato a Parigi nel 1966. Mi ricordo molto bene di un'immagine della guerra del Vietnam.  Doveva essere una risaia dove c'era un carro armato americano. Mi ricordo benissimo di questa immagine, perché era a colori, erano le prime immagini che vedevo a colori. C'era questa risaia molto verde che era una cosa che io non conoscevo perché in Francia, in Europa non esistono le risaie, di quel verde. Nel colore della risaia tu sentivi l'umidità. Senti quel clima che in Europa non esiste. Ero piccolo e pensavo che il mondo fosse tutto come sotto casa mia.

Per me quella risaia era il paradiso.

Poi sono cresciuto e nel 1976 ero a scuola, avevo 10 anni e in classe, all’improvviso è entrato il direttore. Allora ci siamo alzati perché quando ero piccolo si faceva così, e lui disse: Ragazzi c’è una cosa importante che voglio dirvi”. “Domani arriveranno due ragazze. Vengono da una paese lontano che si chiama Cambogia”.

Queste ragazze erano Boat People.

Il direttore ci disse: “il paese di queste ragazze è in guerra e loro sono scappate. Il nostro paese ha ospitato migliaia di queste famiglie e una di loro vivrà nel nostro quartiere, a Montmartre. Queste due bambine sono sorelle e frequenteranno questa classe, chiedo a tutti vuoi di aiutarle.”

Questo forse è stato l'inizio del percorso che mi ha portato in Asia.  Qualcosa che ti rimane in testa e che ti fa prendere una strada. La tua strada.

 

 

 

Memoria degli anni della pioggia

 

L'aereo era appena passato sul delta del Mekong. Nel 2000 c'erano state le inondazioni più violente degli ultimi cinquant’anni. Non solo in Cambogia ma in tutta l'Indocina. Dall’oblò del piccolo aereo su cui viaggiavo vedevo acqua dappertutto e riuscivo a vedere solo il tetto d'oro del Palazzo Reale. Non vedevo la terra. Con i miei occhi cercavo le strade, le macchine, i monumenti e le case: un movimento o un’attività che mi restituisse l’idea di una città, ma quello che vedevo era invece acqua, solo acqua da per tutto. Una capitale completamente inondata, bagnata dal fiume Re, il Mékong che, esondando, aveva invaso l'intera città. Poi ho capito che l'aereo stava atterrando e ho pensato: questa è Phonm Penh! Pioveva e pioveva: era il monsone. Ho visto questo paesaggio allucinante. Una città dove non si vedeva niente. Sommersa.

Sull’aereo, c’erano soltanto quattro o cinque persone a bordo. Perchè cosi poco, mi sono chiesto. Io le guardavo. Cercavo di capire com’erano i cambogiani e chi erano.

All’epoca, c’era il vecchio aeroporto, quello costruito dai francesi. Era un capannone vecchio stile dove non c’era niente, né souvenir, né duty free. Non c’era neanche un aereo sulla pista ma solo due elicotteri russi da guerra, giganteschi e arrugginiti come tutto il resto che vedevo.

Era una città grigia, colore grigio povero. Già  sulla pista, sentivi l'umidità. Il caldo che ti fa uscire l'acqua dalla pelle. E cosi fu.

Cosi sono arrivato a Phnom Penh, capitale della Cambogia. In quel momento mi sono chiesto cosa stavo andando a fare in quel posto, che cosa fin dagli anni dell’infanzia aveva accompagnato e sostenuto fino a realizzarlo il desiderio di trovarmi in quest’angolo di mondo.

 

Sono arrivato in Cambogia con il compito di creare un dipartimento di fotografia all'Accademia Reale delle Belle Arti: era questa la mia missione.

Nella scuola, s’insegnava  pittura, scultura e danza tradizionale, le famose Apsara e nient’altro. Tre mesi prima, la direzione della scuola aveva mandato una richiesta di cooperazione all’Ambasciata di Francia, cercavano un fotografo che fosse disponibile a spostarsi per realizzare questo corso di fotografia. Così, per volontà e fortuna mi sono ritrovato, catapultato ad insegnare a 12 000 chilometri da casa mia. Ero un fotografo ma non avevo mai insegnato in vita mia. Non sapevo niente di come si fa o si prepara una lezione. Ero così contento, finalmente avevo la possibilità di andare lì. Ho accettato subito! In cambio, l’Ambasciata mi dava un biglietto aereo andata e ritorno, un visto business e una casa. Niente stipendio! Cosi sono partito da Parigi con questo contratto in mano. Una volta sul posto e dopo una settimana di corso, i servizi culturali dell’ Ambasciata mi hanno offerto 500 dollari al mese come stipendio. Mi hanno raccontato che volevano  una persona, veramente motivata ad essere lì, in un paese difficile dove tutto era da ricostruire. Per questo motivo, non era specificato un stipendio. Era in qualche modo, una prova d’esame. Per me, era la provvidenza.

I miei alunni erano 12 ragazzi, desiderosi e pronti ad imparare l’avventura della fotografia. Dodici ragazzi, nati quasi tutti dopo il regime di Pol Pot, pieni di vita, di curiosità e di rispetto.

Avevo 12 ragazzi e solo 6 macchine fotografiche vecchie e madide come il paese. Immediatamente mi sono reso conto che nella città regnava un vero e proprio deserto culturale: nessun cinema, nessun teatro e una sola biblioteca per una città di più di un milione di anime. Avevo davanti agl’ occhi degli studenti che non avevano mai avuto la possibilità di aprire un libro d’alcun genere, difatti studiavano su fotocopie. Il compito non era solo l’uso della macchina fotografica,  ma era riuscire a dare loro, la possibilità di guardare il mondo, di riempirlo di ricchezze e di curiosità, insomma utilizzare la macchina fotografica per alimentare un sogno, un desiderio.

 

Da quel umido arrivo sono passati sei anni.

 

In un giorno di dopo pioggia, grigio come la mia lontana Parigi, sono entrato per la prima volta all’interno del famigerato Tuol Sleng, S21, il luogo dove avvenivano le torture perpetrate dai Khmers Rossi.  Dentro le sue celle, ho avuto l’impressione di sentire ancora lo strazio delle urla dei prigionieri, dei bambini, delle donne e degli uomini, torturati ed uccisi.

Dopo, sono stati quattro anni di lavoro che ho passato a lavorare, in maniera quasi ossessionante, sul tema della memoria o sull’assenza di essa. Forse tutto ciò è accaduto la prima volta che mi sono fermato a leggere su quei muri i 10 comandamenti del regolamento carcerario ed è, fra il numero 4 e il numero 6 che credo sia maturata la mia convinzione di intraprendere questo lavoro:

- Dovete rispondere immediatamente alle mie domande senza perdere tempo a riflettere.

- Quando venite frustrati o ricevete delle scariche elettriche non dovete assolutamente piangere o gridare.

Tra quelle mura sono state uccise 18 000 persone, 2000 delle quali erano bambini.

 

Dopo 3 anni, 8 mesi e 20 giorni del regime di Pol Pot, 2 milioni di cambogiani mancavano all'appello su una popolazione di 7.500.000 abitanti. Una media di 1550 esecuzioni al giorno. La Cambogia, era divenuta il Kampuchéa Démocratique. Si era trasformata nella triste nazione del silenzio. Nello spazio di poche ore il paese intero era precipitato dentro quello che si chiamerà il "grande balzo all'indietro", per contrapposizione con la rivoluzione culturale cinese.

Le città furono svuotate e gli abitanti deportati verso le campagne. Tutto si fermò di colpo: niente più poste, telefoni, vetture, scuole, università, ospedali; niente che appartenesse a questo mondo esisteva più. Anche il denaro, cosa impensabile, sparì completamente. Sette milioni di schiavi finirono nelle mani di folli, criminali all'occorrenza. La regola era semplice: chi non lavorava, non mangiava. E cosi via.

L'Onu, riconoscendo la Cambogia dei Khmers Rossi come la sola sovrana, concesse ai rivoluzionari l'occasione sognata di commettere liberamente e legalmente l'irreparabile. Fu, in un qualche modo, la subdola autorizzazione di un genocidio.

Per l'Occidente intero, il messaggio era chiaro: la Cambogia per 18 lunghi anni sarebbe stata rappresentata politicamente e diplomaticamente dal suo leader e dal suo braccio destro, ovvero la coppia Pol Pot-Ieng Sary.

 

All’interno di S21 ho incontrato quello che è diventato il mio amico, Chey Sopheara, l’attuale direttore di Tuol Sleng. Era arrivato a S21 nel febbraio  del ’79, esattamente un mese dopo la presa di Phnom Penh da parte dei vietnamiti. Era tornato nella sua città che aveva abbandonato da studente, vittima delle deportazioni di massa con cui Pol Pot aveva allontanato forzatamente gli oltre due milioni di abitanti della capitale.

Neanche quattro anni più tardi, il giovane studente che era partito tornava vecchio, sul volto e nell’anima. In cambio di qualche grammo di riso aveva trovato lavoro a Tuol Sleng: il suo compito era ripulire l’edificio, portare via i corpi torturati rimasti all’interno delle celle, lavare, dal sangue versato, il marciapiede antistante, fare in modo che quell’odore di morte che impregnava le mura si attenuasse fino a sparire. Anche le foto-ritratto dovevano essere messe a posto: in ordine, per le famiglie dei morti, per quelli che ancora cercavano fra i dispersi.

Ho chiesto a Chey Sopheara se avesse raccontato ai suoi figli   oggi hanno la stessa età del padre quando fu deportato - l’orrore di quegli anni. Mi ha risposto: “Sì, l’ho fatto, ma non ci credono”.

Non ci credono perché da quei tristi avvenimenti sono passati esattamente trent’anni, il tempo di una generazione e il 60% dell’attuale popolazione della Cambogia ha oggi, meno di trent'anni. Loro non c’erano e nessuno gli ha davvero mai spiegato cosa sia realmente accaduto in quel periodo d’orrore. Sui banchi di scuola e all’università si studia la  mitica storia dell’Impero Khmer; neanche una parola su Pol Pot, non un rigo sulla lunga guerra iniziata nel 1970 e conclusasi con gli Accordi di Parigi del ‘93. Un vuoto, un tunnel di 23 anni che ha cambiato un’ intera società, derubandone la sua storia e la sua identità.

Ogni tanto mi capita ancora di fermarmi a pensare se Pol Pot  sia davvero riuscito, nei suoi pochi anni di potere, a cambiare un intero paese: la Cambogia, le sue anime, i suoi luoghi sono ancora abitati da fantasmi palpabili.

Quasi tutti i capi Khmer rossi , a cominciare dal  famoso Ieng Sary, numero due del regime che vive grassamente e indisturbato, in ville lussuose tra la capitale Phonm Penh e la viziosa Pailin, il tutto sotto gli occhi di tutti. E come lui, ci sono tanti.

Allora mi tornano le parole di Chey Sopheara:

“A volte…a volte sogno di vivere ancora nella foresta, vestito d’abiti neri e ci sono ancora i Khmers Rossi che arrivano per giustiziarci e noi siamo di nuovo costretti ad abbandonare la nostra casa. Ecco, non possiamo dimenticare, non si può dire “dimenticare il passato”, No. E ora chi è responsabile?  Più di due milioni di morti. Senza giustizia, senza tribunale. Avere un processo è molto importante”.

 

Durante questi quattro anni in Cambogia ho lavorato sulle conseguenze dirette ed indirette della guerra in questo paese e sulle sue visibili ripercussioni sull’odierna società cambogiana. Ho scelto di raccontare il presente di questo paese nella sua versione più dura e delicata. Le immagini sono state tutte realizzate di notte al seguito degli educatori della Ong Krousar Thmey (Nuova Famiglia ndr) i quali si occupano della reintegrazione dei bambini di strada. Alcuni di essi sono semplicemente abbandonati, altri costretti dai loro stessi genitori a mendicare, a rubare,  e coloro che  rientrano  a mani vuote vengono picchiati. Questi bambini sono legati ad ogni sorta di traffico: prostituzione, droga, gang. Spesso, sotto una pioggia battente, siamo andati tentoni alla ricerca di questi bambini. Li abbiamo ascoltati, abbiamo dato loro del pane e tagliato le unghie. La maggior parte dei bambini che abbiamo incontrato sniffano colla, mentre altri s’iniettano oppio per combattere fame e fatica. Abbiamo insistito perché venissero con noi presso il centro d’accoglienza di Krousar Thmey, dove avrebbero potuto ricevere educazione, condizioni igieniche appropriate e, per il futuro, una preparazione professionale, insomma una vita normale, quasi normale.  E’ difficile però convincere un bambino di piegarsi ad una disciplina dal momento che vive libero per la strada. I genitori sono egualmente un handicap, poiché nella maggior parte dei casi sono proprio i bambini che permettono loro di vivere.

Qualche volta i piccoli vengono a passare due o tre giorni al centro, ma poi tornano sulla strada: per voglia di libertà o per la minaccia di un capo gang. Ricordo una notte di monsoni in cui, partiti in due su un motorino, l’educatore ed io siamo rientrati all’alba in quattro dopo aver “impilato” due bambini sulla sella.

 

Le foto che ho realizzato sono la testimonianza astratta e reale di tre storie che viaggiano tra il passato, il presente e le speranze future di questa società. Ho cercato di percorrere a ritroso il tempo di questa memoria perduta, il tempo dei ricordi che si mischia alla realtà a noi più vicina per fondersi nel tramonto che esplode sulle rive del Mekong, là dove le anime rinascono ed invadono il cuore dei viventi.

Mi sono reso conto che l'unico posto dove la gente cammina era sul lungo fiume.

Il Mekong è l’essenza stessa del paese, senza acqua, la Cambogia non potrebbe esistere.

Lì,  per la prima volta ho visto i cambogiani sedersi a riflettere. Ho visto per la prima volta sul fiume una coppia di giovani innamorati, darsi la mano. Sono i momenti più intimi di una storia d’amore vissuta pubblicamente in Asia. Il Mekong è un momento di pace, forse l’unico in una città dove la pace non esiste. Sul Mekong la gente mi è sembrata più bella, più serena con se stessa. Per me è stato evidente che questo era il futuro del mio racconto. Era il momento di riflessione per tutti i cambogiani. I Khmer prendono gli uccellini che sono chiusi in gabbia e vanno verso il fiume per liberarli. Gli uccellini rappresentano i  desideri e i ricordi che vanno via verso il villaggio d’origine ovvero il luogo dove sono nati  e dove sono  rimasti i propri genitori che per molti sono morti durante la guerra. La città non esiste per i cambogiani, è stata creata dai francesi. Tutti i cambogiani vengono dalla provincia, dalle risaie e sentono il fiume come le loro origini, le loro anime.

Fin dai primi giorni ho avvertito questo lavoro come un’urgenza, maturata nel buio in cui, a distanza di trenta anni, la Cambogia brancola ancora. Mi sembra importante d’ insistere su una memoria che ha tanta difficoltà ad esprimersi. La Cambogia di oggi è diventato un luogo spesso surreale, a volte misterioso e ancora popolato da lontani fantasmi. Per rendersi conto, basta pensare che il paese è passato in dodici pochi anni (1994-2006), dal regime di Pol Pot dove ogni forma di pensiero, religione diversità veniva annullata e punita;  al  nuovo paradiso del turismo sessuale. Un paese oggi, completamente sconvolto dai dollari del turismo o meglio da quelli derubati alle grandi organizzazioni internazionali. La Cambogia, sconvolta dall’ Aids,  dalla corruzione di tutti e della legge del più forte, sconvolta dai bianchi delle ONG con stipendi d’oro: la Cambogia è surreale in questo senso.

 

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April 20, 2008

PHOTO WORKSHOP IN SOUTH EAST ASIA 2008

 

 

nicolas pascarel photo workshop in south east asia 2008

Passion for the photography and the mysterious atmospheres of the South East Asian. An adventurous and artistic binomial to live an experiment out of the common run. It is the possibility offered by Foto Asia, cultural organization which is occupied of promoting Asian photography in Europe and which works in Vietnam and Kampuchea by organizing photo workshops on the place even. Ten working days, plunged in photography through the courses of the immense rice plantations and the ancient temples hidden in the jungle, of the large incomparable rivers and their sunset. Saigon and Phnom Penh are the towns of permanence for the participants in the workshops (a maximum of 8 people) which they will have the possibility of visiting and of photographing, assisted and guided of 3 photo reporter professional in the most suggestive places of the two Asian countries. A new turn that Foto Asia proposes for this photographic and human adventure, that, in addition to the photo workshop, includes housing in three-star hotel in room doubles deluxe with breakfast, connection ADSL included, and a local telephone Sim phone cart to communicate with the working group. The information detailed on the workshop and the countries in which will be held the photo workshops is available on the site: www.fotoasia.org

 

 

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April 20, 2008

HO CHI MINH CITY VIETNAM ASIE

106° 39’ 7’’E  10° 49’ 8’’N   

      Ho Chi Minh City Vietnam

 

 

Tout a commencé un 30 avril 1975. J’avais 9 ans et les actualités télévisées montraient la prise de Saigon par le Vietcong. La guerre du Vietnam était définitivement terminée. L’image la plus spectaculaire sur ces évènements lointains était celle de la terrasse, du toit de l’ambassade américaine où des gens affolés gravissaient à la hâte un escalier perché dans le vide d’où s’envolaient les derniers hélicoptères de l’US Navy. L’Amérique fuyait honteusement le Vietnam après quinze ans de guerre. C’était l’image forte de toute une génération bercée par les drogues plus ou moins douces et la musique des Rolling Stones. C’était la même année ou l’Amérique présentait sur les écrans Les trois jours du condor, c’était mon enfance, celle vécue à Paris en ce milieu des années 70.

Dans les années qui suivirent, on a vu apparaître partout en France et jusque dans ma classe, des petits vietnamiens, les fameux boat people qui quittaient par milliers leur pays. En tant qu’ancienne colonie, la France était le premier pays demandé dans la fuite à l’exil.

Il a fallu que j’attende presque 20 ans pour mettre les pieds sur le sol vietnamien. C’était le 6 juillet 1994. Saigon s’appelait désormais Ho Chi Minh Ville mais qu’importe. Le Vietnam à la recherche de devises étrangères et ayant perdu le soutien économique de l’URSS, ouvrait ses portes au tourisme. J’y suis resté deux mois, en me baladant partout où cela était rendu possible, de la pointe sud du delta du Mékong au nord frontalier avec le Laos, du Golfe de Siam à la Mer de Chine. Pour la première fois de ma vie, je goûtais à la chaleur humide des tropiques, aux pluies interminables et inondées de mousson, aux fièvres répétées, à la fatigue du climat, aux animaux sauvages qui vous suivent jusque dans votre chambre d’hôtel, à manger le matin en guise de petit déjeuner, du gros sel dans la paume de la main afin de continuer ma route. C’était, dans ma tète de jeune homme, un voyage dans le temps, celui de l’Indochine mystérieuse, celui de nos grands-parents venus bâtir un coin de paradis bien souvent utopique dans cette partie si éloignée du monde, celui des romans d’aventures comme ceux de Graham Greene, celui aussi de ces femmes Tonkinoises à la beauté sensuelle et aux yeux d’amandes souvent décrits par les légionnaires en permission. C’était le Vietnam de mes rêves d’enfant qui défilait devant mes yeux.

Onze ans passèrent et je reçus une lettre du Consulat Général de France m’invitant à venir à Ho Chi Minh Ville pour donner un cours de photo à l’Ecole des Beaux Arts de la ville. Me voilà passant du rôle de spectateur à celui d’acteur, celui toujours désiré et tant recherché. Aussitôt dit, aussitôt fait et me voici débarquant à nouveau dans cette ville devenue, entre temps, une métropole moderne et chaotique de 8 millions d’habitants. Sachant mon arrivée, la pluie s’est faite bien vivante, la mousson d’automne devenue depuis longtemps déjà une fidèle compagne de route m’accompagnera tout au long de mon séjour le rendant forcément plus sauvage, émouvant parfois. L’Asie se vit avec l’eau. C’était le 2 septembre 2005, j’avais 39 ans et je n’étais plus depuis longtemps un petit garçon. Le Vietnam avait mûri, tout comme moi, et ne regardait plus en arrière avec un brin de nostalgie mais vers l’avant, vers un futur de petit dragon bien mérité.

 

 

Nicolas Pascarel, Naples le 2 avril 2008.

 

 

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