Víctor Jara

(1932-1973)

Fils de paysans, sa mère lui enseigne les rudiments de la guitare et il s’initie au chant à l’église. Il débute sa carrière en intégrant le chœur de l’Université du Chili. Puis il rentre `la Compagnie des mimes et étudie le jeu et la direction des comédiens à l’Ecole du théâtre de l’Université du Chili.

Il intègre le groupe Cuncumen, où il rencontrera Violeta Parra, lamère de la chanson chilienne moderne. A 27 ans, il enregistre ses premières chansons (de Violeta Parra) en chantant comme soliste du groupe Cuncumen. Puis il intègre le groupe Quilapayun, avant de débuter une carrière solo avec un premier disque en 1966. L’année suivante il signe chez EMI-Odeon qui édite son trente-trois tours intitulés Víctor Jara et Canciones Folklóricas de América avec Quilapayun. Dans le même temps Jara poursuit sa carrière de directeur de théâtre, montant et dirigeant des pièces souvent engagées. Lors du premier Festival de la Nueva Canción Chilena en 1969,il remporte le premier prix. Militant dans l’âme, il se rend cette même année à Helsinki chnater pour la paix au Vietnam. Il sort un nouveau disque intitulé Pongo en tus manos abiertas.

Militant du parti Communiste Chilien, membre du Comité central des jeunesses communistes du Chili jusqu’à son assassinat, Jara a, au travers de ses textes, cherché à faire partager son idéal de justice et sa volonté de reconstruire une société plus égalitaire et plus juste.

En 1970,il renonce à son poste de directeur de théâtre et participe à la campagne électorale de la Unidad Popular en allant chanter dans tout le pays. Parallèlement, il sort un nouveau LP Canto libre et l’année suivante El derecho de vivir en paz, qui le voit désigné meilleur compositeur de l’année 1971. Il participe à la composition d’une musique de ballet et est nommé Ambassadeur culturel du Gouvernement de l’Unité populaire de Allende. Mlagé ses activités intenses, il sort en 1972 son nouveau disque, La población.

Le 11 septembre 1973, Jara se rend à l’Universidad Técnica del Estado, son lieu de travail, les militaires, après avoir encerclé l’université y pénètrent et arrêtent toutes les personnes se trouvant à l’intérieur.

Jara est déporté au Stade Chili de Santiago reconverti en immense prison où durant plusieurs jours il apporte soutien et réconfort à ses camarades de détention. Il meurt le 16 septembre, peu de temps avant de fêter ses 41 ans. Son corps, criblé de 34 impacts d’armes automatiques, est retrouvé avec cinq autres personnes à proximité du cimetière métropolitan.

Aujourd’hui l’horreur a cessé et le sang a séché. L e Stade de Chili au Santiago, porte désormais le nom de Víctor Jara, chanteur humaniste engagé, citoyen qui jusqu’à l’heure de sa mort fit preuve d’un courage exemplaire, payant de sa vie son idéal de justice pour avoir simplement El derecho de vivir en paz.

Stand up and look at the mountain
From where comes the wind the sun and the water
You that handle the course of the rivers
You that seed the flight of your soul
Stand up and look at your hands
In order to grow extend them to your brother
Together we will united in the blood
Today it is the time that can be tomorrow
Deliver us of which that dominate us in the misery
Bring us your kingdom of justice and equality
The flower of the gorge blow like the wind
Clean like the fire the barrel of my gun
You’ll be done here on earth
Give us your force and your value when fighting
The flower of the gorge blow like the wind
Clean like the fire the barrel of my gun
Stand up and look the hands
In order to grow extend them to your brother
Together we will united in the blood
Now and at the hour of our death amen
Amen amen


Levantate y mira la montaña
de donde viene el viento el sol y el agua
tú que manejas el curso de los ríos

Tú que sembraste el vuelo de tu alma

Levantate y mírate las manos

Para crecer estréchala a tu hermano

Juntos iremos unidos en la sangre

Hoy es el tiempo que puede ser mañana

Líbranos de aquel que nos domina en la miseria

Traenos tu reino de justicia e igualdad

Sopla como el viento la flor de la quebrada

Limpia como el fuego el cañón de mi fusil

Hagase por fin tu voluntad aquí en la tierra

Danos tu fuerza y tu valor al combatir

Sopla como el viento la flor de la quebrada

Limpia como el fuego el cañón de mi fusil

Levantate y mírate las manos

Para crecer estréchala a tu hermano

Juntos iremos unidos en la sangre

Ahora y en la hora de nuestra muerte Amén

Amén Amén