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August 5, 2008

Mousse au chocolat légère

 

 

4 personnes
préparation : 10 mn
cuisson : 10 mn

Ingrédients :

- 2 œufs
- 10 g de cacao dégraissé en poudre
- 200 ml de lait écrémé
- édulcorant en poudre (type Canderel®) selon votre goût

Réalisation :
Délayer le cacao dans le lait sur feu doux.
Hors du feu, ajouter les jaunes d'oeufs et l'édulcorant.
Battre les blancs en neige ferme. Les blancs doivent adhérer au plat lorsque vous le retournez.
Les ajouter délicatement au mélange.
Laisser refroidir au moins 1 h.

Nos suggestions :
Recette légère à 65 cal par personne

source : http://www.femmesplus.fr/recette/cuisine-Cremes_et_mousses.11.html

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August 5, 2008

La Russie réunie pour l'adieu à Soljénitsyne

 

 

 

Moscou, de notre correspondante - Lorraine Millot

LIBERATION.FR : mardi 5 août 2008

 

Le président Poutine devant le cercueil de Soljenitsyne à l'Académie des sciences de Moscou. (Reuters)

Le défilé des Moscovites venus rendre un dernier adieu à Alexandre Soljenitsyne ce mardi était celui de tous les contrastes, réunissant en un rare instant toute la société russe.

 

 

 

De grosses limousines noires et un petit peuple de lecteurs, souvent âgés, portant quelques oeillets. La foule s'est massée pour rendre un dernier hommage à l'écrivain Soljenitsyne.

 

 

«Nous sommes venus prendre congé du siècle» résume Nadjeda Antonovna, professeur de musique de 60 ans, venue tout exprès de Toula, à 200 kilomètres de Moscou, en train. «Je connaissais Soljenitsyne depuis 1963, quand ma tante m’avait fait lire Une journée d’Ivan Denissovitch, confie-t-elle. Ce livre m’avait tellement secoué qu’ensuite j’ai suivi toute son oeuvre. Il était la conscience de la Russie».

Son fils Nikita, historien de 32 ans, est l’un des rares plus jeunes visages parmi la petite foule ce matin. Lui aussi se souvient encore avoir entendu la voix de Soljenitsyne dans son enfance, sur les ondes des «radios ennemies»: «Le son était mauvais, et ses textes difficiles à comprendre. On entendait mal mais on comprenait qu’il parlait différemment de tout ce qu’on entendait dans les programmes officiels. Ca m’a marqué pour la vie».

Sous la pluie torrentielle, qui s’abat sur Moscou depuis quelques jours, les pèlerins n’étaient pas très nombreux ce matin, quelques centaines seulement, à avoir fait le déplacement jusqu’à l’Académie des Sciences où le corps d’Alexandre Soljénitsyne doit être exposé toute la journée. «Nos enfants ont d’autres soucis, ils sont plus préoccupés de gagner leur vie que de nourriture spirituelle, soupire Viatcheslav Chkourko, contemplant la maigre foule. «Mais Soljenitsyne était un grand patriote, qui a beaucoup fait pour la Russie, se rassure-t-il. J’ai beaucoup appris de lui. J’espère que nos enfants finiront par le comprendre mieux qu’on ne le comprend aujourd’hui».

«Il faut être russe pour comprendre»

Parmi les anciens dissidents, les cortèges officiels venus eux aussi rendre hommage à Soljenitsyne font bien sûr froncer les sourcils. Vladimir Poutine, qui avait plusieurs fois rendu visite au grand homme ces dernières années, passe vers 13 heures pour déposer un bouquet de roses. Mais personne ne songe vraiment à polémiquer aujourd’hui sur cette étrange liaison entre l’ancien agent du KGB et l’écrivain qui démasqua le système communiste.

«Quand Soljenitsyne est revenu en Russie (en 1994, après 20 ans d’exil, ndlr), j’ai compris qu’il valait mieux qu’il se taise», explique Nadejda Antonovna, la pèlerine de Toula, préférant elle aussi s’enfuir plutôt que de risquer un mot sur le sujet. «Il faut être russe pour comprendre qu’il vaut mieux se taire» excuse son fils.

Pavel Ouvarov, historien à l’Académie des Sciences, avoue aussi son malaise face à certaines oeuvres de Soljenitsyne, et notamment les relents antisémites d’un de ses derniers ouvrages, Deux siècles ensemble. Mais il préfère retenir l’essentiel: «Soljenitsyne était un exemple de ce que l’on peut faire avec l’Histoire, explique-t-il. Il était comme le Pape de Staline: il était sans aucune division de chars… et c’est sans aucune division de chars qu’il a changé le cours de l’Histoire. Pour nous, c’est une leçon».

Les obsèques sont prévues ce mercredi, au monastère Donskoï de Moscou où l’écrivain avait demandé à être enterré.

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August 5, 2008

Asne Seierstad - Le Libraire de Kaboul

 

 

livre de chevet

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004 Prix des Lecteurs du Livre de Poche - Le Choix des Libraires

Asne Seierstad a vécu le printemps qui suivit la défaite des taliban chez Sultan Khan, libraire à Kaboul.
 
Elle nous fait partager, dans ce récit très vivant et toujours respectueux, la vie quotidienne des épouses, enfants, frères et sueurs d'une famille où chaque destin est riche d'émotion et dont le chef incontestable est Sultan, l'amoureux des livres. "
 
Quand les communistes sont arrivés, raconte-t-il, ils ont brûlé tous mes livres, après il y a eu les moudjahidin, trop occupés à se battre entre eux pour se soucier de moi, mais une fois le régime des taliban installé, mes livres étaient de nouveau condamnés au bûcher. "
 
 
À travers cette chronique saisissante, c'est un Afghanistan aux mille facettes que l'on découvre, un pays en ruine et en pleine renaissance où un peuple tente timidement de se défaire du passé dans l'espoir d'une vie meilleure.

Biographie :


Åsne Seierstad est licenciée de l'Université d'Oslo en russe, espagnol et Histoire des idées.
 
En tant que correspondante de guerre, elle a couvert les conflits en Irak (2003) et en Afghanistan (2001) pour les médias scandinaves.
 
Elle a travaillé à l'émission "Dagsrevyen" de la NRK entre 1998 et 2000, période pendant laquelle elle a, entre autre, couvert le conflit au Kosovo.
 
Elle fut correspondante pour le journal Arbeiderbladet en Chine en 1997, en Russie de 1993 à 1996.
 
Elle a reçu une série de prix nationaux et internationaux récompensant ses travaux de journaliste et ouvrages littéraires.



 
autres titres :


L'ange de Grozny - histoires de Tchétchénie

La journaliste A. Seierstad, correspondante à Moscou, qui a couvert le conflit tchétchène, retourne sur les lieux après dix ans d'absence.
 
 
Elle y est témoin de ce que la guerre a infligé à la population, elle y rencontre des enfants orphelins, des parents qui ont perdu leurs enfants. Une exploration puissante et émouvante de la tragédie tchétchène.


4ème de couverture :
En Tchétchénie, vit une femme qui défie les horreurs de la guerre, une femme qui montre que le pire peut aussi faire ressortir le meilleur en nous. On l'appelle l'Ange de Grozny...
 
Dix ans après son premier voyage en Tchétchénie en tant que correspondante de guerre, Âsne Seierstad décide d'y retourner.
 
Elle se rend alors compte qu'en dépit du désintérêt de l'opinion publique, la tragédie continue. Une tragédie qui a laissé dans son sillage une société défigurée et un lourd tribut à payer pour ses enfants.
 
À travers le récit des voyages qu'elle a entrepris dans le plus grand secret, de ses multiples rencontres avec les habitants tchétchènes et l'évocation en toile de fond de la violente histoire du Caucase, l'auteur livre une exploration unique et poignante de la vie quotidienne dans une des régions les plus dangereuses du monde.
Dos au monde - portraits de Serbie

 
Fruits de rencontres que l'auteure a faites au cours de ses différents voyages en Serbie, ces treize portraits d'hommes et de femmes qui racontent leur quotidien, leurs peurs, leurs joies et leurs espoirs, présentent la Serbie d'aujourd'hui.


Dans Le Libraire de Kaboul, Asne Seierstad nous faisait partager la vie quotidienne d'une famille afghane après la chute des talibans.
 
Cette fois, c'est en Serbie qu'elle nous emmène. Elle a rencontré ses habitants - avant, pendant et après la guerre -, qui lui ont confié leurs joies, leurs peines et leurs craintes.
 
Parmi eux, Bojana, une journaliste qui eut une conduite héroïque au moment des conflits, aujourd'hui grande star de télévision ;
 
Danijela, femme détruite qui attend le retour de son mari, criminel de guerre, emprisonné à Nuremberg ; sans oublier les réfugiés du Kosovo qui rêvent de retrouver leur pays.
 
Un témoignage bouleversant, aussi précieux que celui de Svetlana Alexievitch dans La Supplication.
Cent un jours à Bagdad


Récit des 101 jours que A. Seierstad, reporter, a passés en Irak, avant, pendant et après l'intervention américaine de 2003.
 
 
Fidèle à la méthode du reportage, elle donne la parole au peuple irakien et assiste à la transformation d'un Etat totalitaire en chaos absolu. Cet ouvrage rend également compte de la difficulté d'exercer le métier de reporter au coeur d'un Etat dictatorial.


4ème de couverture :
 
« Je raconte ce que je vois. Ils peuvent entendre, en studio, les déflagrations et les explosions dans le téléphone. À plusieurs reprises, je remarque que l'énorme hôtel de béton est ébranlé et que les fenêtres tremblent. Une explosion, je parle, nouvelle explosion, je continue à parler, une autre explosion, et là nous remercions (...)-Asne Seierstad à Bagdad.
 
La liaison est coupée.
L'attaque se durcit de minute en minute.
Métal contre béton, métal contre marbre, métal contre fer.
Je reste allongée par terre après avoir raccroché. C'est donc ça être bombardé.
Les poings sont serrés, les bras crispés, les yeux fixent le vide sans rien voir. Ça y est, nous y sommes ! ».
 
En janvier 2003, (...) Asne Seierstad arrive à Bagdad avec un visa de dix jours. Elle y reste finalement plus de trois mois, assistant à la chute du régime de Saddam Hussein et à l'installation du chaos. Elle y écoute des hommes et des femmes qui se résignent peu à peu à la guerre et tentent néanmoins de vivre malgré cette menace, puis de survivre dans la tourmente.
 
Cent un jours à Bagdad est à la fois un document précieux sur l'exercice du métier de reporter de guerre, un témoignage bouleversant sur un peuple menacé de l'intérieur comme de l'extérieur, et l'aventure humaine extraordinaire d'une femme obstinément à l'écoute du monde.


Pour en savoir plus :
Dans les coulisses de la guerre en Irak
 
 
Mais c’est sans compter le Ministère de l’Information d’une part qui inflige aux journalistes un « gardien », guide-interprète chargé de chaperonner ces Occidentaux à la curiosité mal placée et de veiller à ce qu’ils diffusent la version officielle de la vérité ; et le mutisme obstiné des Irakiens d’autre part qui, lorsqu’ils acceptent de s’exprimer par l’entremise du guide omniprésent, ne font qu’ânonner des phrases toutes faites, des slogans devenus des tics de langage qui ponctuent toutes les conversations : « Les jours passent à interviewer des gens qui ne veulent pas parler, traduits par des interprètes qui ne veulent pas collaborer, dans un pays où les yeux et les oreilles sont partout. »
 
Difficile de savoir si c’est la peur des représailles, la méfiance envers les Occidentaux ou un sentiment plus ambivalent qui parle. Quelles qu’en soient les raisons, quand personne ne dit ce qu’il pense, à quoi bon poser les questions ? A force de patience, de diplomatie et de ruse, Seierstad parvient à s’entretenir avec quelques rares Irakiens assez fous pour oser dire tout bas ce que beaucoup pensent tout haut : que le pays est rongé par la peur, que tout le monde joue un rôle dans cette gigantesque mascarade, qu’il faut que « quelque chose arrive », pour que cesse enfin cette torpeur totalitaire.

Toile de fond de l’Irak d’avant guerre, le visage du despote s’affiche avec une ubiquité menaçante : des portraits dans les musées nationaux, sur les murs dans les rues ou dans les foyers, aux couvertures des journaux et aux écrans de télévision, Saddam placarde partout sa bienveillance comme un titre de propriété, ou comme un rappel à l’ordre.

Les journalistes ont du mal à l’oublier qui, au moindre écart de conduite, sont aussitôt repoussés aux portes du pays, vers l’antichambre jordanienne où ils sont des centaines à ronger leur frein en attendant des visas délivrés au compte-goutte.
 
Renvoyée à Amman lorsque le sien expire, Seierstad tente l’impossible pour retourner en Irak, allant jusqu’à s’engager comme bouclier humain ou réserver une place dans un voyage organisé. C’est finalement un bakchich de 5000 dollars qui lui permet de franchir à nouveau la frontière, à contre-courant, car la plupart de ses confrères effectuent le mouvement inverse (Bush et Blair ont assez patienté, les tentatives de négociation des Nations Unies n’y peuvent plus rien, les bombes américaines seront larguées d’un moment à l’autre).

De retour en Irak, l’intrépide Norvégienne est saisie d’un dilemme : faut-il rester au péril de sa vie ou partir et manquer ce qui va se passer, ne pas « être là », à l’épicentre d’un séisme médiatique international ? Après maintes tergiversations, c’est la réflexion d’un ami qui finit par la convaincre : « oseras-tu ne pas rester ? »
 
Quand tombent les premières bombes, ils sont quelques centaines de correspondants à s’être regroupés à l’Hôtel Palestine qui, pendant les trois semaines de la campagne «shock and awe», va successivement être privé d’eau, devenir un centre de recrutement pour tueurs-kamikazes et être finalement victime des « tirs préventifs » des chars américains.
 
De l’hôtel, Seierstad s’éloigne peu lorsque la guerre gronde au dehors (dans le flou comme tout le monde, les journalistes craignent à tort ou à raison d’être pris pour cibles : attaque à l’arme chimique, e-bombs, enlèvement, prise d’otages…).
 
Ce n’est que le lendemain, en plein jour, qu’elle vient constater l’ampleur des dégâts, cratères, ruines, bâtiments effondrés et corps blessés, mutilés, couverts de sang, et des larmes de proches qui ne savent plus qui tenir pour responsable de cet effroyable carnage.

Seierstad ne fournit que très peu d’éclaircissements sur la situation.
Elle montre au contraire à quel point il est difficile, en plein cœur du chaos, de comprendre la logique de la guerre. Plutôt que de relayer les rumeurs ou de se perdre en conjectures sur les avancées de chaque camp, elle choisit de raconter l’impact de la guerre sur les Irakiens ordinaires, sans cesser pour autant de se poser des questions sur la validité et la pertinence de son travail de terrain.
 
Ainsi, lorsqu’un confrère de la BBC lui lance avec arrogance : « Faîtes donc vos petites histoires. Moi je travaille sur des sujets sérieux », elle réfléchit : « Des sujets sérieux ; qui peut trouver cela dans un Bagdad barricadé ? Je suis perplexe. Ma tête bourdonne de rumeurs, de mensonges et de semi-vérités. Sur quoi devrais-je écrire ? ». Pourtant, jusqu’à la chute du régime de Saddam Hussein et la libération attendue ou redoutée par les troupes anglo-américaines, elle part quotidiennement en quête de témoignages authentiques.

Et pendant cent un jours cette Shéhérazade scandinave parvient à dénicher son lot d’histoires, grandes ou petites, qui abreuvent les journaux norvégiens, danois, finlandais, allemands, suisses ou autrichiens ainsi que plusieurs stations de radio et chaînes de télévision auxquels elle collabore. Ainsi qu’elle l’indique dans son avant-propos, sa tâche n’est pas de juger, de prédire ou d’analyser mais d’observer, de poser des questions et de rendre compte.
 
Les quelques articles insérés dans le récit sont tout au plus des instantanés, des aperçus d’un pays en guerre. Des fragments d’un tout qu’aujourd’hui encore il semble difficile d’interpréter.A Hundred and One Days est donc avant tout un carnet de reporter, un journal de bord qui tend à illustrer la vie de dangers qu’ont choisi ces journalistes dont Seierstad nous invite à partager l’extraordinaire quotidien fait de frustrations, de peurs, de drames, d’urgences en tous genres.
 
La démarche est diamétralement opposée à celle mise en œuvre dans son bestseller Le libraire de Kaboul, dans lequel elle s’était complètement effacée pour raconter de l’intérieur la vie ordinaire d’une famille afghane et prêter une voix, à la façon d’un narrateur omniscient, aux différents personnages, notamment aux femmes. Dans A Hundred and One Days, la journaliste ne se cache plus, elle est au contraire au centre du récit et se met en scène avec honnêteté et humour.
 
Parmi la foultitude de documents sur la crise irakienne, on retiendra surtout de ce témoignage la qualité d’écriture (même si on est loin de l’originalité du précédent ouvrage), l’humanité du regard et un éclairage singulier, tant sur la condition des victimes du conflit que sur celle des reporters qui ont fait leur mission de nous servir d’yeux et d’oreilles. - Frédérique Freund(avril 2005)
(Frédérique Freund est angliciste. Après s'être penchée plus particulièrement sur la civilisation et la littérature irlandaise, elle poursuit une formation en traduction éditoriale.)
 

Lorsqu’elle débarque à Bagdad en janvier 2003 avec en main un visa de dix jours férocement négocié, la journaliste norvégienne Åsne Seierstad a en tête d’aller à la rencontre du peuple irakien afin de prendre la température d’un pays écrasé par trente ans de dictature, douze ans d’embargo et une guerre imminente.
*
En complément de lecture,

http://fr.wikipedia.org/wiki/Taliban

les sources :

http://www.laprocure.com/thematiques/Livres/W-1.aspx
*

http://www.sitartmag.com/asne.htm

*

voir article :
http://impassesud.joueb.com/news/seierstad-asne-le-libraire-de-kaboul-2002
*
Note :

Déjà un bon moment que ce livre était dans mes envies de lecture. Je l'aborde donc avec quelques années de retard.

Début de lecture, mais déjà je m'arrête pour me replonger dans l'actualité de l'époque... C'est donc une lecture lente, entrecoupée de recherches... formule que je trouve particulièrement plaisante.

*

voir les nouveautés chez l'éditeur : http://www.editions-jclattes.fr/nouveautes/jc-lattes-nouvelles-parutions-hachette.html

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August 5, 2008

Chine : l’art et le polit-hic

 

 

 

Tandis que la Chine s’échine à hisser sa grandeur sur un pied respectable, et que l’œil du monde ne l’a jamais scrutée de plus près, « Bakchich » est allé rencontrer un de ses artistes dissidents, le sculpteur Wang Keping. Il participe depuis le mois de juin à l’exposition « China Gold » du Musée Maillol.

Étrangement, cet été les expositions sur la Chine fleurissent à Paris comme des boutons de litchis au Printemps. L’une d’entre-elles, « China Gold » s’est ouverte le 18 juin au musée Maillol. Elle offre une cartographie vivante d’un art chinois progressivement libéré du joug politique. Parmi la trentaine d’artistes rassemblés pour offrir un aperçu de la diversité de l’art contemporain chinois, un seul réside en France, Wang Keping. De même que parmi les photos, les tableaux aux couleurs criardes et les vidéos très avant-gardistes, seules ses sculptures de bois épurées se démarquent.

 

Exposition "China Gold"

 

Des mains, du bois, de l’humidité, et de l’humilité. Quatre mots pour décrire le personnage. Wang Keping est un artiste d’une simplicité désarmante, loin de ses confrères aux prétentions de conquête planétaire, exploitant la vague « Chine » et vendant toujours plus, toujours plus cher. Né en 1949, année de la conquête de « Beiping » (aujourd’hui Beijing, Pékin) par le Parti communiste, il est appelé « Keping » (ce qui signifie « conquérir Beiping ») et s’engage dans sa jeunesse comme garde rouge. Mais Wang qui s’étonne et se moque de la bêtise et de l’ignorance de ses supérieurs, se forge rapidement un esprit critique indépendant. De la ferme communiste aux tuyaux de plomberie, des planches de théâtre au plateau télé, à 30 ans, il en vient enfin à la sculpture.

C’est dans une Chine égarée après la disparition de Mao Zedong, qu’il engage véritablement son art dans une lutte politique, avec une vingtaine d’autres artistes militants chinois, il constitue le groupe des « Étoiles » (Xing Xing) en 1979. Plusieurs fois interdite, délocalisée, puis à nouveau ouverte, la première exposition du groupe est une date symbolique dans l’histoire de la liberté artistique en Chine. À l’époque, elle est couverte par la presse du monde entier.

Aujourd’hui, Wang Keping vit en France depuis 24 ans, même si, depuis dix ans, il est autorisé à rentrer dans son pays. La liberté des artistes est beaucoup plus grande qu’au temps du communisme mais il ne souhaite plus vivre en Chine car il ne s’y sent pas à sa place et s’oppose à la politique de ses dirigeants.« Je soutiens le dalaï lama par la pensée », dit-il.

Dans ce court espace temps de la rencontre, non loin de chez lui dans un quartier d’affaires du XIIIème arrondissement, l’artiste reste peu loquace. Il ne veut plus faire de politique. Pour lui, la Chine est à la mode, et l’art chinois un marché de plus pour les investisseurs du pays comme pour les étrangers, un vaste supermarché où des œuvres se vendent à 1 million d’euros. Il semble choqué. Un marché où les toiles d’artistes très réputés se fabriquent comme des peluches et des jouets en plastique, et sur lesquelles l’artiste en question ne pose que sa signature… « Les grands artistes sont très rares, aujourd’hui on ne donne plus que dans l’art conceptuel. On ne recherche plus le nouveau, on ne crée plus l’inédit, l’extraordinaire, mais on produit et reproduit l’ordinaire ». L’art, non plus une création mais une ré-création ? Un composant de plus dans l’univers de la consommation et du grand divertissement, une esthétique du superficiel.

 

Mother and child de Wang Keping

 

Peut être Wang est-il simplement d’une autre génération. Il n’est pourtant pas amer, mais presque indifférent, et ne parle déjà plus que de la peau du bois, de la forme des femmes et du toucher de la terre. Loin des lumières de Pékin.

Sur l’art contemporain chinois, lire aussi l’excellente critique de Jed Perl, « Mao Crazy » dans The New Republic.

Un détours par http://www.bakchich.info/article4632.html ,pour voir les oeuvres de Wang Keping. Portrait / mardi 5 août par Mathilde Fonvillars
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August 5, 2008

curiosité de lecture : Bouddhas de Bâmiyân

       livre de chevet en cours : "le libraire de Kaboul" d'Asne Seierstad
*

 Les Bouddhas de Bâmiyân étaient deux statues monumentales de bouddhas debout, excavées dans la paroi d'une falaise située dans la vallée de Bâmiyân du centre de l'Afghanistan, à 230 kilomètres au nord-ouest de Kaboul et à une altitude de 2500 mètres.
 
Le site tout entier est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

*
Construction
 
Datant très probablement des Ve et VIe siècles, les statues représentaient un mélange classique d'art grec et bouddhiste.

Elles étaient taillées directement dans les falaises de
 
 
 
grès, mais les détails avaient été modelés dans un mélange de boue et de paille, puis enduits de stuc.
 
Cet enduit, qui avait pratiquement disparu depuis bien longtemps, était peint pour améliorer le rendu des expressions des visages, des mains et du drapé des robes.
 
Les parties inférieures des bras des statues étaient faites du même mélange d'argile et de paille et soutenues par des armatures en bois.
 
On pense généralement que les parties supérieures des visages étaient constituées de grands masques en bois ou en métal.
 
Les alignements de trous que l'on peut remarquer sur les photographies accueillaient des chevilles en bois servant à stabiliser la couverture de stuc.


 
Histoire


 
Situé sur la route de la soie reliant la Chine et l'Inde au monde occidental, Bâmiyân se développa comme un centre religieux et philosophique comportant plusieurs monastères bouddhistes et un lieu de rencontre entre l'orient et l'occident où s'élaborèrent de nouvelles formes d'art gréco-bouddhique.
 
Ce centre bouddhiste majeur, l'un des plus importants du IIe siècle jusqu'à l'irruption de l'islam dans la vallée, au IXe siècle, accueillait moines et ermites qui résidaient dans de petites cavernes creusées dans la paroi des falaises tout au long de la vallée de Bâmiyân.
 
On y trouvait ainsi de nombreuses statues de bouddhas debout ou assis creusés dans des niches de la falaise et les cavernes comportaient souvent des peintures à fresque raffinées et très colorées produites par les moines.
 
Les deux principales statues étaient évidemment les Bouddhas debout géants, mesurant respectivement 53 et 35 mètres de haut, les plus grands exemplaires de Bouddha excavés au monde.

Le pèlerin bouddhiste chinois
 
 
 
Xuanzang qui traverse la vallée en 632, l'année même de la mort de Mahomet, décrit Bâmiyân comme un centre bouddhiste en plein épanouissement « comptant plus de dix monastères et plus de mille moines » et indique que les deux Bouddhas géants « sont décorés d'or et de bijoux fins ».
 
Lorsque Mahmûd de Ghaznî fait la conquête de l'Afghanistan au XIe siècle, les bouddhas et les fresques des niches et des cavernes échappent miraculeusement à la destruction.
 
Cependant, au cours des années, les statues sont les victimes des iconoclastes musulmans et les visages finissent par disparaître, peut-être à la suite de tirs de canons de l'armée d'Aurangzeb durant sa campagne afghane.

Finalement, en
 
 
 
2001, après avoir survécu relativement épargnées durant plus de 15 siècles,
 
avoir assisté à la destruction de la ville de Bâmiyân par les Mongols de Genghis Khan en 1222,
 
avoir vu l'occupation russe,
 
les statues sont décrétées idolâtres par le mollah Mohammed Omar et les Talibans les détruisent au moyen d'explosifs et de tirs d'artillerie.
 
 En  
 
 
 
Qudratullah Jamal, le ministre de l'information taliban déplora que : « ce travail de destruction n'est pas aussi facile que les gens pourraient le penser. Vous ne pouvez pas abattre les statues par quelques coups de canons car toutes deux sont découpées dans une falaise et sont fermement attachées à la montagne"

Bien que les statues soient presque totalement détruites, leurs contours et quelques parties sont encore reconnaissables dans les cavités.
 
Il est aussi toujours possible d'explorer les cavernes des moines et les passages qui les relient.
 
Cependant, la restauration du site n'a pas été jugée prioritaire par l'UNESCO et les Bouddhas géants ne seront probablement jamais reconstruits.
 
Les efforts se portent aujourd'hui dans deux directions, la consolidation de la falaise et plus particulièrement des niches qui ont beaucoup souffert des bombardements des Talibans et la recherche du troisième bouddha, un bouddha couché en parinirvāna, dont Xuanzang fait la description et qui se trouverait dans la vallée, peut-être enseveli.
*
Avec les bénéfices récoltées par le concours des
Sept nouvelles merveilles du monde, le "New Open World Foundation" compte verser la moitié pour le financement de chantiers de restauration comme par exemple les Bouddhas de Bâmiyân. (Wikipédia)
*
A voir :
 
Note :
 
Je profite de ma lecture du moment, pour rafraîchir un peu mes souvenirs d'Histoire et autres sujets.
 
Après la visite de plusieurs sites, j'ai finalement choisi Wikipédia qui était le plus complet.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Archéologie

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