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August 14, 2008

light - pizza minceur

1 personnes
préparation : 10 mn
cuisson : 5 mn

Ingrédients :
2 cuillères à soupe de son d'avoine, 4 cuillères à soupe de fromage blanc, 1 pincée de sel, 1 blanc d'œuf, 1 tomate, 2 ou 3 olives noires, 1 anchois, 1 demi oignon, 2 cuillères à soupe de cancoillotte et quelques lamelles de parmesan frais.

Réalisation :
Dans un bol, mélanger les deux cuillères à soupe de son d'avoine et le sel. Ajouter deux cuillères à soupe de fromage blanc et le blanc d'œuf. Mélanger à nouveau.

Disposer la pâte obtenue sur une plaque beurrée destinée au four. Y coucher quelques tranches de tomates épaisses, un anchois découpé en lamelle, deux olives noires coupées en deux et dénoyautées pour la décoration, des lamelles d’oignons doux et frais.

Recouvrer le tout d’un mélange de cancoillotte et de fromage blanc maigre. Au dernier moment, garnir d'un voile de parmesan.
Mettre au four, sous le grill à feu moyen (180°C). Surveiller la cuisson jusqu'à ce que la pizza soit bien dorée.

Nos suggestions :
Vous trouverez du son d'avoine dans tous les rayons et les magasins diététiques comme Naturalia et La vie claire, par exemple.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre dossier "
Son d'avoine"

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August 14, 2008

Umberto Eco - Le Nom de la rose

 

 


 

Une fois n'est pas coutume...
télévision ce soir...
avec un film vu et revu...
mais toujours avec le même plaisir...



 


Porté à l'écran par Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery dans le rôle de Guillaume, Le Nom de la Rose fait date dans l'histoire des romans policiers historiques.
 
Umberto Eco n'est pas seulement un romancier, c'est surtout un érudit qui connaît son sujet sur le bout des doigts. Il entraîne le lecteur dans une aventure à la fois philosophique et policière, où il est question d'Aristote, de liberté, d'injustice et de cyanure. Un roman exceptionnel




 



 


 
 
 
 
 
résumé du roman :




An de grâce 1327,
 
la chrétienté est en crise.
 
Les hérésies sont traquées.
 
Le pape lutte à la fois contre l'empereur Louis de Bavière et contre ses ennemis intérieurs. Il s'oppose à tous ceux qui souhaitent réformer l'Eglise.

Guillaume de Baskerville, moine franciscain, ex-inquisiteur et conseiller de l'empereur se rend, en compagnie d'Adso, un jeune bénédictin, qui est aussi le narrateur du roman, dans une abbaye bénédictine du Sud de la France.
 
Ils doivent participer à une importante rencontre entre des franciscains prônant la pauvreté du Christ et les partisans du pape. Cette réunion doit permettre aux deux parties de trouver un accord.

L'abbaye vit des heures troublées. Dès son arrivée, l'abbé Abbon demande à Guillaume de Baskerville d'enquêter sur les causes de la mort violente d'un de ses pensionnaires. En effet pendant la nuit, Adelme d'Otrante, un jeune moine a chuté de l'Edifice, une importante bâtisse dans laquelle se trouvent à la fois le réfectoire et l'immense bibliothèque de l'abbaye.

Pour les besoins de son enquête Guillaume de Baskerville va à la rencontre des moines de l'abbaye.
 
Il fait la connaissance de Salvatore, un moine difforme qui parle une langue étrange, brassage de toutes les autres, Ubertin de Cassales, un "homme bizarre", un être intransigeant qui "aurait pu devenir un des hérétiques qu'il a contribué à faire brûler", Venantius, un helléniste érudit, Jorge,un vieillard aveugle dévoré par un orgueil excessif et qui blâme le rire, Séverin, un curieux herboriste, et enfin Berenger, l'aide du bibliothécaire qui semble avoir eu des relations ambiguës avec la victime.
 
Ces rencontres permettent à Guillaume de Baskerville de découvrir quelques règles et secrets de l'abbaye. Il acquiert assez rapidement la conviction qu'Adelme d'Otrante n'a pas été assassiné, mais qu'il s'est suicidé.

Le second jour, Venantius, l'helléniste est trouvé mort dans une barrique de sang de porc. Guillaume est persuadé que ces deux morts sont liées à la bibliothèque de l'abbaye.

Cette bibliothèque, la plus grande de la chrétienté, est construite comme un lieu secret protégée par un labyrinthe, ayant pour but de la protéger des intrus.
 
Guillaume et Adso manifestent le souhait de la visiter. Mais cette visite leur sera toujours refusée.
 
C'est un lieu interdit, connu du seul Malachie, le bibliothécaire et de Bérenger, son aide.
 
Elle représente le centre mystérieux de l'abbaye. Les moines et les visiteurs n'ont accès qu'au scriptorium, lieu d'étude dans lequel ils peuvent s'adonner à la lecture et à la copie.

Guillaume et Adso découvrent que certains livres "interdits" de la bibliothèque portent, dans le catalogue, la mention " finis africae". Seuls Malachie, le bibliothécaire et Bérenger, son aide semblent connaître le secret de ces mentions.

Guillaume poursuit son enquête et commence à soupçonner Bérenger.
 
Celui-ci est le dernier à avoir vu Adelme en vie et craignait que Venantius ne dévoile les relations qu'il entretenait avec le jeune moine.

Guillaume et Adso décident, malgré les interdictions, de se rendre dans la bibliothèque; ils essaient de retrouver le livre que Venantius étudiait dans le scriptorium, mais celui-ci a disparu.
 
Il ne reste qu'un vieux parchemin écrit en grec et qui comporte des annotations de Venantius. Alors qu'ils étudient ce parchemin, ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas seuls dans ce lieu secret.
 
Le mystérieux visiteur parvient à dérober les lunettes de Guillaume qui devient ainsi incapable de lire. Guillaume et Adso empruntent un labyrinthe, et parviennent, avec de la chance, à sortir de la bibliothèque.

Le troisième jour, Guillaume et Adso parviennent à déchiffrer les annotations de Venantius. Mais le texte reste énigmatique. Guillaume souhaite interroger Bérenger, mais celui-ci a disparu. Il met à profit ce contretemps pour essayer de résoudre l'énigme du labyrinthe. Il y parvient et est bien décidé à y retourner la nuit suivante.
 
Le soir Adso découvre dans les cuisines une jeune fille. Cette ravissante inconnue souhaite obtenir de la nourriture en échange de ses charmes. Elle séduit le jeune Adso.

Durant la nuit, on retrouve dans les bains le corps de Béranger. Guillaume est intrigué par les taches brunes qu'il porte sur ses doigts et sur sa langue. Il semble qu'il ait été empoisonné. Guillaume découvre que c'est Béranger qui était dans la bibliothèque, la veille au soir. Il parvient à retrouver ses lunettes.

Ces morts brutales créent un profond malaise au sein de l'abbaye.
 
Le lendemain arrivent successivement le groupe de franciscains, amené par Michel de Césène, puis les émissaires du pape à la tête desquels se trouve l'inquisiteur Bernard Gui, dont la réputation de cruauté n'est plus à faire.
 
L'abbé "soucieux de la bonne réputation de son monastère" craint pour l'avenir de son abbaye. Guillaume et Adso poursuivent discrètement leur enquête. Ils s'introduisent à nouveau dans le labyrinthe et en affinent le plan. Ils ne parviennent pas à percer le mystère de la pièce, finis africae.
 
En effet, ils ne connaissent pas le code qui leur permettrait d'en franchir le seuil.

Lorsqu'ils sortent de la bibliothèque, ils croisent l'inquisiteur Bernard Gui qui a déjà commencé à imposer sa loi. Il a appréhendé la jeune inconnue qu'avait croisé Adso la veille et Salvatore.
 
Ce quatrième jour est aussi l'occasion du premier regard hostile échangé entre Guillaume et Bernard Gui. Les deux hommes ne s'apprécient guère.

Le cinquième jour, les discussions politiques et religieuses reprennent. Mais elles sont vite stoppées par la découverte d'un nouveau cadavre.
 
Séverin, l'herboriste, est découvert la tête broyée. Bernard Gui procède à l'arrestation de l'intendant Remigio, un ancien franciscain, qu'il soupçonne d'être l'auteur de ces assassinats.
 
Il organise un procès au cours duquel sont jugés Remigio et les deux prisonniers de la veille : Salvatore et la jeune inconnue.
 
Sous la torture, Salvatore passe aux aveux et reconnaît tous les crimes dont Bernard Gui l'accuse. De même Remigio qui souhaite échapper à la torture, avoue être un hérétique et un criminel.
 
La jeune inconnue est, elle, accusée de sorcellerie. Avec ce procès, Bernard Gui et ses hommes marquent des points. Il semble qu'ils aient percé le mystère de ces meurtres, et que de plus l'assassin soit un ancien franciscain.

Mais le lendemain, un nouveau crime est commis. Cette fois, c'est Malachie, le bibliothécaire, la victime. Lui aussi a le bout des doigts couverts de taches brunes. Guillaume décide de poursuivre son enquête. Il est persuadé qu'il existe un lien entre le livre disparu et ces meurtres.

L'abbé ordonne à Guillaume de stopper son enquête. Mais celui-ci souhaite en avoir le cœur net. Durant la nuit, il retourne avec Adso dans la bibliothèque. Ayant trouvé le code secret, ils parviennent à rentrer dans finis africae, la pièce mystérieuse. Ils y découvrent Jorge, le vieillard aveugle, qui les attend. Il les laisse lire le livre tant convoité, et qui a été la cause de tant de morts.
 
Il s'agit d'un exemplaire unique d'un texte d'Aristote sur l'humour et le rire, le livre II de la Poétique. Jorge tente alors de s'enfuir.
 
La bibliothèque prend feu, détruisant ainsi cet unique ouvrage que le vieillard aveugle jugeait blasphématoire, qu'il n'était pourtant pas parvenu à détruire et qui avait entraîné tant de morts...
Dans le générique d'ouverture, le film se présente explicitement comme un palimpseste du roman, c'est-à-dire qu'il ne prétend pas à une exacte fidélité mais qu'il est une œuvre dont il partage le même support.
 
Son contenu est néanmoins très fidèle au roman. Un clin d'œil est fait à Umberto Eco, lorsque Guillaume de Baskerville dans la bibliothèque s'extasie sur un ouvrage de « Umberto de Bologne » (ville où Umberto Eco est professeur).

Le film est bâti comme l'illusion de l'escalier sans fin de

Comme dans

Jean-Jacques Annaud sollicita pour le film le producteur allemand
Bernd Eichinger qui finança ce coûteux projet. Sean Connery insista lourdement afin d'obtenir le rôle principal de cette adaptation qui ne se fit pas sans difficultés : plusieurs scénaristes planchèrent sur un laborieux travail de transposition (le premier étant le scénariste attitré de Annaud Alain Godard). Le prestigieux chef opérateur italien Tonino Delli Colli (qui avait travaillé avec Pier Paolo Pasolini) signa les lumières, et le décorateur italien Dante Ferretti reconstruisit l'abbaye austère dans les Abruzzes, non loin de Rome. La musique de James Horner (le futur compositeur de la b.o. de Titanic) confère au film une ambiance à la fois belle, envoûtante et terrifiante sans être dénuée de mélancolie.
 
distribution :

Sean Connery (VF : Claude Giraud) : Guillaume de Baskerville
Christian Slater (VF : Vincent Ropion) : Adso de Melk
Dwight Weist (VF : Claude Rich) : Vieil Adso (Le narrateur)
Helmut Qualtinger (VF : Henry Djanik) : Remigio de Voragine
Elya Baskin (VF : Patrick Préjean) : Severin de Sant'Emmerano
Michael Lonsdale : l'abbé
F. Murray Abraham (VF : François Chaumette) : Bernardo Gui
Volker Prechtel (VF : Georges Aminel) : Malachie de Hildesheim
Feodor Chaliapin Jr. : Jorge de Burgos
William Hickey (VF : Henri Virlogeux) : Ubertin de Casal
Michael Habeck : Bérenger d'Arundel
Urs Althaus : Venantius de Salvemec
Valentina Vargas : la fille
Ron Perlman : Salvatore
Leopoldo Trieste : Michel de Cesene
Franco Valobra : Jerôme de Kaffa
Vernon Dobtcheff : Hughes de Newcastle
Donald O'Brien : Pietro d'Assisi
Andrew Birkin : Cuthbert de Winchester
Lucien Bodard (VF : Georges Atlas) : cardinal Bertrand du Pogetto
*
Autour du film :
Le décor extérieur de l'abbaye a été créé de toute pièce ; ce site n'existe donc pas.
 
Toutefois, il est inspiré par le château italien de Castel del Monte du XIIIe siècle,(commune d'Andria, à 70 km à l'ouest de Bari, dans les Pouilles).
 
Il est l'œuvre de Frédéric II Hohenstaufen (du Saint-Empire).
 
L'édifice est classé au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 1996

Jean-Jacques Annaud ne souhaitait pas voir jouer des acteurs de renom dans son film. C'est Sean Connery lui-même, très motivé pour jouer le rôle de frère Guillaume, qui a réussi à le convaincre de le choisir. Le réalisateur a immédiatement été séduit par la qualité d'interprétation de l'acteur.
*
Les ouvrages utilisés pour les besoins du film étaient si remarquablement bien imités, par la qualité des
*
La statue de la
Vierge à l'enfant, devant laquelle le jeune Adso de Melk vient prier, est un anachronisme puisque son style est proche du milieu de la Renaissance. C'est un détail qui sera longtemps reproché au réalisateur. (wikipédia)
enluminures et des reliures, que certains d'entre eux ont été volés durant le tournage, obligeant l'équipe à mettre les livres au coffre à la fin de chaque journée de travail. Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, le monde médiéval est illustré avec le difforme (bossu), la jeune fille érotique, la religiosité, les paysans primaires et ici les copistes pour un livre païen. Roger Penrose (ou d'Escher), escalier où aura lieu d'ailleurs le combat dans l'incendie entre le « bon » moine franciscain Guillaume de Baskerville, par ailleurs ancien inquisiteur, et l'un des « méchants », ex-bibliothécaire de l'abbaye, Jorge de Burgos (autre clin d'œil, d'U. Eco cette fois, à Jorge Luis Borges et à sa nouvelle La Bibliothèque de Babel).
 
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August 14, 2008

Umberto Eco, le Maître

 

 


Parmi mes auteurs favoris...


 




 
Umberto Eco est né en 1932 à Alessandria, dans le Nord de l'Italie.

Après des études universitaires de philosophie,- il soutient, à Turin, en 1954, une thèse sur l'esthétique chez Thomas d'Aquin, Il problema estetico in San Tommaso , puis mène une double carrière d'universitaire et de journaliste.

Comme journaliste, il collabore successivement à la RAI ( jusqu'en 1959) et comme chroniqueur hebdomadaire à l'Expresso ( à partir de 1965).

Son expérience de la télévision italienne lui permet très tôt d'analyser la communication de masse et de nouvelles formes d'expression, comme les séries télévisées ou la variété.
 

"Il y découvre le kitsch, les vedettes du petit écran et, plus généralement, certains aspects de la culture populaire". Il évoquera ces sujets dans La Guerre du faux (1985) et De Superman au surhomme (1978).


Ses études l'amèneront également à se pencher sur les genres considérés comme mineurs tels que le roman policier ou le roman-feuilleton.
 

Il y "analyse les procédés et les structures, mais également sur certains phénomènes propres à la civilisation contemporaine, comme le football, le vedettariat, la mode ou le terrorisme".

En tant qu'universitaire, il travaille tout d'abord sur l'esthétique médiévale (Turin, 1953-1964 puis Milan, Faculté d'Architecture, 1964-1965), et la communication visuelle (Florence, 1966-1969).
 

Il se spécialise ensuite en sémiotique (étude des signes, de la langue et de ses non-dits, des symboles , des attitudes et des limites de l'interprétation).

En 1971, il devient titulaire de la chaire de sémiotique de l'université de Bologne

Il a été "professeur invité" à la New York University en 1969-1970 et en 1976, à la Northwestern University en 1972, à Yale (en 1977, 1980, 1981) et à la Columbia University (1978, 1984).

Il a été titulaire de la chaire européenne du Collège de France pour l'année 1992-1993 et a également enseigné à l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm à Paris

Il est l'auteur de nombreux essais dont Pastiches et Postiches (1963), de Superman au surhomme (1978), La Guerre du faux (1985), Comment voyager avec un saumon, Kant et l'ornithorynque (1997), et de quatre romans :

Quelques titres lus :
 
Le Pendule de Foucault
 

 
Après l'immense succès du Nom de la rose, voici le second grand roman d'un géant incontesté de la littérature mondiale.
 

 
A Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourquoi son ami Belbo se croit en danger de mort.
 

 
A Milan, trois amis passionnés d'ésotérisme et d'occultisme ont imaginé par jeu un gigantesque complot ourdi au cours des siècles pour la domination mondiale. Et voici qu'apparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance...
 
Telles sont les données initiales de ce fabuleux thriller planétaire, incroyablement érudit et follement romanesque, regorgeant de passions et d'énigmes, qui est aussi une fascinante traversée de l'Histoire et de la culture occidentales, des parchemins aux computers, de Descartes aux nazis, de la kabbale à la science. Un de ces romans que l'on n'oublie plus jamais. Et assurément un classique.

 
Comment voyager avec un saumon. Nouveaux pastiches et postiches
 

 
Avez-vous déjà eu besoin de mettre un saumon fumé dans le mini-frigo de votre chambre d'hôtel ?
 

 
Tenté d'installer un logiciel en lisant les trois volumes d'explications fournis par le fabricant.
 

 
Renoncé à prendre un médicament anodin en raison des risques terribles que sa notice fait peser sur " certains sujets " ?
 

 
Entrepris de chercher du sexe sur Internet ?
 

 
Si vous répondez oui à l'une de ces questions, alors vous vous reconnaîtrez dans les pages de ce livre, qui relate, sur un mode hilarant et, hélas, vraisemblable, les aventures et mésaventures de l'homme d'aujourd'hui.
 

 
En guise de bouquet final, vous découvrirez la Cacopédie : un hallucinant voyage dans le savoir scientifique moderne poussé vers la folle à force d'atomisation et de luxe théorique...
 

 
L'universitaire spécialiste de sémiologie, le romancier érudit et puissant du Nom de la rose et de l'Ile du jour d'avant livre ici un autre visage : celui, moqueur et généreux, d'un observateur de notre temps et de sa folie ordinaire. Il convient d'ajouter qu'on éclate de rire à chaque page.

 
L'Île du jour d'avant
 

 
" Du Dumas écrit par Pascal " : ainsi a-t-on pu qualifier cet étourdissant voyage au coeur du XVIIe siècle, mené par l'écrivain du Nom de la rose avec son brio romanesque et son époustouflante érudition.
 

 
A travers l'odyssée de Roberto de la Grive, tour à tour guerrier, savant et agent secret, puis naufragé non loin du mythique 180e méridien - celui qui sépare aujourd'hui d'hier - c'est à un carrousel ininterrompu de personnages, d'événements et d'idées que nous sommes conviés.
 

 
Campagnes de la guerre de Trente Ans, salons parisiens, intrigues diplomatiques, jeux de l'amour, de l'art, de la pensée : rien n'échappe au tourbillon d'une époque où les découvertes de la géographie et de l'astronomie bouleversent les consciences.

 
 
Tour à tour roman encyclopédique, roman d'initiation, roman d'amour, ce somptueux opéra baroque nous renvoie aussi, en de fascinants jeux de miroir, aux vertiges de notre fin de millénaire
 
Kant et l'Ornithorynque
 

 
Que vient faire Kant avec l’ornithorynque ? Rien ! Ils ne se sont jamais rencontrés.
 

 
Mais cet animal inclassable dans les nomenclatures des naturalistes aurait assurément rendu perplexe le philosophe allemand, attaché à définir les catégories de l’entendement.
 

 
Qu’est-ce qui nous permet de distinguer un éléphant d’un tatou ?
 

 
Comment notre appareil cognitif et notre appareil linguistique se combinent-ils pour nous restituer l’objet extérieur ?
 

 
S’il traite de ces matières en spécialiste, sémioticien mondialement reconnu, l’auteur de Comment voyager avec un saumon sait aussi ne pas perdre en route son lecteur.
 

 
On rencontrera ici des chiens, des chats, des tables, Marco Polo, Sherlock Holmes, Montezuma, au gré d’anecdotes paradoxales qui nous entraîneront de sourire en surprise dans tous les vertiges de la logique.

 
 

 
Baudolino

 
Charmeur, coquin, roublard et fieffé menteur, Baudolino, après une rencontre dont le récit restera un joyau de la fantaisie d’Umberto Eco, devient l’homme de confiance et le fin conseiller de l’empereur Frédéric Barberousse.
 

 
Toujours il rêve, affabule, et tout ce qu’il imagine finit par produire de l’Histoire.
 

 
Poussé par Baudolino, l’empereur participe à la troisième croisade, prétexte pour aller remettre au Prêtre Jean, que l’on disait régner dans un lointain et inaccessible Orient, au milieu d’enchantements et de monstres, la plus précieuse des reliques de la chrétienté.
 

 
Dès lors, l’histoire de Baudolino se déroule en une succession de récits plus ardents les uns que les autres.
 

 
Pillage de Constantinople ou mort mystérieuse de Frédéric, défilé d’épisodes terrifiants ou rebondissements ludiques, illuminations amoureuses ou règlements de comptes sanglants : c’est une quête totale où l’éclat de rire le dispute sans cesse à l’émotion, le clin d’œil philosophique ou historique à l’imagination et à l’humour.
 

 
Histoire d’amour, roman d’aventures picaresques, fresque historique, roman policier d’un crime peut-être parfait, roman de vengeance et théâtre d’inventions linguistiques hilarantes, Baudolino, vingt ans après, est un Nom de la rose laïque où l’on se joue à nouveau des fondements du savoir de l’humanité en une joyeuse et paillarde sarabande des corps et des esprits.

 
En attente de lecture :
 

 
Le Nom de la rose
 

 
An de grâce 1327, la chrétienté est en crise. L'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville se rend dans une abbaye bénédictine du Sud de la France pour participer à une rencontre entre franciscains prônant la pauvreté du Christ et partisans d'un pape amateur de richesses.
 

 
Dès son arrivée, il se voit prié par l'abbé de découvrir au plus vite la raison de la mort violente d'un de ses moines, retrouvé assassiné. L'inquisiteur Bernard Gui, dont la réputation de cruauté n'est plus à faire, est attendu, et l'abbé craint pour l'avenir de son abbaye.
 

 
Tel un ancêtre de Sherlock Holmes, Baskerville se met à l'ouvrage, assisté du jeune Adso de Melk. D'autres morts vont venir compliquer sa tâche.
Porté à l'écran par Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery dans le rôle de Guillaume,
Le Nom de la Rose fait date dans l'histoire des romans policiers historiques.
 

 
Umberto Eco n'est pas seulement un romancier, c'est surtout un érudit qui connaît son sujet sur le bout des doigts. Il entraîne le lecteur dans une aventure à la fois philosophique et policière, où il est question d'Aristote, de liberté, d'injustice et de cyanure. Un roman exceptionnel

 
Envie de lire :
 

 
Les Templiers

 
Une confrérie de moines soldats qui, par la grâce des papes, des rois chrétiens et des populations, devient pour plus de deux siècles un ordre supranational extraordinairement riche et puissant.
 

 
Un roi de France étranglé par la crise économique, qui n'a de cesse de s'emparer des immenses biens des Templiers et n'hésite pas pour cela à leur intenter un procès en hérésie qui les conduira au bûcher.
 

 
Un pape qui, au terme d'une longue bataille diplomatique et juridique contre le roi, se résigne à sacrifier l'Ordre du temple pour éviter un schisme : le concile de Vienne, en 1312, signera la fin de l'Ordre.
 

 
Depuis des siècles, l'histoire glorieuses des chevaliers templiers tout entiers voués par la foi et les armes à la défense de la chrétienté, leur fin tragique, enveloppée de mystère et de bruits sulfureux, nourrissent les curiosités et les plus folles légendes.
 

 
Au cœur d'une littérature souvent fantaisiste, la passionnante enquête de Barbara Frale se détache comme un récit limpide et exigeant, fondé sur des recherches originales qui ont conduit l'auteur à quelques surprenants découvertes.
 

 
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion
 

 
Comment un texte inventé de toutes pièces peut-il circuler depuis cent ans et provoquer des revirements politiques fracassants ?
 

 
Will Eisner retrace avec génie toute l'histoire de ce faux " complot juif " monté au début du XXe siècle pour attiser l'antisémitisme régnant en Europe et en Russie : les Protocoles des Sages de Sion justifient les pires intentions, et leur diffusion connaît un succès retentissant avant et pendant la Première Guerre mondiale.
 

 
Un journaliste britannique du Times découvre la supercherie en 1921 : les Protocoles sont une copie presque conforme d'un obscur traité anti-bonapartiste, les Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, écrit par un dissidentfrançais en exil. Les " auteurs " des Protocoles n'ont eu qu'à remplacer les bonapartistes par les Juifs et le mot " France " par " le monde "...
 

 
On connaît donc la vérité mais rien n'y fait : les Protocoles sont utilisés par Hitler, le Ku Klux Klan et trouvent encore aujourd'hui des millions de lecteurs dans les pays arabes.
 

 
Surpris par le destin insolite de ce plagiat, Eisner nous raconte son histoire avec un coup de crayon très expressif, drôle et noir, ironique et inquiétant. Des cadrages audacieux, d'impressionnantes pages titres, pour mieux dénoncer un mensonge qui sert la haine et l'antisémitisme.

 
*
Autres titres parus en poche:
 

 
*
Voir :
Le lecteur modèle est une théorie sémiotique établie par Umberto Eco dans sa principale œuvre linguistique Lector In Fabula.
Le Nom de la Rose (1980), le Pendule de Foucault (1988), l'Ile du jour d'avant (1994) et Baudolino (2001) . (http://www.alalettre.com/international/eco-intro.htm)
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