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August 20, 2008

Maxence Fermine - Neige

livre de chevet - terminé hier soir "les enfants de la liberté" de Marc Lévy... pas grand chose a en dire... peut-être moins décevant que ce que j'avais lu jusqu'à présent... mais sans plus.

Fais une très bonne découverte avec Maxence Fermine... lu sans reprendre mon souffle. Un petit bijou de poésie, de délicatesse...

court roman - haïku



La réussite d'un premier roman se mesure souvent à son originalité, à l'effet de surprise.
Mais si la surprise est bien présente à travers ce beau texte de Maxence Fermine, elle se manifeste par des voies inattendues : discrétion, modestie et simplicité de ton, mises au service d'une écriture dépouillée, sans artifices.
Cette forme, étroitement inspirée des haïkus japonais, correspond très précisément à son héros, un jeune poète obsédé par la neige et les haïkus… profondément imprégné de culture japonaise, l'auteur a su s'en libérer pour créer une œuvre très personnelle.
On a rarement vu prose et poésie associées en si totale symbiose : un miracle d'équilibre. Sans prétention avouée, ce petit conte nourrit pourtant plus d'ambition qu'il n'y paraît, abordant les thèmes de l'amour, de la mort et de la création.
Et si charmeuse soit-elle, cette authentique poésie cache une violence sourde et une vraie profondeur de pensée. Il faut saluer également la présentation, très soignée, illustrée par des encres de Georges Lemoine.
Extrait :
Yuko vénérait l'art du haïku, la neige et le chiffre sept.
Le chiffre sept est un chiffre magique.
Il tient à la fois de l'équilibre du carré et du vertige du triangle.
Yuko avait dix-sept ans lorsqu'il avait embrassé la carrière de poète.
Il écrivait des poèmes de dix-sept syllabes.
Il possédait sept chats.
Il avait promis à son père d'écrire seulement soixante-dix-sept haïku par hiver.
Le reste de l'année, il resterait à la maison et oublierait la neige.
Extrait de Neige © Arléa, 1999
*
citations :
La poésie n'est pas un métier. C'est un passe-temps. Un poème, c'est une eau qui s'écoule.
*
Je veux apprendre à regarder passer le temps.
*
La couleur n'est pas au dehors. Elle est en soi. Seule la lumière est dehors.
*
biographie :
trouvé peu de chose, se résume finalement à ce qu'en dit Wikipédio. Dommage, j'aurai aimé en savoir plus.

Maxence Fermine, né en 1968 à Albertville, est un écrivain français.

Il a vécu à Paris puis en Afrique où il a travaillé dans un bureau d'études. Il vit aujourd'hui en Haute-Savoie avec sa femme et ses deux filles.




Autres titres (envie de lire) :
Le Violon noir
A Venise, alors envahie par les troupes napoléoniennes, Johannes Karelsky, violoniste au talent reconnu dès l'enfance, enrôlé dans l'armée française et blessé au combat, trouve domicile chez un mystérieux luthier, passionné d'échecs et amateur d'eau-de-vie.
Très vite, entre ces deux hommes du secret, se noue une complicité faite de respect, de silence et de musique, qui se changera en une amitié que la simple évocation d'une voix de femme, dont on ne sait au juste où elle les entraînera, scellera jusque dans la mort.
Le violon noir, douleur et chef-d'œuvre du luthier, est-il en fin de compte l'instrument de leur perte ou de leur rédemption ? Après Neige, Maxence Fermine nous donne à lire un roman envoûtant, écrit dans une langue concise et poétique.
Opium
C'est une route aux mille parfums, aux mille périls aussi : celle qui, partant de Londres, suit la voie des Indes pour se perdre irrémédiablement dans l'Empire de la Chine.
Un périple que l'on nomme la route du thé.
Pour la première fois, en 1838, un homme va s'y aventurer, décidé à percer le secret des thés vert, bleu et blanc, inconnus en Angleterre.
Au fil de son voyage, il va rencontrer Pearle, un riche négociant irlandais, Wang, le gardien de la vallée sacrée, Lu Chen, l'invisible empereur du thé et Loan, une chinoise aux yeux verts qui porte, tatouée sur son épaule, une fleur de pavot. Au terme de sa quête, l'opium. Un amour que l'an ne choisit pas.
Tango Massaï
Tabora, porte des grands lacs africains, cité sublime et inquiétante qui vit de l'or et des épices.
Une armée de rebelles vient d'investir la ville. À sa tête, un homme blanc juché sur un cheval bai. Il se nomme Tango Massaï.
Il est venu réclamer la reddition du Sultan et proclamer le droit de vivre libre.
Bleu, pourpre, noir : ce sont les trois couleurs d'une mystérieuse pierre précieuse qui l'ont conduit jusqu'ici.
Et tandis que la ville s'embrase, au loin résonnent les paroles d'un sorcier : " Un jour, un serpent de fer accompagné d'une nuée de papillons blancs pénétrera jusqu'aux terres intérieures des Massaï. Et ce jour-là, ce sera la guerre. Il faudra nous préparer à combattre et à vivre des jours de malheur. Avant que ne vienne le lion qui enserrera dans ses griffes le serpent de fer et saura nous délivrer de l'emprise des papillons blancs... "
Le Labyrinthe du temps
Un naufragé échoue sur une île inconnue, hors du temps et hors du monde. Dans ses bagages, un mystérieux coffret...
La vie est un labyrinthe inextricable, et chaque être perdu dans sa solitude erre en silence pour chercher une issue au tragique destin de son existence.
Seuls les fils d'Ariane que sont les liens d'amitié, qu'il tisse avec les autres êtres dans le même labyrinthe, lui donnent le courage d'avancer encore chaque jour. " Un naufragé échoue sur une île inconnue, hors du temps et hors du monde. Dans ses bagages, un mystérieux coffret...
Note :

premier livre lu de cet auteur...
Finesse de ce court roman...
donne vraiment envie de poursuivre avec d'autres livres, d'autres histoires...
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August 20, 2008

Je déteste Angot, alors... je prends plaisir à noter cet excellent article.



Je n'aime ni sa prose, ni le sujet de ses livres (elle, toujours elle !). Je me fout totalement de comment elle baise et avec qui...


Et totalement d'accord avec Pierre Assouline.













Christine et Bruno font du scooter
Angot, vous n’y couperez pas. Il en est ainsi avec quelques romans de la rentrée annoncés comme des “événements” étant entendu que l’éditeur fait ce qu’il faut pour que le public s’en aperçoive. Christine Angot est avec Michel Houellebecq et quelques autres, abonnée à ce type de rendez-vous. On n’est pas obligé de s’y rendre.
Ses précédents livres, pardon, ses précédents textes comme on dit en pareille situation avec un soupçon d’importance dans la prononciation, n’ayant pas été de mon goût, je lis toujours le nouveau par curiosité, dans l’idée d’être détrompé.


Le Marché des amants (317 pages, 17,90 euros, Seuil) se veut un roman sur les frontières de l’amour.
Elle, Christine Schwartz dite Angot, femme blanche, écrivain, fréquente le Saint-Germain-des-Près des éditeurs.


Lui, Bruno Beausir dit Doc Gynéco, chanteur de rap, métis, plus proche de l’au-delà du périphérique. Deux univers. Il semblerait que s’affranchir des tabous pesant sur cette liaison socialement interdite soit terriblement subversif en 2008.


Il paraîtrait même que la question du plus sournois des racismes serait au coeur de ce marché des amants puisque ceux-ci ne sont pas du même monde. Que leurs milieux respectifs s’ignorent, retranchés derrière leurs jugements de castes, leurs codes et leurs rituels.


C’est une révélation : on peut passer sa vie à être grugé par des préjugés. Ainsi le vivent-ils. Ils se sont rencontrés au Salon du livre de Brive-la-Gaillarde. Ils se sont plu ; il est vrai qu’il découvrait “pour la première fois une personne blanche qui disait la vérité”.


Pour faciliter le travail du lecteur, la quatrième de couverture lui indique même quelle est “la scène emblématique” afin qu’il ne perde pas son temps à la chercher. C’est quand Christine et Bruno roulent la nuit en scooter en direction de la porte de la Chapelle.

Ce n’est ni indigne, ni provocateur comme pouvaient l’être les autres romans du même auteur. Même pas scandaleux y compris lorsque Bruno se plaît à la baiser Christine tout en regardant un documentaire sur la Shoah, lointain écho d’un autre grand moment dans Pourquoi le Brésil ? sur “l’érotisme des chambres à gaz”.


L’écriture en est juste médiocre et le propos sans intérêt.
Sans saveur, sans odeur.

Même pas musical, un comble en l’espèce.

Seule la bienveillance pousserait à dire que les dialogues relèvent du grand art de la platitude ;


les “oui” et les “non” y tiennent leur rang en solitaire, désespérément.

Le Marché des amants (le corps est une marchandise etc) est une histoire d’amour dans laquelle l’homme essaie tout le temps de sodomiser la femme qui ne veut pas.


“D’accord mais attention, te trompe pas de trou” en est la phrase emblématique. Au fond, c’est affaire de kairos. Nous sommes injuste.


Page 112, on se prend de sympathie pour le héros. De compassion même.


Bruno y avoue n’avoir pas réussi à lire jusqu’au bout Rendez-Vous, le précédent livre de Christine : “C’est pas facile, qu’est-ce que tu crois ? Tu te rends pas compte ” Nous, si.


Entre les pages 196 à 199 se loge un synopsis drôle et bien enlevé mais de l’aveu même de Christine, il est de la main de Bruno.


On trouvera également un très beau passage aux pages 306-307. C’est un extrait de la page 506 de Mort à crédit.

Il faut vraiment être inconscient de sa valeur pour enchâsser trente lignes de Céline dans sa propre prose car cette irruption soudaine et inattendue de littérature annule cruellement tout ce qu’il y a autour. Un vrai choc.


On s’en remet vite, dès la page suivante jusqu’à la fin.


Aussitôt la lecture achevée, on ne se souvient même plus de quoi ça parlait. De rien peut-être.


Elle dit qu’elle a toujours mis toute sa vie dans ses écrits. Justement, c’est le problème. La photo de la jaquette enveloppant l’objet, sur laquelle on voit Christine errant la nuit près de la Porte de la Chapelle recherchant Vespa désespérément, est signée Nan Goldin, la plus tendance des grands photographes américains, mais aussi la plus passionnante par son exploration de l’intime, de ses douleurs, de ses souffrances, de ses tabous.


Voudrait-on dessiner un axe subliminal Goldin-Angot que l’on n’y prendrait pas autrement. Il y a pourtant un monde de l’une à l’autre. Il ne suffit pas de regarder en soi pour faire une oeuvre, encore faut-il le faire en artiste, ce que l’autre n’est pas.
(Photos Abaca et Nan Goldin)
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August 20, 2008

Le droit à manifester pendant les JO conduit en camp de travail

Par Pierre Haski | Rue89 |

(De Pékin) Un an de séjour dans un camp de « rééducation par le travail » pour avoir voulu manifester légalement pendant les Jeux olympiques de Pékin: Wu Dianyuan et Wang Xiuying font la cruelle expérience du cynisme des autorités chinoises, et de la passivité du Comité international olympique (CIO).

Le gouvernement chinois avait annoncé le 23 juillet, à deux semaines de l’ouverture des JO, une mesure exceptionnelle: la désignation de trois parcs de Pékin pour tenir des manifestations légales, à conditions d’en faire la demande cinq jours à l’avance. Un progrès considérable dans un pays où ce type de protestations est en principe impossible, salué comme tel par le CIO soulagé.

Las. Non seulement le quotidien officiel « China Daily » annonçait fièrement mardi que si 77 demandes avaient été déposées, il n’y avait eu aucune manifestation, mais le communiqué publié mercredi par l’organisation Human Rights in China (HRiC) donne la mesure de la farce sinistre qui s’est jouée: pour l’organisation basée à New York, « rien de plus qu’un show ».

Pétitionnaires en quête de justice

Wu Dianyuan et Wang Xiuying font partie de ceux qu’on appelle à Pékin des « pétitionnaires », c’est-à-dire des citoyens qui s’estiment victimes d’une injustice, mais auxquels l’absence de justice indépendante ne laisse d’autre choix que de tenter de se faire entendre des hauts dirigeants par des voies détournées. Une pratique ancienne qui faisait remonter à l’empereur les complaintes de ses sujets éloignés, généralement pour dénoncer des abus locaux.

Wu et Wang ont été expulsés de leurs logements à Pékin en 2001 - l’année de l’attribution des Jeux olympiques à la capitale chinoise. Depuis, ils tentent en vain d’obtenir réparation.

Entre le 5 et le 18 août, ils se sont rendus cinq fois au Bureau pour la sécurité de Pékin afin de demander le droit de manifester. La première fois, ils ont été détenus et interrogés pendant dix heures.

Puis, dimanche, ils ont reçu chacun notification de leur condamation à un an de « rééducation par le travail », une décision administrative, sans procès, sans avocat, sans appel. La notification était antidatée au 30 juillet, ce qui, légalment, les exclut de la possibilité de réclamer le droit de manifester…

« En conformité avec la tradition olympique »…

Cela n’a pas empêché mardi le « China Daily » de publier un article incroyable présentant comme un grand succès l’absence de manifestation malgré 77 demandes concernant pour la plupart, selon le quotidien, des questions sociales, médicales, ou de vie quotidienne.

Selon le porte-parole du Bureau pour la sécurité, 74 demandes ont été retirées « après accord à l’amiable entre les parties concernées et les autorités », deux autres ont été suspendues en raison de procédures incomplètes, et une a été refusée car elle impliquait la participation d’enfants, « ce qui est contraire à la loi chinoise ».

Si l’on en croit cette annonce, Wu et Wang entreraient dans la catégorie des « accords à l’amiable ».

Cynique ou abusé, un chercheur en droit de l’Université du peuple de Pékin, Mo Yuchuan, est cité par le journal, soulignant que ce droit à manifester « est en conformité avec la promesse de Pékin d’adhérer aux traditions olympiques ».

Deux journalistes du site Aujourd’hui la Chine, partenaire de Rue89, avaient tenté, là encore en vain, de déposer une demande de manifester en faveur des ours chinois brutalisés pour leur prendre la bile. Leur récit édifiant et drôle est à lire ici. La mésaventure de Wu et Wang est moins légère.

On attendra avec intérêt la réaction du Comité olympique international après l’annonce de HRiC, même si, à quelques jours de la fin des Jeux et dans la fièvre de la course aux dernières médailles d’or, il y a peu de chances pour qu’il fasse aujourd’hui ce qu’il a renoncé à faire depuis sept ans.

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August 20, 2008

Daniel Keyes - Des fleurs pour algernon

souvenir de lecture
science-fiction
Algernon est une souris de laboratoire, Charlie Gordon un simplet employé aux médiocres besognes.
Tous deux vont emprunter, grâce à une découverte du docteur Strauss et du professeur Nemur, le chemin vers l'intelligence.

Suivi par la psychologue Alice Kinnian dont il tombe rapidement amoureux, Charlie va faire de grands progrès sur le plan intellectuel. Ainsi, au terme du troisième mois de traitement, il consigne dans son journal, originellement intitulé COMPTE RENDU :

J'ai téléphoné à Landsdoff au New Institute for Advanced Study, au sujet de l'utilisation des paires d'ions produites par effet photo-nucléaire, pour des recherches exploratoires en biophysique. La progression est fulgurante.
Mais le plus dur est à venir, et la découverte du monde qui l'entoure sera sans concession.
Puis soudain le rêve s'effondre, Algernon décline et finit par mourir.
A rapprocher de
La forme littéraire du journal intime était le meilleur choix esthétique possible pour ce roman qui est d'abord le tableau dramatique d'un individu confronté à l'énigme de sa propre double identité.
S'il n'est d'abord qu'un outil de travail médical imposé à Charlie Gordon par les professeurs Nemur et Strauss pour leur permettre de suivre l'évolution de son QI, Charlie finit par se l'approprier totalement et s'en sert de miroir et de confident.
L'évolution intellectuelle de Charlie se manifeste aussi bien dans le contenu de plus en plus élaboré du journal que dans l'évolution même de sa maîtrise orthographique et grammaticale de la langue.
Le lecteur lira les premiers "comptes rendu" de Charlie cousus de fautes et écrits de manière quasiment phonétique et se rendra compte stylistiquement de l'évolution du personnage.
La tournure tragique du récit n'apparaîtra qu'à la fin du roman, lorsque Charlie perdra peu à peu ses facultés mentales et ne pourra par conséquent plus lire et comprendre son propre journal intime, véritable mémoire de son autre Moi devenu à jamais inaccessible.

Le développement du QI de Charlie Gordon a des conséquences évidentes d'un point de vue cognitif.
Charlie assimile rapidement tout ce qu'il lit : il apprend avec une aisance incroyable de nombreuses langues étrangères, il est capable de débattre conceptuellement avec des professeurs d'Université spécialistes dans leurs domaines, se met à composer un concerto pour piano, etc.
Mais Daniel Keyes étend également les facultés de Charlie dans le sens d'un approfondissement réflexif de la structure psychologique du Moi et dans le décodage psychanalytique des manifestations de l'inconscient :
rêves, souvenirs censurés, actes manqués.
Charlie Gordon va ainsi se servir de ses nouvelles facultés mentales pour explorer la vie antérieure de son double attardé mental afin d'en reconstituer le parcours existentiel et d'en découvrir les traumatismes. L'auteur fera d'ailleurs un usage plus qu'insistant des différents traumatismes psychanalytiques vécus par le petit Charlie Gordon dans sa cellule familiale, entre une mère honteuse d'avoir donné le jour à un dégénéré et un père protecteur mais faible.

L'intelligence est également l'enjeu d'un autre combat pour le nouveau Charlie Gordon : faire comprendre aux deux professeurs Nemur et Strauss que le premier Charlie Gordon, l'attardé mental au QI inférieur à 70, était une "personne" à part entière et non pas un semi-être humain heureusement ramené dans le cercle de l'humanité par les bienfaits de la science.
C'est la prise de conscience du mépris des deux scientifiques pour son ancien Moi dégénéré qui empêche Charlie de leur témoigner toute sa reconnaissance.
Il n'est pas simplement le
Dans son Histoire de la science-fiction moderne,
Jacques Sadoul déclare à propos de ce roman: « C'est là une œuvre d'une poignante beauté, un récit humain et désespéré. »
*
biographie
Daniel Keyes est un écrivain américain né le 9 août 1927 à Brooklyn (New York).
Chercheur universitaire en psychologie et auteur de Des fleurs pour Algernon et de Les mille et une vies de Billy Milligan.


Daniel Keyes s’est engagé dans la marine marchande à l’âge de 17 ans avant de reprendre ses études, jusqu’à l’obtention d’un diplôme en psychologie.
Après une première expérience dans l’édition (chez Marvel Stories), c’est finalement vers l’enseignement qu’il s’oriente, puisqu’il devient professeur d’anglais, de littérature américaine et d’écriture à l’Université de l’Ohio.
En parallèle, Keyes s’essaie à l’écriture, en publiant en 1966 Des fleurs pour Algernon, dont le succès ne se démentira jamais : considéré comme un classique, ce livre a été traduit à ce jour dans près de trente pays, vendu à 5 millions d’exemplaires et adapté pour le grand écran, ce qui vaudra à son auteur une réputation internationale.

Autre titre :
Les Mille et Une Vies de Billy Milligan
Quand la police de l'Ohio arrête l'auteur présumé de trois, voire quatre viols de jeunes femmes, elle croit tenir un cas facile : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé.
Pourtant, ce dernier nie farouchement. Ou bien il reconnaît les vols, mais pas les viols.
Son étrange comportement amène ses avocats commis d'office à demander une expertise psychiatrique.
Et c'est ainsi que tout commence...On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l'on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare qui fait de lui un être littéralement "éclaté" en plusieurs personnes différentes qui tour à tour habitent son corps.
Il y a là Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant,
et puis Ragen, un Yougoslave brutal d'une force prodigieuse, expert en armes à feu.
Et bien d'autres.
En tout, vingt-quatre personnalités d'âge, de caractère, et même de sexe différents.
L'affaire Billy Milligan a fait la une des journaux américains, fascinés par ce cas et par la lutte qu'ont menée les psychiatres et Billy lui-même pour essayer de "fusionner" en un seul individu ses vingt-quatre personnalités.
Quant au livre, construit comme un véritable drame shakespearien, il est le résultat de mois et de mois de rencontres et d'entretiens entre Daniel Keyes et... Ragen, Arthur, Allen et les autres. Une lecture absolument fascinante, bientôt adaptée au cinéma par Joel Schumacher (Chute libre, Phone Game).

Note :
encore un très bon souvenir de lecture... j'en profite pour noter un autre titre qui me tente assez par son sujet.
*
sources : wikipédia
*
*
voir nouveautés chez l'éditeur :




Quelques citations d'Algernon :




« Quand j'étais arriéré, j'avais des tas d’amis. Maintenant, je n'en ai pas un. »
« Plus tu seras intelligent, plus tu auras de problèmes, Charlie. »
« Je suis un être humain, une personne, avec des parents et des souvenirs et une existence - et je l'étais avant que vous me poussiez sur un chariot dans la salle d'opération ! »
« L'intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l'écroulement mental et moral, à la névrose, et peut-être même à la psychose. »
« Et je dis que l'esprit qui n'a d'autre fin qu'un intérêt et une absorption égoïstes en lui-même, à l'exclusion de toute relation humaine, ne peut aboutir qu'à la violence et à la douleur. »
« Tu ne sais pas ce que c'est d'avoir quelque chose qui se passe en toi, que tu ne peux ni voir ni contrôler, et de sentir que tout te file entre les doigts. »
surhomme de demain, né d'un laboratoire de recherche en neurobiologie, il aspire à la reconnaissance sans aucune restriction de toute forme de vie humaine. De plus on peut constater qu'il y a un rapport évident entre l'incrédulité de Charlie (retardé) qui est comparé à un innocent au sens religieux et "diabolique" en "surhomme".
*Quotient intellectuel à vendre de John Boyd, cette fable émouvante conviendra autant aux jeunes lecteurs avides de découvertes qu'aux amateurs qui seraient passés à côté de ce livre aujourd'hui classique. Il obtint en effet le prix Hugo en 1960 et fut porté à l'écran par Ralph Nelson en 1968 sous le titre de Charly.
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August 20, 2008

La Grande Librairie arrive sur France 5

En direct et en public, à partir du jeudi 4 septembre 2008 à 20h35,

François Busnel prend les commandes de l’émission « La Grande Librairie ».

« Donner l’envie et le plaisir de lire au plus grand nombre » telle est l’ambition de France 5 pour ce nouveau rendez-vous littéraire !

Chaque jeudi, François Busnel propose et présente la nouvelle émission littéraire de France 5 « La Grande Librairie ».

En public et en direct, c’est toute l’actualité littéraire qui est au rendez-vous de ce magazine.

En plateau, quatre écrivains, français ou étrangers, des plus « médiatiques » aux plus « méconnus », seront présents afin de partager leur passion du livre.

Différentes séquences rythmeront l’émission : - Un portrait tout en images présentera le parcours et l’œuvre des invités,-

Toujours en images, un libraire aura carte blanche pour parler de son « coup de cœur » ou de son « coup de gueule » de la semaine,
- JUL dessinateur de presse, propose de « croquer » les moments forts de l’émission,

- Un décryptage du palmarès des meilleures ventes évoquera les « tops » et les « flops » de la semaine,

- Sous forme de reportages, François Busnel partira à la rencontre d’auteurs étrangers, devenus cultes, afin de mieux appréhender leur univers.

Les téléspectateurs qui souhaitent poser des questions aux futurs invités sont appelés à réagir sur le site Internet dédié à l’émission. Les plus pertinentes seront posées pendant l’émission.

En direct, les téléspectateurs peuvent aussi intervenir via les SMS.

En voilà une bonne nouvelle ! des livres ! ça ne parlera que de livres... enfin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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