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August 1st, 2008

JO : Pékin allège sa censure sur Internet

revue de presse - jeux olympiques

 

La poste édite les timbres à l'honneur des jeux olympiques, ce qu'elle fait d'ailleurs pour toutes les grandes manifestations tant sportives que culturelles.

D'habitude, j'aime assez... mais cette année, mon courrier sera plutôt timbré "les métiers du cirque" (planche assez sympatique) ...

 

http://timbres.laposte.fr/listearticles.jgi?idArbo=009&idGamme=036

 

 

 

*

 

NOUVELOBS.COM | 01.08.2008 | 09:59 Le centre de presse des Jeux olympiques permet désormais d'accéder à des sites comme celui d'Amnesty International, mais continue d'en bloquer un grand nombre d'autres. Le président chinois Hu Jintao appelle à "ne pas politiser" les Jeux olympiques et demande à la presse étrangère une couverture médiatique "objective".

 

*

 

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 01.08.08

Deux jours après avoir annoncé que les médias étrangers n'auraient finalement qu'un accès limité à Internet depuis le principal centre de presse des JO de Pékin, les autorités chinoises ont apparemment levé la censure, vendredi 1er août, sur plusieurs sites, dont ceux d'Amnesty International et de Reporters sans frontières. "C'est une bonne chose", s'est félicitée Giselle Davies, la porte-parole du Comité international olympique. Lequel précise avoir appelé le comité d'organisation des JO et les autorités chinoises à un tel assouplissement. 

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August 1st, 2008

concours culture générale d'août : département

 

 

Tous les mois, le site Culture Générale organise un concours ouvert à tous.

Le principe est assez simple, une série d’indices vous permet de trouver un personnage réel ou imaginaire, un lieu, une ville, un pays, une expression et peut-être bien d’autres choses encore. Vous ne trouverez surement pas du premier coup et vous devrez retourner le Web à la recherche d’informations pouvant vous aider à trouver.

Ce mois-ci gagnez 5 livres “Jeux et quizz avec la géographie” offerts par les Editions Eyrolles.

Ce mois-ci nous vous proposons de trouver un département avec les indices suivants :

  • Je suis un département français
  • Je fais partie d’une région composée de 4 départements
  • Mon nom est aussi celui d’un fromage à pâte dure
  • J’ai vu naître un président de la république française
  • Je suis situé au sud de l’Aisne
  • Je suis situé au nord du Tarn
  • Je suis un département relativement montagneux
  • Il pleut souvent et abondamment et l’hiver il neige assez souvent
  • Ma préfecture est souvent citée comme référence lors de la météo télévisée
  • La somme des chiffres de mon identifiant minéralogique est un nombre pair
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August 1st, 2008

"Un été avec Jean Daniel" sur France Culture

 

 

télé nulle, vive la radio !

NOUVELOBS.COM | 01.08.2008 | 12:57

Durant tout le mois d'août, philosophes, écrivains et journalistes se relaient sur France Culture (93.5 à Paris), les samedi et dimanche de 13 heures à 14 heures, pour aborder divers aspects de la vie du fondateur du Nouvel Observateur.

 

 

Jean Daniel (Sipa)

 

 

Les samedi et dimanche du mois d'août, de 13 heures à 14 heures, France Culture propose à des philosophes, écrivains ou journalistes d'éclairer les auditeurs sur la personnalité de Jean Daniel, avec la série "Un été avec Jean Daniel". Bernard Guetta, Jean d'Ormesson, Régis Debray, Erik Orsenna ou encore Bernard Henri-Levy, parmi d'autres, se relaient pendant plus de 10 heures d'antenne pour commenter divers aspects de la vie de Jean Daniel.

De la vie du patron de presse à celle de l'écrivain, du journaliste au témoin du XXe sicèle, les aspects de sa vie deviennent prétexte dans l'entretien à aborder des sujets qui lui tenaient à cœur : la fondation puis la direction du Nouvel Observateur, communisme, la guerre d'Algérie et le Proche-Orient, Charles de Gaulle et François Miterrand, ou la foi, le judaïsme et le christianisme.

- "Un été avec Jean Daniel", les samedi et dimanche du mois d'août, de 13 heures à 14 heures. A Paris : 93.5

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August 1st, 2008

Yasmina Khadra - le quatuor algérien

le polar algérien


Ce folio policier contient les quatre tomes des aventures du commissaire Llob :




En 1988, le commissaire Llob tente d’empêcher la justice algérienne de gracier un dangereux psychopathe.
 

Il ne peut pas deviner qu’il vient de mettre le doigt dans un terrible engrenage…
 

La libération de ce meurtrier est le premier acte d’une machination terrifiante ourdie par certains maîtres du pouvoir algérien pour éliminer l’un des leurs.
 

 
Pour que le coup soit imparable, il doit être cautionné par un homme libre, intègre, obstiné, intransigeant. Un fonctionnaire dont personne ne peut soupçonner qu’il puisse se laisser manipuler par quiconque. Le commissaire Llob est parfait pour ce rôle. Mais acceptera-t-il de s’effacer comme il est prévu qu’il le fasse ?

Au fil de son enquête, Llob devra comprendre ce qui s’est passé au cours d’une nuit d’août 1962 quand des familles entières de harkis ont dû affronter la haine des combattants de l’Armée de libération. Quels comptes ont été réglés au cours de ces massacres ? Quels secrets ont été enfouis dans les charniers creusés sous les taillis ?


Yasmina Khadra poursuit ici son implacable autopsie de la société algérienne. Sans aucune concession, avec cette force et cette lucidité qui ont fait le succès de ses romans précédents et lui ont permis d’être traduit dans tous les pays d’Europe et aux États-Unis, il continue de brosser le portrait de ce peuple généreux qui avait toutes les raisons de croire à son épanouissement avant que la cupidité boulimique de ses dirigeants et leurs effroyables manipulations le fassent basculer dans sa propre négation.




« Da Achour ne quitte jamais sa chaise à bascule. Chez lui, c’est une protubérance naturelle. Une cigarette au coin de la bouche, le ventre sur ses genoux de tortue, il fixe inlassablement un point au large et omet de le définir. Il est là, du matin au soir, une chanson d’El Anka à portée de somnolence, consumant tranquillement ses quatre-vingts ans dans un pays qui déçoit.

Il a fait pas mal de guerres, de la Normandie à Diên Biên Phu, de Guernica au Djurdjura, et il ne comprend toujours pas pourquoi les hommes préfèrent se faire péter la gueule, quand de simples cuites suffisent à les rapprocher. »


Le tonnerre éructe de toutes ses forces dans la nuit. De temps à autre, les lumières éblouissantes de l’éclair ricochent sur le bas quartier, peuplant les recoins de visions cauchemardesques. Il est vingt-deux heures, et pas un chat ne se découvre assez de cran pour se hasarder dans les rues. C’est l’heure où les gens s’autoséquestrent pour se forger des alibis, la conscience cadenassée, un sommeil opaque sur les yeux. Le moindre friselis est perçu comme un cri d’agonie. Alger retourne en enfer.


Le commissaire Llob, après avoir enterré un ami d’enfance égorgé en plein soleil dans son jardin, est convoqué par sa hiérarchie pour avoir eu le tort d’écrire un livre. La guerre civile fait rage. Colère, amertume et terreur se mêlent tandis qu’au cœur des villes, dans le silence des maquis ou sur les plages en pleine foule se terre la bête immonde de l’intégrisme. Prête à frapper. Prête à tout ; un jouet dans la main des puissants...

note :
 
Déjà lu lors de la parution de chacun des romans... mais je n'ai pas pu résister, encore une fois.
 
D'ailleurs, bon moyen pour le relire à nousveau.
*
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August 1st, 2008

Hitler collectionneur d'art privé en ligne !

un peu d'histoire... avec Jacques- Pierre Amette

http://www.lepoint.fr/actualites-culture/249/sommaire/

Une oeuvre de Rubens représentant au centre Saint-Grégoire qui fait partie de la "collection privée" d'Adolf Hitler DR

Il voulait rassembler la "crème de la crème" de l'art allemand selon ses critères esthétiques et politiques bien à lui.

Oui, Adolf Hitler avait constitué une collection privée d'oeuvres d'art qu'il affectionnait tout particulièrement. Dès juin 1939, il avait décidé de créer un magnifique musée de ses oeuvres préférées.

Il serait installé à Linz, sa ville autrichienne préférée, là où il avait passé une partie de son enfance. Il y aurait rassemblé ses peintures de prédilection, mais aussi tapisseries, porcelaines, sculptures, meubles, argenterie, et orfèvrerie.

Panorama du grand art selon Adolf. On apprend vendredi par l'hebdomadaire Der Spiegel que ce musée devait ouvrir en 1950 ! Il aurait dû coûter la bagatelle de 130 millions de reichsmarks. On y aurait trouvé des Rembrandt, un Vermeer, des Rubens, des Watteau et des Canaletto.

Mais aussi, beaucoup de paysages de la Bavière, énormément de peintres de second ordre ayant travaillé à Vienne et à Munich au XIXe siècle et au début du XXe. Hitler disait qu'il voulait "avoir ce qu'il y a de mieux", ce qui sous-entendait de glorifier un art allemand, voire européen, pas "dégénéré".

En 1945, une partie des tableaux (dont de nombreux furent pillés dans les musées de France) avaient été entreposés dans des mines de sel, pour échapper aux bombardements anglo-américains. Une grande partie des oeuvres d'art ont été rendues à leurs propriétaires légitimes, mais pas toutes. Environ 7 % sont restées sans destinataire...

On doit à Monika Flacke, coordinatrice du projet au Deutsches Historisches Museum de Berlin d'avoir retrouvé, fait photographier ces oeuvres qui devaient constituer le musée de Linz.

On peut donc consulter en ligne à "DHM : Linzer Sammlung" ce musée voulu par Hitler. Le travail d'archives avait été facilité par les recherches de Hanns Christian Löhr qui avait publié en 2005 un ouvrage intitulé La Maison brune de l'art , en référence à la tristement célèbre "Maison brune" des SA à Munich. Ces travaux de Löhr servirent de base au projet de site. "Mais, dit Madame Flacke, le projet de mise en ligne, c'est moi qui l'ai eu."

On peut ainsi voir qu'Hitler, lui-même peintre amateur, admirait surtout les banales scènes pastorales, idylliques, dans les Alpages, avec cloches à vaches, et clochers du village.

Ce qui pourrait, pour les mauvais esprits, apparaître comme des "croûtes" bavaroises un peu kitsch. Enfin, dernière précision : Hitler avait versé les droits d'auteur de Mein kampf pour l'acquisition de ces oeuvres.

Voir aussi :


En images, les oeuvres qui devaient constituer le Musée de Linz 

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August 1st, 2008

nouvelle immatriculation...

203 parlementaires refusent de plaquer le numéro

du département

beaucoup de bruit... mais il semble tout de même que le nouveau systième va compliquer la vie de la police... notamment lors de la recherche d'enfants disparus...

 

Le collectif "Jamais sans mon département", soutenu par 203 parlementaires, propose une nouvelle plaque d'immatriculation des véhicules pour trouver un compromis dans ce dossier qui mobilise des élus de terrain. Ce modèle de plaque permettrait aux automobilistes de garder leur numéro de département, a expliqué son coprésident, le député UMP Richard Mallié, lors d'une conférence de presse

La nouvelle plaque d'immatriculation (deux lettres-trois chiffres-deux lettres selon le modèle AA-123-AA) doit remplacer le système actuel d'enregistrement des véhicules à partir du 01 janvier 2009. A cette date, chaque véhicule se verra attribuer un numéro "à vie" et la mention du département, en vigueur depuis les années 50, deviendra facultative.

.

Le gouvernement prévoit de changer le système d'immatriculation à partir du 1er janvier 2009 pour les véhicules neufs et du 1er mars pour les véhicules d'occasion. Le numéro du département ne sera plus obligatoire. Il pourra soit ne pas être indiqué, soit figurer sur la plaque, mais avec de petits chiffres et chapeauté du logo de la région. Le numéro d'immatriculation sera attaché définitivement à un même véhicule.

Or, la résistance parlementaire s'amplifie pour conserver le numéro du département sur les plaques d'immatriculation. "Ce n'est pas un combat d'arrière-garde, mais, à l'heure de la mondialisation, une référence à un territoire de proximité. En sauvant nos plaques, nous maintiendrons nos diversités", a déclaré Richard Mallié. Il dit avoir reçu le soutien de l'Assemblée des départements de France (ADF), de "plus de 40 conseils
généraux et de près de 2.000 élus municipaux".

"Nous proposons de maintenir le numéro de département de manière lisible"

L'élu a présenté trois plaques : une actuelle "F 5142 KY 43" ; celle que propose la réforme "F AA-123-AA", puis en petit, dans un rectangle bleu, le logo et le numéro du département ; enfin, celle proposée par le collectif "F AA-123-AA", puis, seul dans un carré bleu, le numéro du département comme, par exemple, 43, de la même taille que les autres chiffres et lettres
.

 

"Ce que nous proposons, c'est de maintenir le numéro de département de manière lisible et obligatoire sur les plaques d'immatriculation", a souligné Richard Mallié. Il a précisé que sa proposition avait été adressée jeudi à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. "La parole doit être donnée aux politiques et non aux technocrates. C'est nous les élus du peuple", a-t-il dit. Le système d'immatriculation en France a été mis en place en 1950. Chaque année, environ 13 millions de cartes grises sont délivrées, dont trois millions pour des véhicules neufs.

http://www.lepoint.fr/

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August 1st, 2008

Dédoublement

 

 

 

 

 

 

Un passant assis sur un "banc-sculpture", dans le cadre d'une exposition d'un groupe d'artistes à Mexico.


24 juillet 2008

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August 2nd, 2008

CORRIDA - Enfant torero : le spectacle aura finalement lieu à Arles

http://tempsreel.nouvelobs.com/ | 02.08.2008 | 09:44actualites/culture/20080802.OBS5705/enfant_torero__le_spectacle_aura_finalement_lieu_a_arle.htmlNOUVELOBS.COM

Michelito, apprenti torero de dix ans et demi, participera bien à la becerrada (corrida pour débutants) de samedi soir, qui se tiendra finalement à Arles, et non à Fontvieille, le maire de la localité ayant interdit la compétition.

 

 

 

Les arènes d'Arles (Sipa)

 

 

La compétition d'apprentis toreros, à laquelle devait participer Michelito, jeune prodige franco-mexicain âgé de dix ans et demi, se tiendra bien samedi 2 août, mais dans les arènes de Sonnailler à Arles, et non à Fontvieille (Bouches-du-Rhône) comme il était initialement prévu, ont annoncé les organisateurs. Le maire de cette localité avait en effet interdit la compétition dans sa commune.

Michelito avait participé l'année dernière

"Les jeunes toreros qui devaient participer à la becerrada interdite par le maire de Fontvieille se produiront samedi à 18H00 dans les arènes de Sonnailler à Arles, dans le cadre d'une journée portes ouvertes organisée par l'Ecole taurine d'Arles à laquelle sont conviés tous les aficionados", a déclaré à l'AFP le président de cette école Paquito Leal.

L'entrée "sera gratuite", a-t-il précisé.

 

Les cinq jeunes, dont trois mineurs y compris Michelito, qui devaient participer au concours de Fontvieille, concoureront finalement à Arles.

Michelito et deux jeunes de plus de seize ans viennent de l'Ecole taurine d'Arles et les deux autres, âgés de moins de seize ans, d'écoles espagnoles.

"Nous nous interrogeons sur les motivations du maire, puisque depuis quatre ans des becerradas du même type sont organisées à Fontvieille avec des élèves de moins de seize ans, l'an dernier Michelito y a participé avec un an de moins qu'aujourd'hui sans que cela pose problème", a pour sa part déclaré André Viard, président de l'Observatoire des cultures taurines.
 

Garantir la sécurité des mineurs

Il a évoqué la possibilité pour l'Ecole taurine de "demander réparation au maire pour le préjudice causé".

 

 

Vendredi, le maire de Fontvieille, Guy Frustié, a annoncé qu'il interdisait la tenue de cette becerrada (corrida pour débutants avec de jeunes veaux, sans mise à mort ni banderilles), expliquant que la préfecture lui avait demandé "d'exercer à titre préventif ses pouvoirs de police pour garantir la sécurité" des mineurs.

Le parquet de Tarascon avait ouvert une enquête suite à une plainte de l'Alliance anti-corrida contre les organisateurs à propos de Michelito, invoquant une infraction au code du travail qui protège les mineurs de moins de 16 ans participant à des spectacles publics. (Avec AFP)

 

Suite à l'article de presse ci-dessus, j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur le sujet.

Pas que mes sentiments sur la corrida soient mytigés, je suis totalement contre...

d'ailleurs je vous engagent vivement à signer la pétition (voir lien en fin d'article),

mais j'aimerai bien comprendre l'engouement des "pour"; j'ai donc fait un grand tour sur divers sites ainsi que sur wikipédia.

 

 

La question des enfants

 

Les enfants selon les « anti » :  Le spectacle d'une corrida peut induire de graves traumatismes chez l'enfant et le préadolescent. De plus, en Catalogne la loi interdit l'entrée des arènes aux moins de quatorze ans alors qu'il n'existe pas pour l'instant de telle législation en France.

 

Les enfants selon les « pro » : Les aficionados sont généralement entrés en afición très jeunes, parfois à cinq ou six ans, parfois même avant, et rien ne permet de penser qu’ils ont subi, de ce fait, le moindre traumatisme. Il s'agit avant tout d'une question de culture et d'éducation. Cependant, il est vrai qu’un enfant originaire de pays dans lesquels la tauromachie est inconnue peut être fortement choqué par un spectacle aussi éloigné des normes habituellement en vigueur chez lui.

 

En revanche, pour des enfants originaires de villes ou villages dans lesquels, lors des fêtes locales, des taureaux sont lâchés dans les rues (voir ci-après), dont les parents sont plongés dans la culture tauromachique, la corrida est un spectacle aussi normal que le cinéma ou les matches de football. De plus, aucun enfant ne se rend seul aux corridas et doivent être obligatoirement accompagnés.

En ce qui concerne l’interdiction aux moins de quatorze ans d’assister à des corridas en Catalogne, il faut rappeler que cette prohibition résulte d’une loi de protection des animaux, non d’une loi de protection des enfants ; il faut ajouter qu'en France, aucune association de protection des enfants ne réclame une telle interdiction, seules la réclament diverses associations anti-corrida. Cette interdiction aux moins de quatorze ans (ou seize ans selon les associations demandeuses) vise donc, non pas à protéger les enfants, mais en réalité à rendre plus difficile le renouvellement du public, but d’ailleurs dûment avoué et assumé par certains promoteurs de cette interdiction.

 

 

À l’origine, les corridas avaient lieu sur des places publiques, fermées par des barrières ou des charrettes. Ces arènes de fortune existent encore, notamment à Ciudad Rodrigo, dans la province de Salamanque. À Madrid, elles se déroulaient sur la Plaza Mayor

À partir du milieu du XVIIIe siècle

on commence à construire des plazas de toros (« places de taureaux », en français « arènes »), dédiées spécialement aux courses de taureaux. Les plus anciennes arènes encore en activité sont celles de Séville, ouvertes en 1761 ; viennent ensuite celles de Ronda ouvertes en 1786. La plaza de Las Ventas à Madrid a été ouverte en 1931.

En France, on organise des corridas dans les amphithéâtres romains de Fréjus, Arles et Nîmes. Ailleurs, il s’agit d’arènes modernes, construites sur le modèle espagnol.

 

Appréciation d’une corrida par le public

 

Le taureau dans l’arène

 

À la sortie du toril, il est marqué de la devise, flot de rubans de diverses couleurs, chaque ganaderia ayant sa propre devise.

Les principales qualités que l’on demande au taureau sont la bravoure, la noblesse et la caste.

Bravoure : qualité fondamentale du taureau de combat. La bravoure se manifeste par la promptitude du taureau à charger à la moindre sollicitation, par la répétition inlassable de ses charges, par l'abnégation dont il fait preuve face aux différents adversaires qui lui sont opposés, notamment le picador.

Noblesse : faculté qu’a le taureau de charger en ligne droite plutôt qu’en « zigzag », en baissant la tête. Certains éleveurs ont tellement recherché la noblesse au détriment de toute autre qualité que leurs taureaux en deviennent « sosos » (« stupides ») et enlèvent toute émotion au combat.

  • Caste : ce terme désigne à l’origine chacune des races de taureaux sélectionnés pour la corrida. On dira de tel élevage qu’il est de « caste vasqueña » pour dire qu’il descend de taureaux élevés par l’éleveur José Vasquez, ou de « caste vistahermosa » pour signifier qu’il descend de taureaux élevés par le Comte de Vistahermosa. Dans une seconde acception, on dira d’un taureau qu’il a de la « caste » pour indiquer que, d’une manière générale il présente toutes les qualités ou presque que l’on recherche chez le taureau.

 

Le temps imparti au matador pour mettre à mort le taureau est limité : il est fixé en principe à un quart d’heure.

Cinq minutes avant la fin du temps réglementaire le président fait donner le « premier avis » par une sonnerie de trompette. Trois minutes après le premier avis, « deuxième avis ». Deux minutes plus tard sonne le « troisième avis » : le matador doit se retirer derrière la barrière, le taureau est ramené au toril où il sera abattu. Laisser sonner les trois avis est considéré comme la pire honte que puisse connaître un matador.

Pourquoi quinze minutes ? Il est souvent affirmé qu’au-delà de cette durée le taureau comprend que son véritable adversaire n’est pas la muleta mais l’homme qui tient la muleta (le taureau ne perçoit pas les couleurs et les mouvements de la même façon que l'homme, ce qui permet durant un temps de le leurrer), c'est pourquoi il doit être tué avant qu'il se rende compte du subterfuge

Pour la France, voir Article détaillé : Loi Grammont.

*Polémiques sur la corrida, Article détaillé........... : Critique de la corrida.

Autres sites intéressants :

http://www.anticorrida.org/

http://wolfeinstein.perso.cegetel.net/

Parmi les éléments qui permettront d'évaluer le spectacle on trouve traditionnellement :

  • Le courage de l'homme : le matador prend des risques (même si les accidents mortels restent peu nombreux) et doit affronter sans fléchir un animal dont la force est considérable, même si le combat et les picadors ont affaibli - dans une certaine mesure - le taureau.
  • La bravoure de l'animal : le taureau de combat appartient à une espèce spécialement sélectionnée pour son agressivité et pour sa bravoure ; sa charge et sa volonté de combattre tout adversaire sont appréciées.
  • L'autorité de l'homme sur l'animal : les aficionados apprécient la capacité du matador à dicter sa volonté au taureau en lui imposant ses charges et en l’amenant à suivre aveuglément le leurre.
  • L'élégance : les passes de capote et de muleta sont des mouvements très codifiés ; pour les aficionados, leur ensemble constitue une véritable oeuvre d'art.
  • L'efficacité : une mise à mort « approximative » peut facilement dégrader un spectacle par ailleurs bien mené. Il faut toutefois préciser que, comme dans bien d’autres domaines, la manière compte plus que le résultat. Une tentative d’estocade sincère, faite en respectant les canons, mais ratée car la pointe de l’épée a buté sur l’omoplate, sera applaudie ; une épée pénétrant jusqu’à la garde à la suite d’une estocade faite en violation de tous les principes sera condamnée.
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August 3rd, 2008

Alessandro Piperno - Avec les pires intentions

 livre proposé par Guy, du club de lecture

bien envie de le lire...
- un livre qui en laissera plus d'un sceptique. D'abord la langue : très belle et , à mon avis bien traduite.
 
L'auteur se revendique de Proust , d'ailleurs un autre titre éclaire son propos 'Proust antijuif'.
Piperno est juif , mais on pourrait se demander s'il n'est pas antisémite ?
Daniel Sonnino est né à Rome , d'un père juif albinos (!) marié avec une catholique. Il est donc considéré comme n'étant pas juif. Son grand-père Bepy , par contre , est un juif pur jus . Commerçant , obsédé de la quéquette , séducteur invétéré , flambeur.
Le brave Daniel aura bien de la peine à trouver ses marques dans cette société romaine des années 80 , bourrée de fric et pleine de contradictions. J'ai appris avec amusement que les non circoncis sont qualifiés de 'fermés'.
Pendant la lecture, on passe constamment de la jubilation à l' agacement.Mais tout cela est raconté avec tellement de talent !
 
L'auteur est né en 1972 , il aura encore l'occasion de nous amuser , et de choquer le bourgeois.
Amitiés judéo-romaines,
Guy.
*
Présentation de l'éditeur
Iconoclaste, provocateur, politiquement incorrect, ce roman dresse le portrait d'une famille de la bonne bourgeoisie juive romaine, les Sonnino.
 
 
Tout d'abord Bepy, qui préfère oublier le " clownesque couple " Mussolini-Hitler pour revenir à une scintillante et futile existence dans laquelle les femmes, surtout celles de ses amis, occupent la place centrale. Il ne comprendra jamais pourquoi son fils cadet Teo, doué et séduisant, choisit d'aller vivre " dans ce pays insensé dénommé Israël ".
Heureusement son aîné, Luca, s'inscrit dans la lignée paternelle : manteau croisé en cachemire, Porsche Carrera et fréquentation assidue de la business class.
Quant à son petit-fils Daniel, le narrateur, issu d'un improbable mariage mixte, il est pris dans un insoluble dilemme : " être juif pour les gentils et gentil pour les juifs ".
Handicap auquel viendront s'ajouter sa timidité sexuelle et son incapacité à entreprendre la belle Gaia, dans le tourbillon de la jeunesse dorée romaine.
Un roman de " déformation " jubilatoire, où Piperno se livre à une " expérience génétique mêlant la manière américaine de Philip Roth à la syntaxe française de Proust " !

 

Ce qu'en dit LIRE : par André ClavelLire, février 2006

 

 
 
 
Daniel Sonnino, le narrateur, est une sorte de Portnoy transalpin: ce demi-juif à l'âme passablement cabossée nous raconte comment, au fil d'une adolescence foireuse, il a vu sa vie «filer sur des voies mortes» parce qu'il a eu le tort de naître dans une famille foldingue de la haute bourgeoisie romaine.
 
On commence par le grand-père, Bepy, un nabab à la Gatsby qui a plongé le clan Sonnino dans la dèche avant de s'enfuir en Amérique pour échapper à ses créanciers.
 
On continue avec l'oncle Teo, ex-soixante-huitard reconverti dans l'intégrisme pur et dur, après son exil en Israël.
 
 
Et l'on passe à Luca, le père du narrateur, un snobinard mégalo qui ne sait que frimer au volant de sa Porsche en exhibant ses costars Armani. C'est dans cette tribu déjantée, tiraillée entre dolce vita et trahisons conjugales, que le malheureux Daniel a dû se dépatouiller en ruminant ses complexes sexuels et ses frustrations de masturbateur fétichiste. Avant qu'une sirène «au regard couleur de brise marine», la divine Gaia, ne surgisse des flots sur un Chris-Craft d'acajou pour lui mettre le feu au cœur.

Mais il ratera lamentablement le coche, comme s'il était un éternel orphelin de l'amour... Dieu merci, il lui reste son humour sulfureux, qu'il déverse à grandes giclées sur cette aristocratie italienne dont il fustige les travers comme au bon vieux temps de Moravia. Piperno rime avec inferno: la beauté du diable.
*
Autre titre :
Proust antijuif
A la fin du XIXe siècle, forte des valeurs défendues par la Révolution française, une large part de la bourgeoisie israélite croit aux valeurs de l'intégration.
Mettre en sourdine sa propre culture permettrait de se fondre dans la masse et peut-être même d'accéder au monde clos des salons parisiens. Marcel Proust ne fait pas exception à cette vision.
L'affaire Dreyfus le mettra face à ses contradictions et pointera l'antisémitisme d'une société résolue à conserver ses préjugés. Dans ce brillant essai, Alessandro Piperno nous offre une traversée de ce moment de vérité, annonciateur des drames du génocide juif, où les israélites redeviendront - pour les autres et pour eux-mêmes - des Juifs.
Cette étude sur Proust de ce professeur de Littérature française à l'Università de Tor Vergata à Rome qui est présenté par son éditeur comme " l'enfant prodige de la littérature italienne " peut être abordée sous deux angles différents.
 
D'un côté une étude rigoureuse sur le judaïsme, ou plutôt l'antijudaïsme de Proust, présent dans la Recherche du Temps Perdu, dans l'esprit qui anime ce monument de la Littérature moderne et dans ses personnages, personnages dont l'antijudaïsme est analysé avec finesse et exhaustivité.

Piperno signale avec justesse comment Swann vieillissant acquiert des traits juifs, c'est à dire quelque part, comment la question qu'il cherchait à chasser par la porte, son judaïsme, revient par la fenêtre. Pour utiliser une formule psychanalytique, on pourrait dire, sous la forme du " retour du refoulé ", pourvu qu'il y ait ici refoulement, ce qui n'est pas sûr.
 
 
 
Piperno fait de Proust un personnage hybride, parce qu'il est né de père catholique et de mère juive, comme Montaigne, comme Umberto Saba, et comme l'auteur lui-même. Il en dégage une figure, l'Hybride, qui se situerait en exclusion de l'ordre social et littéraire auquel il aspire, et qui donnerait un style même d'écriture qui permettrait de traiter cette contradiction.

 
Il n'est pas sûr que l'antijudaïsme de Proust corresponde à une contradiction, mais plutôt à une problématique qui concerne le judaïsme lui-même, le " nom juif ", comme le dit Jean-Claude Milner dans un ouvrage* qui permet d'éclairer beaucoup des points concernés par la thèse de Piperno. Milner différencie une exclusion sociale d'une exclusion politique à laquelle étaient soumis les juifs de France et d'Allemagne depuis le XVIIIème. siècle.

 
Là où les juifs d'Allemagne étaient exclus socialement et politiquement, l'émancipation avait accordé aux " français israélites " des droits politiques, notamment le statut de citoyen et le droit de vote ainsi que l'accès aux institutions de l'Etat (l'armée, le pouvoir législatif et exécutif, l'université), sans qu'il leur soit accordé des bénéfices sociaux. Ils restent marginalisés, exclus, voire même stigmatisés en tant que juifs, sauf exception, exception déterminée par le talent, comme c'est le cas pour Proust, ou par l'argent.

 
Ce caractère d'exceptionnalité, qui permet au juif de s'éloigner de son nom de juif et d'accéder au statut du quelconque ne résout pas la contradiction interne, irréductible du juif qui même lorsqu'il accède, comme c'est le cas de Proust au statut de quelconque et qui continue à vivre sa part juive comme une marque indélébile, qui est déterminée par la marque de ce nom que lui donne un être, et non pas par le mélange de deux conditions différentes comme le pose l'auteur.

 
Si Proust est ainsi antijuif il l'est à la manière que le sont beaucoup d'autres qui se débattent avec ce stigmate, avec ce nom de juif qui leur donne un être là où l'expérience littéraire les confronte plutôt à une expérience de manque-à-être.

 
Voici donc la contradiction interne qui fait que le juif de talent, même lorsqu'il est reconnu comme étant un auteur " français ", s'inscrivant dans une lignée et accédant par là au " pour tous ", " pour tous les auteurs français " garde quand-même en lui une part qui ne se soumet pas à cet universel, qui même objecte à celui-ci et qui est déterminée par sa judaïté. Il s'agit là d'une exception interne, à l'intérieur même du sujet, qui le divise et qui détermine une part insoumise à cet ordre universel, et non pas un caractère d'exception lié à son origine hybride comme le situe l'auteur.

Le mimétisme, trait juif par excellence selon l'auteur et dont il fait de Proust le " prince ", n'est pas aussi justement la conséquence du paradoxe et l'habit que le juif doit porter, pour se faire reconnaître dans son talent et ainsi être admis socialement autrement que comme juif ? Mais quoi de plus juif, finalement, que ce paradoxe ?
 
Le problème du juif est justement de faire avec ce nom, qu'il porte et qui relève de l'impossible. François Regnault, dans un petit essai très éclairant sur ces questions**, dit même qu'il relève du Réel, au sens que Jacques Lacan donne à ce terme, c'est à dire de l'impossible à symboliser.

 
L'abord de François Regnault est très radical car il fait du juif, de sa judaïté, le problème de l'Occident : non pas un problème à un moment donné de l'histoire, dans une aire géographique particulière, comme le sont d'autres figures victimes du racisme et la discrimination, comme les noirs, les arabes, les homosexuels, mais un problème de structure de l'Occident, d'où le titre de l'ouvrage qui fait du judaïsme, même pour les juifs eux-mêmes, un objet a, au sens que Lacan donne à ce terme.

Regnault définit ce rapport que l'Occident entretient avec le juif, " d'implication réciproque, d'exclusion et d'inclusion ", en suivant Lacan et sa formalisation mathématique du rapport du sujet à l'objet.
 
 
Proust en tant que " juif de talent ", comme dirait Milner, est directement concerné par ce problème.Les deux derniers chapitres de l'ouvrage où l'auteur situe la Recherche… dans le contexte du nihilisme moderne où la vie de l'auteur se confond avec l'œuvre, où son Moi apparaît éclaté dans l'œuvre, étant à la fois lui-même et pas lui-même, car ce qui se perd dans l'écriture moderne est justement le " soi-même ", sont les plus intéressants.

Toute la littérature moderne et actuelle est traversée par ce paradoxe : citons pour preuve Philippe Sollers, qui présente ses " mémoires " sous le titre d'un " Vrai roman ", répondant ainsi à ceux qui lui reprochent de n'en avoir jamais écrit un…Piperno finit ainsi par faire de ce trait hybride un caractère propre de la littérature de Proust, alors que ce n'est là qu'un trait général de la littérature actuelle. Proust en est seulement le pionnier.
 
Citons Piperno : " le seul moyen que Proust a trouvé pour décrire cette contradiction est justement cette écriture hybride qui s'en remet à l'intermittence de l'être " (p. 199): cette belle idée pourrait en fait être appliquée à une bonne partie de la Littérature du XXème siècle, notamment en ce qui concerne " l'intermittence de l'être ", son caractère contingent.

* Milner, J.-Claude. Le Juif de Savoir. Grasset. Paris. 2006.** Regnault, François. Notre objet a. Verdier. 2003.
*
source de l'article : http://www.italieaparis.net/
*

C'est drôlissime, souvent féroce, et surtout magnifiquement écrit : avec ce premier roman qui vaut son pesant de Philip Roth, Alessandro Piperno (né à Rome en 1972) vient de jeter dans le chaudron de la littérature italienne les piments dont elle était cruellement privée.
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August 3rd, 2008

Noah reste la personnalité préférée des Français

J'aurais probablement répondu Simone Weil... ou Ingrid Bétancourt. Je ne pense que rarement a de people, même si Noah et Zidame me sont sympatiques. Et vous ?

 

SONDAGE - NOUVELOBS.COM | 03.08.2008 | 11:22

Selon un sondage, Yannick Noah resterait la personnalité préférée des Français. Dany Boon fait une entrée remarquée à la 2ème place. Parmi les personnalités classées à la première place depuis 1988, c'est l'Abbé Pierre qui a compté le plus pour les Français.

 

 

Yannick Noah (Sipa)

 

 

Yannick Noah reste la personnalité préférée des Français, selon le classement biannuel que publie le Journal du dimanche du 2 août dans lequel Dany Boon fait son entrée, à la deuxième place.

Porté par le succès de son film "Bienvenue chez les Ch'tis", qui a été vu par plus de 20 millions de spectateurs en France, l'acteur-réalisateur ravit la deuxième place à Zinedine Zidane, aujourd'hui troisième du classement.

 

L'ancien capitaine de l'équipe de France devance l'animateur écologiste Nicolas Hulot (4e, moins une place), et la comédienne Mimie Mathy (5e, moins deux places).

Sarkozy perd 12 places

Deux femmes ayant marqué l'actualité ces derniers mois font aussi leur entrée : l'ancienne otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, libérée début juillet après plus de six années de captivité aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), à la 21e place, et la première dame de France, la chanteuse Carla Bruni-Sarkozy, 50e et dernière du palmarès.
Son époux, le président Nicolas Sarkozy a perdu douze places en six mois, et pointe désormais au 44e rang.

Parmi les nouveaux venus figurent le milieu de terrain du Bayern Munich Franck Ribéry, à la 39e place, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire Olivier Besancenot (45e) et la future présentatrice du journal de 20 heures de TF1, Laurence Ferrari (48e). Son prédécesseur, Patrick Poivre d'Arvor, est en 15e position.

La première personnalité politique est Simone Veil (16e, plus une place). Viennent ensuite Nicolas Sarkozy (44e), Olivier Besancenot (45e), et Ségolène Royal (49e, moins treize places).

L'Abbé Pierre, personnalité qui a le plus compté depuis 1988

Par ailleurs, parmi les personnalités classées à la première place depuis 1988, c'est l'Abbé Pierre qui a compté le plus pour les Français (53%), devant le commandant Cousteau (16%) et Zinedine Zidane (12%). Yannick Noah (11%) et le judoka David Douillet (6%) viennent compléter ce top cinq. (Avec AP)

- L'enquête a été réalisée du 10 au 24 juillet auprès d'un échantillon de 1.077 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, sauf celui concernant le "top cinq", réalisé par téléphone les 17 et 18 juillet sur un échantillon de 1.006 personnes.

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August 3rd, 2008

Les dix romans finalistes Prix des cinq continents de la Francophonie 2008 (7ème édition)

Le Prix des cinq continents de la Francophonie qui récompense tous les ans un roman d’expression française a révélé les 10 ouvrages finalistes qui ont été sélectionnés par les comités de lecture

 

Skander Kali (France)
Abreuvons nos sillons
Editions du Rouergue

Minh Tran Huy (France-Vietnam)
La Princesse et le Pêcheur
Actes Sud


Nathacha Appanah (Maurice)
Le dernier frère
Editions de l'Olivier

Gilbert Gatore (Rwanda)
Le Passé devant soi : Figures de la vie impossible Tome 1
Editions Phébus


Bachir Hadjadj (France-Algérie)
Les voleurs de rêves : Cent cinquante ans d'histoire d'une famille algérienne
Albin Michel

Corinne Hoex (Belgique)
Ma robe n'est pas froissée
Les Impressions nouvelles


Gaston-Paul Effa (France-Cameroun)
Nous, enfants de la tradition
Editions Anne Carrière

Hubert Haddad (France-Tunisie)
Palestine
Zulma


Mohamed Mokeddem (Algérie)
Paris, l'autre désert
Les Editions Mokeddem

Bensimon Philippe (Québec)
Tableaux Maudits
Triptyque

 

 

Le Prix sera remis le 13 octobre à Québec, par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, en marge du XIIe Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de la Francophonie. Le prix est doté d’un montant de 10 000 euros.

 

Note :

Pour avoir déjà lu Le dernier frère je peux vous affirmer que ce livre est vraiment boulversant.

choisi pour une prochaine lecture  Nous, enfants de la tradition , tout simplement parce que je connais par une lecture précédente, que j'ai beaucoup aimée.

Pour voir les résumés, cliquez sur les couvertures.

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August 3rd, 2008

Salman Rushdie veut faire interdire un livre

CULTURE - Salman Rushdie décrit comme méchant et arrogant
NOUVELOBS.COM 03.08.2008 13:05


L'écrivain Salman Rushdie veut faire interdire le livre d'un ancien policier britannique ayant participé à sa protection et qui le décrit comme un homme méchant, arrogant et insupportable. "Au Service de Sa majesté", censé paraître la semaine prochaine, n'est qu'un ramassis de mensonges" selon l'auteur.

L'écrivain Salman Rushdie veut faire interdire un livre qui selon lui le décrit comme un homme méchant, arrogant et insupportable. Cet ouvrage, "Au Service de Sa majesté" est l'autobiographie d'un ancien policier britannique ayant protégé l'auteur des "Versets sataniques" lorsqu'il était menacé de mort par des islamistes, apprend-t-on samedi 2 août.

 
"Ramassis de mensonges"
 
"Au Service de Sa majesté", qui était censé paraître la semaine prochaine, n'est qu'"un ramassis de mensonges", a déclaré Salman Rushdie samedi à l'Associated Press.
Son avocat Me Mark Stephens a affirmé avoir écrit mercredi à l'éditeur, John Blake Publishing Ltd., pour lui demander de retirer le livre et d'en effacer "tout ce qui est faux concernant notre client et ses amis, les diverses assertions qui violent leur vie privée et celles concernant le dispositif de sécurité encore en place".
 
Le conseil prévient sinon qu'il entamera des poursuites en justice.Les tentatives de contacter John Blake Publishing par téléphone samedi sont restées infructueuses.
 
Ancien policier
 
Dans son autobiographie "Au Service de Sa majesté", l'ancien policier de Scotland Yard Ron Evans, coauteur, prétend notamment que Salman Rushdie faisait payer les policiers qui dormaient chez lui quand il faisait l'objet d'une fatwa (décret religieux) appelant à le tuer pour "Les Versets sataniques" (1988) jugés blasphématoire par le guide de la Révolution islamique en Iran, l'ayatollah Khomeiny.
 
Ron Evans affirme aussi que les gardes de l'écrivain le surnommaient "Scruffy" ("Minable") et qu'il leur est arrivé d'en avoir tellement assez de le supporter qu'ils l'ont enfermé dans un placard pour aller au pub.
 
"C'est totalement inventé", rétorque Salman Rushdie, aujourd'hui âgé de 61 ans. "Rien de semblable, ni de près, ni de loin, n'est jamais arrivé au cours des neuf ans pendant lesquels j'ai reçu une protection policière. Je veux simplement protéger ma réputation de ce ramassis de mensonges."
 
Ron Evans, qui a quitté la police pour travailler dans une société de sécurité privée, a été déclaré coupable de fraude comptable en 2005.
 
"Minables ivrognes et bagarreurs"
 
Rushdie, qui s'exprime également dans l'édition de samedi du Guardian, lui reproche aussi de mettre en péril la vie des personnes protégées par la police en révélant des détails des opérations secrètes de Scotland Yard qui reviennent selon lui à "fournir une feuille de route à ceux auraient de mauvaises intentions".
 
Il assure que ses relations avec les officiers chargés de sa protection étaient "professionnels, cordiaux et très souvent amicaux".
 
"Des gens que j'admire et respecte, des gens qui ont risqué leur vie pour me protéger (...) ont été diffamés dans ce livre", poursuit l'écrivain britannique d'origine indienne. "Ils n'ont jamais bu en service, n'allaient jamais au pub et n'acceptaient même pas des verres quand je rendais visite à mes amis.
 
Cela me reste en travers de la gorge, de les voir décrits comme de minables ivrognes et bagarreurs".
 
La Police métropolitaine a refusé de commenter les allégations de Ron Evans, se contentant de "déplorer qu'il choisisse de publier ce livre".
 
Salman Rushdie a vécu caché pendant dix ans, jusqu'à ce que le gouvernement iranien déclare en 1998 qu'il ne demandait plus sa mort. L'écrivain passe une bonne partie de sa vie à New York (avec AP)
*
Oeuvre maitresse de Salman Rushdie :
Les Versets sataniques a valu à son auteur une Fatwa de dix ans. Peut-être n'avait-il pas été lu comme un roman, oeuvre de fiction, lieu d'exploration formidable pour le langage et l'imagination.

Rushdie y pousse ses talents de jongleur jusqu'à la limite du possible.
 
Saladin et Gibreel, caractères incompatibles, se retrouvent dans le même avion et deviennent complémentaires au cours d'un miracle.
 
La crise identitaire qui s'était amorcée chez chacun prend alors des proportions gigantesques.
 
Gibreel est assailli par un rêve feuilleton où il découvre avec effroi qu'il joue à la fois le rôle de l'archange Gabriel et celui du prophète Mahound.
 
Saladin, lui, rencontre Rosa Diamond qui, en attendant le retour de Guillaume le Conquérant, ne rêve que de son passé argentin, au point que Chamcha finit par devenir la réincarnation de son amour de jeunesse.
 
Le doute ontologique a de plus en plus de prise sur les esprits et, dans ce roman aux accents kafkaïens, l'hybridité et l'imagerie animale sont d'une monstruosité angoissante.
 
 
 
Salman Rushdie est aussi l'auteur d'essais, de nouvelles et de plusieurs romans, parmi lesquels Les Versets sataniques (Christian Bourgois, 1989 et Plon, 1999), Le Dernier Soupir du Maure (Plon, 1996), Shalimar le clown (Plon, 2005).
 
Il a été anobli par la Reine d'Angleterre en 2007.

 
 
Note : de quoi rester songeuse.
 
Bien dommage cette affaire... mais cela se passe en Grande Bretagne, et ce genre d'écrits me parait courant dans le royaume de sa majesté...
 
De quoi faire vendre une certaine presse !
 
Que cela ne nous empêche pas de lire Salman Rushdie.
*

Or, paradoxalement, à force de multiplier les points de vue et les mises en abyme, Rushdie pousse le roman dans des retranchements tels qu'il est obligé, pour exister, de se fixer un centre narratif beaucoup plus fiable que dans les autres romans. Grâce à une instance transparaissant dans tout le récit, le seuil de l'éclatement narratif n'est pas franchi.
*
Un matin d'hiver, un jumbo-jet explose au-dessus de la Manche.
 
Au milieu de membres éparpillés et d'objets non identifiés, deux silhouettes improbables tombent du ciel : Gibreel Farishta, le légendaire acteur indien, et Saladin Chamcha, l'homme des Mille Voix, self-made man et anglophile devant l'Eternel. Agrippés l'un à l'autre, ils atterrissent sains et saufs sur une plage anglaise enneigée...
 
Gibreel et Saladin ont été choisis (par qui ?) pour être les protagonistes de la lutte éternelle entre le Bien et le Mal. Tandis que les deux hommes rebondissent du passé au présent et du rêve en aventure nous sommes spectateurs d'un extraordinaire cycle de contes d'amour et de passion, de trahison et de foi, avec, au centre de tout cela, l'histoire de Mahmoud, prophète de Jahilia, la cité de sable - Mahmoud, frappé par une révélation où les versets sataniques se mêlent au divin.
*
Biographie :

Salman Rushdie, né à Bombay en 1947, a longtemps vécu en Grande-Bretagne avant de s'établir aux Etats Unis.
 
 
Les Enfants de Minuit, couronné par le Booker Prize en 1981 et publié pour la première fois en France en 1983, a connu aussitôt un immense succès mondial, et placé son auteur au premier rang des écrivains majeurs de notre temps.
La terre sous ses pieds
Les enfants de minuit
Le dernier soupir du Maure
Est - Ouest
Les versets sataniques
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August 4, 2008

L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne est mort

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters 04.08.08 06h40

 
L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne est mort, dimanche 3 août, à Moscou à l'âge de 89 ans.
 
 
L'auteur de "L'Archipel du Goulag" a succombé à un arrêt cardiaque à son domicile, a annoncé son fils Stepan Soljenitsyne à l'agence Itar-TASS.

Le prix Nobel de littérature, grande figure de la dissidence en URSS, était très affaibli depuis plusieurs années et n'apparaissait plus que rarement en public.
 

 
Soljenitsyne avait passé huit ans au Goulag, entre 1945 et 1953, pour avoir critiqué Staline dans des lettres qu'il adressait à un ami depuis le front, pendant la Seconde guerre mondiale. En 1962, il publie "Une journée d'Ivan Denissovitch", récit sur un détenu ordinaire du Goulag, avec l'autorisation des autorités soviétiques. Pourtant,, d'autres livres de Soljenitsyne, "Le Pavillon des Cancéreux", puis "Le Premier Cercle" ne sortent qu'en "samizdat", les éditions clandestines, et à l'étranger, où ils connaissent un grand succès.
 
 
 

Voir autres articles :

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*
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Réactions :


Bernard Pivot, Journaliste et critique littéraire
«Il a été de ceux qui ont fait chuter le communisme soviétique.»
04/08/2008 par H. Lam Trong (France Info)
écouter 00 min 57 sec
*
 
Bernard Henry-Lévy, Ecrivain
« L'histoire retiendra de lui qu'il fut l'une des forces par quoi le communisme s'est effondré. »
04/08/2008 par H. Lam Trong (France Info)
écouter 00 min 49 sec
*
 
Note : grande émotion à l'annonce du décès de ce monument de la littérature.

Pour le moment, juste une envie de passer un peu de temps sur son parcours et probablement le relire.

Je suppose que nous aurons une rétrospective de sa vie (radio et télévision), donc, programme a surveiller.
*
Pour Lire et relire :
 


Pour se rafraichir la mémoire :
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*

 
 
EXIL
 
 

Il appréciait néanmoins le rôle de Vladimir Poutine, malgré son passé d'officier du KGB. "A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique (...) que j'ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes", avait-il dit en 2007 alors que Poutine venait de lui remettre le prestigieux Prix d'Etat russe. M. Poutine, qui lui avait rendu visite le 12 juin 2007 pour lui remettre le Prix d'Etat, avait alors loué celui qui a "dédié sa vie à la patrie".Le président russe Dmitri Medvedev a exprimé ses condoléances à la famille de l'écrivain. Nicolas Sarkozy a rendu hommage lundi matin à la mémoire d'Alexandre Soljenitsyne, "l'une des plus grandes consciences de la Russie du XXe siècle".

Prix Nobel de littérature en 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis, avant de revenir en Russie en 1994 après la chute de l'URSS. Depuis son retour, il s'était montré critique envers l'Occident et envers l'évolution de la Russie post-soviétique, appelant à un retour aux valeurs morales traditionnelles.
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August 4, 2008

Rushdie en lice pour le Booker 2008

 

 

 

Actualité littéraire

"The Enchantress of Florence", dernier roman de l'écrivain britannique Ron Evans, fait partie des treize oeuvres pré-sélectionnées pour le prix Booker 2008, équivalent en Grande-Bretagne du prix Goncourt.
 
"Avec un niveau remarquable de consensus, les cinq juges du Man Booker ont décidé de la pré-sélection de 13 romans. Les juges sont ravis de l'équilibre géographique de cette pré-sélection avec des auteurs originaires du Pakistan, d'Inde, d'Australie, d'Irlande et du Royaume-Uni", a indiqué Michael Portillo, président du jury, dans un communiqué.
 
112 romans étaient en lice.
 
La liste restreinte des cinq candidats encore dans la course doit être annoncée le 9 septembre et le nom du vainqueur sera révélé le 14 octobre.
 
Source : AFP29/07/2008 Mise à jour : 21:37


Article paru dans "le figaro" -


résumé :


Deux héros se croisent au XVIe siècle, entre la Florence des Médicis et l'Inde des Moghols.
 
L'un d'eux, le Grand Moghol Jalâluddin Muhammad Akbar, était un musulman libéral et très ouvert qui invita des jésuites à sa cour pour débattre de questions religieuses.
 
L'homme, complexe et idéaliste, profondément oriental mais séduit par l'Occident, est évidemment le porte-parole idéal des idées de Salman Rushdie.
 
Le deuxième héros, Niccolo Vespucci, est un voyageur mystérieux venu de Florence.
 
Entre les deux, une femme : l'enchanteresse Qara Köz, qui serait une descendante de Gengis Khan.
 
Certains critiques anglais voient dans cette amante idéale une description fidèle de la top-modèle et actrice indienne Padma Lakshmi, qui fut la quatrième femme de l'écrivain avant de demander le divorce l'année dernière. Après ses déboires amoureux, le romancier pourrait toutefois trouver une belle consolation. Son chef-d'œuvre de 1981,
*
Note :
je comprends un peu mieux la colère de Rushdie concernant la parution du bouquin de son ex-garde du corps.
 
Pas génial comme publicité pour le prétendant a un tel prix.
 
 
Reste tout de même que je préfère lire un bouquin de Rushdie plutôt que les déballages de Ron Evans.


 
*


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August 4, 2008

Vous prendrez bien une petite glace ?

Même au régime on peu manger des glaces... enfin, plutôt des sorbets... parce que pour les Magnums et autres délices, mieux vaut ne pas les approcher de trop près... sinon souvenirs impérissables... sur les hanches.

 


http://www.weightwatchers.fr/util/art/index_art.aspx?tabnum=1&art_id=121187

 

 

 

 

 

Plaisir de l’été
Températures en hausse, rythme différent, envie de se faire plaisir… Inutile de chercher bien loin les raisons de déguster une glace ou un milk-shake. Ne passez pas à côté de ces petits bonheurs si vous le souhaitez. Laissez-vous tenter… et gérez facilement vos envies avec ces rappels de base.

 

 

 

Quelques repères concernant les glaces Unités POINTS
  • Bâtonnets glacé
    Aux fruits (40 ml)
    Café, chocolat, vanille, etc… (60 ml)
1
3
  • Citron ou orange givrée
2
  • Crème glacée toute sorte (une boule de 45 ml)
1,5
  • Glace à l’eau (orange, citron, cola…, un batonnet)
1
  • Glace au yaourt (tous parfums, une boule de 45 ml)

1,5

  • Glace aux fruits (une boule de 45 ml)
1,5
  • Sorbet (tous parfums, une boule de 45 ml)
1

Rappel : et bien sûr, n’oubliez pas de comptabiliser le cornet en gaufrette (1 unité POINTS pour un cornet simple).
Envie d’essayer une nouvelle recette avec des fruits de saison ? Essayez donc cette délicieuse mousse !

 

Mousse glacée aux framboises

Pour 4 personnes

 


Préparation 10 mn (prévoir 30 mn de réfrigération préalable)

 

                     unités POINTS® | 2 par part

 

 

Ingredients

 

  • 500 g de framboises surgelées
  • Une brique de 360 g de lait concentré demi-écrémé très froid (stockée au réfrigérateur et placée 30 mn au congélateur avant son utilisation).

 

Instructions

Mettre les ingrédients dans le bol du mixeur avec 2 cs d’édulcorant en poudre.

Mixer jusqu’à l’obtention d’une mousse épaisse.

Répartir dans quatre coupelles et servir sans attendre.

 

Et aussi…

Sorbet au melon 

Glace à la banane 

Glace expresse à l’Italienne 

Vacherin fraise menthe 

Et pourquoi ne pas essayer un petit potage glacé aux poivrons? Vous voyez, ce ne sont pas les possibilités de se rafraîchir qui manquent, en été !

 

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August 4, 2008

La Fnac sélectionne une trentaine de livres pour son prix du roman

 

 

Rentrée littéraire, prix littéraires
 


Le jury composé de 400 adhérents et de 300 libraires de la Fnac a sélectionné au total 31 romans sur 300 ouvrages lus sur épreuves.

"Cette sélection jouit d’une indépendance totale ; aucun éditeur ne participe au processus de sélection et comme elle se fait sur épreuve, elle est sans influence d’articles de presse, de commentaires, etc.
 
La caractéristique de cette sélection versus septembre 2008, est certainement l’ouverture, la diversité dans les sujets abordés et le traitement : il y est question de quête d’identité, d’exil, de drames familiaux ou personnels.
 
Cette sélection est aussi résolument placée sous le signe de la découverte d’auteurs peu connus", indique, dans le communiqué, Bertrand Picard, directeur du Livre à la Fnac.

Les 31 romans sélectionnés

Le jury a choisi notamment les nouveaux opus de Ian Mc Ewan, Laurent Gaudé, Jean-Paul Dubois, Régis Jauffret, Sylvie Germain, Evelio Rosero et Mathias Enard dans leur sélection. Créé en 2002, le Prix du Roman Fnac est décerné par les libraires et les lecteurs.

La sélection commune
(titres retenus à la fois par les adhérents et les libraires de la Fnac) :

Catherine Cusset,
Un brillant avenir (Gallimard)
 
Elena, une jeune Roumaine née en Bessarabie et ballottée par l'Histoire, rencontre à un bal en 1958 un homme dont elle tombe passionnément amoureuse.
 
Il est juif, et ses parents s'opposent au mariage. Elena finit par épouser Jacob et par réaliser son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceauescu.
 
Émigrer aux États-Unis. Elle devient américaine, et se fait appeler Helen. Elle a rompu avec le passé, mais l'avenir n'est plus un rêve. Helen est maintenant confrontée à une réalité qui lui échappe : la maladie et la dépression de son mari ; l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse une Française malgré l'opposition de ses parents.
 
Cette jeune femme égoïste, arrogante, imbue d'un sentiment de supériorité presque national, Helen ne l'aime pas. Cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante, Marie en a peur. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose – leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme –, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour.
 
Mathieu Belezi, C’était notre Terre (Albin Michel)
 
Le domaine de Montaigne, quelque part en Kabylie : 600 hectares de collines, de champs de blé, d’orangers, d’oliviers et de vignes. La terre de la famille de Saint-André depuis un siècle Au cœur de ce petit royaume, une maison de maître et ses dépendances entourées de palmiers, d’acacias, de pins et de figuiers.
 
Six personnages : le père, la mère, les trois enfants (dont un a embrassé la cause du FLN) et la domestique kabyle.
 
Tout au long du roman, leurs voix s’interpellent et se répondent, se prennent pour ce qu’elles ne sont pas, tempêtent, supplient, invectivent des fantômes, se souviennent.
 
Le passé, c’est le quotidien du colon dans sa colonie, cette façon de régner en maître sur un pays qu’il a « fait » et des gens à qui il « apporte la civilisation ».
 
Le présent de ces voix, c’est la difficulté et l’amertume de l’exil dans une France hostile, bien peu disposée à ouvrir les bras. Et c’est aussi la souffrance d’un déracinement insurmontable.
 
Saga des de Saint-Andréavant, pendant et après l’indépendance de l’Algérie-, composé de scènes fortes - guerre, sexe, sentiments exacerbés, haines viscérales-, ce roman, comme ceux de Faulkner, traduit le chaos de la grande histoire, se dit à travers les passions de ceux qui font la petite. Le souffle qui porte de bout en bout cette saga, la profonde originalité de sa structure polyphonique et de son rythme incantatoire donnent à l’œuvre un caractère unique : on croit entendre, en la lisant, le chant funèbre des déracinés de tous les temps.
 
Ian Mc Ewan, Sur la plage de Chesil (Gallimard)
 
« Ils étaient jeunes, instruits, tous deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible. Mais ce n’est jamais facile.
 
Ils venaient de s’installer pour dîner dans un minuscule salon au premier étage d’une auberge de style géorgien.
 
Dans la pièce voisine, visible par la porte ouverte, se trouvait un lit à baldaquin assez étroit, dont la courtepointe d’un blanc pur s’étendait, incroyablement lisse, comme si aucune main humaine ne l’avait touchée.
 
Edward n’avoua pas qu’il n’était encore jamais allé à l’hôtel, alors que Florence, après ses nombreux voyages avec son père dans son enfance, était une habituée.
 
En apparence, tout leur souriait. » Il est historien, elle est violoniste. Leur mariage s’est bien passé, la cérémonie religieuse s’est déroulée sans fausse note, la réception a été festive et les adieux de leurs amis bruyants et chaleureux. Les mariés ont pris la route dans une petite voiture et sont arrivés en début de soirée à leur hôtel sur la côte du Dorset. Ils ont des projets grisants mais s’inquiètent du moment où leur maturité toute neuve va être mise à l’épreuve : après le dîner.
 
Dans l’Angleterre de 1962, la révolution sexuelle n’a pas encore éclaté : nul ne se débarrasse si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les voilà donc seuls et libres, du moins en théorie, de faire ce qu’ils veulent.
 
Mais la nuit de noces ne se déroule pas du tout comme prévu. Porté par une écriture d’une puissance et d’une simplicité déconcertantes, acide et dérangeant, Sur la plage de Chesil interroge avec brio ces moments très particuliers où bifurque le cours d’une vie.

Atiq Rahimi, Syngué Sabour (P.O.L)

En persan, Syngué sabour est le nom d’une pierre noire magique, une pierre de patience, qui accueille la détresse de ceux qui se confient à elle.
 
Certains, dans ce livre en tout cas, disent même que c’est elle qui est à La Mecque, et autour de quoi tournent les millions de pèlerins. Le jour où elle explosera d’avoir ainsi reçu trop de malheur, ce sera l’Apocalypse.
 
Mais ici, la Syngué sabour, c’est un homme allongé, comme décérébré après qu’une balle se soit logée dans sa nuque sans pour autant le tuer.
 
Sa femme est auprès de lui. Elle lui en veut de l’avoir sacrifiée à la guerre, de n’avoir jamais résisté à l’appel des armes, d’avoir été un héros, et pour ce résultat : n’être plus à la suite d’une rixe banale qu’un légume. Pourtant elle le soigne, et elle lui parle. Elle lui parle même de plus en plus. Tandis que dans les rues les factions s’affrontent, tandis que des soldats pillent et tuent alentour, elle parle, elle dévide sa litanie sans jamais savoir si son mari l’entend et la comprend.
 
Et c’est une extraordinaire confession sans retenue par quoi elle se libère de l’oppression conjugale, sociale, religieuse, allant jusqu’à révéler d’impensables secrets dans le contexte d’un pays semblable à l’Afghanistan.
 
À la fin du livre cette Syngué sabour explosera... Avec ce roman, directement écrit en français, Atiq Rahimi retrouve une forme de réalisme très proche de Terre et cendres avec une écriture qui, sèche et précise, sait aussi devenir par moments lyrique, emportée.
 
Cependant, plus directement que dans ses précédents livres, et comme de l’intérieur, il décrit avec beaucoup d’audace, la réalité oppressante, au quotidien et plus précisément au quotidien féminin, d’une certaine conception de l’Islam.
 
Jean-Marie Blas de Roblès, Là où les tigres sont chez eux (Zulma)
 
« – L’homme à la bite en pointe ! Haarrk ! L’homme à la bite en pointe ! fit la voix aiguë, nasillarde et comme avinée de Heidegger.
 
Brusquement excédé, Eléazard von Wogau leva les yeux de sa lecture ; pivotant à demi sur sa chaise, il se saisit du premier livre qui lui tomba sous la main et le lança de toutes ses forces vers l’animal.
 
À l’autre bout de la pièce, dans un puissant et multicolore ébouriffement, le perroquet se souleva au-dessus de son perchoir, juste assez pour éviter le projectile.
 
Les Studia Kircheriana du père Reilly allèrent s’écraser un peu plus loin sur une table, renversant la bouteille de cachaça à demi pleine qui s’y trouvait. Elle se brisa sur place, inondant aussitôt le livre démantelé. – Et merde !… grogna Eléazard.
 
Il hésita un court instant à se lever pour tenter de sauver son livre du désastre, croisa le regard sartrien du grand ara qui feignait de chercher quelque chose dans son plumage, la tête absurdement renversée, l’œil fou, puis choisit de revenir au texte de Caspar Schott. »
 
La sélection des libraires :


Virginie Ollagnier, L’incertain (Liana Levi)
 
1968. Zoltán Soloviev, écrivain new-yorkais, assiste, à Nice, à l’enterrement de sa première maîtresse, Jiska, de vingt ans son aînée.
 
La petite-fille de celle-ci l’approche et l’interroge sur cette grand-mère loin de laquelle elle a été élevée… Cette demande le pousse à écrire ses mémoires en parallèle à la chronique de sa rencontre avec la jeune femme.
 
Son récit commence à Yalta en 1919, l’année de ses dix ans. C’est Noël et sa famille de riches propriétaires terriens s’apprête à fuir la révolution et la guerre civile.
 
Leur exil passera par Constantinople, Nice et enfin New York. C’est là que Zoltán s’est installé à l’âge de vingt ans avec Jiska, qu’il a découvert le monde débridé des années folles et multiplié les aventures.
 
Mais, en 1968, il est loin de considérer sa vie amoureuse comme terminée, et cette toute jeune fille qui le questionne sur sa grand-mère va occuper une place inattendue dans sa vie…A travers cette traversée de l’histoire d’un siècle et d’un destin singulier, Virginie Ollagnier nous donne une nouvelle démonstration de son talent.
Laurent Gaudé, La porte des enfers (Actes Sud)

Naples, 1980. « C’est là, au coin du vicolo della Pace et de la via Forcella, que tout bascula. D’abord il ne remarqua rien. Il continua à tirer l’enfant par le bras avec la même insistance. Lorsque les passants se mirent à crier, il s’arrêta. Il n’avait pas peur. Il ne comprenait pas.
 
Il contempla autour de lui. Tout était devenu étrange. Il voyait, partout, les bouches des visages grandes ouvertes. Il entendait des cris, une femme avec un sac en osier était à quelques mètres devant lui, à quatre pattes contre une voiture, agitant les pieds comme si une araignée lui montait le long des jambes.
 
Il resta immobile un temps qui lui parut une éternité, puis son corps sembla comprendre et il se jeta au sol. La peur venait de s’emparer de ses muscles, de son esprit, de son souffle. Il entendit des coups de feu. Plusieurs, qui se répondaient. Il avait plaqué son fils au sol, serré contre lui. ».
 
Lorsque la fusillade s’arrête, Matteo découvre que l’enfant est mort. Ce qui se passe ensuite, Matteo et Giuliana, son épouse, ne s’en souviennent pas. Ils ont le sentiment d’être hors de la vie, leur douleur ne connaît pas de repos. Chauffeur de taxi, Matteo erre sans but d’un point à l’autre de la ville, travaillant désormais de nuit pour ne pas voir le monde.
 
Un jour, Giuliana lui demande de retrouver et de supprimer le meurtrier de leur fils. Parce qu’il échoue, elle disparaît. Matteo, de son côté, apprend dans un café où se croisent d’étranges consommateurs qu’il est possible de descendre aux Enfers. Laurent Gaudé signe ici son meilleur roman depuis La Mort du roi Tsongor.

Delphine Bertholon, Twist (JC Lattès)

Maman me l’avait assez répété, de ne pas parler aux inconnus, de faire attention avec tous ces « détraqués » qui courent dans la nature mais là, pas une seconde ça ne m’avait traversé l’esprit.
 
A cause de la bonne tête de R. avec sa chevelure d’éponge, sa voiture brillante, la jolie chatte à trois couleurs dans la petite caisse, l’orage dément qui me coulait dessus et surtout – surtout – à cause de Stanislas.
 
Guéthary, au mois de juin. Madison, 11 ans, est enlevée au retour de l’école. Au fond de la cave qui lui sert désormais de chambre, elle essaie de comprendre le pourquoi du comment.
 
Avec cette foi des enfants qui ne renoncent jamais, elle réinvente un monde plus vaste, à la mesure de ses grands projets.
 
Delphine Bertholon signe un roman fascinant sur l’enfance et ses élans, sur l’attente, mais aussi sur toutes les stratégies que nous déployons pour être libre, chacun à notre façon.
Jean-Paul Dubois, Les accommodements raisonnables (L’Olivier)

« – Le tapis roulant qui achemine le cercueil au cœur du four rencontre une anomalie. Le système d’allumage des rampes de gaz est également affecté par la panne. J’espère que nous allons solutionner ces problèmes très rapidement.
 
Sa voix flûtée, haut perchée, tranchait avec la gravité de son allure, comme s’il était doublé par un ridicule personnage de dessin animé.
 
Mon père hocha la tête avec un léger sourire qui pouvait laisser croire à une certaine bienveillance. En réalité, je savais qu’il pestait intérieurement contre cet accroc mécanique qui retardait le moment tant attendu où le sauteur partirait en fumée.
 
– Décidément, ton oncle nous aura fait chier jusqu’au bout. »
 
Entre son épouse en pleine dépression et un père qui lui a menti toute sa vie, Paul Stern a envie de tout laisser en plan. Pour sa part, il est aux prises avec le diable de la tentation.
 
Une singulière proposition de travail, à un bien curieux moment de sa vie : un producteur lui propose de s’atteler à une nouvelle histoire. Le seul problème éventuel est que le lieu de travail se situe à Hollywood, dans les studios de la Paramount. Il part.
 
Sa rencontre avec Selma Chantz fait alors basculer sa vie : Selma est le sosie de son épouse. La copie est aussi troublante, aussi parfaite et désirable que l’original avait pu l’être en son temps.
 
En d’autres termes, la jeune femme a l’âge de ses enfants et le visage de leur mère. Drôle, cinglant et désespéré, Les accommodements raisonnables est probablement le roman le plus incisif de Jean-Paul Dubois, qui conserve toute la fraîcheur de son écriture.

Howard McCord, L’homme qui marchait sur la lune (Gallmeister)

Qui est William Gasper, cet homme qui depuis cinq ans arpente inlassablement la Lune, une "montagne de nulle part" en plein coeur du Nevada ?
 
De ce marcheur solitaire, personne ne sait rien. Est-il un ascète, un promeneur mystique, un fugitif ?
 
Tandis qu'il poursuit son ascension, ponctuée de souvenirs réels ou imaginaires, son passé s'éclaire peu à peu : ancien tueur professionnel pour le compte de l'armée américaine, il s'est fait de nombreux ennemis.
 
Parmi lesquels, peut-être, cet homme qui le suit sur la Lune ? Entre Gasper et son poursuivant s'engage alors un jeu du chat et de la souris.
 
D'une tension narrative extrême jusqu'à sa fin inattendue, L'homme qui marchait sur la Lune est un roman étonnant et inclassable qui, depuis sa parution aux États-Unis, est devenu un authentique livre culte.

Valentine Goby, Qui touche à mon corps je le tue (Gallimard)

« Les enfants courent, en bas, dans la rue, ils sortent de l’école avec des bruits d’oiseaux, de billes sous les fenêtres de Lucie L. endormie.
 
Ils traversent le sommeil, léger à cette heure, de Marie G. couchée sur sa paillasse, émoussés par la distance, font éclater à l’intérieur comme des bulles d’or, couler des perles de verre, goutter l’eau d’un ruisseau.
 
Les voix des femmes s’y mêlent, uniquement des femmes.
 
Henri D. a laissé son journal sur la table du séjour, et regarde, debout contre la vitre, les enfants s’éparpiller sur le trottoir. »
 
Henri est exécuteur. Sa terreur, c’est de ne rien voir au fond des yeux d’un condamné, ni la victime, ni le crime. À la prison de la Petite-Roquette, Marie, faiseuse d’anges, a été condamnée à mort et attend son sort, entravée, dans sa cellule. Elle sera l’une des dernières femmes guillotinées.
 
Dans son appartement du quinzième arrondissement de Paris, Lucie, une jeune femme avortée, attend une sonde plantée dans l’utérus que son fœtus glisse hors d’elle.
 
De l’aube du 29 juillet 1943 à l’aube du 30 juillet 1943, dans la touffeur de l’été, ces trois personnages affrontent leurs destins. Roman de violence et de retenue, Qui touche à mon corps je le tue fait allègrement table rase des modes littéraires et interroge l’Histoire.
 
Invitant à méditer sur le fragile équilibre de forces qui régit un être vivant, Valentine Goby a su tirer parti, comme jamais, de cet art subtil qui impose en douceur la sobriété du dit.

Régis Jauffret, Lacrimosa (Gallimard)

« Vous étiez dans les bras de votre mère. Vierge à l'Enfant, Pietà, mais en guise de crucifié c'était seulement une jeune femme qui s'était pendue. Quand leurs filles meurent, les femmes en redeviennent grosses jusqu'à la fin de leur vie. Leur ventre est beaucoup plus lourd que la première fois. »
 
« Lacrimosa » signifie autant « celle qui pleure » que « celle qui fait pleurer », tout en évoquant la désolation du cantique Stabat Mater.
 
Entre récit et roman, ce texte à deux voix se déroule sous la forme d'un échange épistolaire entre un narrateur et une jeune femme, Charlotte, qui vient de se suicider. Un étrange et poignant dialogue avec l'au-delà, qui parvient à faire renaître ces moments de vraie vie si rares dans une existence.

Mathias Enard, Zone (Actes Sud)

Trajet, réminiscences, aiguillages, allers-retours dans les arcanes de la colère des Dieux. Zeus, Athéna aux yeux pers et Arès le furieux guident la mémoire du passager de la nuit, fils d’un Français qui a fait la guerre d’Algérie et d’une pianiste d’origine croate.
 
Adolescent doublement imprégné de patriotisme, puis d’extrême-droitisme, il a prolongé son service militaire en sections spéciales et autres commandos, puis s’est fiancé avec la très blanche Marianne.
 
Mais la guerre d’indépendance de Croatie, puis la Bosnie ont fait bouillir le sang qui coulait dans ses veines. Comme d’autres volontaires – Andrija surtout, dont il porte encore le deuil, et Vlaho le débonnaire qui finira mutilé – il est allé accomplir sa part de carnage, de viols, de cruautés (certaines scènes hantent encore ses insomnies).
 
Saturé de violence, il s’est fait oublier quelque temps dans la mortifère Venise (où Marianne l’a rejoint et bientôt largué d’un féroce coup de pied dans les génitoires).
 
Puis il est rentré en France où il s’est montré peu bavard – avec son père, pourtant, il aurait pu confronter quelques souvenirs d’interrogatoires particuliers – s’est présenté et a échoué aux concours du Quai d’Orsay, est entré dans un Service du Renseignement où il a connu Stéphanie (deuxième amour, deuxième échec), puis s’est vu attribuer une “ Zone”…
 
Mais ce soir (quinze ans après ses premiers faits d’armes) c’est sous une identité d’emprunt que Francis Servain Mirkovic s’installe dans le train Milan-Rome pour ce qui devrait être le dernier voyage de sa carrière professionnelle.
 
Au-dessus de lui, une mallette que par précaution il a menottée à une des barres du filet à bagages. Demain à Rome (où Carol Vojtila n’en finit plus de gésir sur son lit d’agonie) un représentant du Vatican lui donnera trois cents mille euros – l’allusion aux trente deniers de Judas le fait sourire – en échange du trésor patiemment rassemblé dans les marges de son activité d’agent du Renseignement français dans sa Zone (d’abord l’Algérie puis, progressivement, l’ensemble du Proche-Orient).
 
Le contenu de la mallette : des années de missions et d’investigations. Un compendium d’archives, de fiches, de disques informatiques, d’images et de documents concernant des centaines d’individus – commanditaires ou intermédiaires, cerveaux ou exécutants, agitateurs et terroristes de toutes obédiences, marchands d’armes et trafiquants, criminels de guerre en fuite. Les hommes de l’ombre et de l’action – sans guerres, l’Histoire serait pétrifiée, le monde serait mort d’ennui ! — qu’il a côtoyés, d’Alexandrie à Tel Aviv, du Caire à Jérusalem, d’Alger à Gaza ou Beyrouth.
 
Une dernière transaction et il pourra changer de vie, peut-être emménager avec Sashka, une jeune Russe, peintre d’icônes… Mais la nuit risque d’être longue. Le train démarre, Francis Servain Mirkovic allias Yvan Deroy est assis dans le sens contraire de la marche, adossé à son avenir – enfin ! – et les yeux tournés vers le passé qui défile…

Jean-Pierre Ohl, Les maîtres de Glenmarkie (Gallimard)

Qui sont vraiment les maîtres du manoir de Glenmarkie, cette bâtisse écossaise menaçant ruine, tout droit échappée d'un roman de Stevenson?
 
Et où est donc passé le trésor de leur ancêtre Thomas Lockhart, un écrivain extravagant mort de rire en 1660?
 
Fascinée par le génie de Lockhart, intriguée par l'obscur manège de ses descendants, la jeune Mary Guthrie explore les entrailles du manoir et tâche d'ouvrir les trente-deux tiroirs d'un prodigieux meuble à secrets.
 
Ebenezer Krook est lui aussi lié aux Lockhart. À Édimbourg, dans la librairie d'un vieil excentrique, il poursuit à l'intérieur de chaque livre l'image de son père disparu. Les tiroirs cèdent un à un sous les doigts de Mary. Les pages tournent inlassablement entre ceux d'Ebenezer. Mais où est la vérité? Dans la crypte des Lockhart? Au fond de Corryvreckan, ce tourbillon gigantesque où Krook faillit périr un jour? Ou bien dans les livres?
 
Peuplé de silhouettes fantasques, de personnages assoiffés de littérature qui rôdent au bord de la folie, Les maîtres de Glenmarkie brasse les époques, les lieux, et s'enroule autour du lecteur comme un tourbillon de papier. Hommage facétieux aux grands romans d'aventures, il pose et résout une singulière équation : un livre + un livre = un homme.

Marcello Fois, Mémoire du vide (Seuil)

On l’appelait le tigre d’Ogliastra : Samuele Stocchino fut le plus redoutable bandit sarde du siècle dernier.
 
Marcello Fois bâtit autour du destin de ce personnage à la fois historique et légendaire un récit ample et limpide, époustouflant de beauté.Libéré de toutes les contraintes de genre qui pouvaient desservir ses qualités littéraires, Fois s’affirme maintenant comme le très grand écrivain que l’on attendait
 
L’impact extraordinaire du récit s’explique par la force du personnage et son incroyable destin, la poésie de la langue, mais aussi le sens de la mémoire historique qui anime l’auteur quand il nous parle des guerres ou du terrible problème du banditisme en Sardaigne.
 
Mémoire du vide est un roman historique, le récit de la vie d’un redoutable bandit sarde ayant réellement existé, Samuele Stocchino, marqué dès son enfance par un terrible destin de vengeance pour un verre d’eau refusé.
 
Fils d’une famille de bergers, il s’engage à l’âge de seize ans et part lutter contre les Turcs en Libye, puis contre les Autrichiens pendant la Grande Guerre, et rentre à chaque fois en héros dans son village sarde. Mais rien n’y fait, le voilà définitivement rattrapé par son destin : pour venger la mort de son frère et sa famille humiliée, il devient le bandit sur la tête duquel pèse la rançon la plus élevée jamais promise, sur l’ordre du Duce en personne.
 
Seul l’immense amour que lui porte depuis toujours Mariangela le soulage parfois, adoucissant un peu la violence qui domine toute sa vie.Dans ce roman d’une très grande puissance, Fois manie à la perfection les différents points de vue, celui de Samuele, celui des habitants du village, sorte de voix populaire, et celui d’une instance narrative supérieure, voix d’une sagesse ancestrale.
 
Une façon bien particulière donc de dire le passé à travers la reconstruction inquiète et fragmentée d’expériences partielles. On est fasciné par la vie de ce personnage à la fois historique et légendaire, mais aussi conquis par la force de la langue, la puissance poétique qui se dégage aussi bien des descriptions que des dialogues.

Troy Blacklaws, Oranges sanguines (Flammarion)

Oranges sanguines est le récit des mémoires douces amères d’un jeune sud-africain librement inspiré de la vie de l’auteur.
 
Des souvenirs d’enfance dans une ferme du Natal, entre Beauty la nounou zouloue et Lucky Strike le cuisinier, un père héroïsé qui chasse le springbok et une mère artiste.
 
Puis l’école anglaise en uniforme, jusqu’à son éveil sexuel et politique tragi-comique au lycée du Cap, alors que pointe un inquiétant nuage à l’horizon : la conscription pour l’armée sud-africaine.
 
Prolongement autofictionnel de Karoo Boy, Oranges sanguines évoque dans une prose fluide, sensuelle, le bonheur et l’absurdité, le désir et la peur de grandir d’un adolescent blanc en Afrique du Sud dans les dernières années de l’apartheid.

Frédéric Ciriez, Des néons sous la mer (Verticales)

Dans un futur proche, l’État français ayant autorisé la réouverture des maisons closes, un jeune homme, en quête d’une vie nouvelle et d’un CDD, s’enrôle dans un ancien bâtiment de la Marine nationale transformé en bordel sur le littoral breton. Il y tient le vestiaire avec beaucoup de rigueur, en même temps qu’un singulier carnet de bord…

"Des néons sous la mer" nous immerge dans l’univers kitsch d’un sous-marin placé sous pavillon rose et accosté en baie de Paimpol.
 
Sur presque trois cents pages, le roman se construit comme une visite guidée de cet hôtel de passe aquatique.
 
Beau Vestiaire, c’est son nom, jeune employé dévoué, tente de saisir l’esprit du lieu avec une approche qu’il voudrait la plus scientifique possible. Les angles d’attaque de cet établissement insolite, haut lieu de l’érotisme marchand, sont multiples. Elles permettent au narrateur (témoin privilégié et acteur dudit bathyscaphe) de dresser un tour d’horizon de ces vies sous-marines. Une description qui forcément prend des allures surprenantes.
 
On croisera ainsi l’histoire édifiante de ce vaisseau maudit (l’ex Fascinant devenu Olaimp), des retranscriptions d’entretiens avec les douze prostituées embarquées (filles de l’eau arrivées à bon port), un audit marketing sur la clientèle (avec portraits et doléances des habitués), un florilège de contes et légendes celtiques (et assurément érotiques), une description méticuleuse des pièces du bâtiment (chambre de passes, bar, luminaires, périscope, vestiaire…), un aperçu gastronomique du restaurant local, un nuancier chromatique et une carte des plaisirs offerts (contre argent comptant).
 
Chacun des personnages transfigurés par Beau Vestiaire s’incarne dans cet espace nocturne réel ou fantasmé : coulisses mythiques d’une débauche jamais obscène et quotidien parfois rose parfois morose d’un lieu en marge.
 
Dans ce carnet de bord aussi rigoureux que fantasque, le narrateur autodidacte s’efface souvent derrière un vocabulaire informatif, factuel, sans s’interdire des ruptures de registres et des digressions qu’il rature aussitôt (jouant à la fois sur la transgression et l’autocensure). Mêlant l’anticipation sociopolitique, l’érudition parodique, la satire de moeurs et le mélodrame portuaire, Des néons sous la mer se présente d’emblée comme une fiction inclassable. Elle multiplie les voies d’eau pour approcher la question complexe et décomplexée de la prostitution.

En contrepoint à ces approches documentaires s’insèrent quatre chapitres intitulés Fugues, épisodes ordinaires qui dévoilent l’autre facette de Beau Vestiaire, hors-cadre. Virées en moto sur le front de mer, championnat de baby-foot amateur, hommage touchant à l’écorché Patrick Dewaere (natif de la région), ces échappées belles, écrites dans une prose plus narrative, sondent avec justesse la mélancolie buissonnière du héros. Les fragments de vie (contemplative, éthylique et amoureuse) entremêlés au pseudo rapport d’enquête, brossent le portrait en creux d’un anti-héros, iconoclaste au naturel désarmant, qui finira par quitter ce paradis artificiel si cet adieu est encore possible.

 

Le jour de sa mort, Julio Carrión, prestigieux homme d’affaires qui a acquis son pouvoir durant la dictature de Franco, lègue une fortune considérable à ses enfants.
 
Il leur laisse également un passé incertain, caché, chargé de culpabilité, qui remonte à ses années dans la division azul, durant la guerre civile espagnole.
 
À son enterrement, en mars 2005, son fils Álvaro, le seul à ne pas avoir voulu travailler dans les affaires familiales, est étonné par la présence d’une belle jeune femme que personne ne reconnaît et qui fut peut-être la dernière maîtresse de son père.
 
En revanche, Raquel Fernandez Perea, fille et petite-fille de républicains exilés en France, n’a jamais oublié le mystérieux épisode de son enfance, quand, après la mort de Franco, elle avait accompagné son grand-père chez des inconnus qui lui semblaient étrangement liés à l’histoire de sa famille.
 
Aujourd’hui, le hasard réunit Álvaro Carrión et Raquel Fernández, irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Dans une quête passionnante et douloureuse, ils vont découvrir l’influence dramatique d’anciennes histoires familiales sur leurs propres vies.Le Cœur glacé est un roman magistral qui entraîne le lecteur dans son histoire comme un fleuve déchaîné.

La sélection des adhérents :


Véronique Olmi, La promenade des Russes (Grasset)
 
« Moi, c’est de voir ma grand-mère cuisiner qui me donne le frisson. Elle allume le gaz du four et au lieu de lancer directement l’allumette, elle prend son temps. C’est un suspense terrible.
 
Je me sens responsable de tout l’immeuble, parfois même je me demande si je ne suis pas complice de cette explosion qui arrivera tôt ou tard, en plein cœur de Nice. <
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August 5, 2008

Mousse au chocolat légère

 

 

4 personnes
préparation : 10 mn
cuisson : 10 mn

Ingrédients :

- 2 œufs
- 10 g de cacao dégraissé en poudre
- 200 ml de lait écrémé
- édulcorant en poudre (type Canderel®) selon votre goût

Réalisation :
Délayer le cacao dans le lait sur feu doux.
Hors du feu, ajouter les jaunes d'oeufs et l'édulcorant.
Battre les blancs en neige ferme. Les blancs doivent adhérer au plat lorsque vous le retournez.
Les ajouter délicatement au mélange.
Laisser refroidir au moins 1 h.

Nos suggestions :
Recette légère à 65 cal par personne

source : http://www.femmesplus.fr/recette/cuisine-Cremes_et_mousses.11.html

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August 5, 2008

La Russie réunie pour l'adieu à Soljénitsyne

 

 

 

Moscou, de notre correspondante - Lorraine Millot

LIBERATION.FR : mardi 5 août 2008

 

Le président Poutine devant le cercueil de Soljenitsyne à l'Académie des sciences de Moscou. (Reuters)

Le défilé des Moscovites venus rendre un dernier adieu à Alexandre Soljenitsyne ce mardi était celui de tous les contrastes, réunissant en un rare instant toute la société russe.

 

 

 

De grosses limousines noires et un petit peuple de lecteurs, souvent âgés, portant quelques oeillets. La foule s'est massée pour rendre un dernier hommage à l'écrivain Soljenitsyne.

 

 

«Nous sommes venus prendre congé du siècle» résume Nadjeda Antonovna, professeur de musique de 60 ans, venue tout exprès de Toula, à 200 kilomètres de Moscou, en train. «Je connaissais Soljenitsyne depuis 1963, quand ma tante m’avait fait lire Une journée d’Ivan Denissovitch, confie-t-elle. Ce livre m’avait tellement secoué qu’ensuite j’ai suivi toute son oeuvre. Il était la conscience de la Russie».

Son fils Nikita, historien de 32 ans, est l’un des rares plus jeunes visages parmi la petite foule ce matin. Lui aussi se souvient encore avoir entendu la voix de Soljenitsyne dans son enfance, sur les ondes des «radios ennemies»: «Le son était mauvais, et ses textes difficiles à comprendre. On entendait mal mais on comprenait qu’il parlait différemment de tout ce qu’on entendait dans les programmes officiels. Ca m’a marqué pour la vie».

Sous la pluie torrentielle, qui s’abat sur Moscou depuis quelques jours, les pèlerins n’étaient pas très nombreux ce matin, quelques centaines seulement, à avoir fait le déplacement jusqu’à l’Académie des Sciences où le corps d’Alexandre Soljénitsyne doit être exposé toute la journée. «Nos enfants ont d’autres soucis, ils sont plus préoccupés de gagner leur vie que de nourriture spirituelle, soupire Viatcheslav Chkourko, contemplant la maigre foule. «Mais Soljenitsyne était un grand patriote, qui a beaucoup fait pour la Russie, se rassure-t-il. J’ai beaucoup appris de lui. J’espère que nos enfants finiront par le comprendre mieux qu’on ne le comprend aujourd’hui».

«Il faut être russe pour comprendre»

Parmi les anciens dissidents, les cortèges officiels venus eux aussi rendre hommage à Soljenitsyne font bien sûr froncer les sourcils. Vladimir Poutine, qui avait plusieurs fois rendu visite au grand homme ces dernières années, passe vers 13 heures pour déposer un bouquet de roses. Mais personne ne songe vraiment à polémiquer aujourd’hui sur cette étrange liaison entre l’ancien agent du KGB et l’écrivain qui démasqua le système communiste.

«Quand Soljenitsyne est revenu en Russie (en 1994, après 20 ans d’exil, ndlr), j’ai compris qu’il valait mieux qu’il se taise», explique Nadejda Antonovna, la pèlerine de Toula, préférant elle aussi s’enfuir plutôt que de risquer un mot sur le sujet. «Il faut être russe pour comprendre qu’il vaut mieux se taire» excuse son fils.

Pavel Ouvarov, historien à l’Académie des Sciences, avoue aussi son malaise face à certaines oeuvres de Soljenitsyne, et notamment les relents antisémites d’un de ses derniers ouvrages, Deux siècles ensemble. Mais il préfère retenir l’essentiel: «Soljenitsyne était un exemple de ce que l’on peut faire avec l’Histoire, explique-t-il. Il était comme le Pape de Staline: il était sans aucune division de chars… et c’est sans aucune division de chars qu’il a changé le cours de l’Histoire. Pour nous, c’est une leçon».

Les obsèques sont prévues ce mercredi, au monastère Donskoï de Moscou où l’écrivain avait demandé à être enterré.

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