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July 25, 2008

Blog en attente...

T

vacances
vacances
el qu'il était, ce blog ne me convenait pas du tout.

Donc, grand ménage par le vide... et on verra plus tard.

En attendant je vous souhaite à tous de bonnes vacances.

amitiés

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July 27, 2008

légendes de 7 dormants

dicton du jour

 

Les Sept Dormants
Redressent le temps

Légende selon laquelle 7 jeunes gens emmurés en 250 survécurent jusqu'en 362.
Il

s'agit de sept soldats chrétiens qui servaient sous l'empereur Dèce et désertèrent pour ne pas sacrifier aux dieux. Arrivés près d'Ephèse, Izmir en Turquie actuelle, ils entrèrent dans une caverne pour se reposer, s'endormirent et ne se réveillèrent que deux cents ans plus tard. Ils étaient en pleine forme. Ils parcoururent le pays pour annoncer la résurrection de la chair et puis rentrèrent dans leur grotte où ils s'endormirent pour l'éternité.

Ils furent vénérés dès le 6ème siècle tout autant par les chrétiens que par les musulmans. Une fête interreligieuse les unit d'ailleurs en Bretagne chaque année, à la fontaine des Sept Dormants, non loin de Lannion dans le Trégor.
Fêtés anciennement le 27 juillet.
Les Eglises d'Orient fêtent le 4 août ces sept martyrs emmurés dans une caverne.

Maximien, Malchus, Marcien, Denys, Jean, Sérapion et Constantin

Les sept dormants étaient originaires d'Ephèse. L'empereur Dèce qui persécutait, les chrétiens, de cette ville, fit construire des temples dans líenceinte de cette cité, afin que tous se réunissent à lui pour sacrifiée aux idoles. Or, il avait ordonné qu'on cherchât tous les chrétiens et quand ils avaient été pris, il les forçait à sacrifier où à mourir.

On éprouva donc généralement une si grande crainte des supplices que líami reniait son ami, le père son fils, et le fils son père. Alors se trouvaient dans cette ville sept chrétiens qui furent saisis d'une grande douleur quand ils virent ce qui se passait. Comme ils étaient les premiers officiers du palais, et qu'ils méprisaient les sacrifices offerts aux idoles, ils restaient cachés dans leur maison, se livrant aux jeûnes et aux oraisons. 

Accusés et traduits devant Dèce; puis convaincus d'être chrétiens, on leur donna le temps de revenir à résipiscence et ils furent relâchés, jusqu'au retour de líempereur. Mais dans cet intervale, ils distribuèrent leur patrimoine entre les pauvres, et prirent la résolution de se retirer sur le mont Célion, où ils se décidèrent à rester cachés. Pendant longtemps, líun d'eux se procurait ce qui leur était nécessaire, et chaque fois qu'il entrait dans la ville, il se déguisait en mendiant. Or, quand Dèce fut revenu dans Ephèse, il ordonna de les chercher pour les obliger à sacrifier. 


Malchus, qui les servait, revint effrayé trouver ses compagnons et leur faire part de la fureur de líempereur. Ils furent saisis de crainte; alors Malchus leur présenta les pains qu'il avait apportés, afin que, fortifiés par la nourriture, ils en devinssent plus braves pour le combat. Après leur repas du soir, ils s'assirent et s'entretinrent avec tristesse et larmes, et à líinstant, par la volonté de Dieu, ils s'endormirent.

Quand vint le matin, on les chercha et on ne put les trouver, Or Dèce était désolé d'avoir perdu de pareils jeunes gens; on les accusa de s'être cachés jusqu'alors sur le mont Célion, et de persister dans leur résolution.On ajouta qu'ils avaient donné leurs biens aux pauvres. Dèce ordonna donc de faire comparaître leurs parents qu'il menaça de mort, s'ils ne déclaraient tout ce qui était venu à leur connaissance au sujet des absents. Leurs parents les accusèrent comme les autres et se plaignirent de ce qu'ils avaient distribué leurs richesses aux pauvres.

Alors Dèce réfléchit à la conduite qu'il tiendrait à leur égard, et par líinspiration; de Dieu, il fit boucher avec des pierres líentrée de la caverne afin qu'y étant renfermés, ils y mourussent de faim et de misère. On exécuta ses ordres et deux chrétiens, Théodore et Rufin, écrivirent la relation de leur martyre qu'ils placèrent avec précaution entre les pierres. Or, quand Dèce et toute la génération qui existait eurent disparu, trois cent soixante-douze ans après, la trentième année de líempire de Théodose, se propagea líhérésie de ceux qui niaient la résurrection des morts. Théodose, qui était un empereur très chrétien, fut rempli de tristesse devoir la foi indignement attaquée. 


Il se revêtit d'un cilice; et s'étant retiré dans líintérieur de son palais, il pleurait tous les jours Dieu, qui vit cela dans sa miséricorde, voulut consoler ces affligés et affermir líespérance de la résurrection des morts ; il ouvrit les trésors de sa tendresse et ressuscita les sept martyrs, comme il suit. 

Il inspira à un citoyen d'Ephèse líidée de faire construire sur le mont Célion des étables pour les bergers. Les maçons ayant ouvert la grotte, les saints se levèrent et se saluèrent, dans la pensée qu'ils n'avaient dormi qu'une nuit ; puis se rappelant leur tristesse de la veille, ils demandèrent à Malchus ce que Dèce avait décrété à leur égard. Il répondit : « Comme je vous líai dit hier soir, on nous a cherchés pour nous contraindre à sacrifier aux idoles : voilà les pensées de líempereur par rapport à nous.» 

Maximien répondit : « Et Dieu sait que nous ne sacrifierons pas. » Après avoir encouragé ses compagnons, il dit à Malchus de descendre à-la ville pour acheter du pain, en lui recommandant d'en prendre plus qu'il n'avait fait la veille, et de leur communiquer à son retour les ordonnances de líempereur. 

Malchus prit cinq sols, sortit de la caverne. En voyant les pierres il fut étonné ; mais comme il pensait à autre chose, líidée des pierres fit peu d'impression sur lui. Alors qu'il arrivait, non sans une certaine appréhension, à la porte de la ville, il fut singulièrement surpris de la voir surmontée du signe de la croix. De là il alla à une autre porte. Quand il vit le même signe, il fut très étonné de voir une croix au-dessus de toutes les portes, et de trouver la ville changée. Il se signa, et revint à la première porte en pensant qu'il rêvait. Enfin il se rassure, se cache le visage et pénètre dans la ville. Comme il entrait chez les marchands de pain, il entendit qu'on parlait de Dieu, il fut stupéfait : « Qu'est ceci, pensait-il ? hier personne n'osait prononcer le nom de J-C., et aujourd'hui ils se confessent tous chrétiens? Je crois que ce n'est pas là la ville d'Ephèse : d'ailleurs elle est autrement bâtie ; c'est une autre ville, mais je ne sais laquelle. » 

Alors il prit des informations : on lui répondit que c'était Ephèse. Se croyant le jouet d'une erreur, il songea à venir retrouver ses compagnons. 


Cependant il entra chez ceux qui vendaient du pain, et ayant donné son argent, les marchands étonnés se disaient líun à líautre que ce jeune homme avait trouvé un vieux trésor. Or, Malchus, en les voyant se parler en particulier, pensait qu'ils voulaient le mener à líempereur, et, dans son effroi, il les pria de le laisser aller et de garder les pains et les pièces d'argent.

Mais les boulangers le retinrent et lui dirent : « D'où es-tu ? Puisque tu as trouvé des trésors des anciens empereurs; indique-les-nous; nous partagerons avec toi et nous te cacherons, car autrement tu ne peux t'en retirer.» Malchus ne savait quoi leur répondre, tant il avait peur. Alors les marchands, voyant qu'il se taisait, lui jetèrent une corde au cou, le traînèrent par les rues jusquíau milieu de la ville. 

C'était une rumeur générale qu'un jeune homme avait trouvé des trésors. Tout le monde s'assemblait autour de lui, et le regardait avec admiration. Malchus voulait faire comprendre qu'il n'avait rien trouvé. Il examinait tout le monde et personne ne pouvait le connaître. Il regardait au milieu de la foule  pour distinguer quelqu'un de ses parents (il les croyait vraiment encore en vie), et ne trouvant personne, il restait comme un hébété au milieu du peuple de la ville. Le fait vint aux oreilles de saint Martin, évêque; et du proconsul Antipater, nouvellement arrivé dans la ville.

Ils commandèrent aux citoyens de leur mener ce jeune homme avec précaution et d'apporter en même temps son argent. Pendant que les officiers le conduisaient à líéglise, il pensait qu'on le menait à líempereur. L'évêque donc et líempereur, surpris de voir cet argent; lui demandèrent où il avait trouvé un trésor, inconnu. Il répondit qu'il n'avait rien trouvé, mais qu'il avait en ces deniers dans la bourse de ses parents. On lui demanda alors de quelle ville il était. 
Il répondit : « Je sais bien que je suis de cette ville, si tant est que cette ville soit Ephèse. » 
Le proconsul dit : « Fais venir tes parents, afin qu'ils répondent pour toi. ».

 

Quand il eut cité leurs noms, personne ne les connaissant, on lui dit qu'il mentait pour pouvoir échapper, n'importe de quelle manière. «Comment te croire, dit le proconsul? Tu prétends que cet argent vient de tes parents, et líinscription a plus de 377 ans ; elle date des premiers temps de líempereur Dèce, et ces pièces ne sont pas du tout pareilles à celles qui ont cours chez nous. Et comment tes parents vivaient-ils à cette époque, quand tu es si jeune? Tu veux donc tromper les savants et les vieillards d'Ephèse ? Eh bien ! je vais te livrer à la rigueur des lois, jusqu'à ce, que tu fasses líaveu de ta découverte. » 

Alors Malchus se jeta à leurs pieds en disant : « Pour Dieu, seigneurs, dites-moi ce que je vous demande, et je vous dirai ce qui est dans mon coeur. L'empereur Dèce, qui se trouvait dans cette ville, où est-il à présent?» L'évêque lui répondit : « Mon fils, il n'y a plus aujourd'hui ici-bas d'empereur qui s'appelle Dèce; il y a longtemps qu'il líétait.»

Mais Malchus dit : « C'est pour cela, seigneur, que je suis bien étonné et que personne ne. me croit. Or suivez-moi, et je vous montrerai mes compagnons qui sont au mont Célion, et vous les croirez. Ce que je sais, c'est que nous avons fui quand Dèce s'est présenté ici  et, hier soir, j'ai vu entrer Dèce dans cette ville, si tant est que ce soit Ephèse. » 

Alors líévêque ayant réfléchi, dit au proconsul : « C'est une vision que Dieu veut montrer par le ministère de ce jeune homme. » Ils le suivirent donc avec une grande multitude de citoyens. 
Malchus pénétra le premier dans le lieu où étaient, ses compagnons : líévêque, qui entra après lui, trouva entre les pierres la relation scellée de deux sceaux d'argent. Il assembla le peuple, la lut, à líadmiration de tous ceux qui líentendirent; et en voyant les saints de Dieu assis dans la caverne avec un visage qui avait la fraîcheur des roses, ils se prosternèrent en glorifiant Dieu. 

Aussitôt líévêque et le proconsul envoyèrent prier líempereur de venir de suite voir les miracles qui venaient de s'opérer. Aussitôt líempereur quitta le sac qu'il portait, se leva et vint de Constantinople à Ephèse en rendant gloire à Dieu.On alla au-devant de lui et on líaccompagna à la grotte. Les saints n'eurent pas plutôt vu líempereur que leur visage brilla, comme le soleil; ensuite líempereur entra, se prosterna devant eux en glorifiant Dieu, se leva, les embrassa et pleura sur chacun d'eux en disant : « Je vous vois, comme si je voyais le Seigneur ressuscitant Lazare. »

Alors saint Maximien lui dit : « Croyez-nous ; c'est pour vous que Dieu nous a ressuscités avant le jour de la grande Résurrection, afin que vous croyiez indubitablement à la résurrection certaine des morts; car nous sommes vraiment ressuscités et nous vivons. Or, de même que líenfant dans le sein de sa mère vit sans ressentir de lésion, de même, nous aussi , nous avons été vivants, reposant, dormant et n'éprouvant pas de sensations. » Quand il eut dit ces mots, les sept hommes inclinèrent la tête sur la terre, s'endormirent et rendirent líesprit selon líordre de Dieu. 

Alors líempereur se leva, se jeta sur eux avec larmes et les embrassa. Il ordonna ensuite de faire des cercueils d'or pour les renfermer. Mais cette nuit-là même, ils lui apparurent et lui dirent que jusqu'alors ils avaient reposé sur la terre et qu'ils étaient ressuscités de dessus la terre, qu'il les y fallait laisser, jusqu'à ce que le Seigneur les ressuscitât la seconde fois. 

L'empereur ordonna donc qu'on ornât ce lieu.de pierres dorées, et que tous les évêques qui confessaient la résurrection fussent absous. Qu'ils aient dormi 377 ans, comme on le dit, la chose peut être douteuse, puisqu'ils ressuscitèrent lían du Seigneur 418. Or, Dèce régna seulement un an et trois mois, en lían 252. ainsi, ils ne dormirent que cent quatre-vingt-seize ans.

sources :

http://www.maison-russie.fr/invites/icone/saints_fetes/textes/aout01.html

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/dictons.html

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July 27, 2008

Véronique Roy - Muséum

livre de chevet - thriller

premier roman
les 10 premières lignes :
 
Au terme d'une course approximative de 3000 milliards de kilomètres de distance et traverser sans encombre les anneaux de Saturne, un astéroïde de 13,724kg pénétra dans l'atmosphère terrestre et termina sa course ce samedi 27 août, aux alentours de 16 heures 51, dans le jardin de madame Aurélie Leroch, retraitée à Saint-Cast-leGuildo, charmante bourgade bretonne perchée à deux pas d'une falaise.
 
Madame Leroch, qui profitait des derniers beaux jours de l'été, venait de se lever de sa confortable chaise longue pour aller se servir un rafraîchissement à la cuisine (…)
Un livre mélant théories de l'évolution, meurtres, suspens et Museum d'Histoire Naturelle de Paris

Prenant comme décor la Grande Galerie de l'évolution, le Jardin des Plantes, l'intrigue avance au rythme des cadavres découverts.

L'enquête est menée par un paléontologue, une bibliothécaire et un jésuite venant du Vatican.
 
L'auteur fait habilement s'affronter les tenants de la théorie de l'évolution et la mouvance créationniste...
 
Présentation de l'éditeur :
Au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, les éminences scientifiques sont en émoi : une météorite antérieure à la création du système solaire apporterait la preuve de l'origine extraterrestre de la vie.
 
Les vieilles querelles resurgissent. L'homme est-il le produit accidentel de l'évolution ou le fruit d'un " dessein intelligent ", autrement dit, de Dieu ?
 
Pour en avoir le cœur net, le directeur du Muséum fait appel à deux spécialistes :
 
le paléontologue et géologue américain , Peter Osmond, athée convaincu et pourfendeur des thèses créationnistes,
 
et l'Italien Marcello Magnani, astrophysicien dépêché par le Vatican.
 
La sémillante conservatrice Léopoldine Devaire, que la disparition d'une malle mystérieuse préoccupe, les secondera dans leurs travaux.
 
Mais, dès son arrivée, Peter Osmond fait une découverte macabre : la biologiste Anita Elberg, affreusement disséquée, gît dans une pièce obscure...
 
La police française ouvre l'enquête mais piétine.
 
Et, pendant sept jours, les meurtres se succèdent... Osmond, Magnani et Léopoldine vont s'allier pour découvrir la vérité et mettre un terme aux actes barbares qui font trembler l'institution.

Les critiques :
 
" Museum, de Véronique Roy, est publié aux éditions Fayard, plus haletant, plus subtil et plus drôle que le Da Vinci Code. Bonne lecture !" Bernard Lehut (RTL)
*
"Au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, les éminences scientifiques sont en émoi: une météorite antérieure à la création du système solaire apporterait la preuve de l'origine extraterrestre de la vie. Les vieilles querelles resurgissent. L'homme est-il le produit accidentel de l'évolution ou le fruit d'un «dessein intelligent», autrement dit, de Dieu?" (France Culture)
*
"Une intrigue efficace dans le monde très particulier de la recherche." Isabelle Marchand (Pélerin)
*
"Des assassinats comme s'il en pleuvait, des savants fous frisant la caricature: à dessein ou non, ce polar sans frisson ressemble, et c'est son charme, à un pastiche." Anne Berthod (L'express)



L'auteur, Archiviste et scénariste, Véronique Roy a travaillé plusieurs années au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.
 
Avec Muséum, elle mène l’enquête au coeur d’un lieu unique et fascinant, et pose, d’une façon aussi ludique que fondée, la difficile question de nos origines.

Note :
Commencé hier soir... pour le moment pas trop emballée... mais lu moins de 100 pages !
sinon, une bonne raison pour aller faire un tour sur le site du
 

 

 
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July 29, 2008

Un romancier turc risque de 6 mois à 1 an de prison

 

 

Actualité littéraire
 

littérature étrangère : Turquie

Après Orhan Pamuk, un écrivain est à nouveau inquiété par la justice turque, non pour ses déclarations publiques, mais pour le contenu d’un roman.
 
Auteur d’une trentaine de livres en tous genres traduits dans une dizaine de langues, Nedim Gürsel, né en 1951, partage sa vie entre Istanbul et Paris où il a fait ses études (il avait soutenu une thèse de littérature comparée sur Aragon et Nazim Hikmet).
 
Directeur de recherches au CNRS, il enseigne également la littérature turque à la Sorbonne et à Langues O.
 
Son dernier roman Les Filles d’Allah, qui doit paraître l’an prochain en français au Seuil, lui vaut les foudres de la justice.
 
Il a l’habitude : son premier roman La Première femme (1983) avait été censuré par le pouvoir pour offense à la morale publique.
 
Pour ceux qui comprennent le turc, il s’en explique dans cet entretien filmé, pêché parmi les commentaires du blog Au fil du Bosphore.
 
Cette affaire intervient dans un climat politique et judiciaire tendu, alors qu’un réseau nationaliste accusé de préparer le terrain à un coup d’Etat militaire est en proçès, que les activités antilaïques du parti musulman conservateur au pouvoir (AKP) pourraient lui valoir une interdiction et qu’un attentat a fait de nombreux morts et blessés dans la capitale.
 
Entretien réalisé hier :

 

RDL : L’actuel contexte politique turc explique-t-il ces attaques contre vous ?
N.G. : Malheureusement oui. Ayant été déjà jugé par un tribunal militaire après le coup d’Etat du 12 septembre 1980, mon premier livre Un long été à Istanbul publié en français chez Gallimard, a été ensuite accusé d’offense aux forces de sécurité nationales (article 159 du code pénal). Je croyais que la Turquie avait fait des progrès et que la liberté d’expression existait grâce à la perspective européenne…

RDL : Aviez-vous le sentiment, en écrivant ce livre, que vous alliez au devant de ces ennuis ? Et aviez-vous en tête le sort de Salman Rushdie ?
N.G. : Mon roman Les Filles d’Allah est très différent des Versets sataniques que j’avais lu dans sa traduction française dès sa parution (Ce livre n’est toujours pas traduit en turc). A vrai dire je ne m’attendais pas à des poursuites judiciaires.
Par contre, dès sa parution en mars dernier, j’ai été attaqué par la presse islamiste, ne serait-ce que pour avoir fait de Mohamed (NDLR : Mahomet) un personnage de roman.
 
RDL : Avez-vous reçu des menaces ?
N.G. : Un article paru dans le quotidien Vakit s’achevait ainsi: “Heureusement que les Musulmans n’attaquent pas cet écrivain insolent ainsi que son éditeur”…
 
RDL : Qu’est-ce qui est en jeu dans Les Filles d’Allah ?
N.G. : : C’est un roman qui a plusieurs voix ; il interroge la foi et la violence dans l’Islam et place le prophète au centre du récit. L’enjeu n’est pas politique, mais historique. Un enfant, sous l’influence de son grand-père, qui est un musulman croyant, imagine la géographie du prophète, notamment la Mecque et Médine que son grand-père fut contraint de défendre pendant la Première Guerre Mondiale contre les Arabes, peuple du prophète.

RDL : Comment avez-vous “senti” le procureur lors de votre déposition ?
N.G. : Respectueux il était silencieux comme le Sphinx.
 
RDL : Quelles suites judiciaires imaginez-vous ?
N.G. : Un procès qui finira j’espère par un acquittement
*
*

Voir :



http://istanbul.blog.lemonde.fr/2008/07/16/nedim-gursel-un-romancier/


http://www.bleublancturc.com/TurcsconnusFR/Nedim_Gursel.htm


http://www.librairie-gaia.com/Dossiers/Turquie/NedimGursel.htm


http://fr.wikipedia.org/wiki/Nedim_G%C3%BCrselLa République des Livres : Y a-t-il une différence de nature et d’objectif entre la première plainte et celle du procureur ?
Nedim Gürsel: La plainte a été déposée par les islamistes qui semblent bien organisés, ayant des avocats et faisant pression sur le procureur. La poursuite judiciaire fut ouverte conformément a la procédure par le procureur de la République d’Istanbul selon l’article 216 du code pénal turc qui prévoit une peine de prison entre six mois et un an pour celui qui vilipende ” les valeurs religieuses d’une partie de la population si cette offense trouble la paix publique”.
source : http://passouline.blog.lemonde.fr/
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July 29, 2008

curiosité de lecture... Datura

 

 

En lisant "Utu" et "Muséum", rencontre avec une plante...

Famille : Solanacées

Origine : Amérique du sud, Inde

Période de floraison : de juin jusqu'aux gelées

Couleur des fleurs : blanche, rosée, jaune, violet

Exposition : soleil

Type de sol : riche en humus, bien drainé

Acidité du sol : neutre

Humidité du sol : frais

Utilisation : massif, bac, pot

Hauteur : de 30cm à 2 m selon les espèces

Type de plante : fleur

Type de végétation : vivace, annuel

Type de feuillage : caduc, persistant

Rusticité : 10°C, rentrez à l'abri votre datua à l'abri du gel dans un endroit frais

Plantation, rempotage : printemps

Méthode de multiplication : semis en mars à l'intérieur puis repiquage en place fin mai, bouturage en été

Taille : -

Espèces, variétés intéressantes :

Le genre comprend une vingtaine d'espèces
- Datura stramonium, le Stramoine est souvent considéré comme une mauvaise herbe et est une des Solanacées les plus vénéneuses

Maladies et insectes nuisibles : les araignées rouges, les aleurodes, les cochenilles farineuses

Toxicité : Toutes les parties de la plante sont toxiques, son ingestion entraine un délire hallucinatoire de plusieurs heures

source : http://www.aujardin.info/plantes/datura.php

*

petite histoire des plantes hallucinogènes :

http://www.didier-pol.net/8plhalu.htm#Solanac%E9es

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July 29, 2008

light - Rillettes de maquereaux

 

 

4 à 6 personnes

Filets de maquereau : 6
Carrés Gervais : 3 grands
Moutarde
Ciboulette

Coupez les filets de maquereaux en petits morceaux. Mixez-les avec le fromage frais. Ajoutez de la moutarde selon votre goût et de la ciboulette ciselée.
Réservez au frais.


28/07/2008

Paule Neyrat, Diététicienne
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July 29, 2008

light - Salade de saumon fumé aux fruits

 

 

Pour 4 personnes

Ingrédients
150 g de billes de melon surgelées
4 tomates
100 g de mesclun
1 orange
4 tranches d'ananas au naturel ou frais
3 branches de menthe
1 paquet de dés de saumon fumé
1 gousse d'ail
1 citron vert
2 cuil à soupe d'huile d'olive
Fleur de sel, poivre du moulin

Sortez les billes de melon et laissez-les décongeler dans un saladier.
Mondez, épépinez les tomates, coupez la chair en dés. Mettez-les dans le saladier.
Rincez, séchez le mesclun. Coupez les tranches d'ananas en dés. Détachez les feuilles de menthe.
Ajoutez tout cela dans le saladier avec les dés de saumon fumé.
Râpez le zeste de l'orange et ajoutez-le également.
Pressez le jus du fruit, réservez-le dans un bol.
Pelez et hachez l'ail. Mettez-le dans le bol du jus d'orange. Pressez le citron vert, ajoutez ce jus ainsi que l'huile d'olive. Fouettez bien. Versez dans le saladier.
Mélangez.
Parsemez de la fleur de sel, donnez quelques tours de moulin à poivre.

 

28/07/2008

Paule Neyrat, Diététicienne, e-santé
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July 29, 2008

Salade tomates, courgettes, sardines

 

 

Pour 4 personnes

1 gros oignon
2 gousses d'ail
5 belles tomates
3 petites courgettes
2 petits poivrons doux
1 grosse boîte de sardines à l'huile
1 citron
1 cuil à soupe de vinaigre
2 cuil à soupe de petites olives noires
1 cuil à soupe de persil haché
Sel, poivre

Pelez et hachez l'oignon et les gousses d'ail.
Mondez, épépinez les tomates et coupez-les en quartiers.
Lavez les courgettes, retirez les bouts et taillez-les en très fines rondelles.
Épluchez les poivrons et hachez-les.
Coupez les sardines à l'huile en morceaux, réservez l'huile de la boîte.
Rassemblez tout cela dans un saladier. Mélangez délicatement.
Dans un bol, pressez le jus du citron, ajoutez un filet de vinaigre, l'huile de la boîte de sardines, du sel et du poivre.
Versez cette sauce dans le saladier. Ajoutez les petites olives. Mélangez.
Saupoudrez de persil haché.


28/07/2008

Paule Neyrat, Diététicienne : e-santé
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July 29, 2008

Le grand cimetière des livres

 

 article supprimé... il me semblait simplement qu'une diffusion de ce très bon article était une chose sympatique à faire. Erreur de ma part et excuses faites.
 


 

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July 29, 2008

"Affaire Siné" : la Licra décide de poursuivre le chroniqueur de Charlie Hebdo en justice

NOUVELOBS.COM | 29.07.2008 | 18:56

La Licra, qui a déjà poursuivi Jean-Marie Le Pen et Dieudonné pour des propos racistes et antisémites, justifie son recours devant les tribunaux en qualifiant les propos du chroniqueur de "poncifs de l'antisémitisme le plus éhonté".

Siné

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a décidé, mardi 29 juillet, de porter l'affaire "Siné" en justice.

Dans un communiqué, la Licra, qui a déjà poursuivi Jean-Marie Le Pen et Dieudonné pour des propos racistes et antisémites, justifie son recours devant les tribunaux en qualifiant les propos du chroniqueur de Charlie Hebdo de "poncifs de l'antisémitisme le plus éhonté".

La Licra tient à rappeler qu'elle a déjà, dans le passé, dû intenter un procès contre Siné, après qu'il avait avoué sur les ondes d'une radio libre être antisémite et qu'il avait menacé de "faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs", ajoutant qu'il voulait que "chaque juif vive dans la peur sauf s'il est pro-palestinien". Selon le même communiqué, le chroniqueur de Charlie aurait même déclaré "qu'ils meurent", avant de présenter ses excuses.

Courrier à Christophe Barbier

La Licra a par ailleurs fait part de son indignation, dans un courrier adressé à Christophe Barbier, rédacteur en chef de l’Express, pour
le dessin de Plantu paru le 24 juillet, représentant Philippe Val en petit chef nazi.

"La LICRA s’étonne que le talent et le crayon de Plantu aient pu s’égarer au point de représenter Philippe Val comme il représentait Jean-Marie Le Pen naguère. Cette confusion des genres n’honore pas le successeur de Tim", affirme le communiqué. "Pour la LICRA, Philippe Val est l’honneur de la presse française par son engagement contre toutes les formes d’intolérance et d’atteinte à la dignité de l’être humain."

Joints par nouvelobs.com, le dessinateur et Christophe Barbier n'ont pas souhaité réagir pour le moment.

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July 30, 2008

La Chine va censurer l'accès des médias à Internet

LEMONDE.FR avec AFP | 30.07.08 | 07h17

Contrairement aux promesses faites, la Chine va bien censurer le Web, utilisé par les médias durant les Jeux olympiques de Pékin. 

"Nous fournirons un accès à Internet suffisant pour les journalistes" au centre de presse, a déclaré, mercredi 30 juillet, le porte-parole du comité d'organisation, Sun Weide. Mais il a confirmé les dires d'un porte-parole du ministère des affaires étrangères, selon lequel les sites contenant des informations sur le mouvement spirituel Falungong, interdit en Chine, ne seraient pas accessibles, ainsi que d'autres, dont il n'a pas précisé les noms.

"Notre promesse était que les journalistes pourraient se servir d'Internet pour leur travail pendant les Jeux olympiques.
Et nous leur avons donné suffisamment d'accès pour cela", a plaidé M. Sun. Mais le comité d'organisation, sous la pression du Comité international olympique (CIO), avait promis un accès complet au Réseau pour les milliers de journalistes présents en Chine pendant les Jeux.

CENSURE "DÉCEVANTE"

Le président du Comité olympique australien, John Coates, a affirmé que le CIO prendrait "très au sérieux" cette censure, "assurément décevante" pour les médias. "Je vais parler aux autorités chinoises pour évoquer ces restrictions et voir quelle est leur réaction", a indiqué un haut responsable du CIO, Kervan Gosper.

A Pékin, les journalistes travaillant dans le principal centre réservé à la presse pendant les JO se sont déjà plaints de ne pas pouvoir accéder aux sites de l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International, au site de la BBC et de la radio allemande Deutsche Welle, ou encore aux journaux de Hongkong, Apple Daily, et de Taïwan, Liberty Times.

 

 

 

Dans l'ensemble du pays, la Toile est étroitement contrôlée, et tous les sites jugés subversifs par le pouvoir communiste sont censurés.

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July 30, 2008

livre de chevet : P.J Lambert - Le vengeur des catacombes

 

 

Prix du Quai des Orfèvres 2008


 

Des bas-fonds de Paris aux tréfonds de l'âme humaine !

 

Des catacombes aux procès de délinquants sexuels, un journaliste bon vivant s'invite dans les couloirs du " 36 ".

 

Irrévérencieux et truculent, il aime bien la police quand elle est efficace, et certains de ses membres quand ils sont féminins.

 

L'intrigue tire ici sa force des liens de respect et de connivence tissés entre policiers et journalistes.

 

En dépit du ton badin, la bonne et la mauvaise conscience de la société finiront par remonter en surface.

Extrait du livre : Imaginez des dentelles de pierre délicatement posées sur un gros morceau de gruyère et vous aurez une idée de ce qu'est réellement Paris !

 

En surface, grouille une foule cosmopolite d'êtres qui courent dans tous les sens pour oublier leur mal de vivre, vaquant à leurs occupations pour tenter de donner un sens à leur existence.

 

Et en profondeur, là où la lumière du jour ne pénètre jamais, là où on appelle «ciel» ce plafond bas qui vous oppresse, un fromage, traversé par trois cents kilomètres de salles et de galeries, creusées au cours des siècles pour fournir le matériau destiné, à l'origine, à construire une grande partie des bâtiments de la ville.

 

Peu de risque de faire beaucoup de rencontres en bas, quoique, certains soirs, il puisse arriver que l'une ou l'autre de ces salles souterraines n'ait rien à envier à l'ambiance d'une cave enfumée de jazz.

 

Mais ça, c'est l'oeuvre des «touristes» : ceux qui ne savent rien des carrières, ceux qui refont le monde, les fesses posées sur un rocher en partageant un joint, ceux qui ne sont là que pour pouvoir dire : «J'y étais !», et qui ne prendront surtout pas le risque de sortir des deux ou trois sentiers largement battus !

 

Les vrais résidents, les passionnés comme Biscotte, les «cataphiles», les catas comme ils se désignent eux-mêmes, sont peu nombreux.

 

Ce sont eux qui parcourent ce réseau souterrain aussi familièrement que les couloirs de leur appartement, qui n'hésitent pas à s'y promener seul, à y dormir, parfois même à l'entretenir et à le nettoyer ; ce sont eux qui trouvent une âme à ces galeries et perçoivent au détour de ces anciennes pièces et conduits, on ne sait quelle odeur de mystère et d'ésotérisme.


 

En savoir plus sur Le Vengeur des catacombes et sur le jury du prix du Quai des Orfèvres 

 

L'histoire Dans les catacombes de Paris, en réalité dans une carrière sous l’hôpital Broussais, terrain de jeux de carabins venant s’y changer les idées, la Crim’ finit par identifier deux corps mutilés.

 

L’un d’entre eux est celui d’une psychiatre chargée d’apprécier la possibilité de réinsertion dans la société des criminels sexuels et des grands malades mentaux remis en liberté après avoir purgé leur peine.

 

L’opinion et un réseau de justiciers concourent à éliminer les experts, magistrats et responsables administratifs qui ont estimé bon de réinsérer les grands délinquants au risque de les voir récidiver.

 

Cette question de conscience et d’actualité est ici traitée par des policiers courageux, exposés à un réseau de vengeurs, et à la violence de l’opinion.

 

Pour mieux répondre aux rumeurs, la police s’allie à un journaliste truculent et loyal, atout déterminant pour mener l’enquête à bonne fin, et manifester l’utilité de certains liens de respect et de connivence tissés entre policiers et journalistes. Des bas-fonds de Paris aux tréfonds de l’âme humaine !

 

L'auteur Patrick-Jérôme Lambert, de formation anglo-saxonne a vécu plus de vingt ans à l’étranger (Asie, Océanie, Europe, Pays Arabes) où il a travaillé comme trader sur les marchés financiers.

 

Il est aujourd’hui consultant auprès d’une grande société française.

 

Jury du prix du Quai des Orfèvres 2008 est composé de :

M. Michel GAUDIN Préfet de police Président d’honneur du Prix

M. Christian FLAESCH Directeur de la Police Judiciaire Président du Jury

M. André BOSSARD Secrétaire général honoraire d’Interpol

M. Maurice BOUVIER Inspecteur général honoraire de l’Administration

M. Claude CANCÈS Directeur honoraire de la Police judiciaire

M. Pierre CHARON Directeur de sociétés, Conseiller de Paris, Conseiller économique et social

M. Michel CLERC Ecrivain, journaliste

M. Jean DUCRET Directeur honoraire de la Police judiciaire

M. Olivier FOLL Directeur honoraire de la Police judiciaire

M. Gérard GIREL Directeur central honoraire de la Police judiciaire

M. Michel GUYOT Directeur central honoraire de la Police judiciaire

M. François JASPART Inspection générale de la Police nationale

Me Jacques-Max LASSEZ Avocat à la Cour, membre de la société Sherlock Holmes de Londres

Mme Dominique LECOMTE Directeur de l’Institut médico-légal

M. Paul LEFEVRE Journaliste, écrivain

Me Philippe LEMAIRE Avocat à la Cour

Mme Martine MONTEIL Directeur central de la Police judiciaire

M. Patrick OUART Conseiller à la Présidence de la République

M. Frédéric PÉCHENARD Directeur général de la Police Nationale

M. Jean-Marie PONTAUT Ecrivain, journaliste à L’Express

M. Patrick RIOU Inspection générale de la Police nationale

M. Pierre TOURAINE Directeur honoraire de la Police judiciaire

M. Henri YRISSOU Inspecteur général des Finances honoraire

source : http://www.edubourse.com/finance/actualites.php?actu=33389


 

Le Prix du Quai des Orfèvres

En 1946, Jacques Catineau, personnalité du monde de l’édition et de la publicité, fonde le prix du Quai des orfèvres.

 

Son idée ? Rapprocher les membres de la police et de la justice autour d’un prix littéraire récompensant un roman policier.

 

Le jury est donc composé d’une vingtaine de policiers, avocats, magistrats, et écrivains, tous sous la présidence du directeur de la police judiciaire.

 

Originalité de ce prix : le jury se prononce sur des manuscrits anonymes, en tenant compte des qualités littéraires mais aussi de l’exactitude des descriptions sur le travail de la police et de la justice tricolores.

 

De 1946 à 1949, le gagnant est édité par la Société d’éditions et de publications en exclusivité (SEPE).

 

Puis, de 1951 à 1965, c’est Hachette qui prend le relais.

 

Enfin, depuis 1966, le prix du Quai des orfèvres est édité par la librairie Arthème Fayard.

 

1950, 1955 et 1961 sont des "années sans".

 

La qualité n’était-elle pas au rendez-vous ? Sans doute.

 

Le prix couronnant la plupart du temps des débutants, le niveau est parfois plus que discutable.

 

On note cependant quelques vraies réussites ou promesses.

 

En 1952, Ne tirez pas sur l’inspecteur est signé Saint Gilles. Le pseudonyme en fait de Georges J. Arnaud, alors au service militaire, et qui commence là une longue carrière grâce à sa femme qui avait envoyé le texte au concours.

 

En 1953, c’est Jacques Laurent (l’auteur de Caroline Chérie) qui l’emporte avec Sophie et le crime sous le pseudonyme de Cécil Saint-Laurent.

 

En 1978, après ses cinq romans parus de 1945 à 1962 et quinze ans de silence littéraire, c’est Pierre Magnan qui se lance dans le roman policier avec Le Sang des Atrides.

 

En 1983, Maurice Périsset entame lui aussi son parcours avec Périls en la demeure.

 

L’année suivante, les éditions du Rocher lui offre une collection pour lui tout seul : les dossiers du Quai des orfèvres.

 

Enfin, en 1993, Gérard Delteil sévit avec Pièces détachées.

 

Le prix du Quai des orfèvres est publié avec un tirage minimum de 50 000 exemplaires.

*
PALMARES
1946 : Jacques Lever pour Le Singe rouge

1947 : Jean Le Hallier pour Un certain monsieur

1948 : Yves Fougères pour Nuit et brouillard

1949 : Françis Didelot pour L’Assassin au clair de lune

1951 : Maurice Dekobra pour Opération Magali

1952 : Saint Gilles pour Ne tirez pas sur l’inspecteur

1953 : Cécil Saint-Laurent pour Sophie et le crime

1954 : Alain Serdac pour Sans effusion de sang

1956 : Nöel Calef pour Echec au porteur

1957 : Louis C. Thomas pour Poison d’Avril

1958 : André Gillois pour 125, rue Montmartre

1959 : Jean Marcillac pour On ne tue pas pour s’amuser

1960 : Colonel Remy pour Le Monocle noir

1962 : Micheline Sandrel pour Dix millions de témoins

1963 : Roland Pidoux pour On y va patron

1964 : Jean-François Vignat pour Vertige en eau profonde

1965 : Paul Drieux pour Archives interdites

1966 : Julien Clay pour Du sang sur le grand livre

1967 : H.L Dugal pour La Porte d’or

1968 : Bernard-Paul Lallier pour Le Saut de l’ange

1969 : Christian Charrière pour Dîtes-le avec des fleurs

1970 : Henry Chardot pour Le Crime du vendredi saint

1971 : André Friederich pour Un mur de 500 briques

1972 : Pierre-Martin Perrault pour Trop c’est trop

1974 : Michel Ressi pour La mort du bois de Saint-Ixe

1975 : Bernard Matignon pour Une mort qui fait du bruit

1976 : Serge Montigny pour Une fleur pour mourir

1977 : Jacques Sénégal pour Le Crime de la maison Grund

1978 : Pierre Magnan pour Le Sang des Artrides

1979 : Julien Vartet pour Le Déjeuner interrompu

1980 : Denis Lecombe pour Dans le creux de la main

1981 : Micjel Lancel pour De la part de Barbara

1982 : Hélène Pasquier pour Coup double

1983 : Maurice Périsset pour Périls en la demeure

1984 : Jean Lamborelle pour On écrase bien les vipères

1985 : Roger Labrusse pour Les Crimes du Bon Dieu

1986 : Michel de Roy pour Sureté urbaine

1987 : Nicole Buffetault pour Le Mystère des petits lavoirs

1988 : Yves Fougères pour Un agent très secret

1989 : Godefroy Hofer pour Plongée de nuit

1990 : Suzanne le Vigueloux pour La Mort au noir

1991 : Frédéric Hoé pour Crimes en trompe l’oeil

1992 : Louis-Marie Brezac pour Razzia sur l’antique

1993 : Gérard Delteil pour Pièces détachées

1994 : Jean-Louis Viot pour Une belle garce

1995 : Michel Gastine pour Quai de la Rapée

1996 : Gilbert Schlogel pour Rage de flic

1997 : Roger Le Taillanter pour Heures d’angoisse

1998 : Michel Sibra pour La Danse du soleil

1999 : André Delabarre pour Du sang sur les roses

2000 : André Arnaud pour Pierres de sang

2001 : Guy Langlois pour Le fond de l’âme effraie

2002 : André Klopmann pour Crève l’écran2

003 : Jérôme Jarrige pour Le Bandit n’était pas manchot

2004 : Sylvie M. Jema pour Les Sarments d’Hippocrate

2005 : Jules Grasset pour Les Violons du diable

2006 : Christelle Maurin pour L’Ombre du soleil

2007 Frédérique Molay La 7e femme (Fayard)

source : http://www.polars.org/spip.php?article255

Note :

pour le moment, lu 3 romans ayant reçu ce prix, et le seul qui m'ai passionné est "le sang des Atrides"...

 

 

voir :

http://www.prix-litteraires.net/prix/166,prix-du-quai-des-orfevres.html

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July 30, 2008

Salman Rushdie envisage de raconter sa vie

 

 



 

 
Condamné à mort par une fatwa depuis 19 ans

Par BibliObs.com

L'écrivain britannique Salman Rushdie, aujourd'hui âgé de 61 ans, envisage d'écrire un livre racontant les dix-neuf années de sa vie passées sous le coup d'une fatwa le condamnant à mort. Cette fatwa avait été prononcée le 14 février 1989 par l'iman Khomeiny après la publication des «Versets sataniques».


Salman Rushdie «A l'époque, vraiment, c'était difficile de le supporter et de s'en sortir, a déclaré l'auteur lors d'une interview à la BBC. Mais maintenant, oui, je pense qu'il y a quelque chose à raconter... Un de ces jours... Des gens m'encouragent à raconter cette histoire et peut-être que je le ferai.»

Le lancement de la fatwa avait obligé l'auteur à vivre dans la clandestinité. Il est réapparu peu à peu en public, mais l'Iran a rappelé que la fatwa était toujours en vigueur. Salman Rushdie a été été fait chevalier par la reine Elizabeth II en juin 2007, ce qui avait suscité un tollé dans les pays musulmans.

 
 
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July 30, 2008

Un nouveau roi pour les îles Tonga

LEMONDE.FR avec AFP | 30.07.08 | 12h50

AFP/TORSTEN BLACKWOOD

Quelque 30 000 torches ont été allumées sur les côtes de l'archipel, pour célébrer le couronnement du roi des îles Tonga.

Le nouveau roi des îles Tonga, Siaosi Tupou V, 60 ans, a été intronisé, mercredi 30 juillet ,à Nukualofa, la capitale de cet archipel du Pacifique sud. Au cours d'une cérémonie traditionnelle rassemblant quelque 200 chefs et notables, le monarque, tout de blanc vêtu, a reçu en cadeau des dizaines de porcs et des centaines de paniers de nourriture, ensuite offerts à la population. Une autre cérémonie, dans un style occidental, se tiendra vendredi.

Le vingt-troisième roi d'une dynastie fondée au XVIIe siècle a ainsi officiellement succédé à son père Taufa'ahau Tupou IV, mort en septembre 2006 après quarante et un ans de règne. Son couronnement, initialement prévu en août 2007, avait été reporté après les émeutes de novembre 2006. Les pillages qui avaient suivi une manifestation en faveur de la démocratie avaient détruit le centre de la capitale. Sept personnes avaient été tuées.

Dernier royaume du Pacifique sud, l'archipel des Tonga est situé à 2 000 kilomètres au nord-est de la Nouvelle-Zélande et compte quelque 100 000 habitants.

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July 31, 2008

JO : J-9 - JO de Pékin : la presse française condamne unanimement la censure annoncée

NOUVELOBS.COM | 31.07.2008 | 09:48

"Pékin ne joue pas le jeu des Jeux. Il censure internet, continue de museler l'opposition et bétonne tout. C'est déplorable", s'indigne Libération alors que Le Monde prédit d'ores et déjà que "ce recul est évidemment de nature à gâcher la fête qui s'annonce". Pékin a annoncé mercredi que les médias étrangers n'auraient accès qu'à une version restreinte d'internet pour travailler.

 

 

 

(Reuters)

 

 

 

> L'intégralité de la revue de presse française

La presse française condamne vivement, jeudi 31 juillet, la décision de la Chine de ne mettre à la disposition des journalistes étrangers accrédités pour les JO de Pékin qu'une version censurée de l'internet.

"La Chine n'a pas tenu ses promesses (...) Ceux qui avaient pris les promesses d'il y a sept ans pour argent comptant se sont trompés. Ce recul est évidemment de nature à gâcher la fête qui s'annonce", juge Le Monde.

"Pékin ne joue pas le jeu des Jeux. Il censure Internet, continue de museler l'opposition et bétonne tout. C'est déplorable", estime de son côté Didier Pourquery dans Libération. "Pékin prépare des Jeux comme jadis à l'Est on organisait les défilés du 1er mai. Rien ne dépassera", conclut-il.

"Une seule tête et un seul sourire"

La même image est reprise par Xavier Panon dans La Montagne: "Du milliard et demi de Chinois, le régime ne veut montrer qu'une seule tête et un seul sourire de fierté devant les mirifiques réalisations du Parti".

Dans La Presse de la Manche, Jean Levallois parle d'un "inadmissible accroc au contrat qui peut inquiéter sur les conditions du déroulement des Jeux".

"En bridant le web, les cyber-gardes rouges des JO made in China viennent ainsi de rajouter une discipline reine au programme officiel: le grand bond en arrière", ironise Didier Pobel dans Le Dauphiné Libéré.

Le CIO pas épargné

Les éditorialistes sont également très sévères pour le CIO.

"La seule réaction du CIO (...) a été de trouver cette censure 'décevante' (...) En contribuant activement au verrouillage chinois des Jeux, le CIO n'est jamais allé aussi loin dans le mépris des valeurs olympiques. Jusqu'à les rabaisser au niveau d'une mascarade indigne", regrette Dominique Garraud dans la Charente libre.

"Au fil des mois, le CIO s'est réfugié derrière sa Charte pour avaler des couleuvres longues comme la Grande muraille", dénonce aussi dans L'Est républicain Rémi Godeau, qui craint une "mascarade" de JO.

"Le tour de vis"

"Ceux qui avaient misé sur une inflexion de Pékin se sont mis un javelot dans l'oeil. Les Jeux olympiques, produit labellisé par le CIO, ont bel et bien été annexés par le régime chinois", note avec amertume Franck de Bondt dans Sud-Ouest.

"Droits de l'homme bafoués, prisonniers politiques, torture, peine de mort. On est loin de la Chine nouvel espace universel d'expression olympique", affirme Philippe Palat dans le Midi libre.

Hervé Cannet, de La Nouvelle République du Centre-Ouest, note que "le régime renoue avec des habitudes qu'il n'a jamais perdu et pratique ce qu'il fait le mieux : le tour de vis".
Et l'internet n'est pas la seule victime de cette répression. "Ces derniers mois, la sécurité publique de Pékin nettoie la ville (...) Les contestataires sont priés de se taire", conclut La Voix du Nord sous la plume d'Olivier Berger.

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July 31, 2008

ISRAEL - Ehoud Olmert démissionnera en septembre

NOUVELOBS.COM | 31.07.2008 | 09:16 Mis en cause dans une affaire de corruption et malmené dans les sondages, le Premier ministre israélien a annoncé qu'il ne se présentera pas à la primaire de son parti, Kadima, le 17 septembre et qu'il "libérera son poste" immédiatement après. Tzipi Livni et Shaul Mofaz sont les mieux placés pour lui succéder.

 

 

 

Ehud Olmert

(c) Reuters

 

 

 

Eclaboussé par des accusations de corruption, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a annoncé, mercredi 30 juillet, qu'il quitterait son poste après la désignation de son successeur à la tête du parti Kadima prévue le 17 septembre.

"J'ai décidé de ne pas participer aux primaires au sein du mouvement Kadima et de ne pas intervenir dans ces élections", a déclaré Ehoud Olmert depuis sa résidence officielle à Jérusalem.

"Lorsque le nouveau président (de Kadima) sera choisi, je démissionnerai du poste de Premier ministre pour lui permettre de former efficacement et rapidement un gouvernement", a-t-il ajouté.

Le parti centriste Kadima avait annoncé la veille qu'il organiserait le 17 septembre une consultation interne pour choisir un nouveau chef de file. En l'absence de vainqueur, un second tour devrait être organisé une semaine plus tard.

Primaires anticipées

Ehoud Olmert a accepté le principe d'un renouvellement anticipé de la direction de sa formation dans le cadre d'un accord conclu avec le Parti travailliste, qui menaçait de se retirer de la coalition gouvernementale.

L'ancien maire de Jérusalem, soupçonné de corruption dans plusieurs affaires, avait toujours affirmé jusqu'à lors qu'il ne démissionnerait que s'il était officiellement inculpé.

Ehoud Olmert est principalement visé par deux enquêtes. Il est accusé d'une part d'avoir reçu plus de 150.000 dollars de pots-de-vin en une quinzaine d'années de la part de l'homme d'affaires juif américain Boris Talansky, et d'autre part d'avoir bénéficié d'un système de double facturation lors de voyages à l'étranger.

"Je vais démissionner comme il convient de façon honorable et responsable, et ensuite je prouverai mon innocence", a-t-il dit mercredi.

Livni et Mofaz favoris

Plusieurs personnalités du gouvernement, dont la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avaient appelé à plusieurs reprises à sa démission.

"Il est impossible de continuer comme ça. Nous devons réparer les dégâts, avant tout à l'intérieur du parti, et ce processus exige qu'il y ait un autre Premier ministre", avait déclaré mardi Tzipi Livni, qui brigue la succession d'Ehoud Olmert à la tête de Kadima.

Trois autres ministres du parti sont sur les rangs, dont l'ancien chef d'état-major de Tsahal et actuel ministre des Transports, Shaul Mofaz.

Mofaz a déclaré qu'Ehoud Olmert avait pris "la bonne décision" et que son parti avait maintenant "la grande responsabilité de choisir le prochain Premier ministre".

Le vainqueur du vote de septembre serait tenu de former un nouveau gouvernement d'ici novembre, disait-on mardi de source informée, avec pour tâche principale de dégager une coalition au sein d'une Knesset divisée.

Elections anticipées ?

Des analystes politiques suggèrent cependant que les difficultés au sein du parti au pouvoir pourraient entraîner la convocation d'élections anticipées.

Selon les sondages récents, le Likoud de Benjamin Netanyahu serait le mieux placé pour remporter un scrutin anticipé.

Tzipi Livni a participé à la fondation de Kadima avec Ehoud Olmert, et lui en conteste la direction depuis qu'il a été mis en cause par une commission indépendante, il y a un an, sur la direction de la guerre contre le Hezbollah libanais pendant l'été 2006.

La responsable de la diplomatie israélienne, qui négocie actuellement un accord de paix avec l'Autorité palestinienne dans le cadre des pourparlers relancés sous l'égide des Etats-Unis, se trouvait à Washington mercredi.

Elle y a rencontré la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, puis a participé à une réunion tripartite avec Rice et le négociateur palestinien Ahmed Koreï, ancien Premier ministre.

L'accord de paix toujours à l'ordre du jour

La Maison Blanche dit toujours espérer amener les deux parties à un accord d'ici le départ du pouvoir de George Bush, en janvier 2009, mais la démission d'Ehoud Olmert pourrait mettre un sérieux coup d'arrêt au processus.

"Nous continuerons à oeuvrer en faveur d'un accord avant la fin de l'année", a réagi Gordon Johndroe, porte-parole de la Maison Blanche.

"Nous avons décidé de poursuivre la recherche d'un accord avant la fin de l'année", a dit en écho le négociateur palestinien Saeb Erekat.

De son côté, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a souligné qu'il s'agissait d'une "affaire interne à Israël".

"L'Autorité palestinienne traite avec le Premier ministre d'Israël, que ce soit Olmert ou quelqu'un d'autre", a dit le porte-parole d'Abbas, Nabil Abou Rdainah. "La préoccupation de l'Autorité palestinienne est d'avoir un Premier ministre israélien résolu à faire la paix."

George W. Bush, qui s'est entretenu avec Ehoud Olmert avant l'annonce de sa démission, lui a rendu hommage.

"Le président Bush lui a souhaité bonne chance et continuera à travailler étroitement avec lui tant qu'il restera Premier ministre", a dit son porte-parole.

"Les relations entre les Etats-Unis et Israël pendant le mandat (...) d'Olmert ont été exceptionnellement bonnes et le président a apprécié son amitié, son esprit d'initiative et son travail en faveur de la paix." (Avec Reuters)

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July 31, 2008

menus propos

Je viens tout juste de terminer la lecture de la presse. Rien de bien réjouissant, comme d'habitude. Fais un détour vers la météo, et déjà épuisée... prévu 31°C pour cet après-midi.

Alors, prévu journée de paresse.

Heureusement, mon livre de chevet ne devrait pas surcharger mes neurones fatigués... me demande tout de même si je ne vais pas renoncer a le finir...

Je doute d'ailleurs de retenter l'expérience de lire un "prix quai des orfèvres"... 3 années consécutives que j'essaie, et toujours la même déception.

En attente : "le libraire de Kaboul"... que je pense commencer aujourd'hui, et puis, un peu une overdose de polars, grand temps de changer de genre.

Présentation de l'éditeur
Asne Seierstad a vécu le printemps qui suivit la défaite des taliban chez Sultan Khan, libraire à Kaboul. Elle nous fait partager, dans ce récit très vivant et toujours respectueux, la vie quotidienne des épouses, enfants, frères et sueurs d'une famille où chaque destin est riche d'émotion et dont le chef incontestable est Sultan, l'amoureux des livres. " Quand les communistes sont arrivés, raconte-t-il, ils ont brûlé tous mes livres, après il y a eu les moudjahidin, trop occupés à se battre entre eux pour se soucier de moi, mais une fois le régime des taliban installé, mes livres étaient de nouveau condamnés au bûcher. " À travers cette chronique saisissante, c'est un Afghanistan aux mille facettes que l'on découvre, un pays en ruine et en pleine renaissance où un peuple tente timidement de se défaire du passé dans l'espoir d'une vie meilleure.

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July 31, 2008

et vous ? quels sont les livres qui vous tentent ???

rentrée littéraire 2008 : ce que j'ai envie de lire

 

Quelques titres qui me donnent envie de lire, en plus de ceux que j'avais déjà notés... et...de nouveaux titres seront référencés à la fin du mois d'août au retour du libraire... c'est ce que dit Bibliosurf... http://bibliosurf.com/spip.php?page=rentreebis2008&tri=popularite

 

Salim Bachi

Mahomet fut un homme passionné avant d’être le prophète de l’islam. C’est à présent un personnage de roman. Un roman qui se déploie aux alentours de l’an 600 après J.-C., entre La Mecque et Médine, des sables du désert d’Arabie aux abords de Jérusalem.

Nous voyons Mahomet naître, vivre et mourir à travers les confessions de sa première femme, Khadija, de son meilleur ami, le calife Abou Bakr, du fougueux Khalid, le général qui conquit l’Iraq au cours de batailles épiques, et enfin de la jeune Aïcha, devenue son épouse à l’âge de neuf ans. Homme singulier, contesté par les siens au début de sa prédication, Mahomet est un orphelin enrichi par son mariage avec Khadija, bien plus âgée que lui. Marchand et caravanier prospère visité par Dieu à quarante ans, prophète et homme d’État visionnaire à cinquante, amant et conquérant impitoyable, Mahomet ne cesse de fasciner et d’embraser les âmes plus de quatorze siècles après sa mort à Médine sur les genoux d’Aïcha, son dernier amour.

 

 

François Bott

Cherche midi, 2008 

Connaissez-vous l’adresse du paradis ? Pour Raymond et Simon, deux écoliers devenus des amis inséparables, le paradis – le jardin des rêves, la cathédrale des chimères, le palace de l’enfance, – c’était le Vel’d’Hiv’, le vélodrome d’Hiver, à l’angle du boulevard de Grenelle et de la rue Nélaton, dans le 15e arrondissement. Simon, fils d’un médecin juif, et Raymond, fils du concierge du vélodrome, en connaissaient tous les recoins, tous les secrets et toutes les légendes, toutes les mythologies. Car, dans les insouciantes années 1930, le Vel’d’Hiv’ était le temple du cyclisme sur piste et de la boxe. Les Six Jours et de grandes rencontres pugilistiques s’y déroulaient, sans oublier les meetings du Front populaire. À l’extérieur de la piste en bois, il y avait les gradins populaires et, à l’intérieur, le restaurant à la mode, où se retrouvaient les people, comme on dit à présent. D’un côté, le Tout-Paname et, de l’autre, le Tout-Paris, dans lequel des demi-mondaines jetaient aux coureurs des bouquets de violettes. Le Vel’d’Hiv prouvait que Paris était une fête. « Que fais-tu ce soir ? » demandait-on. Réponse : « Je vais à Grenelle. »

Puis, les 16 et 17 juillet 1942, ce fut la grande rafle. Complice des nazis, la police française arrêta des milliers de juifs, qui furent rassemblés au vélodrome d’Hiver. Le rendez-vous de toutes les festivités devint le lieu de la tragédie. L’enfer après le paradis. Raymond aperçut une dernière fois Simon et son père, avant qu’ils ne disparaissent dans la foule, pour être emmenés vers le « Grand Nulle Part ».

Vel’d’Hiv raconte le destin de deux enfants, deux amis, emportés dans la tourmente de l’histoire et séparés l’un de l’autre, alors qu’ils se croyaient inséparables. Un roman servi par une écriture limpide et légère.

Dalia Sofer
JC Lattès,  280 p.

Un jour du mois de septembre 1981, le joaillier Isaac Amin est arrêté par deux gardiens de la Révolution à Téhéran et jeté en prison. Son seul forfait : être juif dans un pays où le fanatisme musulman ne cesse de croître. Sa fortune et ses vagues liens avec le régime du shah rendent sa situation encore plus périlleuse. Angoissé par le sort de sa famille dont il n’a aucune nouvelle, il est torturé comme les autres détenus mais s’entête à clamer qu’il n’est pas un espion à la solde d’ Israël. Isaac est terrassé par la peur, la terreur de l’inconnu et l’idée qu’il ne reverra peut-être jamais sa femme ni ses enfants. Quant à ceux-ci, ils sont dans l’ignorance absolue de ce qu’il lui est arrivé. Un début littéraire qui a toutes les qualités d’un roman passionnant, Septembre à Shiraz décrit un univers où les personnages, très attachants, s’interrogent sur les questions essentielles de l’identité, de l’aliénation, de l’exil et de l’amour.

Morten Ramsland

Editions Gallimard 448 pages

« Nous, on aimerait vraiment savoir comment il a survécu, pour être franc, on aimerait vachement le savoir. On voudrait savoir comment il s’en est sorti, ce qui explique que moi, le plus jeune, et ma sœur Stinne, l’aînée, nous sommes venus au monde. Mais Grand-Père se referme comme une huître et descend du schnaps. Il refuse de raconter ce que les Allemands lui ont fait.
"La peste ou le choléra", dit-il à la place. »

Asger Eriksson finira par savoir comment son grand-père Askild a traversé la guerre, et comment il a séduit sa grand-mère Björk, malgré l’opposition des parents de la jeune fille, riches armateurs à Bergen, en Norvège. Il nous parlera des boîtes de conserve de Björk, remplies de l’air de sa ville natale, dont elle aura besoin une fois loin de chez elle, et des grandes oreilles de son propre père Niels qui lui permettent d’entendre des choses inouïes… Des années trente à nos jours, son récit embrasse les bonheurs et les malheurs d’une famille comptant plus d’un personnage loufoque en son sein, et entraîne le lecteur dans une saga étourdissante.

Xavier Maumejean

Calmann-Lévy, 2008

 

Bonnes gens, bienvenue à Dreamland ! Érigé sur l’île de Coney Island au début du xxe siècle, ce parc d’attractions d’un nouveau genre abrite en son sein le plus phénoménal des divertissements : Lilliputia, la Cité des Nains, qui accueille pour votre plus grand bonheur trois cents petites personnes venues du monde entier. Construite sur le modèle du Nuremberg du xve siècle, mais en réduction, cette exemplaire cité possède un parlement, un théâtre, des bas-fonds et même une compagnie de pompiers qui va jusqu’à déclencher ses propres feux pour divertir les visiteurs du parc ! Venez écouter l’histoire édifiante d’Elcana, ce courageux jeune homme de petite taille conduit depuis son Europe de l’Est natale jusqu’à Lilliputia. Là, il comprendra bien vite qu’il lui revient de libérer ses semblables de la servitude dans laquelle on les a placés, pour leur « apporter le feu ». Avec l’aide de la monstrueuse parade des Freaks, il mènera la révolte contre son propre Zeus – le mystérieux et richissime démiurge, propriétaire de Dreamland – et conduira Lilliputia jusqu’à l’embrasement final…

Quand la tragédie grecque rencontre la mythologie américaine naissante, celle du Gangs of New York de Scorsese, pour une magistrale réinvention de la figure de Prométhée, c’est un feu d’artifice(s) littéraire d’une hauteur inversement proportionnelle à celle des protagonistes de Lilliputia qui se déploie sous nos yeux. Gentes dames, joyeux messieurs, bienvenue à Dreamland pour le plus grand des minuscules spectacles !

Jean-Joseph Julaud

Cherche midi, 2008

Pendant qu’en avril 1863 une compagnie de la Légion étrangère se dirige vers l’hacienda de Camarón, au Mexique, où elle court au massacre, une effervescence singulière anime les environs de ce village, près de Veracruz : à Soledad, un étrange curé accueille dans son église trois guérilleros porteurs d’un cercueil un peu trop lourd pour être honnête ; à San José de la Montana, une jeune Indienne, cent chefs totonaques, un zouave déserteur et un prêtre boucher déboisent une colline qui pourrait être l’ultime temple du dieu Quetzalcóatl ; les militaires français tombent comme des mouches sous les assauts du vomito, la fièvre jaune ; les militaires mexicains, témoins désolés de l’équipée du Second Empire sur leurs terres, tentent de limiter la casse...

Tous ces personnages hauts en couleur, attachants ou révoltants, pris dans la spirale burlesque de leurs destins croisés, dans l’étonnant tourbillon de multiples rebondissements, permettent en même temps de rire, de s’émouvoir ou de s’insurger, mais surtout de réfléchir au destin du peuple mexicain, à la culture aztèque détruite par Cortés et, plus généralement, à la réponse que donnent les civilisations au mystère de toute disparition, de toute naissance.

À travers ce roman ébouriffant et singulier, épique et drolatique, la bataille de Camarón, le jeudi 30 avril 1863, s’inscrit dans une histoire qui lui donne un relief surprenant et inattendu.

Lauren Groff - les montres de Templeton

Plon, 2008 444 p.

 

« Le jour où je revins à Templeton, en pleine disgrâce, le cadavre d’un monstre mesurant près de seize mètres émergea à la surface du lac Glimmerglass. »

Ainsi s’ouvre Les Monstres de Templeton, un roman qui balaie deux siècles d’histoire : celle d’une jeune fille à la recherche de son père, et celle d’un village, ancrée dans l’Amérique profonde, au milieu des légendes et des secrets de famille. À la suite d’une déconvenue amoureuse, Willie Upton frappe à la porte de la vieille demeure où vit encore sa mère, Vivienne, ancienne hippie devenue baptiste fervente sur le tard… Au lieu du réconfort qu’elle vient y chercher, Willie trouve un village sens dessus dessous, chamboulé par l’apparition d’un animal démesuré, et découvre un terrible mensonge : son père existe bel et bien, elle n’est pas le fruit hasardeux des amours libres de sa mère, mais bien la fille d’un homme connu et reconnu dans Templeton.

Lancée dans une enquête à rebondissements pour retrouver son père, elle part sur la trace de ses ancêtres et reconstitue la fabuleuse généalogie qui mène à son histoire

Marcello Fois

Seuil, 2008 288 p.

 

On l’appelait le tigre de l’Ogliastra : Samuele Stocchino fut le plus redoutable bandit sarde du siècle dernier. Par une nuit de pleine lune, pour un simple verre d’eau refusé alors qu’il rentrait à pied avec son père, son destin fut scellé.

A seize ans, ce fils de paysans s’engage dans l’armée et part lutter d’abord contre les Turcs en Libye, puis contre les Autrichiens pendant la Grande Guerre ; décoré à maintes reprises, il rentre en héros dans son village d’Arzana. Mais rien n’y fait car, sa mère le sait, il a le cœur en forme de loup, anguleux comme celui des assassins. La guerre lui a enseigné à tuer et lorsqu’il apprend la mort de son frère, son âme de justicier prend le dessus ; mais les dizaines de meurtres qu’il commet ne parviennent pas à assouvir sa soif de vengeance. Seul l’immense amour que lui porte depuis toujours Mariangela le soulage parfois, adoucissant un peu la violence qui domine toute sa vie.

Autour de ce personnage à la fois historique et légendaire, véritable croquemitaine des enfants sardes, Marcello Fois construit un récit ample et limpide, animé par un formidable sens épique et dans lequel la voix populaire côtoie sans cesse le registre de la tragédie grecque.

Marcello Fois est né à Nuoro (Sardaigne) en 1960 et vit aujourd’hui à Bologne. Dans tous ses romans, traduits en de nombreuses langues, il s’appuie sur la distance pour ajuster son regard sur son île natale.

Anne Delaflotte Mehdevi

Gaïa, 2008 288 p.

 

Un lundi matin venteux, très tôt, dans un village de Dordogne. Dans son atelier encore fermé, une relieuse se prépare avec délectation à travailler sur les livres qu’on lui a confiés, lorsqu’on frappe à sa porte avec insistance. Un mystérieux visiteur lui confie un livre ancien pour restauration. Pressé, mal en point, l’homme s’engouffre de nouveau sous la pluie qui bat les pavés. Un visiteur d’une beauté renversante. La relieuse s’attelle avec d’autant plus d’ardeur et de curiosité à ce nouveau travail : un livre ancien, relié à l’allemande, constitué de dessins représentant un fanum, antique lieu de culte gallo-romain, et dissimulant une liste de noms derrière une odeur de brûlé : en un mot, une rareté.

Un premier roman qui mêle l’odeur du cuir aux secrets de famille, campe des personnages attachants et parfois cocasses, et laisse une place de choix à une écriture pleine de chaleur et de sensualité.

Valentine Goby

Editions Gallimard, 2008 144 pages

« Marie G., faiseuse d’anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l’une des dernières femmes guillotinées.

Lucie L., femme avortée, dans l’obscurité de sa chambre.

Henri D., exécuteur des hautes œuvres, dans l’attente du jour qui se lève. De l’aube à l’aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort. »

Barbara Constantine

Calmann Lévy, 2008

Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d’été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie !

Mélie, le mélo, c’est pas son truc. Elle va passer l’été (le dernier ?) à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi… le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père, Bello, son parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

Jean-Pierre Ohl

Editions Gallimard, 04.09.08 368 pages 

Qui sont vraiment les maîtres du manoir de Glenmarkie, cette bâtisse écossaise menaçant ruine, tout droit échappée d’un roman de Stevenson ? Et où est donc passé le trésor de leur ancêtre Thomas Lockhart, un écrivain extravagant mort de rire en 1660 ? Fascinée par le génie de Lockhart, intriguée par l’obscur manège de ses descendants, la jeune Mary Guthrie explore les entrailles du manoir et tâche d’ouvrir les trente-deux tiroirs d’un prodigieux meuble à secrets.

Ebenezer Krook est lui aussi lié aux Lockhart. À Édimbourg, dans la librairie d’un vieil excentrique, il poursuit à l’intérieur de chaque livre l’image de son père disparu.

Les tiroirs cèdent un à un sous les doigts de Mary. Les pages tournent inlassablement entre ceux d’Ebenezer. Mais où est la vérité ? Dans la crypte des Lockhart ? Au fond de Corryvreckan, ce tourbillon gigantesque où Krook faillit périr un jour ? Ou bien dans les livres ?

Peuplé de silhouettes fantasques, de personnages assoiffés de littérature qui rôdent au bord de la folie, Les maîtres de Glenmarkie brasse les époques, les lieux, et s’enroule autour du lecteur comme un tourbillon de papier. Hommage facétieux aux grands romans d’aventures, il pose et résout une singulière équation : un livre + un livre = un homme.

Frédéric Ciriez

Verticales, 2008 304 p.

« Les néons du sous-marin offrent aux visiteurs l’inédite signature rose pin-up d’un bordel incandescent qui drague sa clientèle par longs flashs de sept secondes. Et quand on voit, de soir en soir, le nom de l’établissement baver sur le feuillage des grands pins maritimes centenaires qui nous dominent, je pense que c’est une réussite. »

Mêlant la satire de mœurs, l’érudition parodique, l’anticipation sociopolitique et le mélodrame portuaire, Des néons sous la mer se présente d’emblée comme une fiction inclassable qui multiplie les voies d’eau pour approcher la question complexe, et ici décomplexée, de la prostitution. Premier roman de Frédéric Ciriez, ce livre baroque et désopilant est d’une rare maturité. Son lyrisme iodé et sa joie de vivre contagieuse tranchent avec l’esprit de sérieux des essayistes et le nombrilisme hystérique de certaines autofictions contemporaines. Des néons sous la mer étonne par la subtilité de sa structure, la variété de ses styles et l’inventivité de ses ressources imaginaires. C’est un grand roman marin du monde entier qui ouvre les horizons des lecteurs. Au plaisir d’une langue tonique (comme on le dit du temps breton) qui conjugue culture et goût de la subversion facétieuse, poétique marine et souffle romanesque généreux.

 

 

Arno Geiger

Gallimard, 2008 432 p.

La maison de sa grand-mère dans un faubourg de Vienne constitue un héritage encombrant pour Philipp Erlach. Il aurait voulu échapper à l’histoire familiale, mais avec cette grande demeure dont il ne sait que faire, elle semble le rattraper : Richard et Alma, ses grands-parents, qui ne veulent pas jouer le jeu des nazis au moment de l’Anschluss ; sa mère Ingrid, née juste avant la guerre, qui s’éprend de Peter, enrôlé dans les jeunesses hitlériennes pendant les derniers jours de la débâcle, dans Vienne en ruine. La fin tragique de leur mariage laissera Philipp seul avec sa sœur Sissi et un père un peu farfelu…

Tout va bien évoque au présent les grands événements dramatiques tout autant que les petites choses indicibles du quotidien, qui font l’histoire d’une famille, d’un siècle.

 

Michel Folco
Stock, 2008 748 p.

Ça aura pris cinq ans, mais nous y sommes. Après Dieu et nous seuls pouvons, après Un loup est un loup et En avant comme avant, voici le nouveau grand roman de Michel Folco. Sans doute son meilleur : féroce, hilarant et déjanté. Pour preuve, voici comment l’auteur lui-même résume le livre qu’il a écrit :
« C’est l’histoire d’un ancien camp romain devenu petit village dans une petite vallée du Piémont victime de l’isolement, des mariages consanguins, d’Alaric le Wisigoth, de la Peste noire, d’un maire mal embouché et d’un médecin atrabilaire.
C’est une histoire de famille lardée de mauvaises volontés, truffée de mauvais sentiments, ponctuée de coups tordus, et durant laquelle le Mal triomphera triomphalement.
C’est l’histoire d’un ulcère gastro-duodénal et d’une clause testamentaire qui contraindra Marcello Tricotin – un authentique fils de pute – à un périple mouvementé dans le Royaume Austro-Hongrois du début du XXe siècle. C’est l’histoire d’un voyage éprouvant, initiatique et pas du tout jubilatoire où il est démontré que, si les dernières volontés d’un mort sont sacrées, elles peuvent être particulièrement chiantes.
C’est l’histoire d’un séjour viennois durant lequel Marcello Tricotin croisera Sigmund Freud, rencontrera la Foudre céleste et réussira à séjourner quinze minutes par quinze mètres de fond dans le Danube.
C’est aussi le récit détaillé d’une alliance contre nature entre trois espèces de termites et un maître d’école revanchard qui donnera lieu à une vengeance radicale, exemplaire, édifiante et pour tout dire gratifiante à cent pour cent. Accessoirement, c’est la résolution définitive d’un mystère historique dévoilant l’identité du père du douanier impérial et royal à la retraite, Aloïs Schickelgruber-Hitler. »

Sonallah Ibrahim


Actes sud, septembre 2008 200 pages

Le narrateur du dernier roman de Sonallah Ibrahim est un graçon d’une dizaine d’année qui rapporte des scènes de sa vie quotidienne. Nous sommes au Caire, à la fin des années 1940. L’enfant vit seul avec son père, un fonctionnaire à la retraite qui a tou juste les moyens de subvenir à leurs besoins. Ils partagent un modeste appartement avec un jeune policier et sa campagne, "Mama Taheya". L’enfant entrecoupe son récit de souvenirs de sa vie antérieure, quand ils vivaient encore avec sa mère. Scènes de bonheur et de plénitude, qui contrastent avec le dénuement matériel et le manque affectif présent, que son père a bien du mal à combler.
Renouant avec l’écriture objectiviste de son premier roman, Etoile d’août, Sonallah Ibrahim décrit le petit appartement à l’entrée d’une impasse, avec son mobilier misérable et les rares objects que possède encore le père, l’école du quartier et les jeux des enfants, le contexte politique, le régime déliquescent de Farouk, la guerre de Palestine (1948) et, surtout, les coutumes et les moeurs sexuelles de cette classe sociale incarnée par le père vieillissant mais encore vert.
Le "petit voyeur" essaie de comprendre ce monde d’adultes sur lequel on lui fournit bien peu d’explications. A l’affût des conversations, il espionne à travers les trous de la serrure, fouille des tiroirs et les placards. Mais ces images volées lui restent souvent incompréhensibles.
En restituant au plus près le regard de cet enfant qu’il a été, avec ses peurs, ses angoises et sa quête inachevée de sens, Sonallah Ibrahim place son lecteur dans la même position et l’oblige à reconstruire avec lui le sens de cette vie, page après page, et donner à son récit une charge émotionnelle exceptionnelle.

 

 

 

 

Editions Gallimard, 4.09.08 352 pages

Mahomet fut un homme passionné avant d’être le prophète de l’islam. C’est à présent un personnage de roman. Un roman qui se déploie aux alentours de l’an 600 après J.-C., entre La Mecque et Médine, des sables du désert d’Arabie aux abords de Jérusalem.

Nous voyons Mahomet naître, vivre et mourir à travers les confessions de sa première femme, Khadija, de son meilleur ami, le calife Abou Bakr, du fougueux Khalid, le général qui conquit l’Iraq au cours de batailles épiques, et enfin de la jeune Aïcha, devenue son épouse à l’âge de neuf ans. Homme singulier, contesté par les siens au début de sa prédication, Mahomet est un orphelin enrichi par son mariage avec Khadija, bien plus âgée que lui. Marchand et caravanier prospère visité par Dieu à quarante ans, prophète et homme d’État visionnaire à cinquante, amant et conquérant impitoyable, Mahomet ne cesse de fasciner et d’embraser les âmes plus de quatorze siècles après sa mort à Médine sur les genoux d’Aïcha, son dernier amour.

Evelio Rosero

Métailié, 2008

La vie pourrait sembler idyllique à San José, petite bourgade colombienne, où Ismael, un vieil instituteur à la retraite, coule des jours paisibles avec sa femme Otilia. A la grande honte de celle-ci, il passe ses journées à cueillir des oranges et à épier sa belle voisine qui se prélasse nue au soleil. Mais lorsque des bandes armées que rien ne distingue – paramilitaires, guérilleros, narcotrafiquants – font irruption, tout se déglingue. Des habitants sont sauvagement assassinés, d’autres enlevés, des rançons sont réclamées par les ravisseurs, la peur règne sur les esprits. Ismael commence à perdre la mémoire et la raison, il ne retrouve plus le chemin de la maison, ne reconnaît plus les visages, il s’égare dans ses souvenirs et dans les rues du village à la recherche de sa femme qui a disparu. Les habitants s’enfuient, mais il décide de rester au milieu des ruines pour attendre le retour d’Otilia, sa seule et dernière boussole.

Vieillard titubant, pathétique, bredouillant, mais révolté jusque dans son propre délire, Ismael est le narrateur de ce chaos sanglant où le village de San José apparaît comme un concentré chauffé à blanc d’une Colombie ravagée par la violence et les prises d’otages.

Evelio Rosero est né en 1958 à Bogotá, où il vit. Auteur de nombreux romans, il a reçu le Prix national de littérature et pour ce dernier roman le Prix Tusquets 2006

Valère Staraselski

Cherche midi, 2008

L’enfance de Joseph Esperandieu dans un village d’Île-de-France des années 1960 nous projette à l’intérieur d’un monde où se téléscopent l’attelage de chevaux du père Boulard et les premières files d’automobiles du dimanche soir. Une France à la fois lointaine et proche. Un passé encore vivace dans bien des mémoires. Les couleurs pastel de la nostalgie.

 

Un roman envoûtant, optimiste, tendre et rageur à la fois.

 

 

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July 31, 2008

BRIGADES ROUGES - Marina Petrella doit être libérée, selon son médecin

NOUVELOBS.COM | 31.07.2008 | 17:24

La situation juridique de Marina Petrella est illégale, selon le médecin qui tente de la soigner à l'hôpital Saint-Anne. Il a donc demandé la libération de cette ancienne militante italienne des Brigades rouges, qui "risque de mourir si on ne trouve pas une solution".

Marina Petrella (Sipa)

Le médecin qui tente de soigner l'ancienne militante italienne des Brigades rouges Marina Petrella, écrouée depuis un an dans l'attente de son extradition, a demandé sa libération jeudi 31 juillet au motif que sa situation juridique est illégale.


Admise en urgence à l'hôpital Sainte-Anne à Paris le 23 juillet dernier, Marina Petrella, 53 ans, a perdu 20 kg et serait dans un état critique.

La loi est très claire

"La loi (...) est très claire. Les détenus ne peuvent être hospitalisés que dans le cadre d'une hospitalisation d'office, c'est-à-dire un internement, ce qui n'est pas le cas", a déclaré jeudi Frédéric Rouillon, chef de service à l'hôpital Sainte-Anne.


Le médecin dit avoir demandé sa levée d'écrou aux ministères de la Santé et de la Justice, sans recevoir de réponse. A ses yeux, cette remise en liberté est indispensable tant juridiquement que humainement.


Frédéric Rouillon se dit contraint dans le cas contraire de renvoyer Marina Petrella à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes.


"Je suis sûr d'une chose, c'est que cette femme va mourir si on ne trouve pas une solution", a-t-il expliqué. Elle souffre d'une "dépression très profonde et très grave". Quatre policiers sont affectés à sa surveillance.


Frédéric Rouillon a déclaré que Marina Petrella lui a confessé ne pas avoir "de sang sur les mains mais [se] considère comme aussi responsable que ceux qui en ont". Elle a de "profonds regrets" pour les victimes.

La campagne pour sa libération

Les Verts, la Ligue des droits de l'homme et d'autres organisations mènent campagne pour sa libération.


Dans ce but, le secrétaire national du PS à l'égalité, Faouzi Lamdaoui a déclaré dans un communiqué du jeudi 31 juillet que Marina Petrella "doit être libérée".


"En confirmant la décision d'extradition, signée le 3 juin dernier par son Premier ministre, Nicolas Sarkozy a remis en cause les engagements de la France de n'extrader aucun réfugié italien", a-t-il estimé.


"Il y a de sa part une contradiction inacceptable à demander l'extradition de Marina Petrella tout en étant prêt à accueillir des guérilleros des Farc qui renonceraient à la violence", a-t-il ajouté.


Nicolas Sarkozy "doit tirer les conclusions de l'absence de réponse à la demande de grâce qu'il a lui-même introduite auprès du gouvernement italien et mettre en oeuvre rapidement la clause humanitaire prévue par la convention d'extradition franco-italienne de 1957", a-t-il poursuivi.

Dernier recours devant le Conseil d'Etat

Le Premier ministre, François Fillon, a signé début juin le décret d'extradition de l'ex-brigadiste.


Cette dernière a saisi le Conseil d'Etat d'un dernier recours, qui sera examiné à la rentrée.


Le président Nicolas Sarkozy a annoncé le 8 juillet que si le Conseil d'Etat donnait son feu vert, l'extradition serait accordée, mais il a demandé en parallèle au président de la République italienne, Giorgio Napolitano, de la gracier.


Mariana Petrealla a été condamnée par contumace, à la réclusion à perpétuité en 1992 à Rome, notamment pour le meurtre d'un commissaire de police.


Mère de deux filles, elle dit avoir résidé en France depuis 1993. Lors de son arrestation, elle avait un titre de séjour et possédait un domicile sous sa vraie identité à Argenteuil (Val-d'Oise). (Avec Reuters)

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August 1st, 2008

JO : Pékin allège sa censure sur Internet

revue de presse - jeux olympiques

 

La poste édite les timbres à l'honneur des jeux olympiques, ce qu'elle fait d'ailleurs pour toutes les grandes manifestations tant sportives que culturelles.

D'habitude, j'aime assez... mais cette année, mon courrier sera plutôt timbré "les métiers du cirque" (planche assez sympatique) ...

 

http://timbres.laposte.fr/listearticles.jgi?idArbo=009&idGamme=036

 

 

 

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NOUVELOBS.COM | 01.08.2008 | 09:59 Le centre de presse des Jeux olympiques permet désormais d'accéder à des sites comme celui d'Amnesty International, mais continue d'en bloquer un grand nombre d'autres. Le président chinois Hu Jintao appelle à "ne pas politiser" les Jeux olympiques et demande à la presse étrangère une couverture médiatique "objective".

 

*

 

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 01.08.08

Deux jours après avoir annoncé que les médias étrangers n'auraient finalement qu'un accès limité à Internet depuis le principal centre de presse des JO de Pékin, les autorités chinoises ont apparemment levé la censure, vendredi 1er août, sur plusieurs sites, dont ceux d'Amnesty International et de Reporters sans frontières. "C'est une bonne chose", s'est félicitée Giselle Davies, la porte-parole du Comité international olympique. Lequel précise avoir appelé le comité d'organisation des JO et les autorités chinoises à un tel assouplissement. 

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