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CORRIDA - Enfant torero : le spectacle aura finalement lieu à Arles

Saturday August 2nd, 2008 at 02:21PM

http://tempsreel.nouvelobs.com/ | 02.08.2008 | 09:44actualites/culture/20080802.OBS5705/enfant_torero__le_spectacle_aura_finalement_lieu_a_arle.htmlNOUVELOBS.COM

Michelito, apprenti torero de dix ans et demi, participera bien à la becerrada (corrida pour débutants) de samedi soir, qui se tiendra finalement à Arles, et non à Fontvieille, le maire de la localité ayant interdit la compétition.

 

 

 

Les arènes d'Arles (Sipa)

 

 

La compétition d'apprentis toreros, à laquelle devait participer Michelito, jeune prodige franco-mexicain âgé de dix ans et demi, se tiendra bien samedi 2 août, mais dans les arènes de Sonnailler à Arles, et non à Fontvieille (Bouches-du-Rhône) comme il était initialement prévu, ont annoncé les organisateurs. Le maire de cette localité avait en effet interdit la compétition dans sa commune.

Michelito avait participé l'année dernière

"Les jeunes toreros qui devaient participer à la becerrada interdite par le maire de Fontvieille se produiront samedi à 18H00 dans les arènes de Sonnailler à Arles, dans le cadre d'une journée portes ouvertes organisée par l'Ecole taurine d'Arles à laquelle sont conviés tous les aficionados", a déclaré à l'AFP le président de cette école Paquito Leal.

L'entrée "sera gratuite", a-t-il précisé.

 

Les cinq jeunes, dont trois mineurs y compris Michelito, qui devaient participer au concours de Fontvieille, concoureront finalement à Arles.

Michelito et deux jeunes de plus de seize ans viennent de l'Ecole taurine d'Arles et les deux autres, âgés de moins de seize ans, d'écoles espagnoles.

"Nous nous interrogeons sur les motivations du maire, puisque depuis quatre ans des becerradas du même type sont organisées à Fontvieille avec des élèves de moins de seize ans, l'an dernier Michelito y a participé avec un an de moins qu'aujourd'hui sans que cela pose problème", a pour sa part déclaré André Viard, président de l'Observatoire des cultures taurines.
 

Garantir la sécurité des mineurs

Il a évoqué la possibilité pour l'Ecole taurine de "demander réparation au maire pour le préjudice causé".

 

 

Vendredi, le maire de Fontvieille, Guy Frustié, a annoncé qu'il interdisait la tenue de cette becerrada (corrida pour débutants avec de jeunes veaux, sans mise à mort ni banderilles), expliquant que la préfecture lui avait demandé "d'exercer à titre préventif ses pouvoirs de police pour garantir la sécurité" des mineurs.

Le parquet de Tarascon avait ouvert une enquête suite à une plainte de l'Alliance anti-corrida contre les organisateurs à propos de Michelito, invoquant une infraction au code du travail qui protège les mineurs de moins de 16 ans participant à des spectacles publics. (Avec AFP)

 

Suite à l'article de presse ci-dessus, j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur le sujet.

Pas que mes sentiments sur la corrida soient mytigés, je suis totalement contre...

d'ailleurs je vous engagent vivement à signer la pétition (voir lien en fin d'article),

mais j'aimerai bien comprendre l'engouement des "pour"; j'ai donc fait un grand tour sur divers sites ainsi que sur wikipédia.

 

 

La question des enfants

 

Les enfants selon les « anti » :  Le spectacle d'une corrida peut induire de graves traumatismes chez l'enfant et le préadolescent. De plus, en Catalogne la loi interdit l'entrée des arènes aux moins de quatorze ans alors qu'il n'existe pas pour l'instant de telle législation en France.

 

Les enfants selon les « pro » : Les aficionados sont généralement entrés en afición très jeunes, parfois à cinq ou six ans, parfois même avant, et rien ne permet de penser qu’ils ont subi, de ce fait, le moindre traumatisme. Il s'agit avant tout d'une question de culture et d'éducation. Cependant, il est vrai qu’un enfant originaire de pays dans lesquels la tauromachie est inconnue peut être fortement choqué par un spectacle aussi éloigné des normes habituellement en vigueur chez lui.

 

En revanche, pour des enfants originaires de villes ou villages dans lesquels, lors des fêtes locales, des taureaux sont lâchés dans les rues (voir ci-après), dont les parents sont plongés dans la culture tauromachique, la corrida est un spectacle aussi normal que le cinéma ou les matches de football. De plus, aucun enfant ne se rend seul aux corridas et doivent être obligatoirement accompagnés.

En ce qui concerne l’interdiction aux moins de quatorze ans d’assister à des corridas en Catalogne, il faut rappeler que cette prohibition résulte d’une loi de protection des animaux, non d’une loi de protection des enfants ; il faut ajouter qu'en France, aucune association de protection des enfants ne réclame une telle interdiction, seules la réclament diverses associations anti-corrida. Cette interdiction aux moins de quatorze ans (ou seize ans selon les associations demandeuses) vise donc, non pas à protéger les enfants, mais en réalité à rendre plus difficile le renouvellement du public, but d’ailleurs dûment avoué et assumé par certains promoteurs de cette interdiction.

 

 

À l’origine, les corridas avaient lieu sur des places publiques, fermées par des barrières ou des charrettes. Ces arènes de fortune existent encore, notamment à Ciudad Rodrigo, dans la province de Salamanque. À Madrid, elles se déroulaient sur la Plaza Mayor

À partir du milieu du XVIIIe siècle

on commence à construire des plazas de toros (« places de taureaux », en français « arènes »), dédiées spécialement aux courses de taureaux. Les plus anciennes arènes encore en activité sont celles de Séville, ouvertes en 1761 ; viennent ensuite celles de Ronda ouvertes en 1786. La plaza de Las Ventas à Madrid a été ouverte en 1931.

En France, on organise des corridas dans les amphithéâtres romains de Fréjus, Arles et Nîmes. Ailleurs, il s’agit d’arènes modernes, construites sur le modèle espagnol.

 

Appréciation d’une corrida par le public

 

Le taureau dans l’arène

 

À la sortie du toril, il est marqué de la devise, flot de rubans de diverses couleurs, chaque ganaderia ayant sa propre devise.

Les principales qualités que l’on demande au taureau sont la bravoure, la noblesse et la caste.

Bravoure : qualité fondamentale du taureau de combat. La bravoure se manifeste par la promptitude du taureau à charger à la moindre sollicitation, par la répétition inlassable de ses charges, par l'abnégation dont il fait preuve face aux différents adversaires qui lui sont opposés, notamment le picador.

Noblesse : faculté qu’a le taureau de charger en ligne droite plutôt qu’en « zigzag », en baissant la tête. Certains éleveurs ont tellement recherché la noblesse au détriment de toute autre qualité que leurs taureaux en deviennent « sosos » (« stupides ») et enlèvent toute émotion au combat.

  • Caste : ce terme désigne à l’origine chacune des races de taureaux sélectionnés pour la corrida. On dira de tel élevage qu’il est de « caste vasqueña » pour dire qu’il descend de taureaux élevés par l’éleveur José Vasquez, ou de « caste vistahermosa » pour signifier qu’il descend de taureaux élevés par le Comte de Vistahermosa. Dans une seconde acception, on dira d’un taureau qu’il a de la « caste » pour indiquer que, d’une manière générale il présente toutes les qualités ou presque que l’on recherche chez le taureau.

 

Le temps imparti au matador pour mettre à mort le taureau est limité : il est fixé en principe à un quart d’heure.

Cinq minutes avant la fin du temps réglementaire le président fait donner le « premier avis » par une sonnerie de trompette. Trois minutes après le premier avis, « deuxième avis ». Deux minutes plus tard sonne le « troisième avis » : le matador doit se retirer derrière la barrière, le taureau est ramené au toril où il sera abattu. Laisser sonner les trois avis est considéré comme la pire honte que puisse connaître un matador.

Pourquoi quinze minutes ? Il est souvent affirmé qu’au-delà de cette durée le taureau comprend que son véritable adversaire n’est pas la muleta mais l’homme qui tient la muleta (le taureau ne perçoit pas les couleurs et les mouvements de la même façon que l'homme, ce qui permet durant un temps de le leurrer), c'est pourquoi il doit être tué avant qu'il se rende compte du subterfuge

Pour la France, voir Article détaillé : Loi Grammont.

*Polémiques sur la corrida, Article détaillé........... : Critique de la corrida.

Autres sites intéressants :

http://www.anticorrida.org/

http://wolfeinstein.perso.cegetel.net/

Parmi les éléments qui permettront d'évaluer le spectacle on trouve traditionnellement :

  • Le courage de l'homme : le matador prend des risques (même si les accidents mortels restent peu nombreux) et doit affronter sans fléchir un animal dont la force est considérable, même si le combat et les picadors ont affaibli - dans une certaine mesure - le taureau.
  • La bravoure de l'animal : le taureau de combat appartient à une espèce spécialement sélectionnée pour son agressivité et pour sa bravoure ; sa charge et sa volonté de combattre tout adversaire sont appréciées.
  • L'autorité de l'homme sur l'animal : les aficionados apprécient la capacité du matador à dicter sa volonté au taureau en lui imposant ses charges et en l’amenant à suivre aveuglément le leurre.
  • L'élégance : les passes de capote et de muleta sont des mouvements très codifiés ; pour les aficionados, leur ensemble constitue une véritable oeuvre d'art.
  • L'efficacité : une mise à mort « approximative » peut facilement dégrader un spectacle par ailleurs bien mené. Il faut toutefois préciser que, comme dans bien d’autres domaines, la manière compte plus que le résultat. Une tentative d’estocade sincère, faite en respectant les canons, mais ratée car la pointe de l’épée a buté sur l’omoplate, sera applaudie ; une épée pénétrant jusqu’à la garde à la suite d’une estocade faite en violation de tous les principes sera condamnée.
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