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August 3rd, 2009

mariagrazia-mancino
mariagrazia-mancino

Désolée, mais je ne viens plus sur ce blog... voir :

: http://mazel-livres.blogspot.com/

facebook.



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August 22, 2008

Blog sympa : Tu mourras moins bêtes

Sur le blog Tu mourras moins bête, on apprend en s’amusant. A moins qu’on s’amuse en apprenant ? En tout cas, ce qui est sûr c’est qu’on apprend un peu et qu’on rigole beaucoup.

Créé en juin dernier par l’illustratrice et auteur de bandes dessinées Marion Montaigne, Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même) propose une explication hilarante mais (souvent) vraie à tout plein de questions qu’on ne s’est jamais vraiment posées. C’est vrai ça, comment ils font les astronautes pour faire leurs besoins dans l’espace ? Et comment on fait métier “expert” comme à la télé ?

Dans les plus récents, Montaigne prend l’excuse de la question (« C’est quoi dissoudre l’assemblée nationale ? ») ou de l’appel à l’aide (« Je suis en cours de rattrapage à Académia cet été. Je dois lire l’enfer de Dante, mais j’ai rien compris. Aidez-moi !! ») d’un lecteur pour lancer le professeur à moustache et diverses personnalités (BHL, Depardieu, Bratt Pitt, Angelina Jolie, David Hasselhoff, etc.) dans une drôle de démonstration en images et en mots. Le pire est que ça se bonifie au fur à mesure des parutions.

vu sur libération

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August 21, 2008

Boris Vian - L'Arrache-coeur

souvenir de lecture


Voilà un coin de campagne où l'on a de drôles de façons... La foire aux vieux, par exemple. Curieuse institution !
On sait bien aussi que tous les enfants peuvent voler comme des oiseaux dès qu'ils étendent leurs bras - mais est-ce une raison suffisante pour les enfermer derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus clos ?
Le psychiatre Jacquemort se le demande puis ne se le demande plus, car il a trop à faire avec la honte des autres, qui s'écoule dans un bien sale ruisseau.
Mais nous, qui restons sur la rive, nous voyons que Boris Vian décrit simplement notre monde.
En prenant chacun de nos mots habituels au pied de la lettre, il nous révèle le monstrueux pays qui nous entoure, celui de nos désirs les plus implacables, où chaque amour cache une haine, où les hommes rêvent de navires, et les femmes de murailles.
L'Écume des jours

Chick, Alise, Chloé et Colin passent leur temps à dire des choses rigolotes, à écouter Duke Ellington et à patiner.
Dans ce monde où les pianos sont des mélangeurs à cocktails, la réalité semble ne pas avoir de prise. On se marie à l'église comme on va à la fête foraine et on ignore le travail, qui se réduit à une usine monstrueuse faisant tache sur le paysage.

Pied de nez aux conventions romanesques et à la morale commune, L'Ecume des jours est un délice verbal et un festin poétique.
Jeux de mots, néologismes, décalages incongrus... Vian surenchérit sans cesse, faisant naître comme un vertige chez le lecteur hébété, qui sourit quand il peut.
Mais le véritable malaise vient d'ailleurs : ces adolescents éternels à la sensibilité exacerbée constituent des victimes de choix. L'obsession consumériste de Chick, née d'une idolâtrie frénétique pour un certain Jean-Sol Partre, semble vouloir dire que le bonheur ne saurait durer.
En effet, l'asphyxie gagne du terrain, et l'on assiste avec effroi au rétrécissement inexorable des appartements. On en veut presque à Vian d'être aussi lucide et de ne pas s'être contenté d'une expérience ludique sur fond de roman d'amour.

J'irai cracher sur vos tombes

Lee Anderson, vingt-six ans, a quitté sa ville natale pour échouer à Buckton où il devient gérant de librairie. Il sympathise dans un bar avec quelques jeunes du coin.

Grand, bien bâti, payant volontiers à boire, Lee, qui sait aussi chanter le blues en s'accompagnant à la guitare, réussit à séduire la plupart des adolescentes.

Un jour il rencontre Dexter, le rejeton d'une riche famille qui l'invite à une soirée et lui présente les soeurs Asquith, Jean et Lou (17 et 15 ans), deux jeunes bourgeoises avec "une ligne à réveiller un membre du Congrès". Lee décide de les faire boire pour mieux les séduire... et poursuivre son sinistre dessein.

Ecrit à la suite d'un pari, cet excellent pastiche de roman noir fut publié en 1946 sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, un prétendu auteur américain.

Récit d'une vengeance, dénonciation du racisme et de l'intolérance, ce best-seller fut jugé à l'époque immoral et pornographique, ce qui amena son interdiction en 1949 et la condamnation de son auteur pour outrage aux bonnes moeurs













*







citations

A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par dessus?

C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.

C'est les jeunes qui se souviennent. Les vieux, ils oublient tout.

Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes c'est celui de chacun.

Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante.

Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès?

Il est évident que le poète écritSous le coup de l'inspiration
Mais il y a des gens à qui les coups ne font rien.

Il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague.

Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça?

Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai.

L'homme est une prison où l'âme reste libre.

Le génie est une longue patience, c'est une réflexion de génie pas doué.

Le malheur avec un type intelligent, c'est qu'il n'est jamais assez intelligent pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent.

Le propre du militaire est le sale du civil.

Le ridicule ne tue nulle part mais, aux U.S.A., il enrichit drôlement.

Le travail est l'opium du peuple... Je ne veux pas mourir drogué!

Les gens sans imagination ont besoin que les autres mènent une vie régulière.

Les oiseaux sont responsables de trois au moins des grandes malédictions qui pèsent sur l’homme. Ils lui ont donné le désir de grimper aux arbres, celui de voler, celui de chanter…

Les prophètes ont toujours tort d'avoir raison.

L’absurdité des batailles qui sont des batailles de mots mais qui tuent des hommes de chair.

N’importe quoi, sauf la vérité. Il n’y a que ça qui ne se vend pas.

On commence à avoir des malheurs quand on a cessé de ne penser qu'à soi.

Supprimez le conditionnel et vous aurez détruit Dieu.

Ça m'est égal d'être laide ou belle. Il faut seulement que je plaise aux gens qui m'intéressent.

Boris VIAN à Ville d’Avray et Paris
Les Fauvettes.

Avec un grand-père bronzier d’art qui fabriqua les grilles d’Edmond Rostand à Cambo-les-Bains, quelle destinée autre que littéraire aurait pu avoir Boris Vian ?

Il naît 41 rue de Versailles à Ville-d’Avray le 10 mars 1920. Sa mère, amoureuse d’opéra, le prénomme ainsi en souvenir de Boris Godounov.
33 rue Pradier, la villa des Fauvettes où la famille emménage bientôt, est pour Boris, ses frères et sa soeur un petit paradis.
Il souffre toutefois d’une insuffisance cardiaque qui fait de lui un enfant trop protégé, angoissé par les angoisses de sa mère.
La tante Alice est une chef pâtissière. Elle aime aussi s’enfermer dans la salle de bain pour dévorer des livres.
Boris visite régulièrement la bibliothèque de leur voisin de la villa "Le Lys rouge", Jean Rostand, le savant, fils d’Edmond. Boris et François, fils de Jean, sont camarades de jeux.
Une institutrice vient instruire les enfants à domicile. Boris sait lire et écrire à cinq ans. À huit ans, il "connaît" toute la littérature française jusqu’à Maupassant. Il découvrira plus tard Marcel Aymé, Lewis Caroll, Joseph Conrad, Martin du Gard.
La crise de 1929 détruit les rentes de Monsieur Vian qui doit, pour la première fois de sa vie, chercher du travail. La famille libère la villa pour la louer (à la famille Menuhin jusqu’en 1935) et s’installer dans la maison du gardien, de l’autre côté du jardin.
Malgré les mauvais jours, il reste les vacances à Landemer…
Les nuits de Ville-d’Avray s’animent bientôt des soirées jazz organisées par les frères Vian, qui rassemblent parfois quatre cents personnes. En 1939, Boris part étudier un an à Angoulême à l’école des Arts et Manufacture, dont il ressort ingénieur (à Paris) en 1942.
Sa résistance à l’Occupant, c’est, comme beaucoup de ceux qui ont son âge, de l’ignorer, de s’évader ailleurs (il commence à écrire)… de jouer du jazz américain, interdit pendant la guerre.
Le 22 novembre 1944, son père est tué par des cambrioleurs. Les Fauvettes sont vendues. Madame Vian, tante Alice et Ninon emménagent à Paris, 30 boulevard Exelmans.
Son père, Landemer, Les Fauvettes disparues : Boris, l’étudiant d’avant-guerre devient, après-guerre, le roi de Saint-Germain des Prés. Son ascension littéraire suit en parallèle. En 1946, il commence à fréquenter Sartre et l’équipe des Temps modernes, il écrit L’Écume des Jours et J’irai cracher sur vos tombes. Raymond Queneau, iconoclaste comme lui, l’introduit chez Gallimard et dans le cercle des "pataphysiciens".

À partir de 1939 et jusqu’à sa mort le 23 juin 1959, voici ses principales adresses :

Il est logé 39 bis boulevard d’Alsace-Lorraine à Angoulême en 1939, lors de son année d’études à l’école des Arts et Manufactures.
Après son mariage avec Michelle en 1941, le couple s’installe en 1942 avec Patrick, leur fils, 98 rue du Faubourg-Poissonnière.
En avril 1951, Vian abandonne le domicile conjugal et emménage avec Ursula (qu’il épouse en 1954) dans une chambre de bonne, 8 boulevard Clichy.
En 1953, ayant divorcé mais sans obtenir la garde de ses enfants, ayant peu économisé ces dernières années, contraint depuis des mois à des travaux de traduction pas toujours enthousiasmants, il loue un appartement 6 bis cité Véron, derrière le Moulin-Rouge. Il partage sa terrasse avec Jacques Prévert, aménagera un second appartement voisin et construira un second étage intérieur.
Là, le 11 juin 1959, a lieu une fête grandiose en l’honneur du nouveau chef du Collège de Pataphysique.
Quelques hauts lieux du jazz que Boris contribua à créer :
le Club du Tabou, 33 rue Dauphine, le Club Saint-Germain-des-Prés, rue Saint-Benoit (la rue de Marguerite Duras).
A partir de 1948, Boris y reçoit Charlie Parker, Duke Ellington, Miles Davis, etc. un Club Saint-Germain bis est créée à Saint-Tropez en 1949, à La Ponche.
Il loue une petite maison à Saint-Tropez, 3 rue d’Aumale.
*
our visiter le lieu L’appartement de la cité Véron appartient à la Fondation Boris Vian-Ursula Vian Kubler et se visite sur demande (par écrit uniquement : 6 bis cité Véron, 75018 Paris).-
Note :
encore un auteur que j'ai lu avec passion... et qui mériterait bien que je le relise...
http://www.terresdecrivains.com/Boris-VIAN-a-Ville-d-Avray-et
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August 21, 2008

Tarte fine aux tomates et au parmesan

4 personnes
préparation : 15 mn
cuisson : environ 1 h 1/4

Ingrédients :
200 g de farine ; 150 g de beurre ; sel ou 1 fond de pâte feuilletée (rayon frais ou surgelés) Garniture : 10 tomates olivettes ; 4 gousses d’ail ; 1 branche de thym ; 50 g de parmesan ; 3 cuillères à soupe d’huile d’olive ; sel, poivre

Réalisation :
Préparez la pâte feuilletée : sortez le beurre du réfrigérateur ; versez la farine sur un plan de travail, formez un puits, ajoutez une grosse pincée de sel et un peu d’eau. Travaillez à la main jusqu’à ce que la pâte ne colle plus aux doigts en rajoutant de l’eau au fur et à mesure. Formez une boule, recouvrez-la d’un film alimentaire et laissez-la reposer à température ambiante 20 minutes. Farinez le plan de travail et un rouleau à pâtisserie. Etalez la pâte en rectangle. Déposez dessus le beurre coupé en petits morceaux, repliez la pâte sur le beurre en trois parties, comme un portefeuille. Tournez la pâte d’un quart de tour vers la droite, étalez-la à nouveau en rectangle, repliez-la en trois. Recouvrez-la d’un torchon, laissez reposer 20 minutes . Renouvelez l’opération 2 fois, laissez reposer 20 minutes, puis recommencez encore 2 fois.

Préchauffez le four th. 7 (210°).

Pelez les tomates après les avoir ébouillantées, épépinez-les et coupez-les en tranches.

Pelez l’ail, hachez-le.

Mettez les tomates dans un plat à four huilé, ajoutez l’ail, parsemez de thym et faites cuire 45 minutes au four. Retirez-les du four.

Etalez la pâte et garnissez-en un moule à tarte légèrement huilé.. Recouvrez la de papier sulfurisé et de haricots secs et faites-la cuire à blanc 15 minutes. Retirez le papier et les haricots et versez les tomates cuites. Arrosez d’huile d’olive et enfournez. Laissez cuire 5 minutes.

Prélevez des copeaux dans le parmesan avec un couteau économe, disposez-les sur les tomates et remettez au four 3 minutes pour que le fromage fonde. Servez chaud ou tiède.

http://www.femmesplus.fr/recette/cuisine-Tartes_quiches_et_gratins.43.html

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August 21, 2008

L'Australie autorise l'extradition vers la Hongrie de Charles Zentai, accusé d'un crime nazi

SYDNEY CORRESPONDANCE

Le tribunal d'instance de Perth vient d'autoriser l'extradition d'un homme accusé d'avoir commis un crime nazi.
Mercredi 20 août, la cour a jugé que Charles Zentai, 86 ans, un infirmier à la retraite arrivé en Australie en 1950, remplissait les conditions pour être extradé vers la Hongrie. Il a été placé en détention puis libéré sous caution.
Karoly Charles Zentai était classé parmi les dix criminels de guerre les plus recherchés par le Centre Simon-Wiesenthal, qui a retrouvé sa trace en 2004. Un an plus tard, la Hongrie avait lancé un mandat d'arrêt international et demandé son extradition à l'Australie.

L'homme est accusé d'avoir tué un jeune juif, à Budapest, le 8 novembre 1944.
Agé de 23 ans, M. Zentai était alors membre d'une unité militaire hongroise sous contrôle nazi. Ayant identifié Peter Balazs, un jeune homme âgé de 18 ans qui ne portait pas l'étoile jaune, il l'aurait, avec deux autres soldats, frappé à mort avant de jeter son cadavre dans le Danube.
En 1947, les deux coaccusés de Charles Zentai avaient été condamnés pour le meurtre, sur la base de témoignages présentés à la Cour du peuple de Budapest.
La famille de M. Zentai affirme que ces témoignages avaient été obtenus sous la contrainte.

L'homme s'est toujours dit innocent, soutenant qu'il avait quitté Budapest la veille du crime. "En tant que soldat, je devais exécuter les ordres, mais aucun de ces ordres n'a jamais eu à voir avec le rassemblement de juifs ou la torture", s'est-il défendu il y a quelques mois, sur la chaîne australienne ABC.

Depuis 2005, Charles Zentai combat sa demande d'extradition devant les tribunaux australiens. Il peut encore faire appel auprès de la Cour fédérale de justice. En dernière instance, ce sera au gouvernement australien de décider ou non de son extradition.

L'homme souffre de problèmes cardiaques et sa famille affirme qu'un procès en Hongrie lui serait fatal. "Avec toutes les procédures légales, cela pourrait de toute façon prendre des années avant qu'un procès puisse avoir lieu à Budapest", selon Konrad Kwiet, professeur à l'université de Sydney et membre de la commission d'enquête sur les criminels nazis en Australie.

Si elle se produit, cette extradition sera une première. L'Australie, qui avait accueilli des dizaines de milliers d'Européens déplacés après la seconde guerre mondiale, a longtemps été critiquée pour sa réticence à aider à démasquer des nazis.
"Il a fallu attendre 1986, trente ans après, pour qu'un gouvernement reconnaisse que l'Australie avait hébergé des criminels de guerre", explique Suzanne Rutland, spécialiste de l'histoire juive à l'université de Sydney. Des historiens estiment que des centaines de nazis auraient trouvé refuge en Australie, aucun n'ayant jamais été condamné.

Marie-Morgane Le Moël
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/08/21/l-australie-autorise-l-extradition-vers-la-hongrie-de-charles-zentai-accuse-d-un-crime-nazi_1086231_3216.html#xtor=RSS-3208
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August 21, 2008

Mondialisation de la rentrée littéraire



En recherchant la nouvelle émission littéraire de France 2, trouvé cet article... pour en savoir plus sur le site, cliquez sur le titre.


*


Ce qu'on appelle la " rentrée littéraire " repose sur une double antinomie qui crée la tension médiatique que l'on connaît.


Deux niveaux se répondent :


d'une part, un milieu éditorial qui se pense raisonnable, patrimonial, mais qui sait aussi organiser des " coups " pour qu'un succès saisonnier renfloue les caisses ;
d'autre part, un produit, le livre, que son contenu engage dans des conflits symboliques, esthétiques, politiques ou autres, mais qui se laisse médiatiser par quelques " personnes autorisées ", comme disait Coluche, que bien des lecteurs suivront aveuglément.

Par conséquent, chaque rentrée prétendue nouvelle ne l'est que par sa théâtralisation en plusieurs actes :

fin août, les lamentations devant l'avalanche de titres annoncés (1) ;

fin septembre, les premières listes de sélection des prix ; octobre-novembre, les principaux prix décernés et les listes de vente (2) ;

décembre, les ouvrages à offrir pour les fêtes.

Au détriment des textes qui sont moins lus que commentés, la rentrée vise en fait à renforcer des institutions : les maisons d'édition, la critique, les jurys de prix littéraires.

La littérature semble alors prise en otage par sa contemporanéité-même, ou, pour le dire autrement, les forces du texte sont occultées par les enjeux du livre.

Henri Meschonnic prétend que la poésie est le pire ennemi du poème, surtout depuis qu'elle s'institutionnalise en " Printemps des poètes ".

Or, dans le même temps, et c'est pourquoi nous en parlons, chaque rentrée est suivie par des amateurs de littérature qui cherchent à satisfaire leurs goûts mais qui n'ont plus besoin d'être à Paris.

L'histoire littéraire contemporaine ne peut plus être abordée sans que l'on considère ses relations avec l'informatique et les réseaux numériques. D'un bout à l'autre de la chaîne du livre, la numérisation et le transfert à haut débit se développent et tendent à devenir la norme, qu'on le veuille ou non.

Bien sûr, si les opérateurs traditionnels de cette chaîne participent, voire orchestrent eux-mêmes cette révolution, ils ont de meilleures chances de préserver certaines exigences de qualité. Après nombre de lecteurs, de bibliothèques et de librairies, c'est ce que les maisons d'édition sont en train de comprendre, et pour certaines déjà, de réaliser. J'en veux pour preuve la rentrée littéraire de l'an 2000, date fantastique pour nos ancêtres - qui n'avaient peut-être pas tort…

L'amateur de littérature farouchement réfractaire aux ordinateurs sait-il que la rentrée littéraire a commencé dès la mi-août sur Internet ?

D'Oslo, de Mexico ou de Tokyo, on en sait déjà plus qu'à traîner dans les cocktails parisiens, grâce aux sites web des éditeurs et des rubriques littéraires des principaux journaux (3)

Il est aussi possible de recevoir des lettres d'information (électroniques) d'éditeurs ou de sites littéraires.

Ainsi, dès ce moment, on voit surgir d'un seul coup, et de tous côtés, les nouvelles parutions, les désirs de scandale, les échos des vestiaires de la course aux prix. C'est à qui aura les meilleurs pronostics ; on décerne des étoiles ; même sans autorité, on commente à tour de bras ; et toutes ces pages web sont assorties de liens vers la librairie électronique.

Que l'on ne prétende pas que c'est toujours pareil ! La diffusion mondiale d'une grande quantité d'information, avant même la parution des livres et même avant le " Bouillon de culture " de la rentrée (4), est un élément nouveau dont les conséquences devraient être regardées de près par tous.

Et elles le seront par tous ceux qui s'en estiment les spécialistes ou qui espèrent en retirer un bénéfice : enseignants et responsables de médiathèques à l'étranger, retraités dans le Gers, pigistes virtuels, écrivains sans éditeur, cyber-libraires, et j'en passe. Un jour ou l'autre, cela aura forcément une répercussion sur la qualité et la diversité des oeuvres, sur leur disponibilité et leur acheminement au lecteur.

Dans une certaine tradition de la rentrée littéraire, les ouvrages n'étaient lus et connus que de quelques journalistes spécialisés (parfois appelés " les critiques " (5)), qui en présentaient quelques-uns dans leurs médias forcément locaux, quand bien même nationaux, entraînant dans les semaines et les mois suivants des traînées d'informations et de rumeurs qui ne généraient pas forcément l'achat, et ceci jusqu'à l'attribution des prix qui consacrait 4 ou 5 ouvrages dont la vente allait dépasser les quantités confidentielles des malchanceux.

Mais cette année, plus encore que l'an dernier où ce phénomène de mondialisation commençait à apparaître, les ouvrages sont déjà en cours de commentaire en juillet-août, et leurs commentaires en cours de lecture par des milliers d'amateurs connectés aux sites web qui publient gratuitement et instantanément ces articles.

On le voit, il n'est pas encore question du grand public (pas encore connecté, et qui, de toute façon, n'achète pas plus de 4 ou 5 livres par an), mais bien de ces amateurs de littérature, et plus particulièrement de littérature française et francophone, disséminés sur la planète, universitaires ou non, et qui sont eux-mêmes prescripteurs de lecture dans leur famille, leur entourage ou leurs classes, n'hésitant pas, à l'occasion, à montrer comment, d'un pays lointain, on commande des livres par Internet (6).

L'ancienne dispersion géographique des amateurs, leur isolement et après-coup informationnels s'opposaient au centralisme revendiqué des milieux parisiens autorisés. Ou plutôt en dépendaient. Or le web règle leur compte d'un seul coup à ces trois paramètres (dispersion, isolement, retard). Même si les informations initiales proviennent encore de Paris, nul doute qu'elles vont très vite être relayées de partout, faisant naître un tissu de commentaires qui influencera en retour les critiques-à-la-source.

On peut encore douter que les médias traditionnels (voir les sites web du Monde, de Libération ou du Figaro) souhaitent réellement favoriser cette greffe d'un rhizome mondial d'amateurs sur la racine des critiques parisiens, car au fond ils ne changent pas de métier, ils ne font que s'adapter (en beauté) aux nouvelles technologies.

En revanche, nul doute du côté de certains éditeurs qui informent directement leur public, ce qui est nouveau pour eux, et qui l'élargissent par la même occasion, en proposant des choses résolument originales (ouvrage numérique mensuel gratuit chez

Les éditeurs ne sont d'ailleurs plus les seuls à offrir des contenus de nature pré-éditoriale. Citons

Remarquons toutefois l'énorme retard conceptuel des " magazines littéraires " traditionnels (

Surtout si l'on compare avec la créativité surprenante de sites comme
Fabula, celui de la récente revue virtuelle Inventaire/Invention, devenue aussi éditeur cet automne, ou de la République-des-Lettres.

Ou, plus encore, de tous les sites individuels (ou quasi) que dirigent la passion et le parti-pris (sites de François Bon, de Jean-Michel Maulpoix, sites sur Angot ou Houellebecq, sites de poésie contemporaine, de théâtre contemporain, etc.)

On peut également féliciter Les Inrockuptibles qui ont mis en ligne des extraits lus des ouvrages " de la rentrée " et des interviews des auteurs (10).

Finissons provisoirement par ce qui semble être le danger pour TOUS ceux qui souhaitent un web de liberté, de fraternité, et d'e-qualité : les sites de " grossistes " en information/vente, sortes de " category-killers " massivement orientés commercial, avec emballage convivial, contributif (non-rémunéré) et récupération sauvage tous azimuts.

Je suppose que pratiquement tous les fadas de littérature connaissent ces sites... sinon, un petit clic s'impose.
Webencyclo et Auteurs.net en sont les prototypes, et les librairies comme la FNAC, BOL et Amazon n'en sont pas loin (11)…Magazine Littéraire, Lire, La Quinzaine littéraire, etc.) qui ne savent encore rien faire de leur site web en dehors de la gestion de leur patrimoine (extraits d'archives) et de l'exploitation mesquine de leur numéro en cours (sélection d'articles en ligne). Urbuz.com qui offrait une bonne animation de rentrée dans sa rubrique livres, le site Zazieweb et sa rubrique d'actualités littéraires, sans oublier la possibilité d'écouter toutes les émissions, littéraires ou non, de France-Culture (en direct ou en différé) (8). 0h00.com, feuilleton de Jacques Jouet chez POL, également diffusé sur France-Culture, pour n'en citer que deux (7)).
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August 20, 2008

La Grande Librairie arrive sur France 5

En direct et en public, à partir du jeudi 4 septembre 2008 à 20h35,

François Busnel prend les commandes de l’émission « La Grande Librairie ».

« Donner l’envie et le plaisir de lire au plus grand nombre » telle est l’ambition de France 5 pour ce nouveau rendez-vous littéraire !

Chaque jeudi, François Busnel propose et présente la nouvelle émission littéraire de France 5 « La Grande Librairie ».

En public et en direct, c’est toute l’actualité littéraire qui est au rendez-vous de ce magazine.

En plateau, quatre écrivains, français ou étrangers, des plus « médiatiques » aux plus « méconnus », seront présents afin de partager leur passion du livre.

Différentes séquences rythmeront l’émission : - Un portrait tout en images présentera le parcours et l’œuvre des invités,-

Toujours en images, un libraire aura carte blanche pour parler de son « coup de cœur » ou de son « coup de gueule » de la semaine,
- JUL dessinateur de presse, propose de « croquer » les moments forts de l’émission,

- Un décryptage du palmarès des meilleures ventes évoquera les « tops » et les « flops » de la semaine,

- Sous forme de reportages, François Busnel partira à la rencontre d’auteurs étrangers, devenus cultes, afin de mieux appréhender leur univers.

Les téléspectateurs qui souhaitent poser des questions aux futurs invités sont appelés à réagir sur le site Internet dédié à l’émission. Les plus pertinentes seront posées pendant l’émission.

En direct, les téléspectateurs peuvent aussi intervenir via les SMS.

En voilà une bonne nouvelle ! des livres ! ça ne parlera que de livres... enfin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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August 20, 2008

Daniel Keyes - Des fleurs pour algernon

souvenir de lecture
science-fiction
Algernon est une souris de laboratoire, Charlie Gordon un simplet employé aux médiocres besognes.
Tous deux vont emprunter, grâce à une découverte du docteur Strauss et du professeur Nemur, le chemin vers l'intelligence.

Suivi par la psychologue Alice Kinnian dont il tombe rapidement amoureux, Charlie va faire de grands progrès sur le plan intellectuel. Ainsi, au terme du troisième mois de traitement, il consigne dans son journal, originellement intitulé COMPTE RENDU :

J'ai téléphoné à Landsdoff au New Institute for Advanced Study, au sujet de l'utilisation des paires d'ions produites par effet photo-nucléaire, pour des recherches exploratoires en biophysique. La progression est fulgurante.
Mais le plus dur est à venir, et la découverte du monde qui l'entoure sera sans concession.
Puis soudain le rêve s'effondre, Algernon décline et finit par mourir.
A rapprocher de
La forme littéraire du journal intime était le meilleur choix esthétique possible pour ce roman qui est d'abord le tableau dramatique d'un individu confronté à l'énigme de sa propre double identité.
S'il n'est d'abord qu'un outil de travail médical imposé à Charlie Gordon par les professeurs Nemur et Strauss pour leur permettre de suivre l'évolution de son QI, Charlie finit par se l'approprier totalement et s'en sert de miroir et de confident.
L'évolution intellectuelle de Charlie se manifeste aussi bien dans le contenu de plus en plus élaboré du journal que dans l'évolution même de sa maîtrise orthographique et grammaticale de la langue.
Le lecteur lira les premiers "comptes rendu" de Charlie cousus de fautes et écrits de manière quasiment phonétique et se rendra compte stylistiquement de l'évolution du personnage.
La tournure tragique du récit n'apparaîtra qu'à la fin du roman, lorsque Charlie perdra peu à peu ses facultés mentales et ne pourra par conséquent plus lire et comprendre son propre journal intime, véritable mémoire de son autre Moi devenu à jamais inaccessible.

Le développement du QI de Charlie Gordon a des conséquences évidentes d'un point de vue cognitif.
Charlie assimile rapidement tout ce qu'il lit : il apprend avec une aisance incroyable de nombreuses langues étrangères, il est capable de débattre conceptuellement avec des professeurs d'Université spécialistes dans leurs domaines, se met à composer un concerto pour piano, etc.
Mais Daniel Keyes étend également les facultés de Charlie dans le sens d'un approfondissement réflexif de la structure psychologique du Moi et dans le décodage psychanalytique des manifestations de l'inconscient :
rêves, souvenirs censurés, actes manqués.
Charlie Gordon va ainsi se servir de ses nouvelles facultés mentales pour explorer la vie antérieure de son double attardé mental afin d'en reconstituer le parcours existentiel et d'en découvrir les traumatismes. L'auteur fera d'ailleurs un usage plus qu'insistant des différents traumatismes psychanalytiques vécus par le petit Charlie Gordon dans sa cellule familiale, entre une mère honteuse d'avoir donné le jour à un dégénéré et un père protecteur mais faible.

L'intelligence est également l'enjeu d'un autre combat pour le nouveau Charlie Gordon : faire comprendre aux deux professeurs Nemur et Strauss que le premier Charlie Gordon, l'attardé mental au QI inférieur à 70, était une "personne" à part entière et non pas un semi-être humain heureusement ramené dans le cercle de l'humanité par les bienfaits de la science.
C'est la prise de conscience du mépris des deux scientifiques pour son ancien Moi dégénéré qui empêche Charlie de leur témoigner toute sa reconnaissance.
Il n'est pas simplement le
Dans son Histoire de la science-fiction moderne,
Jacques Sadoul déclare à propos de ce roman: « C'est là une œuvre d'une poignante beauté, un récit humain et désespéré. »
*
biographie
Daniel Keyes est un écrivain américain né le 9 août 1927 à Brooklyn (New York).
Chercheur universitaire en psychologie et auteur de Des fleurs pour Algernon et de Les mille et une vies de Billy Milligan.


Daniel Keyes s’est engagé dans la marine marchande à l’âge de 17 ans avant de reprendre ses études, jusqu’à l’obtention d’un diplôme en psychologie.
Après une première expérience dans l’édition (chez Marvel Stories), c’est finalement vers l’enseignement qu’il s’oriente, puisqu’il devient professeur d’anglais, de littérature américaine et d’écriture à l’Université de l’Ohio.
En parallèle, Keyes s’essaie à l’écriture, en publiant en 1966 Des fleurs pour Algernon, dont le succès ne se démentira jamais : considéré comme un classique, ce livre a été traduit à ce jour dans près de trente pays, vendu à 5 millions d’exemplaires et adapté pour le grand écran, ce qui vaudra à son auteur une réputation internationale.

Autre titre :
Les Mille et Une Vies de Billy Milligan
Quand la police de l'Ohio arrête l'auteur présumé de trois, voire quatre viols de jeunes femmes, elle croit tenir un cas facile : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé.
Pourtant, ce dernier nie farouchement. Ou bien il reconnaît les vols, mais pas les viols.
Son étrange comportement amène ses avocats commis d'office à demander une expertise psychiatrique.
Et c'est ainsi que tout commence...On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l'on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare qui fait de lui un être littéralement "éclaté" en plusieurs personnes différentes qui tour à tour habitent son corps.
Il y a là Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant,
et puis Ragen, un Yougoslave brutal d'une force prodigieuse, expert en armes à feu.
Et bien d'autres.
En tout, vingt-quatre personnalités d'âge, de caractère, et même de sexe différents.
L'affaire Billy Milligan a fait la une des journaux américains, fascinés par ce cas et par la lutte qu'ont menée les psychiatres et Billy lui-même pour essayer de "fusionner" en un seul individu ses vingt-quatre personnalités.
Quant au livre, construit comme un véritable drame shakespearien, il est le résultat de mois et de mois de rencontres et d'entretiens entre Daniel Keyes et... Ragen, Arthur, Allen et les autres. Une lecture absolument fascinante, bientôt adaptée au cinéma par Joel Schumacher (Chute libre, Phone Game).

Note :
encore un très bon souvenir de lecture... j'en profite pour noter un autre titre qui me tente assez par son sujet.
*
sources : wikipédia
*
*
voir nouveautés chez l'éditeur :




Quelques citations d'Algernon :




« Quand j'étais arriéré, j'avais des tas d’amis. Maintenant, je n'en ai pas un. »
« Plus tu seras intelligent, plus tu auras de problèmes, Charlie. »
« Je suis un être humain, une personne, avec des parents et des souvenirs et une existence - et je l'étais avant que vous me poussiez sur un chariot dans la salle d'opération ! »
« L'intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l'écroulement mental et moral, à la névrose, et peut-être même à la psychose. »
« Et je dis que l'esprit qui n'a d'autre fin qu'un intérêt et une absorption égoïstes en lui-même, à l'exclusion de toute relation humaine, ne peut aboutir qu'à la violence et à la douleur. »
« Tu ne sais pas ce que c'est d'avoir quelque chose qui se passe en toi, que tu ne peux ni voir ni contrôler, et de sentir que tout te file entre les doigts. »
surhomme de demain, né d'un laboratoire de recherche en neurobiologie, il aspire à la reconnaissance sans aucune restriction de toute forme de vie humaine. De plus on peut constater qu'il y a un rapport évident entre l'incrédulité de Charlie (retardé) qui est comparé à un innocent au sens religieux et "diabolique" en "surhomme".
*Quotient intellectuel à vendre de John Boyd, cette fable émouvante conviendra autant aux jeunes lecteurs avides de découvertes qu'aux amateurs qui seraient passés à côté de ce livre aujourd'hui classique. Il obtint en effet le prix Hugo en 1960 et fut porté à l'écran par Ralph Nelson en 1968 sous le titre de Charly.
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August 20, 2008

Le droit à manifester pendant les JO conduit en camp de travail

Par Pierre Haski | Rue89 |

(De Pékin) Un an de séjour dans un camp de « rééducation par le travail » pour avoir voulu manifester légalement pendant les Jeux olympiques de Pékin: Wu Dianyuan et Wang Xiuying font la cruelle expérience du cynisme des autorités chinoises, et de la passivité du Comité international olympique (CIO).

Le gouvernement chinois avait annoncé le 23 juillet, à deux semaines de l’ouverture des JO, une mesure exceptionnelle: la désignation de trois parcs de Pékin pour tenir des manifestations légales, à conditions d’en faire la demande cinq jours à l’avance. Un progrès considérable dans un pays où ce type de protestations est en principe impossible, salué comme tel par le CIO soulagé.

Las. Non seulement le quotidien officiel « China Daily » annonçait fièrement mardi que si 77 demandes avaient été déposées, il n’y avait eu aucune manifestation, mais le communiqué publié mercredi par l’organisation Human Rights in China (HRiC) donne la mesure de la farce sinistre qui s’est jouée: pour l’organisation basée à New York, « rien de plus qu’un show ».

Pétitionnaires en quête de justice

Wu Dianyuan et Wang Xiuying font partie de ceux qu’on appelle à Pékin des « pétitionnaires », c’est-à-dire des citoyens qui s’estiment victimes d’une injustice, mais auxquels l’absence de justice indépendante ne laisse d’autre choix que de tenter de se faire entendre des hauts dirigeants par des voies détournées. Une pratique ancienne qui faisait remonter à l’empereur les complaintes de ses sujets éloignés, généralement pour dénoncer des abus locaux.

Wu et Wang ont été expulsés de leurs logements à Pékin en 2001 - l’année de l’attribution des Jeux olympiques à la capitale chinoise. Depuis, ils tentent en vain d’obtenir réparation.

Entre le 5 et le 18 août, ils se sont rendus cinq fois au Bureau pour la sécurité de Pékin afin de demander le droit de manifester. La première fois, ils ont été détenus et interrogés pendant dix heures.

Puis, dimanche, ils ont reçu chacun notification de leur condamation à un an de « rééducation par le travail », une décision administrative, sans procès, sans avocat, sans appel. La notification était antidatée au 30 juillet, ce qui, légalment, les exclut de la possibilité de réclamer le droit de manifester…

« En conformité avec la tradition olympique »…

Cela n’a pas empêché mardi le « China Daily » de publier un article incroyable présentant comme un grand succès l’absence de manifestation malgré 77 demandes concernant pour la plupart, selon le quotidien, des questions sociales, médicales, ou de vie quotidienne.

Selon le porte-parole du Bureau pour la sécurité, 74 demandes ont été retirées « après accord à l’amiable entre les parties concernées et les autorités », deux autres ont été suspendues en raison de procédures incomplètes, et une a été refusée car elle impliquait la participation d’enfants, « ce qui est contraire à la loi chinoise ».

Si l’on en croit cette annonce, Wu et Wang entreraient dans la catégorie des « accords à l’amiable ».

Cynique ou abusé, un chercheur en droit de l’Université du peuple de Pékin, Mo Yuchuan, est cité par le journal, soulignant que ce droit à manifester « est en conformité avec la promesse de Pékin d’adhérer aux traditions olympiques ».

Deux journalistes du site Aujourd’hui la Chine, partenaire de Rue89, avaient tenté, là encore en vain, de déposer une demande de manifester en faveur des ours chinois brutalisés pour leur prendre la bile. Leur récit édifiant et drôle est à lire ici. La mésaventure de Wu et Wang est moins légère.

On attendra avec intérêt la réaction du Comité olympique international après l’annonce de HRiC, même si, à quelques jours de la fin des Jeux et dans la fièvre de la course aux dernières médailles d’or, il y a peu de chances pour qu’il fasse aujourd’hui ce qu’il a renoncé à faire depuis sept ans.

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August 20, 2008

Je déteste Angot, alors... je prends plaisir à noter cet excellent article.



Je n'aime ni sa prose, ni le sujet de ses livres (elle, toujours elle !). Je me fout totalement de comment elle baise et avec qui...


Et totalement d'accord avec Pierre Assouline.













Christine et Bruno font du scooter
Angot, vous n’y couperez pas. Il en est ainsi avec quelques romans de la rentrée annoncés comme des “événements” étant entendu que l’éditeur fait ce qu’il faut pour que le public s’en aperçoive. Christine Angot est avec Michel Houellebecq et quelques autres, abonnée à ce type de rendez-vous. On n’est pas obligé de s’y rendre.
Ses précédents livres, pardon, ses précédents textes comme on dit en pareille situation avec un soupçon d’importance dans la prononciation, n’ayant pas été de mon goût, je lis toujours le nouveau par curiosité, dans l’idée d’être détrompé.


Le Marché des amants (317 pages, 17,90 euros, Seuil) se veut un roman sur les frontières de l’amour.
Elle, Christine Schwartz dite Angot, femme blanche, écrivain, fréquente le Saint-Germain-des-Près des éditeurs.


Lui, Bruno Beausir dit Doc Gynéco, chanteur de rap, métis, plus proche de l’au-delà du périphérique. Deux univers. Il semblerait que s’affranchir des tabous pesant sur cette liaison socialement interdite soit terriblement subversif en 2008.


Il paraîtrait même que la question du plus sournois des racismes serait au coeur de ce marché des amants puisque ceux-ci ne sont pas du même monde. Que leurs milieux respectifs s’ignorent, retranchés derrière leurs jugements de castes, leurs codes et leurs rituels.


C’est une révélation : on peut passer sa vie à être grugé par des préjugés. Ainsi le vivent-ils. Ils se sont rencontrés au Salon du livre de Brive-la-Gaillarde. Ils se sont plu ; il est vrai qu’il découvrait “pour la première fois une personne blanche qui disait la vérité”.


Pour faciliter le travail du lecteur, la quatrième de couverture lui indique même quelle est “la scène emblématique” afin qu’il ne perde pas son temps à la chercher. C’est quand Christine et Bruno roulent la nuit en scooter en direction de la porte de la Chapelle.

Ce n’est ni indigne, ni provocateur comme pouvaient l’être les autres romans du même auteur. Même pas scandaleux y compris lorsque Bruno se plaît à la baiser Christine tout en regardant un documentaire sur la Shoah, lointain écho d’un autre grand moment dans Pourquoi le Brésil ? sur “l’érotisme des chambres à gaz”.


L’écriture en est juste médiocre et le propos sans intérêt.
Sans saveur, sans odeur.

Même pas musical, un comble en l’espèce.

Seule la bienveillance pousserait à dire que les dialogues relèvent du grand art de la platitude ;


les “oui” et les “non” y tiennent leur rang en solitaire, désespérément.

Le Marché des amants (le corps est une marchandise etc) est une histoire d’amour dans laquelle l’homme essaie tout le temps de sodomiser la femme qui ne veut pas.


“D’accord mais attention, te trompe pas de trou” en est la phrase emblématique. Au fond, c’est affaire de kairos. Nous sommes injuste.


Page 112, on se prend de sympathie pour le héros. De compassion même.


Bruno y avoue n’avoir pas réussi à lire jusqu’au bout Rendez-Vous, le précédent livre de Christine : “C’est pas facile, qu’est-ce que tu crois ? Tu te rends pas compte ” Nous, si.


Entre les pages 196 à 199 se loge un synopsis drôle et bien enlevé mais de l’aveu même de Christine, il est de la main de Bruno.


On trouvera également un très beau passage aux pages 306-307. C’est un extrait de la page 506 de Mort à crédit.

Il faut vraiment être inconscient de sa valeur pour enchâsser trente lignes de Céline dans sa propre prose car cette irruption soudaine et inattendue de littérature annule cruellement tout ce qu’il y a autour. Un vrai choc.


On s’en remet vite, dès la page suivante jusqu’à la fin.


Aussitôt la lecture achevée, on ne se souvient même plus de quoi ça parlait. De rien peut-être.


Elle dit qu’elle a toujours mis toute sa vie dans ses écrits. Justement, c’est le problème. La photo de la jaquette enveloppant l’objet, sur laquelle on voit Christine errant la nuit près de la Porte de la Chapelle recherchant Vespa désespérément, est signée Nan Goldin, la plus tendance des grands photographes américains, mais aussi la plus passionnante par son exploration de l’intime, de ses douleurs, de ses souffrances, de ses tabous.


Voudrait-on dessiner un axe subliminal Goldin-Angot que l’on n’y prendrait pas autrement. Il y a pourtant un monde de l’une à l’autre. Il ne suffit pas de regarder en soi pour faire une oeuvre, encore faut-il le faire en artiste, ce que l’autre n’est pas.
(Photos Abaca et Nan Goldin)
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August 20, 2008

Maxence Fermine - Neige

livre de chevet - terminé hier soir "les enfants de la liberté" de Marc Lévy... pas grand chose a en dire... peut-être moins décevant que ce que j'avais lu jusqu'à présent... mais sans plus.

Fais une très bonne découverte avec Maxence Fermine... lu sans reprendre mon souffle. Un petit bijou de poésie, de délicatesse...

court roman - haïku



La réussite d'un premier roman se mesure souvent à son originalité, à l'effet de surprise.
Mais si la surprise est bien présente à travers ce beau texte de Maxence Fermine, elle se manifeste par des voies inattendues : discrétion, modestie et simplicité de ton, mises au service d'une écriture dépouillée, sans artifices.
Cette forme, étroitement inspirée des haïkus japonais, correspond très précisément à son héros, un jeune poète obsédé par la neige et les haïkus… profondément imprégné de culture japonaise, l'auteur a su s'en libérer pour créer une œuvre très personnelle.
On a rarement vu prose et poésie associées en si totale symbiose : un miracle d'équilibre. Sans prétention avouée, ce petit conte nourrit pourtant plus d'ambition qu'il n'y paraît, abordant les thèmes de l'amour, de la mort et de la création.
Et si charmeuse soit-elle, cette authentique poésie cache une violence sourde et une vraie profondeur de pensée. Il faut saluer également la présentation, très soignée, illustrée par des encres de Georges Lemoine.
Extrait :
Yuko vénérait l'art du haïku, la neige et le chiffre sept.
Le chiffre sept est un chiffre magique.
Il tient à la fois de l'équilibre du carré et du vertige du triangle.
Yuko avait dix-sept ans lorsqu'il avait embrassé la carrière de poète.
Il écrivait des poèmes de dix-sept syllabes.
Il possédait sept chats.
Il avait promis à son père d'écrire seulement soixante-dix-sept haïku par hiver.
Le reste de l'année, il resterait à la maison et oublierait la neige.
Extrait de Neige © Arléa, 1999
*
citations :
La poésie n'est pas un métier. C'est un passe-temps. Un poème, c'est une eau qui s'écoule.
*
Je veux apprendre à regarder passer le temps.
*
La couleur n'est pas au dehors. Elle est en soi. Seule la lumière est dehors.
*
biographie :
trouvé peu de chose, se résume finalement à ce qu'en dit Wikipédio. Dommage, j'aurai aimé en savoir plus.

Maxence Fermine, né en 1968 à Albertville, est un écrivain français.

Il a vécu à Paris puis en Afrique où il a travaillé dans un bureau d'études. Il vit aujourd'hui en Haute-Savoie avec sa femme et ses deux filles.




Autres titres (envie de lire) :
Le Violon noir
A Venise, alors envahie par les troupes napoléoniennes, Johannes Karelsky, violoniste au talent reconnu dès l'enfance, enrôlé dans l'armée française et blessé au combat, trouve domicile chez un mystérieux luthier, passionné d'échecs et amateur d'eau-de-vie.
Très vite, entre ces deux hommes du secret, se noue une complicité faite de respect, de silence et de musique, qui se changera en une amitié que la simple évocation d'une voix de femme, dont on ne sait au juste où elle les entraînera, scellera jusque dans la mort.
Le violon noir, douleur et chef-d'œuvre du luthier, est-il en fin de compte l'instrument de leur perte ou de leur rédemption ? Après Neige, Maxence Fermine nous donne à lire un roman envoûtant, écrit dans une langue concise et poétique.
Opium
C'est une route aux mille parfums, aux mille périls aussi : celle qui, partant de Londres, suit la voie des Indes pour se perdre irrémédiablement dans l'Empire de la Chine.
Un périple que l'on nomme la route du thé.
Pour la première fois, en 1838, un homme va s'y aventurer, décidé à percer le secret des thés vert, bleu et blanc, inconnus en Angleterre.
Au fil de son voyage, il va rencontrer Pearle, un riche négociant irlandais, Wang, le gardien de la vallée sacrée, Lu Chen, l'invisible empereur du thé et Loan, une chinoise aux yeux verts qui porte, tatouée sur son épaule, une fleur de pavot. Au terme de sa quête, l'opium. Un amour que l'an ne choisit pas.
Tango Massaï
Tabora, porte des grands lacs africains, cité sublime et inquiétante qui vit de l'or et des épices.
Une armée de rebelles vient d'investir la ville. À sa tête, un homme blanc juché sur un cheval bai. Il se nomme Tango Massaï.
Il est venu réclamer la reddition du Sultan et proclamer le droit de vivre libre.
Bleu, pourpre, noir : ce sont les trois couleurs d'une mystérieuse pierre précieuse qui l'ont conduit jusqu'ici.
Et tandis que la ville s'embrase, au loin résonnent les paroles d'un sorcier : " Un jour, un serpent de fer accompagné d'une nuée de papillons blancs pénétrera jusqu'aux terres intérieures des Massaï. Et ce jour-là, ce sera la guerre. Il faudra nous préparer à combattre et à vivre des jours de malheur. Avant que ne vienne le lion qui enserrera dans ses griffes le serpent de fer et saura nous délivrer de l'emprise des papillons blancs... "
Le Labyrinthe du temps
Un naufragé échoue sur une île inconnue, hors du temps et hors du monde. Dans ses bagages, un mystérieux coffret...
La vie est un labyrinthe inextricable, et chaque être perdu dans sa solitude erre en silence pour chercher une issue au tragique destin de son existence.
Seuls les fils d'Ariane que sont les liens d'amitié, qu'il tisse avec les autres êtres dans le même labyrinthe, lui donnent le courage d'avancer encore chaque jour. " Un naufragé échoue sur une île inconnue, hors du temps et hors du monde. Dans ses bagages, un mystérieux coffret...
Note :

premier livre lu de cet auteur...
Finesse de ce court roman...
donne vraiment envie de poursuivre avec d'autres livres, d'autres histoires...
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August 19, 2008

Dino Buzzati - "Le désert des Tartares" et "le K"

souvenir de lecture

roman italien - une allégorie puissante de la condition humaine.



Le roman traite de façon suggestive et poignante de la fuite vaine du temps, de l'attente et de l'échec dans le cadre d'un vieux fort isolé à la frontière où le lieutenant Drogo attend la gloire dont le privera la maladie.
En effet après une longue carrière ritualisée par les activités routinières de la garnison du vieux fort Bastiani, il voit se préciser enfin l'attaque des Tartares dont l'existence apparaissait de plus en plus mythique ; mais évacué pour des raisons médicales, Drogo ne peut participer au combat et se rend compte, au seuil de sa mort, que son seul adversaire n'est pas les Tartares, mais la mort.
Ainsi, il se rend compte que les Tartares n'étaient qu'un divertissement, une occupation, qui lui permettait d'oublier la mort, lui qui en avait extrêmement peur.

Cette oeuvre est, avant tout, un procès au temps.
Tout le roman est axé sur la fuite du temps.
On peut tout rattacher à ce thème. Par exemple, le découpage du livre en trente chapitres courts et de même taille donne l'illusion d'une régularité dans l'avancée du roman.

De même, les habitants du fort sont des malades du temps.
C'est-à-dire qu'ils font partie des malchanceux qui, selon Buzzati, sont soumis à une terrible conscience du temps qui passe et de la mort qui approche.
Ainsi, les deux groupes, les civils contre les militaires, sont deux groupes que tout tend à éloigner.
Dès le chapitre 1, Drogo et son ami se séparent et ne se reparleront plus, dans l'avenir, comme avant. De même, ils ne veulent aller au château que pour la gloire, mais quand ils y arrivent, ils veulent en repartir avant de ne pouvoir et vouloir le quitter, ce qui montre leur attachement à leur déshumanisation :
en faisant toujours les mêmes tâches (ce qui transforme le temps qui passe en un présent perpétuel, Drogo est très surpris le jour où il découvre qu'il est un vieillard et qu'il n'a rien fait de sa vie);
en voyant toujours les mêmes personnes (ce qui aboutit à un mode de vie très sécurisant), ils ne pensent plus à la mort et ont donc gagné leur pari.
Ces soldats, qui ont donc très peur de la mort, ont l'espoir de participer à un grand évènement, c'est-à-dire triompher des Tartares, ce qui leur permettrait d'être éternels, la postérité les retenant.
Le règlement absurde du fort leur permet d'occuper leur esprit. La plaine, toujours remplie de brouillard, est favorable à leur imagination, au rêve, à l'espoir.
L'interdiction d'instruments optiques pour scruter la plaine peut être perçue pour maintenir le mystère.
Enfin, la construction de la route peut être perçue comme une métaphore de la vie : la vie se construit, et quand l'ennemi, à savoir la mort, attaque, il n'y a rien à faire face à cette force surhumaine. Les habitants sont vaincus par les Tartares, donc par la mort.

Le K


"Comme son fils insistait, il alla prendre sa longue-vue et scruta la surface de la mer, en direction du sillage.
Stefano le vit pâlir.
– Qu’est-ce qu’il y a ?
Pourquoi tu fais cette figure-là, dis, papa ?
– Oh ! si seulement je ne t’avais pas écouté, s’écria le capitaine. Je vais me faire bien du souci pour toi, maintenant. Ce que tu vois émerger de l’eau et qui nous suit, n’est pas une chose, mais bel et bien un K."
Le Défunt par erreur, Un amour trouble, Le Secret de l’écrivain, Le Veston ensorcelé, Suicide au parc, Jeune fille qui tombe… tombe, Le Magicien, Le Chien vide, Petites Histoires du soir, Ubiquité, Les Bosses dans le jardin, Petite Circé, Dix-huitième trou, Douce nuit…
Chacune des cinquante-deux nouvelles de ce recueil est frappée du sceau du merveilleux, du même poignant fantastique.
Dino Buzzati possède, à un degré suprême, cette rare vertu de ne pas refuser l’humour à la conscience et à la présence de la mort… Buzzati est l’un des plus grands écrivains de notre temps.
biographie

Dino Buzzati, né le 16 octobre 1906 à Belluno, dans la région de la Vénétie, et décédé le 28 janvier 1972 à Milan d'un cancer, est un journaliste et un écrivain italien dont l'œuvre la plus célèbre est le roman intitulé Le Désert des Tartares.

Dino Buzzati, de son vrai nom Dino Buzzati Traverso, est le deuxième d'une famille de quatre enfants.
Pour répondre au souhait de son père, professeur de droit, il entreprend des études de droit.
Après son service militaire, partiellement en école d'officiers, il entre en 1928 comme stagiaire à la rédaction du grand quotidien de Milan le Corriere della Sera. Il y reste comme journaliste jusqu'à sa mort, excepté pendant la Seconde Guerre mondiale, où il sert comme officier dans la marine italienne puis comme correspondant de guerre en Afrique du Nord et en Sicile.

Parallèlement à sa carrière professionnelle Dino Buzzati s'essaie à différentes formes d'arts comme la peinture, la gravure ou la création de décors pour la scène.

C'est cependant son abondante œuvre littéraire qui retient l'attention par sa variété : du

Les thèmes principaux de ses nouvelles sont les attitudes adoptées face à la vie, face à la mort.
Ses nouvelles soulèvent de nombreuses interrogations sur l'humain dans la modernité à travers des histoires courtes, parfois drôles, parfois tragiques, mais qui offrent souvent un message assez clair pour qui veut y attacher un peu d'attention.

Deux de ses romans retiennent particulièrement l'attention :

Un Amour (1963), qui décrit la passion dévorante d'un quadragénaire (ou quinquagénaire?) pour une jeune prostituée, et ses tourments savamment entretenus par elle, ainsi que par son caractère propre (la nouvelle Iago dans

Et surtout

L'œuvre littéraire de Dino Buzzati renvoie pour une part à l'influence de
Le plus convaincant des rapprochements est cependant sans doute à rechercher du côté du courant
existentialiste des années 1940-1950 et de Jean-Paul Sartre avec La Nausée (1938) ou d'Albert Camus avec L'Étranger (1942), pour ne citer que des œuvres majeures contemporaines du Désert des Tartares.
Par ailleurs ce roman, qui a œuvré à la notoriété de l'auteur et a connu un succès mondial, n'est pas dénué de rapport dans sa description d'un « présent perpétuel et interminable » avec deux autres grands classiques : Les Choses, de Georges Perec et La Montagne magique de Thomas Mann.

Bizarrement, Buzzati n'a jamais accepté d'être considéré comme un écrivain. Il se définissait comme un simple journaliste écrivant de temps en temps des nouvelles, auxquelles il ne trouvait pas de grande valeur. Le jugement de la postérité, et même de ses contemporains, l'a largement contredit sur ce point.

Note :
Encore deux livres que j'ai particulièrement aimés.
Noté également le lien vers les poches, pour en lire d'autres à l'occasion.
Voir autres titres en poche : http://www.livrenpoche.com/auteur-8363.html
*
voir article intéressant :
Kafka par l'esprit de dérision et l'expression de l'impuissance humaine face au labyrinthe d'un monde incompréhensible mais aussi au Surréalisme, comme dans ses contes où la connotation onirique est très présente. Le Désert des Tartares (1949 en traduction française) : ce roman traite de façon suggestive et poignante de la fuite vaine du temps, de l'attente et de l'échec dans le cadre d'un vieux fort isolé à la frontière où le lieutenant Drogo attend la gloire dont le privera la maladie. Le K procède il est vrai d'une inspiration analogue). théâtre (Un Cas intéressant traduit en français par Albert Camus en 1956) aux recueils de nouvelles, comme Le K (en italien : Il Colombre - 1966), en passant par les contes et les romans pour la jeunesse (par exemple La fameuse invasion de la Sicile par les ours) jusqu'aux romans, dont le plus abouti et le plus célèbre est Le Désert des Tartares, publié en italien en 1940, qui se révèle une allégorie puissante de la condition humaine.
Dino Buzzati meurt d'un cancer à Milan, en 1972.
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August 19, 2008

Herbert George Wells - l'ile du docteur Moreau et autres titres

souvenir de lecture
roman fantastique, science-fiction

L'Île du docteur Moreau
Unique survivant d'un naufrage, Edward Prendick est recueilli sur une île des mers du Sud par un personnage singulier : le docteur Moreau, qui vit depuis 11 ans sur cette île.
Il découvre avec effroi que l'île est peuplée de créatures monstrueuses, mi-hommes mi-bêtes, vivant sous la domination de Moreau et de Montgomery, son assistant.
C'est Moreau lui-même qui a « fabriqué » ces créatures à partir d'animaux, dans le but de comprendre la nature de l'humanité. Les deux chirurgiens, Moreau et Montgomery, se sont livrés à des expériences de vivisections et de greffes pour tenter de donner à ces êtres la faculté de penser et de parler.

Les hommes-bêtes vivent dans un village primitif et obéissent à une « Loi » leur interdisant les comportements animaux et prônant la vénération de Moreau appelé « Maître ». Mais Prendick découvre que certaines créatures transgressent la Loi en dévorant des lapins, et Moreau lui apprend que toutes ses expériences ont échoué jusque-là, les créatures régressant systématiquement à l'état animal.

L'assassinat de Moreau par une de ses « expériences » devenue enragée remet en cause l'équilibre fragile de l'île. Montgomery est tué à son tour et Prendick ne parvient à ramener le calme qu'en tuant une partie des monstres. Au bout d'un exil forcé parmi les créatures en pleine régression, il parvient enfin à s'échapper à bord d'un radeau et à retourner à la civilisation. Mais, traumatisé par l'expérience qu'il vient de vivre, il ne peut s'empêcher de voir le reflet des hommes-animaux de Moreau dans les hommes...
La Machine à explorer le temps

Londres, au XIXe siècle. Dans la maison d'un savant, un groupe d'amis écoute celui qui prétend être le premier voyageur du temps narrer ses aventures.
Le voyageur du temps commence son récit en décrivant le monde de l'an 802701.
La Terre est habitée par les Eloïs, descendants des hommes. Androgynes, simplets et doux, ils passent leur temps à jouer tels des enfants et à manger des fruits dans le grand jardin qu'est devenue la Terre.
A la surface de celle-ci, ne subsiste plus aucune mauvaise herbe, ni aucune autre espèce animale. Le monde semble être devenu un paradis.
Seulement l'explorateur du temps ne tarde pas à se rendre compte que cette apparente harmonie cache un terrible secret. Des puits sans fond sont répartis un peu partout, et un bruit de machine s'en échappe.
C'est sous terre que vit une autre espèce descendante aussi des hommes, les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière à force de vivre dans le noir.
La nuit, ils vont et viennent à la surface en passant par les puits, pour se nourrir des Eloïs, devenus leur bétail à leur insu.
L'explorateur, dont la machine à voyager dans le temps a disparu, va devoir descendre sous terre affronter les Morlocks, s'il veut pouvoir retourner chez lui. Entre temps il va se lier avec une Eloïs, Weena, qui finira par mourir dans un incendie allumé par l'explorateur pour faire fuir les Morlocks.
*
Inutile d'insister sur le fait qu'il s'agit d'un chef-d'œuvre. La Guerre des mondesdemeure avec Jules Verne le grand ancêtre de la science-fiction, celui qui lui a donné ses lettres de noblesse, avec des œuvres aussi importantes que L'Île du Docteur Moreau, L'Homme invisible ou La Guerre des mondes. Un grand classique, précurseurs dans bien des domaines, qui reste indépassable. À lire ou à relire.
L'Homme invisible
C'est en hiver que l'étranger s'est installé à l'auberge du village d'Iping.
Ses bandages, qui lui enveloppent entièrement la tête, sauf le nez, d'un rouge vif, lui donnent un aspect étrange, assez terrifiant, et les langues vont bon train.

Mandat est donné de l'arrêter, mais comment se saisir d'un personnage qui disparaît à mesure qu'il se dépouille de ses vêtements?
Quant à l'étranger, obligé d'être nu pour échapper aux poursuites, il souffre cruellement du froid et de la faim.

Ainsi débute l'aventure du savant qui a découvert la formule de l'invisibilité, un des romans les plus célèbres de Herbert George Wells et, par son invention et son humour, un des chefs d’œuvre de la littérature fantastique.
*
La Guerre des mondes
La flotte britannique ayant été anéantie dans un combat inégal cependant que l'armée de sa Majesté amorçait sa retraite, la route de Londres est ouverte aux envahisseurs.
Déjà l'exode a commencé.
En train et dans tous les véhicules possibles, l'immense population de la capitale reflue vers le nord ou le continent.
C'en est fait du flegme et de la supériorité britanniques.
Déjà une noire fumée recouvre la ville cependant que l'herbe rouge apportée par les martiens étouffe toute végétation.
C'est dans cette terrible épreuve que se révèle la vraie nature des hommes, qu'apparaissent le courage des uns et la lâcheté des autres.
C'est dans ce combat mortel que l'on découvre les moyens de défense insoupçonnés de notre vieille planète.

*
biographie
Herbert George Wells (né le 21 septembre 1866 à Bromley dans le Kent, mort le 13 août 1946 à Londres) est un écrivain britannique surtout connu aujourd'hui pour ses romans de science-fiction.
Il fut cependant également l'auteur de nombreux romans de satire sociale, d'œuvres de prospectives, de réflexions politiques et sociales ainsi que d'ouvrages de vulgarisation touchant aussi bien à la biologie, à l'histoire qu'aux questions sociales.
Il fut un auteur très prolifique qui écrivit aussi bien des romans réalistes que de la science-fiction, comme des essais sur l'histoire de l'humanité ou l'évolution future de la société. Herbert George Wells fut un socialiste convaincu. Après 1900, ses œuvres se firent de plus en plus politiques et didactiques. À présent, seuls ses premiers romans de science-fiction sont encore lus.
Herbert George Wells fut le cinquième et dernier enfant de Joseph Wells, un jardinier et joueur de cricket devenu boutiquier, et de Sarah Neal, une ancienne domestique. Il est né à Atlas House, 47 High Street, Bromley, dans le Kent.
Sa famille appartenait à la classe moyenne peu argentée. Un héritage permit à la famille d'acheter un magasin de porcelaines qui ne fut jamais prospère. Joseph fut obligé de vendre des battes et des balles de cricket pour nourrir sa famille. Il recevait également de faibles rémunérations lors des matchs auxquels il participait.

Un incident survenu à Herbert George Wells alors qu'il n'avait que sept ans seulement fut déterminant pour la suite de sa vie. À cause d'un malencontreux accident survenu sur un terrain de sport, il dut rester alité un certain temps avec une jambe cassée . Il passait le temps en lisant des romans et se passionnait pour les autres mondes auxquels lui donnaient accès ses nouvelles lectures. C'est à ce moment-là qu'il prit goût à l'écriture.
Plus tard la même année, il entra à la Thomas Morley's Commercial Academy, une école privée fondée en 1849. L'enseignement y était très erratique, plus particulièrement axé, comme Wells le raconta plus tard, sur l'écriture calligraphiée et les calculs utiles aux seuls hommes d'affaires. Wells y poursuivit sa scolarité jusqu'en 1880. Mais en 1877, un nouvel incident obscurcit la jeunesse de l'auteur : à la suite d'une chute, son père se fracture une jambe et doit abandonner sa carrière sportive qui représentait une part non négligeable des revenus de la famille.

Incapable de supporter plus longtemps leur charge de famille, les parents Wells eurent l'idée de placer leurs garçons comme apprentis dans différents corps de métier. Ainsi, de 1881 à 1883, Herbert George Wells fit un apprentissage comme marchand de tissus chez Southsea Drapery Emporium. Cette expérience lui inspira plus tard ses romans intitulés The Wheels of Chance (Les Roues de la fortune) et Kipps, qui décrivent la vie d'un apprenti marchand de tissus qui commente de manière critique la répartition des richesses dans le monde.

Les parents Wells ne s'entendaient pas très bien - elle était protestante et lui libre penseur -, si bien que sa mère retourna travailler comme femme de chambre à Up Park, une maison de campagne du
Ensuite, Sarah et Joseph vécurent séparément, sans toutefois divorcer, ni avoir aucune autre liaison. Herbert George Wells ne tira profit ni de son apprentissage comme marchand de tissu, ni de son apprentissage comme assistant chimiste, ni de son expérience comme enseignant auxiliaire, ce qui l'obligea à retourner régulièrement chez sa mère à Up Park, jusqu'à ce qu'il trouve une situation plus stable. H. G. Wells profitait de ses séjours à Up Park pour se plonger dans les livres de la superbe bibliothèque du lieu.

En 1883, son employeur le renvoya, arguant qu'il n'était pas satisfait de ses services. Mais le jeune Wells était loin d'être mécontent de ce renvoi qui marqua la fin de sa période d'apprentissage.
Plus tard la même année, il devint assistant d'enseignement à la Midhurst Grammar School, dans le Sussex de l'Ouest, jusqu'à ce qu'il décroche une bourse d'études à la Normal School of Science de Londres (qui s'appellera par la suite le Royal College of Science et dépendra de l' Imperial College de Londres) où il étudie la biologie avec Thomas Henry Huxley, mais aussi la géologie et l'astronomie. Huxley donnait en particulier des cours d'anatomie comparée dont il était un grand spécialiste.
L'année passée à suivre son cours fut pour Wells la plus significative de toute son éducation. Elle marquera également son écriture romanesque puisqu'il puisera dans la biologie, en particulier dans l'évolution et l'anatomie comparée nombre de créations littéraires.
Comme ancien élève, il aidera ensuite à créer la Royal College of Science Association dont il sera le premier président en 1909. Wells étudia dans sa nouvelle école jusqu'en 1887 avec une allocation de vingt-et-un shillings par semaine grâce à sa bourse d'études.

Ces années marquent le début de son intérêt croissant pour une réforme possible de la société.
Il commença son approche du sujet en étudiant la
Il compta également parmi les membres fondateurs du magazine The Science School Journal, un périodique qui lui permettait d'exprimer ses propres idées sur la littérature et la société. L'année scolaire 1886-1887 fut sa dernière année d'études. Malgré sa réussite aux examens de biologie et de physique, son échec à l'examen de géologie lui coûta son passage en année supérieure et sa bourse d'études. Herbert George Wells se retrouva alors sans revenu. Sa tante Mary, une cousine de son père, l'invita à rester chez elle dans un premier temps, ce qui lui épargna la recherche d'un logement. Pendant son séjour chez sa tante, il nourrit un intérêt croissant pour sa cousine Isabel.

En 1891, Herbert George Wells épousa sa cousine Isabel Mary Wells, mais la quitta en 1894 pour l'une de ses étudiantes, Amy Catherine Robbins, qu'il épousa en 1895. Sa seconde femme lui donna deux fils : George Philip (connu sous le surnom de Gip) en 1901 et Frank Richard en 1903.

Pendant ses années de mariage avec Amy, Wells entretint des liaisons avec un grand nombre de femmes, dont l'activiste américaine du contrôle des naissances, Margaret Sanger. Il eut une fille, Anna-Jane, avec l'écrivain Amber Reeves en 1909 et un fils en 1914, Anthony West, avec la romancière et féministe Rebecca West, de vingt-six ans sa cadette. Bien qu'Amy Catherine ait eu connaissance de certaines des liaisons extra-conjugales de son mari, elle resta mariée à Herbert George Wells jusqu'à sa mort, en 1927. Wells eut également une liaison avec Odette Keun et Moura Budberg. « Je n'ai jamais été un grand romantique, » écrivit Wells dans An Experiment in Autobiography (1934), « bien que j'aie aimé très profondément beaucoup de gens. »

L'engagement politique
H. G. Wells se considérait comme un socialiste, même s'il se trouvait occasionnellement en désaccord avec certains autres socialistes de son époque.
Il fut membre de la Fabian Society, mais la quitta ensuite parce qu'il jugeait cette organisation beaucoup plus radicale qu'il ne l'aurait voulue. Il devint même l'un de ses adversaires les plus acharnés, reprochant à ses membres d'avoir une piètre compréhension des problèmes économiques et éducatifs.
Il fut également le candidat du Labour Party à l'Université de Londres en 1922 et 1923, mais même à cette époque sa foi en son propre parti était pour le moins fragile.

Son idée politique la plus féconde concernait la nécessité de créer un État-Monde. D'après son autobiographie, il considérait qu'à partir de 1900 un État-Monde était inévitable. Si les détails de cet État-Monde ont varié au cours du temps, son principe fondamental consistait à organiser une société qui favoriserait les sciences, mettrait fin aux nationalismes et permettrait aux citoyens de progresser en fonction de leurs mérites et non plus en fonction de leur naissance.
À l'époque où il pensait qu'un État-Monde était inévitable, il réalisa également que le type de démocratie parlementaire qui était pratiquée à l'époque n'était pas satisfaisante. Ainsi, lorsqu'il travailla à la
Par ailleurs, il craignait que le citoyen moyen ne fût jamais suffisamment éduqué ou éclairé pour traiter des problèmes majeurs du monde. C'est la raison pour laquelle il pensait devoir limiter le droit de vote aux scientifiques, ingénieurs et autres gens de mérite.
Mais il défendait en même temps l'idée que les citoyens devaient jouir du maximum de liberté possible, tant que celle-ci ne restreignait pas celle d'autrui. Toutes les valeurs que défendait H. G. Wells furent de plus en plus critiquées à partir des années 1920.

Jusque dans les années 1930, Wells resta convaincu de la nécessité de créer un État-Monde.
Dans cette perspective, il accueillit avec enthousiasme les tentatives de
Au départ, H. G. Wells pensait que Lénine pourrait initier la construction du monde planifié dont il rêvait, même s'il était lui-même un socialiste foncièrement anti-marxiste, allant jusqu'à affirmer que le monde se porterait mieux si
Karl Marx n'était jamais venu au monde.
Ensuite, la politique de Joseph Staline le conduisit à changer de point de vue sur l'Union soviétique, même si sa première impression sur Staline fut plutôt mitigée. Il n'appréciait pas ce qu'il considérait être chez Staline une orthodoxie obtuse, mais il fit tout de même l'éloge de ses qualités, disant qu'il n'avait « jamais rencontré un homme plus juste, plus candide et plus honnête », rejetant ainsi la sombre réputation de Staline comme injuste ou tout simplement fausse.
Pourtant, il jugeait la manière de gouverner de Staline beaucoup trop rigide, ne laissant aucune place à la moindre pensée indépendante, et trop obtuse pour réellement mener à la Cosmopolis qu'il appelait de ses vœux.

À la fin de sa vie, il avait perdu beaucoup de son influence dans les milieux politiques.
Ses efforts pour aider à la création de la ligue des Nations se soldèrent par une profonde déception, lorsque cette organisation se révéla incapable d'empêcher la
La guerre elle-même le rendit de plus en plus pessimiste. Dans son dernier livre, Mind at the End of its Tether (1945), il jugea que ce ne serait pas une si mauvaise idée de remplacer l'espèce humaine par une autre espèce.
D'ailleurs, il appelait cette époque « l'ère de la frustration ». Il passa ses dernières années à critiquer l'Église catholique romaine et un voisin qui faisait de la réclame pour un club militaire.
Comme il consacra les dernières années de sa vie à défendre des causes perdues, sa réputation littéraire déclina également. Cela dit, The Happy Turning, un petit livre daté de 1944, recèle encore beaucoup d'esprit et d'imagination.
Note :
Souvenirs de lecture... d'enfance.




En savoir plus...




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Seconde Guerre mondiale. Lénine de reconstruire l'économie russe, comme il le rapporta dans Russia in the Shadows (1920).Charte des Nations Unies, il s'opposa à toute mention du terme démocratie. République de Platon, puis se tourna vers les idées plus contemporaines du socialisme telles qu'elles s'exprimaient au sein de la Fabian Society et dans diverses lectures à la Kelmscott House, le domicile de William Morris. Sussex, une fonction qui ne l'autorisait à emmener ni mari, ni famille. On l'aurait peut-être laissé en paix s'il n'avait pas retardé le paiement de sa note et s'il n'y avait pas eu un vol mystérieux au presbytère.
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August 19, 2008

"Monk" Lewis - le moine

souvenir de lecture
roman gothique



On le nomme "Monk" Lewis, tant cet écrivain a été marqué par sa créature scandaleuse.
Le livre fut d'abord interdit par la censure et Lewis obligé d'en réviser l'édition.
Il n'a que vingt ans lorsqu'il écrit Le Moine et confronte le lecteur avec l'Invisible d'une manière directe et brutale.
Le Surnaturel y fait sauvagement irruption et s'impose ; d'où la réticence d'un Coleridge, déconseillant aux parents de mettre un tel livre dans les mains de leurs enfants.

Il connaissait bien la littérature allemande et traduisit plusieurs grands auteurs, tel Schiller. Il adaptera avec succès un roman de Zschokke, Le Bandit de Venise.

Il hérita d'une fortune importante à la mort de son père et, avec effroi, en découvrit les sources, dans les Indes Occidentales.
Il mourut de fièvre jaune à son retour d'un second voyage, laissant un passionnant Journal qui dénonce le scandale des pratiques coloniales dont nul alors ne se souciait.
Comme la plupart des auteurs "gothiques", Monk Lewis ne fut jamais en odeur de sainteté auprès des critiques et il fallut attendre des auteurs comme Artaud ou Breton pour que certains considèrent enfin Le Moine avec sérieux.

"Le souffle du merveilleux l'anime tout entier (...). J'entends que ce livre n'exalte du commencement à la fin, et le plus purement du monde, que ce qui de l'esprit arrive à quitter le sol et que, dépouillé d'une partie insignifiante de son affabulation romanesque, à la mode du temps, il constitue un modèle de justesse et d'innocente grandeur
note :
Encore un très bon et très ancien souvenir de lecture...
Sur le fantastique :
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August 19, 2008

René Barjavel - La nuit des temps

souvenir de lecture
science-fiction



La Nuit des temps est un roman de science-fiction, écrit en 1968 par l'écrivain français René Barjavel.

Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...
Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ?

La Nuit des temps, c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et passé, et un grand chant d'amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Éléa et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.

René Barjavel nous décrit un monde partiellement "idéal" où une civilisation vit dans le bonheur et l'abondance, profitant d'une source d'énergie et de matière illimitée qui lui permet de parer aux besoins de tous ses habitants. Une autre civilisation, qui n'a pas su maîtriser sa fertilité, se trouve cependant en position d'invasion de la première.

On retrouve dans cette œuvre des éléments qui permettent d'établir des parallèles avec des romans de
contre-utopie tels que la guerre avec une autre nation comme dans le 1984 de George Orwell ou encore, plus marquant, les bijoux portés par chacun qui permettent la gestion des individus comme dans Un bonheur insoutenable d'Ira Levin.
*
Personnages
Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
Il y a deux groupes bien distincts de personnages dans La Nuit des Temps : les personnages du passé et ceux du présent. Les chapitres séparent d'ailleurs les événements passés et les événements présents bien que les deux personnages principaux passent parfois de l'un a l'autre.

Les personnages du passé
Ils ont été "idéalisés" par
Barjavel. Il leur a donné la perfection que nous espérons atteindre dans quelques siècles et a, de ce fait, donné un sens tout particulier à son livre. Il les a séparés en deux clans, les "bons" et les "mauvais".

Gondawa, qui se trouvait à l'emplacement actuel du pôle Sud (cet endroit de la planète était habitable car, selon le roman, la planète était penchée de 40 degrés de plus par rapport à sa position actuelle) et Enisoraï, dont une partie a complètement disparu de la surface de la Terre. Enisoraï était situé à l'emplacement actuel des deux Amériques. Suite à l'utilisation désespérée de "l'Arme Solaire" par Gondawa durant la guerre qui opposa les deux continents, cette partie de terre fondit puis fut engloutie par les océans. La planète toute entière fut ébranlée et se décala de 40 degrés.

Parmi les personnages du passé de Gondawa, il y trois personnages clés importants : Eléa, Païkan et Coban. Enisoraï n'a pas de personnage propre, le continent tout entier représente la sauvagerie, le besoin de conquête, l'expansion illimitée.

Eléa
Elle représente l'amour et l'innocence. Eléa avait été sélectionnée comme étant l'une des femmes les plus parfaites de Gondawa et fut choisie pour entrer dans l'Abri, sorte de capsule de survie qui devait permettre à deux personnes de survivre à l'Arme Solaire.
Avant cela, Eléa était unie à Païkan, son "âme-sœur" et ils s'aimaient d'un amour pur et inébranlable. Seulement, la personne qui devait l'accompagner dans l'Abri n'était pas Païkan mais Coban car lui seul savait toutes ces choses qu'il fallait préserver à tout prix. Elle se retrouva dans "l'œuf" malgré elle et se réveilla neuf cent mille ans plus tard, dans un monde où tout était différent et où Païkan n'existait plus…

Simon
Il représente la solitude et le désespoir. C'est l'un des premiers à être entré dans l'"œuf" et à avoir posé les yeux sur Eléa. Il était médecin et avait été envoyé au Pôle sud, sur une base de recherches française. Il tombe amoureux d'Eléa au moment même où il pose les yeux sur elle. Même s'il sait qu'Eléa n'aimera jamais personne d'autre que Païkan, Simon lui voue un amour sans limite et la protégera de ceux qui ne la comprennent pas. Eléa le choisit comme étant la personne en qui elle peut avoir confiance. La relation des deux personnages atteindra des dimensions inattendues, mais toujours limitées par l'amour qu'Eléa porte pour Païkan.



Certains personnages font une apparition très brève dans le livre, qui est utilisée pour symboliser la présence du pays. Le nom du personnage apparaît alors accompagné d'une virgule et de son pays (ex: "Henckel, l'Allemand se leva"). Certains personnages restent tout au long de l'histoire et prennent une place considérable même si séparés des autres, ils n'auraient plus aucune importance :

Hoover : Les

La Traductrice
Ce n'est qu'une machine mais elle a une grande importance. Chaque personnage porte à son oreille un micro récepteur relié à la dite machine, qui traduit en dix-sept langues ce que disent les gens. Elle parvient même, au bout de beaucoup d'efforts, à traduire la langue d'Eléa. Lorsqu'elle tombera en panne, on comprend alors toute l'importance qu'elle a dans le livre.

Structure de l'Œuvre
Le livre a été écrit selon trois plans : les discours de Simon, qui apparaissent en italique et se situent hors du contexte temporel du roman, le récit de la découverte de l'Abri et de toutes les recherches se situant dans le présent et, pour finir, le récit-souvenir du passé d'Eléa dans toute son intimité avec Païkan et de la fin dramatique de Gondawa.

On peut voir que ces trois parties sont également accompagnées de leurs thèmes, à savoir la solitude et l'amour fou pour les discours de Simon, le bonheur amoureux pour le passé d'Eléa et la folie des hommes au travers de leurs connaissances scientifiques pour le récit du présent.
Le livre commence par un discours de Simon qui renseigne déjà sur la fin du récit, on sait d'avance qu'elle est tragique. Ce sont ensuite les récits du présent qui commencent, dont chaque découverte ou moment important est marqué par un discours de Simon. Vers le milieu du livre, on bascule dans le passé et les moments importants sont toujours marqués par les discours de Simon.
La fin tragique de Gondawa et la mort d'Eléa marquent la fin de l'aventure, cependant le livre continue en revenant dans le présent et en décrivant la mort des deux "fossiles" du passé, la fuite des chercheurs et l'explosion de toute la base. Ceci pour marquer la rupture totale entre Simon et son amour perdu, partie avec le récit de la fin de Gondawa, ensevelie sous des tonnes de glace.
Le livre ne se finit pas par un discours de Simon mais par un aperçu des impressions des gens dans les rues. L'histoire de Simon, elle, prend fin avant que l'histoire ne se termine, elle s'arrête dès les premières lignes du livre. Lorsque le livre est terminé, Simon est déjà mort depuis longtemps, son cœur, son âme, il ne lui reste plus que son corps mais cela ne lui suffit plus pour vivre.
Commencer par un discours tragique et désespéré de Simon et terminer le livre sans lui marque bien que pour lui, il n'y a pas de vie après Eléa. On le sent déjà dès la deuxième page du livre : « Je frissonne. Jamais, jamais plus je n'aurai chaud dans mon sang et dans ma chair… ».

Les chapitres n'ont pas de numéro et sont très courts (jamais plus de huit pages), ce qui provoque des pauses très fréquentes, soulignées davantage par les discours de Simon. Cela donne l'impression de "survoler" l'histoire, d'être pris pour témoin et non pour lecteur.

Thématique

Il y a un thème central dans La Nuit des temps, il s'agit de l'amour. C'est essentiellement autour de ce thème principal que tourne toute l'histoire. On peut également trouver un deuxième thème, qui a un rapport direct avec l'amour : la solitude. Le dernier des trois thèmes est détaché des deux premiers puisqu'il s'agit cette fois de l'humanité, ou, plus précisément, de la bêtise humaine.

L'amour
C'est le thème central du livre. Dès les premières lignes, les premiers mots, on sait qu'il y a une histoire d'amour, belle et forte mais on sait également d'emblée qu'elle est impossible.

L'amour entre Païkan et Eléa, l'amour de Simon pour Eléa, la Désignation (cérémonie qui désigne,en Gondawa, l'âme sœur de chaque personne) et même l'amour qu'éprouvent finalement les chercheurs à l'humanité toute entière à la fin du livre.

léa porte à Païkan un amour infini, un amour pur qui traverse les âges et dont elle ne peut se défaire. Simon, lui aussi, aime Eléa de ce même amour. L'amour impossible de Simon, prisonnier du présent, pour Eléa, elle-même prisonnière du passé. On peut associer au couple Eléa-Païkan le mythe de
la Belle au bois dormant, nuancé par le fait qu'il n'y a pas de prince charmant au réveil.
On peut également y associer celui de Tristan et Iseult, c'est-à-dire, le mythe d'un amour que la mort elle-même ne peut détruire. Face à eux se dressent deux personnages importants : Coban, décidé à tout prix à sauver l'humanité et qui les sépare le temps d'une longue hibernation, mais aussi Simon, désillusionné par les hommes, fou amoureux d'Eléa et qui lui rappelle tragiquement Païkan. À l'instar d'Eléa, c'est lui qui les réunira et qui les laissera finalement mourir, main dans la main, sacrifiant ainsi le sentiment d'amour qu'il ne pourra plus jamais éprouver.

La solitude
Bien entendu, ce thème apparaît de manière récurrente puisque Eléa se retrouve seule, 900 000 ans après tout ce qu'elle avait connu et tout ce qu'elle aimait, mais aussi parce que Simon sait d'avance que son amour pour Eléa ne sera jamais possible. Si l'amour est le thème principal d'Eléa, la solitude l'est pour Simon. Tout au long du livre, Simon "témoigne", par des textes courts, écrits en italiques et dont les propos se situent hors du temps du roman.
Le narrateur du "il" devient alors un narrateur du "je" pour quelques lignes. On sait dès le commencement de ces premiers textes que Simon aime comme il n'est pas permis d'aimer et on comprend, à la fin du roman, que jamais plus il n'aimera. Chacun de ses propos est marqué par une profonde solitude et une touche de désespoir.
Le passage le plus marquant de solitude et de douleur est celui-ci : « Tu me comprenais… Moi aussi, moi aussi, mon amour, j'avais compris, je savais… Tu étais à Païkan… ». Cette phrase, bien que hors contexte, traduit toute la solitude et la douleur qui transpercent Simon.
Ce qui fait également ressortir Simon des autres personnages en dehors du fait qu'il s'intéresse à Eléa avant de s'inquiéter de l'Equation de Zoran, (traduction mathématique de tout le savoir de Gondawa), c'est justement cette solitude. Malgré son amour pour Eléa, malgré le fait qu'il la désire et qu'il aimerait que Païkan n'ait jamais existé, c'est lui, et lui seul, qui la comprend mieux que quiconque, ce qui renforce encore plus sa solitude.

Si aucun pays et aucun personnage n'a été particulièrement mis en avant pour le vol de ce savoir (contenant en particulier l'Equation de Zoran), c'est justement pour que la folie des hommes, et donc la planète toute entière soit, une fois de plus, la coupable. Si chaque pays est réuni dans l'EPI (Expedition Polaire Internationale, ayant conduit a la découverte de l'Abri), autour des recherches sur Eléa, ce n'est pas non plus un hasard.
Même si l'humanité détenait la solution à la fin de toutes ses souffrances, sa soif de pouvoir et sa folie la conduirait à détruire tout espoir, par sa propre faute. Tous les efforts qu'avaient fournis les chercheurs, leurs recherches, leurs découvertes et même la Déclaration de l'Homme Universel qu'ils tentèrent d'écrire ensemble, se rendant compte que, finalement, tous les hommes étaient pareils et égaux, furent réduits à néant à cause d'une seule chose : la bêtise de l'Homme.

La science
c'est une partie très importante du roman... Toute l'histoire est basée sur le fait que la science a perçu le signal. Donc sans science il n'y aurait pas d'histoire.-wikipédia
*
site consacré à l'auteur : http://barjaweb.free.fr/SITE/index.html
*
*
Note :
Pas vraiment fan de Barjavel, mais j'ai trouvé ce livre vraiment exceptionnel !
Païkan avait de graves blessures, il ne pouvait se réveiller et survivre que si Eléa lui apportait son aide. Mais ce fut Eléa qui se réveilla en premier et elle ignorait que la personne l'accompagnant n'était pas Coban…
La bêtise / folie humaine
Même si c'est un thème qui se situe en arrière-plan, il est très présent. C'est la folie des hommes qui détruisit une civilisation aussi avancée que Gondawa, allant même jusqu'à brûler la surface de toute la planète et de la décaler de 40 degrés ! Et c'est elle, à nouveau, qui met en péril tout le savoir contenu dans l'Abri.
États-Unis, Léonova : La Russie, Hoï-To : Le Japon, Lukos: La Turquie, Lebeau, Brivaux et Rochefoux : La France, Moïssov : La Sibérie.
(Une petite histoire d'amour unit Léonova et Hoover mais c'est une fois de plus un symbole. Une alliance entre l'
Amérique capitaliste et la Russie communiste, une alliance entre les deux continents perpétuellement en guerre, unis pour sauver Eléa et Coban.) Les autres personnages forment un tout, séparés les uns des autres, ils n'ont d'ailleurs plus aucune personnalité (contrairement à Simon). Leur présence est indispensable à l'histoire mais ni leur nom, ni leur personnalité n'a une quelconque importance puisque c'est leur nationalité qui importe le plus. Chacun vient d'un pays différent et c'est ce qui fait qu'ils forment un tout. Et même lorsque l'un des pays vole l'Equation de Zoran, Barjavel a fait attention à ne désigner aucun pays, de sorte que finalement tous les pays fussent coupables. En écrivant son livre ainsi, il a rendu toutes les nations confondues responsables et a, de cette manière, désigné la bêtise humaine comme unique responsable. Les Nations du Monde / l'Humanité
Païkan
C'est le personnage "absent" du présent et pourtant il a une grande présence grâce à l'amour qu'Eléa lui porte encore. Il tenta par tous les moyens de la sauver de l'Abri mais, lorsqu'il comprit que c'était finalement l'unique moyen de la sauver, il la persuada d'entrer dans l'"oeuf". Au moment de l'entrée en action de l'Arme Solaire, Païkan se disputa avec Coban, le tua et entra lui-même dans "l'œuf". Cependant,
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August 19, 2008

Bernard Kouchner rencontrera le dalaï lama vendredi

Un jour c'est non, puis peut-être, puis non encore... et maintenant un oui... mais en compagnie de la grande madame... valse hésitation un peu ridicule...

Le chef de la diplomatie française verra le chef spirituel tibétain en compagnie de Carla Bruni lors de l'inauguration d'un temple bouddhiste dans l'Hérault.

Bernard Kouchner (Reuters)

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a annoncé, lundi après-midi 18 août, qu'il rencontrera finalement le dalaï lama vendredi en compagnie de Carla Bruni-Sarkozy lors de l'inauguration d'un temple bouddhiste près de Lodève dans l'Hérault.

Alors qu'un accord de principe avait été retenu pour une entrevue mercredi à Nantes, le chef de la diplomatie française avait ensuite annoncé qu'il ne pouvait finalement pas, invoquant la crise géorgienne.

Interrogé sur cette visite lundi au cours d'une conférence de presse, Bernard Kouchner a confirmé qu'il ne verrait pas le chef spirituel des Tibétains mercredi. "Je souhaite le rencontrer comme je le rencontre à chaque fois, mais je ne vais pas amener les motards et toutes les télévisions. Je voulais le faire mercredi (20 août), mais la, avec le calendrier que j'ai, ça ne va pas être possible", a-t-il expliqué.

"De toutes façons, je le rencontrerai le 22 (août) avec Carla Bruni-Sarkozy" lors de l'inauguration par le dalaï lama du temple de Lérab Ling à Roqueredonde, près de Lodève (Hérault), a ajouté le chef de la diplomatie française.

Une "nouvelle volte-face", dénonce le PS

"Si je peux le rencontrer avant, j'essaierai, mais ça paraît vraiment très difficile, sinon impossible. Il n'est pas question que je ne rencontre pas mon ami le dalaï lama que je vois à chaque fois" qu'il vient en France. "Et en tout cas, ce sera fait le (vendredi) 22", a-t-il conclu.
Le Parti socialiste, qui avait critiqué dimanche la décision de Bernard Kouchner de ne pas rencontrer cette semaine le dalaï-lama, a dénoncé lundi soir dans un communiqué une "nouvelle volte-face" ajoutant le "ridicule à l'inefficacité".

Pour le PS, cette "visite, organisée autour de Carla Bruni-Sarkozy, dont Bernard Kouchner ne sera que le numéro deux, n'est qu'une séance de rattrapage après l'échec total de la diplomatie sarkozyste sur le dossier chinois". La France "n'a pas besoin d'une diplomatie faite d'incohérence et d'apparat, elle a besoin d'une diplomatie forte et transparente", conclut le communiqué. (Avec AP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/les_jo_de_pekin_2008/20080819.OBS7806/bernard_kouchner_rencontrera_le_dalai_lama_vendredi.html?idfx=RSS_notr

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August 18, 2008

Horace Walpole - Le château d’Otrante

souvenir de lecture

littérature fantastique, littérature gothique...


“Le château d’Otrante est un drame plastique, la forme la plus amère, la plus rugueuse, mais aussi la mieux taillée du malheur en amour.

Seuls immortels, les désirs vont leur chemin, malgré d’extraordinaires obstacles, malgré les rideaux du sang et les miroirs vides, la nature exclue, l’existence approximative, la vue inutile, les ancêtres vomis par l’Enfer, malgré la peur, l’héroïsme, la férocité, malgré le marbre des tombeaux et les squelettes, les désirs sans cesse au fil de la mort, cherchent à briser avec l’imaginaire.

Horace Walpole a été le précurseur du Roman noir : de Maturin (pour la mise en scène), de Lewis (pour la précipitation passionnée des événements), d’Ann Radcliffe (pour l’atmosphère et le droit à l’absurde) et même d’Achim d’Arnim (pour la froideur dans le bizarre).

Et quelques-uns des grands pans d’ombre du Château d’Otrante alimentent le terrible feu qu’allumèrent Sade, Poe et Lautréamont pour échapper au néant. Comme il n’y a qu’une grandeur, cela assure à jamais la gloire d’Horace Walpole.” Paul Éluard

Manfred avait contracté, au nom de son fils, un mariage avec la fille du marquis de Vicence, Isabelle ; et ses tuteurs l’avaient déjà remise entre ses mains afin qu’il pût célébrer le mariage dès que le mauvais état de santé de Conrad le permettrait.

L’impatience avec laquelle Manfred attendait la cérémonie fut remarquée par ses voisins et sa famille. Celle-ci, à la vérité, redoutant la colère du Prince, n’osait s’exprimer sur cette hâte.


Ce jeune écrivain, charchant un lien entre le passé et l’avenir, attache aujourd’hui son nom à celui d’Horace Walpole et nous ramène à une époque, dont la nôtre n’est pas très éloignée. Il nous rend actuelle et présente cette figure curieuse d’un grand seigneur, qui touche à la cour de Louis XV et chez qui le romantisme apparaît comme une sorte d’écriture automatique.


Paul Éluard, dans sa préface, traite le roman du Livre de l’Invisible. Ainsi Mallarmé célébrait Beckford et son Vathek. Quel est le secret du charme de ces récits fantastiques pour qu’ils résistent au temps ? De telles anomalies nous prouvent que des œuvres sans perfection aucune, mais poétiques et singulières, ont parfois une survie plus longue que des chefs-d’œuvre consacrés. Edmond Jaloux, La Gazette de Lausanne, samedi 13 octobre 1945.

Presse
Obéissant à un courant nouveau, qui a déjà fait traduire Le Moine, de Lewis, à Antonin Artaud, un jeune homme de vive intelligence Dominique Cortichiatto, à qui de grands et immérités malheurs étaient, hélas ! promis, a donné tous ses soins à une traduction nouvelle du Château d’Otrante, qui devrait rester.

Extrait
Manfred, Prince d’Otrante, avait un fils et une fille : celle-ci, très belle jeune fille de dix-huit ans, s’appelait Mathilde. Conrad, le Prince héritier, de trois ans plus jeune, était un garçon sans originalité, maladif et d’un avenir médiocre. Il n’en était pas moins l’idole de son père qui n’éprouvait pas la moindre affection pour Mathilde.

pour la suite :

http://culture-confiture-mazel.blogspot.com/

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August 17, 2008

Marc Lévy - Les enfants de la liberté

livre de chevet

roman historique ? récit ?


Les Enfants de la liberté est le titre du septième roman de Marc Levy paru le 4 mai 2007. L'auteur y raconte l'histoire de son père et de son oncle, juifs-résistants, membres de la brigade Marcel Langer, des MOI toulousains.
*
Jeannot, Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre.
 
Que nous nous sommes battus pour eux.
 
Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant.
 
Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l’amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l’emprisonner, qu’elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit.
 
 
Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j’ai dans la bouche et sur les mains.


biographie


Marc Lévy est un écrivain français né le 16 octobre 1961 à
Boulogne-Billancourt en région parisienne.


Il entre à 18 ans comme secouriste à la Croix-Rouge, où il reste six ans.
 
En 1984, il s'installe aux États-Unis où il crée, à San Francisco et dans le Colorado, deux sociétés spécialisées dans l'imagerie de synthèse, Rainbow Images.
 
Neuf ans plus tard, il revient à Paris et fonde avec deux amis un cabinet d'architecture, Eurythmic Cloiselec.
 
Il vit actuellement à
Londres avec sa femme et son fils.
 
Il est le romancier le plus lu en France, ses romans atteignant systématiquement le haut des classements des ventes.
Aujourd'hui traduit en 38 langues, il a déjà vendu plus de 15 millions d'exemplaires dans le monde.(wikipédia)

En
2000, il publie son premier roman, Et si c'était vrai, traduit en 38 langues, et adapté au cinéma par Dreamworks (Steven Spielberg). Il sera classé pendant plus de 250 semaines dans la liste des meilleures ventes.

 
*

Titre lu :
 
Et si c'était vrai...
 
Lauren est dans le coma, c'est indéniable. Mais elle est aussi dans le placard d'Arthur, un peu comme un fantôme, cela est tout aussi indéniable...
 
Arthur, en tout cas, est bien obligé de l'admettre : il la voit, l'entend, la comprend et finit même par l'aimer. Mais que peut-on espérer d'un fantôme que l'on est le seul à distinguer ?
 
On ne tombe pas amoureux d'un mirage, on ne force pas son meilleur ami à dérober une ambulance pour kidnapper un corps dans le coma, on ne ment pas à la police pour sauver une ombre, et pourtant...

Marc Lévy signe ici un premier roman particulièrement grisant, qui s'amuse du lecteur et de ses certitudes, toujours avec légèreté : comme Arthur, on se laisse prendre au jeu de Lauren, et comme lui, on finit par se dire, entre deux rebondissements : Et si c'était vrai....
Phénoménal succès de librairie dès sa sortie, ce roman trouvera bientôt une consécration sur grand écran puisque Steven Spielberg a décidé de porter cette invraisemblable histoire à l'écran.
*
 
*
 
Note
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Et bien voilà...
livre prété, donc malgré ce que je pense de Marc Levy comme auteur, je vais tout de même tenter de lire celui-là.
Il faut dire qu'après la lecture de son premier roman, pas vraiment envie de le connaître plus.
Enfin, pas osé dire non, pour ne pas froisser une fan... et puis, qui sais, ce n'est pas un roman, alors, peut-être une bonne surprise ?
*
En attendant, un petit tour chez l'éditeur afin de voir les nouveautés de la rentrée...
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