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October 28, 2008

livres : Challenge ABC 2009

Si vous aussi vous souhaitez participer, rendez vous à cette adresse :challengeabc2009.canalblog.com/archives/p10-10.html



Ma liste :



A - Ackroyd Peter - La chute de Troie
B - Bachi Salim - Le silence de Mahommet- lu, intéressant mais glossaire insuffisant-3/5
C - Cañón James - Dans la ville des veuves intrépides
D - Delaflotte Mehdevi Anne - la religieuse du gué
E - Enard Mathias - Zone
F - Folco Michel - Même le mal se fait bien - lu, époustouflant, génial - 5/5
G - Gaudé Laurent - La porte des enfers - lu, passionnant - 4/5
H - Halter Marek - la reine de Saba - lu, moyen - 2/5
I - Indridason Arnaldur : La voix
J - Julaud Jean-Joseph - Camaron
K - Kurzem Mark , La mascotte (Noir sur blanc)
L - Lewinsky Charles - Melnitz - en attente de lecture
M - Magnan Pierre - Chronique d'un château hanté (polar historique)
N - Nothomb Amélie - le fait du prince
O - Ohl Jean-Pierre - les maîtres de Glenmarkie,
P - Patrice Pluyette - la traversée du Mozambique par temps calme
Q - Quiriny Bernard - Contes carnivores
R - Rosero Evelio - les armées
S - Simmons Dan - Terreur - lu, passionnant - 4/5
T - Thilliez Franck - L'Anneau de Moebius (polar)
U - Updike Hohn - Trop loin
V - Vercors - le silence de la mer
W - Wiesel Elie - Le cas Sonderberg
X - Xiaolong Qiu - Le très corruptible Mandarin
Y - Yehoshua Avram B., Monsieur Mani
Z - Zilahy lajos - les dukay

BONUS
(livres de la rentrée 2008)


Achache Carole - La Plage de Trouville
Adiga Aravind - Le tigre blanc (inde)
Bensimon Philippe - Tableaux Maudits (shoah)
Bonnet Jacques - Des bibliothèques pleines de fantômes (essai)- en attente
Bott François - Vel d'hiv
Brooks Geraldine - Le Livre d'Hanna - lu, intéressant - 3/5
Carl Hiaasen - Queue de poisson (polar déjanté)
Ciriez Frédéric - les néons sous la mer - lu, intéressant mais - 2/5
Constantine Barbara - a Méli sans mélo
Dubois Jean-Paul - les accomodements raisonnables - lu, moyen - 2/5
Effa Gaston-Paul - Nous, enfants de la tradition
Finas Lucette - La dent du renard
Fois Marcello - mémoire du vide
Fournier Jean-Louis - Où on va papa ?
Funder Anna - Stasiland,
Geiger Arno - Tout va bien
Green Eugène , La reconstruction (Actes Sud)
Grangé Jean-François - Miserere - lu, comme les autres - 2/5
Groff Lauren - les montres de Templeton
Jamet Dominique - Un traître
JITKOV Boris - Viktor Vavitch
Lacroix Jean-Yves - Le cure-dent
Lepront Catherine - Disparition d’un chien
Maumejean Xavier - Lilliputia
Monénembo Tierno - Le roi de Kahel - lu, passionnant, intéressant - 4/5
Piperno Alessandro - Avec les pires intentions
Pynchon Thomas - Contre-jour
Ramsland Morten - tête de chien
Rivas Manuel - L'éclat dans l'abîme : mémoires d'un autodafé
Sand Shlomo - Comment le peuple juif fut inventé (Histoire)
Sebban Olivier - Amapola
Sofer Dalia - Septembre à Shiraz
Sonallah Ibrahim - le petit voyeur
Stanisic Sasa - Le soldat et le gramophone
Staraselski Valère - Nuit d'hiver (ile de france)
Sulzer Alain Claude - Un garçon parfait
Zoyâ Pirzâd, Un jour avant Pâques (Zulma)



Super bonus : JMG Le Clézio - La ronde et autre faits divers
livres anciens
chez le bouquiniste





etc.


Byrnes Michael- Le Secret du dixième tombeau
Combescot Pierre - Le songe de pharaon
Manfredi Valerio Massimo - le pharaon oublié
Bonnet Jacques - A l'enseigne de l'amitié (giordano-bruno)
Montalban, Manuel Vazquez - Ou César ou rien (borgia)






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September 23, 2008

Coitus interruptus

INSOLITES TOUJOURS •
Un couple en pleins ébats sur une voie de chemin de fer en gare de Kinross, en Afrique du Sud, a été tué par un train de marchandises,
rapporte The Sowetan.
-Claire Maupas
://www
.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=89609
*
Publié par mazel à l'adresse 09:02 0 commentaires Liens vers ce message blog
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September 23, 2008

info : livres pas cher !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Pour les boulimiques
de lecture...
des livres a petits prix
*
***
l'an dernier, j'ai payé les poches a 0,50€ pièce et 1,00€ l'édition originale...
de quoi se faire une orgie...




Le Relais Val de Seine


organise


le
15 novembre 2008
de
10h00 à 18h00


sans interruption


sa
grande traditionnelle Braderie


rue Panhard-Levassor


(zone industrielle - plan :




***


sinon, toute l'année dans certaines boutiques comme :




DING Fring Chanteloup


- 9 rue d’Andrésy - 78570 CHANTELOUP LES Vignes


- Tel : 01 39 27 01 92




Heures d’ouverture :
Du lundi au samedi – de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30
Info pratique :
Ouverture non-stop le 1er et 3ème jeudi du mois
Boutique installée près du Magasin d’alimentation « ED »
Ligne Mantes la Jolie - Station Chanteloup les Vignes




***


Pour savoir si des boutiques du Relais se trouvent près de chez vous :


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September 1st, 2008

concours culture culture générale de septembre

Ce mois-ci nous vous proposons de trouver un personnage avec les indices suivants :
Je suis né XIX° siècle


Je suis un homme politique
J’ai fait parti d’un parti qui a aujourd’hui comme symbole un éléphant dans un autre pays
J’ai été nommé maire de Paris et j’ai du faire résister la ville face à une invasion
J’ai représenté un département de Lorraine à l’Assemblée Nationale
J’ai occupé un poste que Denis Frayssinous avait occupé avant moi
J’ai occupé un poste que Aristide Briand et Raymond Poincaré ont occupé après moi
Mon nom a été donné à une cité scolaire de Paris
Plusieurs lois encore en application aujourd’hui portent mon nom.

source : http://www.culture-generale.fr/concours-de-culture-generale-septembre-2008

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August 29, 2008

Ce soir au menu, c'est truite de mer...

donc envie d'en savoir plus sur l'animal... et bien sûr comment la cuisiner...
*
Sa chair, très appréciée, est plutôt maigre :
valeur énergétique
94 Kcal/100gr,
protéines 16 à 20 %,
lipides 2 à 4 %
*
Carte d’identité :
Nom scientifique : Salmo trutta trutta
Noms usuels : Truite de mer, truite saumonée
*
Description :

Très élancée, la truite de mer est puissante et possède des nageoires bien développées, dont la caudale, particulièrement large.
La coloration de la robe est variable car cette espèce, très polymorphe, a des parures différentes en fonction de son habitat.
Elle est argentée quand elle arrive de la mer et brunie pendant sa migration vers la zone de reproduction.
La taille moyenne de ce poisson oscille entre 40 et 50 cm pour un poids moyen de 1 à 2 Kg mais peut atteindre 1 mètre de longueur pour 7 à 8 Kg.
Mode de vie :

Le mode de vie de la truite de mer rappelle par de nombreux aspect celui du saumon, tant sur le point de la migration que celui du comportement ou de l’occupation du territoire. Cependant, sa migration en mer est beaucoup plus limitée dans l’espace que celle du saumon atlantique puisqu’il est relativement fréquent qu’une truite de mer remonte frayer après un seul été en mer.
Mature dès l’âge de 2 ou 3 ans, elle va rejoindre au début de l’hiver les zones amont des rivières après une migration plus ou moins longue. La femelle va aménager une sorte de dépression dans les graviers et va y déposer ses oeufs qui seront fécondés par le mâle.
Les alevins vont éclorent au bout de 8 à 10 semaines et migreront à leur tour vers l’aval de la rivière. Puis, au bout d’un ou deux ans, ils dévaleront vers la mer pour grossir à proximité des côtes.

Répartition géographique :

La truite de mer est surtout présente sur les petits fleuves de Bretagne et de Normandie où elle a bénéficiée des programmes développés pour le saumon atlantique (Touques, Bresle, Orne, etc ...).
Il semblerait, depuis quelques années, que la capture de truite de mer remontant les fleuves côtiers du sud de la France soit de plus en plus fréquente. Ce qui vient contredire l’idée, initialement soulevée, que la mer Méditerranée était beaucoup trop salée pour y abriter la truite de mer.
*
Et maintenant passons à la cuisine :



Truite au gril

Pour 4 personnes :

4 truites de 250 g environ lavées et vidées,
4 pincées d’herbes de Provence,
4 branches de thym et de romarin ou de fenouil frais,
50 g de gros sel,
poivre du moulin.
*
Temps de cuisson : 15 min.
*
Garnir l’intérieur des truites avec les herbes de Provence et une pincée de gros sel, poivrer.
Sur la grille du barbecue, déposer le fenouil ou le bouquet de thym et de romarin et disposer dessus, côte à côte, les truites parsemées de gros sel.
Faire cuire ainsi, environ 7 minutes de chaque côté, en surveillant la cuisson.

Servir avec un Mesclun de salades de saison agrémenté de pignons, de pommes au diable et du bon pain de campagne.

Bon à savoir : croustillante, la peau de la truite est savoureuse à consommer.

source :
http://www.pechedelatruite.com/article.php3?id_article=122 - voir les recettes
Je ne connaissais pas encore ce site, et pas eu le temps de faire le tour de toutes les recettes, mais ça ne saurait tarder... grand choix.


*
recette trouvée sur l'internaute : Recette proposée par Cédric Badoni Voir toutes ses recettes



Préparation : 15 mn
Cuisson : 30 mn
Repos : 20 mn
Temps total : 65 mn
Pour 6 personnes :

1
truite de mer de 1 kg
1 cuillère à soupe de sel de mer
2
citrons (1 coupés en tranches et 1 pour le jus)
2 brins de romarin
4 cuillères à soupe d'huile d'olive vierge
1 gousse d'ail
2 clous de girofle coupé en tranches

Préchauffez le four à 220°C.

2 Salez l'intérieur et l'extérieur de la
truite, puis la mettre de côté pendant 20 minutes. Rincez-la et tapotez jusquà ce qu'elle soit sèche.
3 Incisez la peau à 3 endroits de chaque côté et insérez des tranches de
citron.Placez les herbes à l'intérieur de la truite, puis la transférer dans un plat beurré allant au four.
4 Chauffez l'huile dans une petite casserole et faites cuire très doucement l'
ail pendant 1-2 minutes. Versez l'ail avec l'huile sur les poissons.
5 Faites cuire dans le four chaud pendant 20 minutes. Arrosez fréquemment avec de l'huile.Cuisez jusqu'à ce que le poisson s'écaille facilement et la peau soit légèrement croquante.
6 Versez le jus de
citron sur la truite, garnissez avec des tranches de citron et servez avec des légumes.
*


Note :
Je pense que je vais faire plutôt la deuxième recette "au four"... pas assez beau pour le barbecue... se sera pour une prochaine fois.
*

http://www.gustave.tv/recettes-par-cuisine/16/poissons-fruits-mer~2.html La description de la truite de mer est en tous points semblable à la truite de lac.
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August 27, 2008

Tiramisu créole

Pour 6 personnes


Préparation : 30 mn

Cuisson : 0 mn

Repos : 60 mn

Temps total : 90 mn
1
melon Philibon
300 g d'
ananas frais
10 spéculos
500g de mascarpone
35 cl de crème liquide
15 cl de lait de coco
150 g de sucre en poudre
3 cuillères à soupe de
noix de coco râpée


Coupez le melon en quatre, ôtez la peau et les graines, et coupez-le en fines lamelles. Taillez l'ananas en petits dés.
2 Versez la crème liquide bien froide dans un récipient froid également et fouettez pour obtenir une crème chantilly. Ajoutez le mascarpone, le sucre et le lait de coco et continuez à
fouetter jusqu'à obtention d'un mélange homogène.
3 Ecrasez grossièrement les spéculos dans le
fond d'un plat creux. Recouvrez avec la moitié de la crème, puis la moitié de fruits. Etalez la crème restante puis le reste de fruit frais.
4 Saupoudrez de
noix de coco râpée et mettez au froid au moins 1 heure avant de servir.
Pour finir... Astuce saveur : pendant le préparation de la crème, vous pouvez laisser mariner les fruits dans un peu de rhum ambré.


Recette proposée par Jessica Dauphin Voir toutes ses recettes
vu sur l'internaute
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August 27, 2008

site anti-morosité : Vie de merde !




Aujourd'hui, je regardais Secret Story avec ma fille de 10 ans. À la fin de l'émission, elle me dit : "Toi aussi tu aurais pu faire l'émission !" Je lui réponds alors : "Ah bon ? Et quel aurait été mon secret ?" "Ben, c'est toi qui as rayé la voiture de papa !" Mon mari était à côté. VDM


Aujourd'hui, ça fait 9 mois que je suis avec mon copain. On fête notre "anniversaire" en tête à tête quand il lance : "Tu sais, la première fois qu'on s'est embrassés sur la tour Eiffel, c'était le meilleur baiser de toute ma vie." Super, je ne suis jamais allée à Paris. VDM


Aujourd'hui, comme tous les matins, je suis dans le coaltar en attendant le bus. Quelqu'un arrive et, pour me dire bonjour, met son visage près du mien. Je lui fais donc la bise. Seulement, c'était un inconnu qui voulait juste regarder les horaires derrière moi. Je vous dis pas la tête qu'il a faite. VDM


Bien, juste pour se mettre dans l'ambiance... le mieux est d'aller cliquer sur le lien.
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August 27, 2008

George Orwell - La Ferme des Animaux

souvenir de lecture


Quelle belle façon d'introduire un sujet aussi fastidieux que la politique.

Orwell a su créer, avec ses propos, une histoire passionnante.
On arrive très bien à s'imaginer les cochons et les chiens prenant le pouvoir.
La hiérarchie proposée est très plausible et rend le tout ironiquement crédible.

*
La Ferme des animaux (Animal Farm) est un roman de George Orwell publié en 1945 (en 1947 pour la traduction en français), décrivant une ferme dans laquelle les animaux se révoltent puis prennent le pouvoir et chassent les hommes, à la suite de la négligence de ceux-ci à leur encontre. Il s'agit d'une fable animalière.

Orwell fera avec ce livre une
analogie assez explicite et critique à l'égard du totalitarisme et tout particulièrement sa version soviétique et stalinienne.

résumé

Un soir, tous les animaux de la ferme du Manoir sont convoqués dans la grange par Sage l'Ancien, le plus vieux cochon de la ferme.
Celui-ci leur fait part d'un rêve qu'il a fait quelques jours plus tôt, dans lequel lui était apparu un monde débarrassé de la race humaine.
Cela lui a laissé entrevoir les nombreux avantages dont les animaux pourraient alors profiter (travailler dignement et non plus en esclaves, avoir des loisirs, vivre plus longtemps, etc.).
Sage l'Ancien exhorte donc tous les animaux à se soulever contre le fermier, M. Jones, l'unique source de tous leurs problèmes.
Il leur apprend ensuite un chant révolutionnaire intitulé Bêtes d'Angleterre, dont il s'était rappelé dans son rêve. Trois jours plus tard Sage l'Ancien meurt dans son sommeil.

Par chance, la révolution a lieu plus tôt et plus facilement qu'espéré.
Lors d'une journée où ils ne sont pas une seule fois nourris, les animaux entrent dans une profonde colère et attaquent M. Jones et ses ouvriers agricoles puis les chassent de la ferme, qui leur appartient désormais entièrement et qu'ils renomment Ferme des animaux.
Les nouveaux dirigeants sont vite désignés en regard de leur intelligence supérieure : les cochons Napoléon et Boule de neige, tous deux secondés par Brille-Babil, un goret bien en chair excellant dans l'art du discours.
Tous trois mettent en place un système philosophique qui régira désormais la vie de la ferme.
Ils le nomment l'

Peu après ils réunissent les animaux dans la grange et écrivent sur le mur les sept grands principes de ce système :

Tout deuxpattes est un ennemi.
Tout quatrepattes ou tout volatile est un ami.
Nul animal ne portera de vêtements.
Nul animal ne dormira dans un lit.
Nul animal ne boira d'alcool.
Nul animal ne tuera un autre animal.
Tous les animaux sont
égaux.

Les cochons avaient en effet appris à écrire à partir d'un vieil abécédaire des enfants Jones.
Tous apprennent ensuite à lire quelques lettres, quelques mots ou couramment selon leur capacité.
Les animaux entament peu après la fenaison. Boule de neige se montre très actif, répartissant les animaux en commissions.
Napoléon, en revanche ne fait pas grand chose, si ce n'est d'enlever des chiots à leurs mères pour les éduquer.

Un jour, M. Jones, accompagné d'autres fermiers, tente de reprendre la ferme, mais les animaux, en particulier Boule de neige et le cheval Malabar, se battent avec courage et les repoussent.
Tous deux sont décorés pour leur vaillance dans cet affrontement, que l'on nomme bataille de l'Etable.

Quelques semaines plus tard, Boule de neige a l'idée de créer un
Napoléon est formellement contre ce projet qu'il trouve inutile et tente d'en convaincre les animaux lors d'un débat qui a pour slogan "la gamelle pleine" au lieu de moins de travail.
Mais le charisme de Boule de neige fait merveilleuse impression sur l'auditoire. Napoléon envoie alors sur Boule de neige les chiens qu'il avait élevés en cachette, devenus de solides molosses, et le chasse de la ferme.

Napoléon annonce que Boule de neige n'était rien d'autre qu'un espion des fermes alentours qui tentait par tous les moyens de les mener à leur perte, puis déclare qu'on construira bel et bien le moulin, qui était en fait sa propre idée.
Napoléon annule ensuite les réunions et les débats et fait savoir que désormais toute question sera débattue par un comité de cochons.
Une

Le moulin est détruit par deux fois, une fois par le vent et une autre fois par les humains (lors de la bataille du Moulin à vent). À chaque fois, Boule de neige en est tenu responsable.
Brille-Babil certifie d'ailleurs accumuler des documents secrets qui confirment que Boule de neige était bien l'agent de Jones depuis le début.
Pendant ce temps, la vie des autres animaux ne s'améliore pas, tandis que les cochons jouissent de nombreux privilèges (ils ont de plus grandes rations, le droit de se lever plus tard, ne participent pas aux corvées, etc.).
Un jour, le courageux cheval Malabar, épuisé par la construction des deux moulins, tombe gravement malade. Brille-Babil vient s'enquérir de son sort puis déclare aux animaux que, sur ordre spécial du camarade Napoléon, Malabar va immédiatement être conduit à un hôpital où il pourra être soigné. En réalité Malabar est envoyé à l'abattoir, ce qui procurera aux cochons l'argent pour s'acheter une caisse de whisky.

Les cochons se mettent peu après à marcher sur leurs pattes de derrière, à porter les vêtements des Jones et à superviser les tâches un fouet à la patte. Ils renomment également la ferme sous le titre de Ferme du Manoir, son appellation d'origine.
Un soir, ils invitent les fermiers des alentours et se réconcilient avec eux, promettant d'entretenir dorénavant des relations amicales et coopératives.
Et les humains félicitent les cochons pour leur réussite : les bêtes de la Ferme des Animaux arrivent à produire plus de travail que les leurs, sans rechigner, avec pourtant des rations alimentaires des plus réduites. Et quand la jument Douce demande à l'âne Benjamin de lui lire les commandements inscrits sur le mur, il lui dit qu'il n'en reste plus qu'un seul :
Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d'autres.


personnages

Les évènements et les personnages de La Ferme des animaux sont inspirés de l'histoire de l'Union soviétique.
Orwell l'écrit de façon explicite au sujet de Napoléon qu'il associe à Staline dans une de ses lettres.
Les autres personnages représentent souvent des concepts génériques et l'association avec un personnage historique n'est donné qu'à titre indicatif.
*
Animaux
Sage l'Ancien
C'est un vieux cochon qui, suite à un rêve, est l'initiateur des idées révolutionnaires. Il meurt peu après avoir exposé ses idées, qui seront mises en pratique par d'autres jusqu'à un certain point. Tel le mausolée de Lénine, son crâne est vénéré comme une idole dans les jeunes années de la révolution, jusqu'à ce qu'il tombe dans l'oubli et soit finalement enterré. Sage l'Ancien est inspiré de
Lénine et de Karl Marx. Il symbolise également l'idéal communiste.
Napoléon
Un cochon corrompu qui devient le dirigeant de la ferme et instaure peu à peu un régime totalitaire. Il élève en cachette neuf chiots et, une fois ceux-ci devenus d'impressionnants molosses, en fait sa garde personnelle avec laquelle il expulsera Boule de neige de la ferme. Napoléon est inspiré de
Staline.
Boule de neige
Un cochon à l'esprit inventif qui s'oppose aux idées de Napoléon. Contrairement à ce dernier (donc à Staline) et pareillement à
Trotsky, il veut exporter la révolution.
Après avoir été chassé de la ferme par Napoléon, Boule de neige sera considéré comme un traître à la solde des fermiers et deviendra le bouc émissaire de tous les malheurs qui frapperont par après la vie des animaux (destruction du moulin et saccages en tous genres, disparition de clés, ...).
Bien que Boule de neige se fût toujours montré loyal avant son expulsion, tous les animaux le dénigreront et il tombera finalement dans l'oubli.
Ce cochon est inspiré de
Trotsky.
Brille-Babil
Un goret de petite taille, bien en chair, excellent orateur. Maître de la propagande, il justifie les actions de Napoléon en allant constamment parler aux animaux de la ferme. Lorsqu'il n'arrive plus à convaincre, il n'hésite pas à utiliser la menace voilée et l'intimidation. Pour cela il est escorté de deux ou trois chiens du cochon Napoléon.
Au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire et de l'asservissement des animaux, Brille-Babil modifie subtilement pendant la nuit les Sept Commandements pour les rendre conformes aux décisions parfois arbitraires et contestables des cochons.
De même, il influence la mémoire des animaux au sujet de la bataille de l'Etable. Avec tact, persuasion voire menace, il parvient à leur faire comprendre comment Boule de neige (Trotsky), héros de la révolution et décoré après ce combat, avait en fait tenté de les mener à leur perte au moyen d'un stratagème bien calculé.
Brille-Babil symbolise la
Pravda ou plus généralement tout l'organe de propagande.
Malabar
C'est un
cheval de trait, le plus loyal des travailleurs de la ferme et d'une vénération sans borne pour Napoléon. Ses deux devises sont Je vais travailler plus dur et Napoléon ne se trompe jamais. Malabar est encensé par Napoléon, mais celui-ci le vendra secrètement à un équarrisseur pour toucher une récompense.
Malabar incarne le
stakhanovisme et toute cette génération de russes qui ont cru sincèrement et loyalement au régime soviétique.
Moïse
Un
corbeau à la solde de M. Jones, puis de Napoléon. Il tente de convaincre les animaux de l'existence de la Montagne de Sucrecandi, le paradis des animaux, où ils vivraient après la mort.
Il représente l'
Eglise orthodoxe, et la religion en général, « opium du peuple » selon Marx.
Lubie
C'est une
jument qui aime les rubans et autres colifichets (représentant le luxe), et qui aime être choyée par les humains. Elle préfère les flatteries et les sucreries à la « liberté » apportée par la révolution, et s'enfuira au service d'autres humains. Lubie représente les gens qui ont fui l'URSS après la révolution, tel les intellectuels qui émigrèrent en Europe au début des années 1920.
Benjamin
Un vieil
âne sceptique concernant la révolution, car visionnaire : avant même que les cochons ne prennent le pouvoir, il savait que cela se terminerait mal. Ce dernier incarne George Orwell, c'est à dire l'auteur même du roman, qui était un cynique et s'opposait vivement au stalinisme. En s'incarnant dans un des personnages de son propre livre, l'auteur pouvait critiquer à sa guise le régime de l'URSS.
Les moutons
Ne comprenant rien, se ralliant au plus fort et ayant l'opinion de celui qui parle en dernier, ils sont habilement encadrés et manipulés par les cochons pour étouffer sous leur nombre et leur bêtise toute velléité protestataire.
Ainsi, sur ordre des cochons, ils acclament systématiquement ces derniers et entonnent le refrain révolutionnaire Quatrepattes, oui ! Deuxpattes, non ! pour empêcher les contestataires de s'exprimer et ainsi clore les débats à l'avantage des cochons.
Plus tard, sur ordre de Brille-Babil, ce refrain deviendra Quatrepattes, bon ! Deuxpattes, mieux !. Les moutons représentent la fraction de la population la plus endoctrinée.
Les chiens
Ce sont neuf molosses constituant la garde personnelle de Napoléon, permettant à ce dernier d'instaurer un régime de terreur. Les chiens symboliseraient les services et polices secrètes soviétiques (
Tchéka, GPU, OGPU et NKVD)[réf. nécessaire].
Humains
M. Jones
C'est le propriétaire initial de la ferme du Manoir, négligeant avec ses animaux qu'il oublie un jour de nourrir, provoquant ainsi une rébellion.
Il est inspiré du
Tsar Nicolas II.
M. Whymper
Un humain engagé par Napoléon pour servir d'intermédiaire dans les relations commerciales entre la ferme des animaux et les humains. Il incarne les États-Unis.
M. Frederick
Le propriétaire de la ferme de Pinchfield. Il représente
Hitler et Pinchfield, l'Allemagne nazie.
M. Pilkington
Le propriétaire de la ferme de Foxwood. Il représente
Churchill et Foxwood, l'Angleterre.

Le parallèle avec l'URSS

Avant 1917
La Russie donne l’image d’une puissance en retard. Le pays est surtout rural et les riches terriens et le tsar Nicolas II sont presque les seuls qui vivent dans des conditions satisfaisantes. Les autres sont le plus souvent exploités (exploitation des animaux par M. Jones).

Cependant, un vent révolutionnaire souffle sur la Russie avec notamment les idées communistes de Karl Marx ou Lénine (songe de Sage l’Ancien).

1917-1921
La révolte peut finalement s’organiser plus vite à cause de la prise de sévères mesures : c’est le soulèvement de 1917 (oubli par M. Jones de nourrir les animaux et soulèvement de ces derniers)

Un nouveau régime s’installe avec des mesures draconiennes (les sept commandements) parfois mal acceptées, d’où de nombreuses fuites (Lubie qui préfère le luxe, Moïse). Puis, aidés par leurs anciens alliés (la France et l’Angleterre), les riches tentent de récupérer leur pays (bataille de l’Etable). C’est une défaite.
Après cette bataille, Boule de Neige crée le drapeau de la ferme qui comporte un sabot superposé d'une corne, le tout sur un fond vert symbolisant les prairies. Ce drapeau est comparable à celui de l'URSS, composé d'un marteau et d'une faucille.

1921-1927
Lénine meurt, Staline et Trotsky s’opposent pour prendre le commandement du régime (désaccords entre Napoléon et Boule de neige lors des débats). Trotsky est pour la révolution permanente (Boule de neige veut exporter la révolution dans les autres fermes) et l'industrie (Boule de neige préconise la construction d'un moulin à vent). Staline persécute alors Trotsky jusqu’à son exil (Boule de neige mis en fuite par les chiens de Napoléon).

1927-1939
Staline prend alors le pouvoir qui tourne vite à la terreur (exécution de présumés traîtres, les rations diminuées, le travail épuisant, la liberté supprimée au fur et à mesure par la modification des commandements). De plus, Staline instaure les plans quinquennaux que l'on peut comparer aux directives pour la semaine prises par Napoléon, chaque dimanche. Ce dernier donne également la priorité à la modernisation (construction du moulin à vent), comme le faisait Staline avec l'industrie lourde.

1939
À l’arrivée de la guerre, Staline ne s’allie pas avec un camp précis : tantôt l’Allemagne, tantôt l’Angleterre (à qui vendre les planches de bois ? À Frederick où à Pilkington ?). Puis l’Allemagne envahit la Russie (attaque de M. Frederick : bataille du Moulin à vent). Après quelques défaites (plusieurs animaux tués, moulin détruit), les russes finissent par repousser l’envahisseur (victoire des animaux).

Biographie
George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair (Motihari, Inde, 25 juin 1903 - Londres, 21 janvier 1950), est un écrivain anglais, dont l'œuvre porte la marque de ses engagements, qui trouvent eux-mêmes pour une large part leur source dans l'expérience personnelle de l'auteur : contre l'impérialisme britannique, après son engagement de jeunesse comme représentant des forces de l'ordre colonial en Birmanie ; pour la justice sociale, après avoir observé et partagé les conditions d'existence des classes laborieuses à Londres et à Paris ; contre les « totalitarismes » nazi et soviétique, après sa participation à la guerre d'Espagne.
Témoin de son époque, Orwell est dans les
années 1930 et 1940 chroniqueur, critique littéraire et romancier. De cette production variée, les deux œuvres au succès le plus durable sont deux textes publiés après la Seconde Guerre mondiale : La Ferme des animaux et surtout 1984, roman dans lequel il crée le concept de Big Brother, depuis passé dans le langage courant de la critique des techniques modernes de surveillance. L'adjectif « orwellien » est également fréquemment utilisé en référence à l'univers totalitaire imaginé par l'écrivain anglais.

Œuvres littéraires anti-totalitaires

fictions :

souvenirs et témoignages


littérature concentrationnaire

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August 26, 2008

Patrick Süskind - Le Parfum : Histoire d'un meurtrier

l'un de mes livres favoris

Le bâtard qui voit le jour dans le quartier le plus nauséabond de Paris s'appellera Grenouille, étrange nom guttural dont Gaillard (sa nourrice) et Grimal (le tanneur qui l'emploie à des tâches répugnantes) se font les échos, comme si la marginalité appelait forcément la marginalité.
C'est donc dans la fange parisienne du XVIIIe que Grenouille, né sans parents ni amour, sans racines ni odeur, mène une vie de nomadisme olfactif, volant les odeurs, les imaginant, les recréant pour les infuser au monde entier.
Sans distinction hiérarchique, il se pénètre de la moindre senteur, tout d'abord frénétiquement, puis avec méthode, pour finalement se livrer à un projet démiurgique et vampirique.
Dans ce voyage jusqu'aux confins de l'imagination à la fois poétique et morbide, Süskind nous entraîne sans repos à la suite de son héros monstrueux, véritable buvard des essences dont l'ultime expérience revêt presque un caractère généreux et mystique.
Quatrième de couverture"
A vue de nez, un chef-d'oeuvre. " (Bernard Pivot) "
*
Dans la France du XVIIIe siècle, un nabot nommé Grenouille découvre le meilleur parfum du monde. De cette idée feuilletonnesque, saturée de détails et de cascades ethno-olfactives, Patrick Süskind, jeune romancier munichois, a fait le Parfum, le nouveau best-seller européen. " (Patrick Mauriès, Libération) "
*
Encore un exploit, cette exaltation de l'exhalaison, dont seules sont capables l'écriture et la lecture, à l'exclusion de tout autre art ! " (Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde) "
*
Un conte, philosophique sans en avoir trop l'air, qui exhale un fort parfum de talent et d'originalité. " (Pierre Démeron, Marie-Claire) "
*
Tout le monde a déjà envie de lire ce parfum étrange qui restera unique dans la littérature d'aujourd'hui. " (Sylvie Genevoix, Madame Figaro)

Le Parfum est un roman de l'écrivain allemand Patrick Süskind (1985).
Son titre complet est Le Parfum, histoire d'un meurtrier (en allemand Das Parfum, die Geschichte eines Mörders).
Dès sa publication, il a connu un très grand succès et a aussitôt été traduit dans de nombreuses langues.
En 20 ans, ce best-seller a été traduit en 45 langues et vendu à 150 millions d'exemplaires. Le livre a été traduit de l'allemand au français par Bernard Lortholary.

L'action se situe au

Le roman raconte la vie de Jean-Baptiste Grenouille qui est décrit dès la première page du livre comme : « [un des] personnages les plus géniaux et les plus abominables de cette époque » un être dont le « génie et [l']unique ambition se bornèrent à un domaine qui ne laisse point de traces dans l'histoire : au royaume évanescent des odeurs ».

En effet, Jean-Baptiste Grenouille, possède trois caractéristiques :

Jean-Baptiste Grenouille est un garçon (homme) dépourvu de tout sentiment et/ou de notion du bien et du mal. Il est habité par une âme limpide, vide de toute émotion. Il ne vit que par l'odeur, les phéromones, les arômes. Sans cette dimension, il ne serait rien.

Il n'a aucune odeur qui lui est propre, ce qui effraie les gens qui le rencontrent et le côtoient tout au long du roman. Cette absence d'arôme lui permet de passer totalement inaperçu auprès des gens. Par la suite, cette absence d'odeur, dont il ne se rend compte lui-même que très tardivement, sera compensée par la création de

Il a un odorat excessivement développé qui lui permet de reconnaître les odeurs les plus imperceptibles et ainsi décortiquer chaque odeur en segments d'arômes. Dès le moment où Grenouille voit le jour, il perçoit et découvre le monde avec son nez, ce qui représente sa seule source de jouissance. Il a aussi une excellente mémoire olfactive : il est capable de se souvenir de toutes les odeurs qu'il a senties. De plus, il peut assembler mentalement des odeurs pour ensuite créer des parfums.
L'histoire débute à Paris en 1738.
Jean-Baptiste Grenouille, le héros du roman, naît au cimetière des Innocents, terrain qui fait aussi office de marché.
Sa mère accouche accroupie, au milieu d'un tas de déchets, de la même manière que pour ses quatre autres précédents enfants.
Mais Jean-Baptiste Grenouille survit et se met à pousser des cris, ce qui attire l'attention des passants et conduit la mère à la condamnation à mort pour infanticide.
L'enfant est alors recueilli par une nourrice. Mais la nourrice est troublée par cet enfant qui n'a pas d'odeur et le laisse aux soins d'un moine.
Le moine est lui aussi troublé par la manière dont Grenouille le sent. Il s'en débarrasse chez madame Gaillard qui recueille des enfants pour de l'argent. Mais les autres enfants rejettent Grenouille en lui faisant subir des sévices physiques et en essayant même de l'étouffer.

Mais Grenouille s'accroche à la vie et résiste à toutes les maladies, il est d'ailleurs comparé dans le roman à une «
tique » qui a délibérément choisi la vie en criant lors de sa naissance et par défi. Comme une tique, il peut rester patient indéfiniment, attendant le bon moment pour se libérer et accomplir la mission de sa vie.
À l'âge de huit ans, il est confié à Grimal, un tanneur brutal chez qui il devient apprenti.
Alors que tous les tanneurs sont troublés par l'odeur nauséabonde qui se dégage de la fabrique, Jean Baptiste s'en accommode parfaitement.
Il tombe malade de splénite, inflammation de la rate généralement mortelle, à laquelle lui survit.
Il effectue de nombreuses promenades dans Paris et découvre qu'il est doté d'un nez très fin qui lui permet de décomposer toutes les odeurs.
Au bout d'un certain temps, il connaît toutes les odeurs de Paris.

Il rencontre, le soir du premier septembre 1753, une jeune fille rousse, de la rue des marais, aux yeux verts, dotée d'une odeur formidable qui le trouble profondément.
Pour la première fois de sa vie, Grenouille ressent une forte émotion. Il doit posséder ce parfum extraordinaire, voilà désormais le sens de sa vie. Il tue alors la jeune fille pour s'imprégner totalement de son odeur.
Ce

Il se rend chez un maître parfumeur, Giuseppe Baldini, vivant dans un des immeubles bâtis sur le
Grenouille crée de nouveaux parfums pour le compte de Baldini.
Baldini n'a jamais créé de parfum, sa réputation déclinante était à l'origine usurpée.
Il fait passer les créations de Grenouille pour les siennes et saisit l'opportunité de s'enrichir et profiter d'un nouveau succès.

Grenouille apprend avec Baldini tout l'art des parfumeurs et s'intéresse particulièrement à la technique de la
Il apprend de Baldini que d'autres techniques plus sophistiquées sont utilisées dans la ville de
Grasse, ce qui le guérit immédiatement. Dès lors, Grenouille veut se rendre à Grasse, mais il doit d'abord être compagnon. Baldini le fait compagnon après l'avoir exploité pendant trois ans.
Grenouille part alors pour Grasse et entreprend son voyage initiatique.

Au cours du chemin, il découvre qu'il hait les hommes, ce qui le pousse à se terrer dans une grotte du Plomb du Cantal, un volcan d'Auvergne isolé du monde et des hommes.
Grenouille va rester pendant sept ans reclus dans la grotte, dans laquelle il se crée son propre royaume d'odeurs.
Il passe ses journées à se souvenir des parfums qu'il a connu, et finit toujours par celui de la jeune fille assassinée, ce parfum lui donne un formidable plaisir. Un jour, Grenouille rêve de son odeur mais il ne peut pas la sentir, il réalise alors qu'il n'a pas d'odeur, ce qui est un comble pour quelqu'un capable de voir le monde par ses odeurs. Cette terrible découverte le pousse à partir de sa grotte.
Il arrive enfin à Grasse, où il commence à travailler chez madame Arnulfi.
C'est ici qu'il poursuit et terminera sa quête du parfum absolu.
Il apprendra des nouvelles techniques, dont l'enfleurage, avec l'amant de madame Arnulfi, le compagnon Druot.
Mais son but suprême est de s'emparer du parfum de la fille du deuxième consul, Laure Richis, qui est la personne qui possède le plus fabuleux des parfums (comme la jeune fille tuée à Paris).
Grenouille découvre que la technique de l'enfleurage lui permet de capter l'odeur d'êtres vivants.

Pour mieux conserver le parfum de la jeune fille, Grenouille doit tuer des jeunes et belles filles vierges (il en tue vingt-quatre) et leur prendre leur odeur.
Cette tuerie plonge Grasse dans un état de psychose. Le père de Laure fera tout pour éviter un tragique destin à sa fille, car il a compris que le meutrier ne s'intéresse qu'à de jolies jeunes filles et qu'il ne peut donc pas laisser Laure en vie.
Grenouille tuera cette dernière alors que son père l'avait fait fuir. Grenouille sera arrêté quelques jours après, mais aura pris soin de fabriquer son plus beau parfum grâce à l'essence de Laure, combinée à celle des 24 vierges.
Alors qu'il s'avance sur l'échafaud pour être exécuté, le public ressent les effets du parfum de Grenouille et perd peu à peu la raison. Grenouille est alors vu comme un être pur et innocent, qui n'a aucune raison d'être exécuté. Grenouille a réussi à créer le parfum absolu qui le fait passer pour un dieu auprès des hommes. Il sera même adopté par le père de Laure. Mais conscient de sa situation précaire, il s'échappe de Grasse et met le cap sur Paris.

Lorsqu'il redescend dans la vallée, il est recueilli par le marquis de la Taillade-Espinasse, qui compte utiliser Grenouille comme preuve d'une de ses théories scientifiques. Il est amené à
Avant Grenouille passait inaperçu à cause de son manque d'odeur. Ravi de pouvoir tromper les gens sur son parfum, il souhaite maintenant fabriquer une odeur surhumaine
Epilogue
Grenouille est devenu le meilleur parfumeur avec son parfum capable d'inspirer l'amour aux hommes, mais il hait les hommes.
Sa vie n'a donc pour lui plus d'intérêt.
De retour à Paris, il se rend sur les lieux de sa naissance.
Il décide de s'asperger de son parfum.
Les criminels et les personnes des alentours sont attirées par ce qu'ils croient être un ange.
L'attirance est tellement forte qu'ils en viennent à dépecer Grenouille et à le manger.
*
Les personnages :
Jean-Baptiste Grenouille : personnage principal de l'histoire, il est doté d'une forte ambivalence, héros/anti-héros.
Possédant un odorat extraordinaire, et ne possédant lui même aucune odeur, sa vie entière sera menée dans la violence et l'incertitude, avec pour but ultime la création d'un parfum parfait.
Néanmoins, cette création effectuée, sa vie n'aura plus aucun sens pour lui, et il ira de lui même à sa mort.
*
Madame Gaillard : femme tenant un orphelinat , et ayant recueilli Grenouille.
Ayant perdu toute raison de vivre, elle ne vit plus que pour mourir chez elle, et non à l'hôtel Dieu, comme son mari, au milieu d'autres mourants.
Elle économise son argent, et est néanmoins juste avec les enfants.
Elle ne supporte pas Grenouille car elle se rend compte qu'il n'est pas comme les autres enfants.
Elle s'en débarrasse chez Grimal lorsque plus personne ne paye pour Grenouille.
Finalement elle ne mourra qu'à quatre-vingt-dix ans, après avoir arrêté de travailler, ruinée par la Révolution, et envoyée à l'hôtel Dieu.
*
Grimal : maître tanneur exigeant et parfois violent.
Il vend Grenouille pour vingt livres à Baldini et meurt le soir de sa vente, lors d'une chute, après s'être saoulé, avec l'argent de Baldini.
*
Baldini : son père était un célèbre parfumeur, qui fabriqua de très beaux succès.
À l'inverse, Giuseppe Baldini n'a rien inventé jusqu'à sa rencontre avec Grenouille.
Ce dernier lui permet de découvrir plus de six cents formules de parfums, qui s'écoulent très facilement dans le tout Paris.
Cependant, il n'est pas à l'aise avec Grenouille, pour deux raisons : son odeur, et le fait de ne rien lui donner en échange de son travail.
Il meurt peu après le départ de Grenouille, dans l'effondrement du pont sur lequel il habite.
*
Marquis de la Taillade-Espinasse : Homme passionné de médecine et de sciences, il effectue des expériences sur le gaz létal, qui pour lui se trouverait dans la terre.
Il apprend l'aventure de Grenouille, ayant hiberné sept ans, dans une grotte, et voit en lui une preuve de sa théorie.
Il organise des conférences avec Grenouille ce qui lui permet de prouver sa théorie.
Il décide un peu plus tard l'ascension d'une montagne de plus de deux mille mètres, nu, afin de prouver sa théorie, et d'en redescendre, tel un fringant jeune homme de vingt ans.
Il meurt dans cette ascension.
*
Madame Arnulfi : veuve, vivant à Grasse, avec son amant le compagnon Druot, elle tient une parfumerie, aux méthodes modernes héritées de son mari.
Grenouille travaille chez elle pour apprendre les techniques d'enfleurage.
Druot sera accusé à tort des meurtres des jeunes filles.
*
Antoine Richis : Homme le plus riche de Grasse et actif dans la politique de la ville, il comprend très vite le but du meurtrier.
Il décide alors de tout faire pour protéger sa fille, seule personne lui restant après la mort de sa femme.
Il échoue néanmoins, et adopte même Grenouille, grâce au pouvoir du parfum de ce dernier.
*
Tous les personnages qui ont cotoyé Grenouille et qui l'ont exploité meurent de manière horrible.
C'est le cas pour Madame Gaillard, Grimal, Baldini, le marquis et Druot.
Il en est de même des jeunes filles qu'il rencontre à Paris et Grasse.


Patrick Süskind est un écrivain et scénariste allemand.
Il est né le 26 mars 1949 à Ambach (code postal 82541) sur le lac de Starnberg (am Starnberger See), en Bavière près de Munich.
Il étudie l’histoire (histoire médiévale et contemporaine) et la littérature à Munich et à Aix-en-Provence.
Il travaille ensuite comme scénariste pour la télévision.

Il écrit une pièce théâtrale à un personnage : "La Contrebasse", qui sera jouée pour la première fois à Munich en 1981. Elle sera publiée en 1984.
Cette pièce est jouée régulièrement depuis sa création en Allemagne et a été jouée à

Il vaut à son auteur un succès mondial. Il a d'ailleurs fait l'objet d'une adaptation au cinéma en 2006 :
Le Parfum, histoire d'un meurtrier.
Suskind nous fait part dans Le Parfum de son talent diabolique de la description, notamment celle des odeurs. Une écriture fine et fluide, un récit efficace sont les armes de cette œuvre, qui sans nul doute fait partie des chefs d'œuvre du 20esiècle en matière de littérature.
Un roman incontournable qui change notre perception du monde des odeurs!
Note :
Chef d'oeuvre !
si bien que je n'ai pas encore osé regarder le film...
vu la critique... je préfère rester sur le souvenir du livre...
ou le relire, ce qui ne serait pas plus mal.
*
*
source en majeure partie de wikipédia.
Le Parfum est son premier roman édité pour la première fois en 1985 à Zurich, sous le titre Das Parfum, Die Geschichte eines Mörders, puis traduit en français par Bernard Lortholary en 1986 avant d'être réédité par Fayard. Paris avec Jacques Villeret, dans le rôle titre. Montpellier où il se fabrique un parfum qui lui permet d'avoir une odeur humaine et d'exister pour les autres humains. distillation qui lui permet de s'emparer de l'odeur des fleurs. Néanmoins, Grenouille n'arrive pas à capter l'odeur d'objets, comme le verre, ce qui le rend terriblement malade. Pont au Change, et réussit à se faire prendre comme apprenti, en démontrant ses formidables capacités olfactives.meurtre et l'obtention de ce formidable parfum sont les éléments qui vont déterminer la vie de Grenouille : il veut devenir le meilleur parfumeur du monde. parfums créés à partir d'odeurs humaines plus qu'attrayantes, qui lui permettront d'être remarqué par les autres.XVIIIe siècle, à Paris, puis en Auvergne, à Montpellier, à Grasse et enfin à nouveau à Paris.
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August 26, 2008

Eric-Emmanuel Schmitt - l'évangile selon Pilate

L'un de mes auteur favori


site de l'auteur : http://www.eric-emmanuel-schmitt.com/fr/news_fr.php?oesec_id=1


L'Evangile selon Pilate

Le Messie a-t-il été reconnu des siens avant de comprendre lui-même son destin ?
Autour de Yechoua - mauvais charpentier mais homme au verbe sage - l'étau se resserre.
Son cousin, Yohanân le prophète, le reconnaît comme l'élu de Dieu.
Impossible dès lors de fuir la rumeur publique, un cercle de disciples se forme aussitôt et Yechoua, assailli par le vertige, se réfugie dans le désert.
Plongeant brusquement en lui-même, il trouve Dieu, puis se met à douter, effrayé par la prétention de son sentiment.
Sans signe, sans indice et guidé par sa seule intuition, il décide de "faire le pari", retourne auprès de ceux qui l'ont désigné et accepte - sans jamais le revendiquer - son statut, soupçonnant même ses disciples d'être à l'origine des prétendus miracles qui jalonnent son chemin.
Arrêté puis crucifié, il deviendra le pire cauchemar de Pilate, "l'affaire Yechoua", ce cadavre disparu, cette résurrection dont on parle dans les ruelles de Jérusalem.
Éric-Emmanuel Schmitt ajoute à l'intelligence de son propos une écriture élégante et limpide, signant ici un roman lumineux.
Retranscrire à la première personne ce que furent les états d’âme du Christ, ses doutes et ses craintes, c’était déjà une idée globalement stimulante, surtout après un siècle de psychanalyse.
Eric-Emmanuel Schmitt trouva cependant comment ajouter un peu de piment à l’affaire : aux interrogations du Christ succèdent dans le roman celles de Pilate, personnage fascinant dont la fortune artistique et littéraire n’est plus à prouver (qu’on pense entre autres ici au fabuleux Maître et Marguerite de Boulgakov).

Le premier tiers du livre, Confession d’un condamné à mort le soir de son arrestation se présente comme une sorte de prologue où le Christ, Yéchoua, rapporte sa vie.
« Mauvais charpentier » et « mauvais juif », son avenir s’annonce plutôt sombre. Il n’est pas tout à fait un homme comme les autres et peine à s’intégrer parmi les siens, n’ayant que de l’amour à partager.
Il semble constamment perdu et décalé... Sa mère ne l’avait-elle pas mis en garde ? « Mon petit Yéchoua, il ne faut pas trop aimer. Sinon tu vas beaucoup souffrir. »

Si l’on retrouve avec délice des détails quine sont pas contenus dans les quatre Evangiles reconnus par l’Eglise mais dans les Evangiles apocryphes (ainsi en va-t-il des frères de Jésus qui apparaissent à quelques reprises dans le récit du Christ), l’on voit aussi réapparaître un débat qui agita bien des querelles théologiques.
Il s’agit en effet de savoir si Jésus avait conscience de sa messianité ou pas. En clair, savait-il dès sa naissance qu’il était le fils de Dieu ou le découvrit-il au cours de sa vie ?
La lecture d’Eric-Emmanuel Schmitt n’est rien moins qu’amusante et penche dès les premières pages pour une autre solution.
Si Yéchoua soupçonne au début ses disciples de mettre en scène des miracles en son nom et n’est pas convaincu de sa messianité, il finit par effectuer un double pari dont il ne connaîtra le résultat qu’en passant par la croix.
Dans la seconde partie consacrée à l’enquête de Pilate, le roman tourne au polar et au thriller psychologique.
Trois jours après la crucifixion de Yéchoua, au matin de la Pâque, le cadavre a disparu du tombeau et est réapparu vivant. Qui se cache derrière ces machinations ?
Quels sont les buts de Yéchoua et surtout : qui dans cette Palestine enfiévrée par l’occupation romaine pourrait avoir intérêt à faire croire à cette résurrection ?
S’agit-il d’une énigme dont il est possible d’avoir la clef ou l’affaire relève-t-elle tout simplement du mystère ?
La raison romaine se heurte au mystère de la foi chrétienne et le doute s’insinue dans l’esprit de Pilate. Garant de l’ordre romain et imperméable à la « folie juive », détestant Jérusalem et ce soleil brûlant de Judée qui échauffe les esprits, il se doit d’éclaircir l’affaire dont il tient son frère Titus tous les jours au courant par le biais de lettres.
Pour sortir de ce guêpier, une seule solution : retrouver le corps du crucifié - mort ou vif - afin d’étouffer la rumeur qui en fait déjà un ressuscité. Qui, de Hérode, de Joseph d’Arimathie ou de Caïphe a monté cet escamotage ? La tâche est d’autant moins facile que l’épouse de Pilate, la très belle et aristocratique Claudia semble s’être entichée de Yéchoua.

Cette seconde partie, pleine d’humour est donc celle du doute et de la progression (ou de la régression, faites votre choix) de l’esprit vers l’acceptation d’un puissant mystère. Le chemin parcouru par Pilate est le négatif de la relation qui l’unit à son ancien maître stoïcien Cratérios, un philosophe dont les frasques et la crasse créent le scandale.

Parce que c’est drôle et inventif, certes. Parce que ce roman s’inscrit dans une tradition littéraire qui s’est emparée de l’Evangile (« bonne nouvelle » en grec) et de Pilate (se lavant les mains) bien sûr.
Parce qu’en vingt siècles, cette histoire a métamorphosé la vie d’un nombre de personnes qu’on ne compte plus...
Enfin pour lire quelques réflexions audacieuses qui n’effacent pas une grande sincérité et humilité devant ce qui demeure pour les croyants inexplicable.-
http://critiques-ordinaires.ouvaton.org/article.php3?id_article=432
Pourquoi, croyant ou non-croyant, lire L’évangile de Pilate ?
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August 26, 2008

Philippe Grimbert - Un secret

livre exceptionnel !


catégorie : Shoah

Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents. Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère.
Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas... Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque.
Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu'il lui incombe de reconstituer.
Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul.
Avec ce nouveau livre,
couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens
et
en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle,
il démontre avec autant de rigueur que d'émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dansl'exploration des secrets à l'œuvre dans nos vies.
Philippe Grimbert a précédemment publié trois essais :

Psychanalyse de la chanson (Les Belles Lettres 1996),
Pas de fumée sans Freud (Armand Colin 1999, Hachette Littérature 2001)
et Chantons sous la psy (Hachette Littérature 2002).
En lire plus...

CHAP1
Fils unique, j'ai longtemps eu un frère. Il fallait me croire sur parole quand je servais cette fable à mes relations de vacances, à mes amis de passage. J'avais un frère. Plus beau, plus fort. Un frère aîné, glorieux, invisible.
J'étais toujours envieux, en visite chez un camarade, quand s'ouvrait la porte sur un autre qui lui ressemblait quelque peu. Des cheveux en bataille, un sourire en coin qu'on me présentait en deux mots : "?Mon frère.?"
Une énigme, cet intrus avec lequel il fallait tout partager, y compris l'amour. Un vrai frère. Un semblable dans le visage duquel on se découvrait pour trait commun une mèche rebelle ou une dent de loup, un compagnon de chambrée dont on savait le plus intime, les humeurs, les goûts, les faiblesses, les odeurs.
Une étrangeté pour moi qui régnais seul sur l'empire des quatre pièces de l'appartement familial. Unique objet d'amour, tendre souci de mes parents, je dormais pourtant mal, agité par de mauvais rêves.
Je pleurais sitôt ma lampe éteinte, j'ignorais à qui s'adressaient ces larmes qui traversaient mon oreiller et se perdaient dans la nuit. Honteux sans en connaître la cause, souvent coupable sans raison, je retardais le moment de sombrer dans le sommeil.
Ma vie d'enfant me fournissait chaque jour des tristesses et des craintes que j'entretenais dans ma solitude. Ces larmes, il me fallait quelqu'un avec qui les partager.

CHAP2
Un jour enfin je n'ai plus été seul.
J'avais tenu à accompagner ma mère dans la chambre de service, où elle voulait faire un peu de rangement. Je découvrais sous les toits cette pièce inconnue, son odeur de renfermé, ses meubles bancals, ses empilements de valises aux serrures rouillées. Elle avait soulevé le couvercle d'une malle dans laquelle elle pensait retrouver les magazines de mode qui publiaient autrefois ses dessins.
Elle avait eu un sursaut en y découvrant le petit chien aux yeux de bakélite qui dormait là, couché sur une pile de couvertures. La peluche râpée, le museau poussiéreux, il était vêtu d'un manteau de tricot.
Je m'en étais aussitôt emparé et l'avais serré sur ma poitrine, mais j'avais dû renoncer à l'emporter dans ma chambre, sensible au malaise de ma mère qui m'incitait à le remettre à sa place.
La nuit qui a suivi je pressais pour la première fois ma joue mouillée contre la poitrine d'un frère. Il venait de faire son entrée dans ma vie, je n'allais plus le quitter.
De ce jour j'ai marché dans son ombre, flotté dans son empreinte comme dans un costume trop large. Il m'accompagnait au square, à l'école, je parlais de lui à tous ceux que je rencontrais.
A la maison j'avais même inventé un jeu qui me permettait de lui faire partager notre existence : je demandais qu'on l'attende avant de passer à table, qu'on le serve avant moi, que l'on prépare ses affaires avant les miennes au moment du départ en vacances.
Je m'étais créé un frère derrière lequel j'allais m'effacer, un frère qui allait peser sur moi, de tout son poids. - Copyright © Éditions Grasset & Fasquelle

*
Voir nouveautés ches l'éditeur :
http://www.grasset.fr/nouveautes/nouveau.htm
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August 26, 2008

Rice Anne - Le violon

livre de chevet


littérature gothique moderne



Alors qu’elle veille le corps de son mari qui vient de mourir du sida, Triana entend une musique d’une incroyable beauté.
Par la fenêtre, elle aperçoit un étrange violoniste qui joue devant sa maison avant de disparaître.
Un séduisant virtuose qui, jour après jour, va revenir la hanter.
Est-elle, comme le craignent ses proches, en train de sombrer dans la folie ? Ou sa douleur l’a-t-elle sensibilisée à l’existence d’un autre monde ?
Peu à peu, elle accepte la réalité de ce fantôme au stradivarius qui semble n’avoir d’yeux que pour elle, entame le dialogue avec lui.
Mais qui est donc Stefan Stefanovsky, aristocrate russe du siècle dernier, élève de Beethoven et ami de Paganini ? Un être génial et démoniaque qui nourrit sa musique de ceux qu’il entraîne dans son univers morbide ? Ou une âme errante et tourmentée, elle-même ensorcelée par un violon maléfique ?


biographie


Anne Rice est née le 4 octobre 1941 à La Nouvelle-Orléans où elle a grandi, jusqu'à son mariage, en 1961, avec le poète Stan Rice. Les jeunes mariés ont quitté la Nouvelle Orléans à cette date pour s'installer à San Francisco. Ces deux villes constituent souvent le cadre des aventures fantastiques vécues par les personnages de la romancière.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Anne Rice n'est pas un auteur typique de
En fait, elle s'inspire tout simplement de ce qu'elle a toujours connu, et à travers ses romans se dessine un hommage constant à la ville qu'elle chérit plus que tout.

Anne et Stan ont eu une petite fille, Michèle, née en
La mort de sa fille a plongé Anne Rice dans un profond désespoir et c'est pour s'en sortir qu'elle a écrit son premier succès :
Entretien avec un vampire.

En
Stan, Anne et Christopher Rice sont revenus s'installer à la Nouvelle-Orléans alors que Christopher était encore un jeune garçon.
Forte de son succès, Anne Rice a pu emménager dans la maison qu'elle rêvait depuis toujours d'habiter dans le Vieux Carré, quartier de la Nouvelle-Orléans. Cette maison est celle que la romancière décrit, trait pour trait, dans le premier tome des chroniques de sorcières, la maison des Mayfair.

Note

Très différente des histoires de vampires, Anne Rice nous fait vivre ici non pas seulement une histoire de "fantôme" mais aussi une histoire très "humaine" dans laquelle nous suivons l'histoire de l'héroïne de très près.

Anne Rice, par sa façon d'écrire, nous décris parfaitement un état d'esprit particulier, celui de la perte d'un être cher.

Cet état d'esprit est très bien calqué par le fait que rien n'a vraiment de sens. Les pensées viennent sans qu'on ne les invites, les souvenirs ressurgissent par un mot, un objet... et rien n'est ordonné. Et pourtant rien d'autre n'a d'importance. Le présent est accessoire.

Très bon style d'écriture, très réaliste. A côté de cela, on retrouve aussi le désormais traditionnel "bel homme mystérieux" qu'Anne Rice intègre dans chacun de ses romans.

*

Voir Un forum consacré à Anne Rice : http://annerice.forumactif.com/

et un site pour découvrir ses autres livres : http://elfetvamp.ifrance.com/plan.htm

source : wikipédia, amazone1978, elle a eu un fils, Christopher. 1966, morte le 5 août 1972 à la suite d'une leucémie. littérature fantastique, même si elle a baigné, durant toute son enfance, dans la culture de la Nouvelle-Orléans — faite de vaudou et d'autres éléments magiques — propice à l'élaboration de récits extraordinaires.
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August 24, 2008

David Goodis - La pêche aux avaros

livre de chevet... pas tout jeune... date de 1967.

polar "classique américain"



Jander a décidé de se mettre à la pêche pour ne plus avoir à supporter la cohabitation du week-end avec sa mère et sa sœur qui le ponctionnent, le vampirisent.

Il mène une vie assez tranquille jusqu’au jour où il décide de louer un canot pour assouvir sa nouvelle passion.

Un orage soudain, et le voilà en train de lutter contre les éléments pour échapper à la noyade.

Laissé dans l’eau par deux hommes en bateau, il rejoint la côte grâce à une bouée donnée discrètement par l’un d’eux.Sur le sable, éreinté, il est secouru par Vera.

Un trio infernal qui continue une vie commune commencée en prison et passe son temps à se menacer, vivre sous tension.

Et Vera, femme fatale sans le vouloir, inapprochable, intouchable qui obsède tous les hommes qui croisent sa route.

Une écriture très simple et efficace, de ces classiques du roman noir qui se lise vite et agréablement.

Une histoire construite de telle manière que le lecteur se questionne sur le dénouement possible, imagine différentes pistes, arrive à la fin et… en redemande.



Cinéma



« La Pêche aux avaros » devient en 1972 "LA COURSE DU LIEVRE A TRAVERS LES CHAMPS", un film de René Clément.



Distribution :



Jean-Louis Trintignant (Tony)
Robert Ryan (Charley)
Aldo Ray (Mattone)
Lea Massari (Sugar)
Jean Gaven (Rizzio)
Daniel Breton (Paul)
Tisa Farrow (Pepper)
André Lawrence (chef gitan)
Nadine Nabokov (la majorette)
Robert Party
Emmanuelle Beart



Voir l'article : http://cinema.aliceadsl.fr/article/default.aspx?articleid=AR009684


note :

Pour en savoir plus sur David Goodis, se reporter à mon précèdent article.

http://culture-confiture-mazel.blogspot.com/2008/06/david-goodis.html

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August 23, 2008

Le corps découvert du Bigfoot était un canular

MYTHE

Amusant cet article, alors qu'en ce moment même une expédition japonaise est sur les traces du Yéti dans l'Himalaya...
*
Diffile de croire a autres choses que des canulars bien sûr... mais un peu dommage... j'aime bien tous ces mythes...
*
Me fait penser qu'il y a bien longtemps que plus personne n'a parlé de ce bon vieux Nessy ...



Le prétendu corps était composé de morceaux de caoutchouc prisonniers d'un bloc de glace.
Le centre de recherche sur l'existence du Bigfoot, dans l'Ohio (AP) Un site internet a révélé, mercredi 20 août, que la découverte des restes d'un présumé Bigfoot, une créature mythique, mi-homme mi-singe, la semaine dernière par deux américains était en fait un canular.
Le prétendu corps était composé de morceaux de caoutchouc prisonniers d'un bloc de glace.2 mètres de long, 270 kilos
Le centre de recherche sur l'existence du Bigfoot, dans l'Ohio
(seule photo de l'article du Nouvel Obs)
Matthew Whitton et Rick Dyer avaient raconté devant une foule de journalistes sceptiques avoir découvert en juin, lors d'une randonnée en montagne, le corps d'une créature de deux mètres de long et pesant 270 kilos qu'ils avaient entreposée dans un congélateur.
Les deux aventuriers auraient signé un accord, incluant le versement d'une somme inconnue, avec le groupe américain "A la recherche du Bigfoot" avant de présenter un cube de glace d'une demi-tonne dans laquelle étaient emprisonnés, selon eux, les restes d'un spécimen de cette mythique créature nord-américaine.
Mais leur canular est apparu au grand jour dans les jours suivants lorsque la glace a fondu, a indiqué sur internet Steve Kulls, directeur du site spécialisé Squatchdetective.com. "Un pied, qui ne me semblait pas naturel, s'est avéré être un morceau de caoutchouc", a affirmé Steve Skulls qui dit avoir assisté à la scène.
Sujet d'innombrables canulars et d'enquêtes, le Bigfoot, rival en célébrité du Yeti de l'Himalaya, aurait été filmé pour la première et dernière fois le 20 octobre 1967 dans une forêt du nord de l'Etat de Californie.




NOUVELOBS.COM 21.08.2008 09:38
en ce qui concerne les images, elles proviennent du web... suviant mon inspiration... sauf une (indiquée).
*
Pour la dernière... toute la littérature consacrée à la bestiole... impressionnant !

Deux aventuriers américains avaient affirmé avoir découvert le corps d'une créature de deux mètres de long et pesant 270 kilos.
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August 22, 2008

BHL n'a pas vu toutes ses "choses vues" en Géorgie

Allons bon, il y avait longtemps que l'on avait pas entendu notre philosophe de salon mondain...

Comme disait Pierre Dac "c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule..." enfin, quelque chose dans ce goût là !

Contrairement à ce qu’il a écrit dans Le Monde, le philosophe n’a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n’est pas la seule affabulation.

Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s’est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n’est pas un journaliste, et le récit qu’il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville.

Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n’est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l’étiquette de « témoignage ». Il n’en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d’un journal jouissant d’une autorité certaine en matière d’information internationale.

Deux jours et demi de balade, dans la confusion de la guerre

A lire aussi

Les réponses de Bernard-Henri Lévy à Rue89

Commençons par ce que ne raconte pas le « témoignage » de BHL : les conditions de la balade. Mercredi 13 août, rendez-vous est pris à l’aéroport du Bourget devant l’aérogare de Darta, une compagnie d’aviation privée. Le philosophe a loué un jet pour rallier Tbilissi, qui n’est plus desservie.

Il est accompagné par son vieux complice, l’éditeur Gilles Hertzog, le documentariste Raphaël Glucksmann et un journaliste de France Culture, Omar Ouamane. Plus un garde du corps. Le jet se pose vers midi en Géorgie, « juste pour le déjeuner », précise Raphaël Glucksmann. Prévenue par son ambassadeur à Paris, la présidence géorgienne a dépêché l’un de ses traducteurs pour accompagner BHL durant tout son séjour.

Celui-ci sera court, puisque Bernard-Henri Lévy repartira samedi matin, à 8 heures, de Tbilissi. Il aura donc passé deux jours et demi en Géorgie. L’équipage descend au Marriot Tbilissi, un hôtel cinq étoiles fréquenté par les journalistes et les diplomates.

Plusieurs journalistes français, surpris par sa présence, interrogent dès son arrivée l’intellectuel qui ne cache pas les motifs de son voyage : défendre la liberté en Géorgie contre l’ogre russe. Plusieurs radios, comme France Inter, France Info ou RFI, diffuseront des extraits de ces interviews.

La multiplication des chars

Dans un minibus blanc climatisé, direction Gori, l’une des villes occupées par les troupes russes. Première « chose vue », sur la route :

« Le fait est que la première présence militaire significative à laquelle nous nous heurtons est un long convoi russe, cent véhicules au moins, venu tranquillement faire de l’essence en direction de Tbilissi. »

L’envoyé spécial du Nouvel Observateur, Christophe Boltanski, qui emprunte la même route, le même jour, a compté les véhicules de cette colonne. Il en a recensé trente: six camions de troupes, six camions citernes, sept blindés APC, trois camions essence, six chars, deux ambulances.

Encore quelques kilomètres et l’équipage retrouve un groupe de journalistes, bloqués à un barrage tenu par la police géorgienne. Les journalistes ont suivi Alexandre Lomaia, le conseiller géorgien pour la sécurité nationale, qui avait décidé courageusement de se rendre à Gori, accompagné de l’ambassadeur d’Estonie. Le convoi est bloqué à quelques kilomètres au sud de la ville. BHL descend alors de sa camionnette blanche.

Vincent Hugeux, grand reporter à L’Express, s’étonne :

« J’ai reconnu sa silhouette. Il était accompagné de Gilles Hertzog et Raphaël Glucksmann. BHL a même lancé à un journaliste français : ‘Ah, mais nous sommes confrères !’ »

Ne pas voir Gori, mais en parler quand même

BHL franchit le barrage, dans des conditions sur lesquelles nous reviendrons, et racontera dans Le Monde la scène suivante:

« Nous arrivons à Gori. Nous ne sommes pas au centre-ville. Mais, du point où Lomaia nous a laissés avant de repartir, seul, dans l’Audi, récupérer ses blessés, de ce carrefour que contrôle un char énorme et haut comme un bunker roulant, nous pouvons constater les incendies à perte de vue. Les fusées éclairantes qui, à intervalles réguliers, illuminent le ciel et sont suivies de détonations brèves. Le vide encore. L’odeur, légère, de putréfaction et de mort.

« Et puis, surtout, le bourdonnement incessant des véhicules blindés et, une fois sur deux à peu près, des voitures banalisées remplies de miliciens reconnaissables à leurs brassards blancs et à leurs cheveux retenus par des bandanas.

« Gori n’appartient pas à cette Ossétie que les Russes prétendent être venus « libérer ». C’est une ville géorgienne. Or ils l’ont brûlée. Pillée. Réduite à l’état de ville fantôme. Vidée. »

Problème : BHL n’est jamais « arrivé à Gori », et les Russes n’ont pas « brûlé » la ville.

Que s’est-il passé ? Avec son équipe, il s’est débrouillé pour passer ce premier barrage en compagnie d’Alexander Lomaia et de quelques autres personnes (l’ambassadeur estonien, la députée européenne Marie-Anne Isler-Béguin et la journaliste du Washington Post Tara Bahrampour).

Deux heures plus tard, vers 22h30, dans la nuit noire, BHL est de retour au premier barrage où attend la presse. Il sort du véhicule, le visage grave, et avec sa voix de Malraux, il témoigne devant les journalistes:

« La ville est nettoyée, Gori est une ville fantôme, il y a des flammes partout ; apparemment pas âme qui vive, Gori a été vidée de sa population. C’est ce que les Russes appellent la pacification. »

L’eurodéputée Marie-Anne Isler-Béguin intervient alors pour démentir : « mais non, on n’était pas à Gori », dit-elle aux journalistes, « on a été bloqués à un barrage à 1,5 kilomètre de la ville ». Elle connaît cette région depuis huit ans. Seuls les champs brûlaient, ajoute-t-elle. Les armées brûlent parfois les champs pour éviter le risque des snipers embusqués.

Plusieurs témoins confirment : BHL n’était pas à Gori

Déléguée du Parlement européen pour le Caucase Sud, Marie-Anne Isler-Béguin revient sur l’épisode pour Rue89:

« Je viens de découvrir son témoignage. Je suis un peu surprise qu’il n’ait pas tout à fait dit comment ça c’était réellement passé. Mais il a peut-être oublié… J’ai vu Bernard-Henri Lévy pour la première fois lors de ce voyage au check-point où étaient bloqué tous les journalistes, à cinq kilomètres de Gori.

« Si Bernard-Henri Lévy est monté avec Lomaia et moi, c’est parce que j’ai intercédé en sa faveur. C’est lui qui m’a demandé : « Madame la députée, je voudrais me joindre à la délégation. » Et c’est moi qui ait obtenu l’accord de l’ambassadeur d’Estonie. Dommage qu’il ait oublié ce petit détail… En plus, c’est le seul qui soit monté dans la voiture avec son garde du corps.

« Et il y a d’autres approximations. S’il arrive à distinguer les militaires des paramilitaires, il est plus doué que moi. S’il a senti une odeur de putréfaction, moi pas. Il écrit aussi que Gori a été brûlée, pillée et réduite à l’état de ville fantôme, mais à ce moment-là, on ne pouvait pas le dire, tout simplement parce que personne n’y était encore allé. Enfin, nous nous sommes arrêtés à 1,5 kilomètre de Gori. »

Gilles Hertzog, fidèle compagnon de route de BHL, confirme lui aussi la version de l’élue :

« Non, on n’est pas rentrés dans la ville, on est resté à l’orée de la ville, je ne sais pas à combien de kilomètres de Gori. Il faisait nuit, on apercevait vaguement des bâtiments quand il y avait des fusées éclairantes, mais on n’était que sur le bas-côté d’une route. Il y avait des champs qui brûlaient autour de nous, on nous a dit que c’était du ‘farming’ [des feux allumés par des cultivateurs, ndlr], mais je ne l’ai pas cru. »

Et même divergence avec BHL sur l’odeur de putréfaction :

« Personnellement, je n’ai rien ressenti, mais peut-être que mon ami Bernard-Henri Lévy lui l’a ressentie. »

Dans son reportage, la journaliste du Washington Post raconte elle aussi cette virée, mais en précisant bien clairement, en début de l’article, qu’elle n’a pas vu la ville. Le « byline », l’indication du lieu et de la date du reportage placée au début du texte, est très clair : « OUTSIDE GORI, Georgia, Aug. 13 » [« En dehors de Gori, en Géorgie, le 13 août »].

Vendredi 15 : un « braquage » qu’il n’a pas vu

Et que penser de la seconde tentative pour se rendre à Gori le vendredi ? BHL écrit dans Le Monde :

« Vendredi matin. Nous décidons, avec Raphaël Glucksmann, Gilles Hertzog et la députée européenne, de revenir à Gori que, suite à l’accord de cessez-le-feu rédigé par Sarkozy et Medvedev, les Russes auraient commencé d’évacuer et où nous sommes censés rejoindre le patriarche orthodoxe de Tbilissi en partance, lui-même, pour Shrinvali, où des cadavres géorgiens seraient livrés aux porcs et aux chiens.

« Mais le patriarche est introuvable. Les Russes n’ont rien évacué. Et nous sommes même, cette fois, bloqués vingt kilomètres avant Gori quand une voiture, devant nous, se fait braquer par un escadron d’irréguliers qui, sous l’œil placide d’un officier russe, fait descendre les journalistes et leur arrache caméras, argent, objets personnels et, finalement, leur véhicule.

« Fausse nouvelle, donc. L’habituel ballet des fausses nouvelles dans l’art duquel les artisans de la propagande russe semblent décidément passés maîtres. Alors, direction Kaspi, à mi-chemin entre Gori et Tbilissi, où l’interprète de la députée a de la famille et où la situation est, en principe, plus calme. »

Le documentariste Raphaël Glucksmann conserve un souvenir différent de ce « braquage ». Le convoi de trois voitures est stoppé au dernier barrage de la police géorgienne où on leur déconseille fortement de continuer :

« Les policiers nous ont raconté qu’une voiture de l’UNHCR [le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, ndlr] venait de se faire dépouiller au barrage russe. Nous avons donc rebroussé chemin. Je n’ai pas vu cette scène. C’est simple, la route fait un coude et juste après, à 500 mètres environ de là où nous sommes, il y a le barrage russe, mais on ne le voit pas. »

La version de l’eurodéputée sonne, elle aussi, bien différemment de celle de BHL. Contrairement à ce qu’affirme l’intellectuel, elle n’était pas à ses côtés à ce moment précis :

« Le jeudi, les autorités géorgiennes m’ont assuré que je pourrais aller le lendemain à Gori avec un convoi humanitaire. Mais, le vendredi, on attend une heure, deux heures, et on n’obtient toujours pas d’accord des Russes pour faire partir le convoi humanitaire.

« Je n’ai donc pas pris de voiture en direction de Gori avec Bernard-Henri Lévy. Je n’ai pas non plus cherché le patriarche, qui a eu l’autorisation de se rendre à Shrinvali pour aller récupérer des corps de Géorgiens, car je savais où il était, mais j’ai seulement regretté de ne pas l’avoir contacté avant.

« Je n’avais toujours pas bougé de Tbilissi quand, avec mon assistante géorgienne, on décide alors de se rendre au village de Kaspi, qui n’est pas en zone occupée. Et c’est là que Bernard-Henri Lévy revient vers moi et me dit : « On a fait équipe hier, est-ce qu’on continue à faire équipe ? »

Gilles Hertzog, n’était pas non plus avec BHL :

« Moi, je ne sais pas, je n’étais pas dans la même voiture que lui. Je ne sais plus exactement… Vous savez, on laisse faire nos chauffeurs, ce sont eux qui décident, qui savent où on peut aller. »

Les autos partent en fait à Kaspi pour constater la destruction d’une usine électrique que filmera Glucksmann.

Dernière soirée à Tbilissi, Sartre et la pureté dangereuse

Vendredi, seconde rencontre du philosophe avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili. Bloqué depuis plusieurs jours dans sa résidence, le chef d’Etat interroge BHL et Raphaël Glucksmann :

« Il nous a demandé comment c’était à Gori et Kaspi. Puis, ils ont un échange sur le thème : « Pourquoi l’Occident ne répond pas ? »

Dans le récit qu’il a rapporté pour VSD, Hertzog raconte :

« Bernard-Henri Lévy tente de leur remonter le moral. Pourquoi ne pas inciter les pays de l’Otan qui ont appuyé la demande de la Géorgie à se prononcer solennellement ? Pourquoi ne pas tenir vos conseils des ministres dans une ville menacée ? Saakachvili retrouve un instant le sourire. ‘Très bonnes idées !’, lance-t-il. »

Ensuite, selon Glucksmann, les deux hommes parlent philosophie :

« Saakachvili a lu ‘La Pureté dangereuse’ et puis il a eu une prof de philo, ancienne correspondante de Sartre, et comme BHL a écrit sur Sartre… »

Retour à l’hôtel à l’aube, fin de l’escapade, tout le monde reprend l’avion vers 8h du matin. Direction Nice, où BHL a un rendez-vous. La folle vie continue.

Le journal britannique The Independant ne s’est pas trompé sur la leçon à tirer de toute l’histoire. Dès lundi 18 août, ils écrivait:

« Les Américains ont envoyé des couvertures, les Estoniens des médecins, mais ce sont les Français qui, assurément, sont venus au secours des gens de l’Ossétie du Sud en proposant d’envoyer leur ‘nouveau philosophe’ [en français dans le texte, ndlr] Bernard-Henri Lévy. »

Julien Martin, Pascal Riché et David Servenay-

www.rue89.com/2008/08/22/bhl-na-pas-vu-toutes-ses-choses-vues-en-georgie

Photo : Bernard-Henri Lévy à Cannes en 2008 (Eric Gaillard/Reuters).

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August 22, 2008

Blog sympa : Tu mourras moins bêtes

Sur le blog Tu mourras moins bête, on apprend en s’amusant. A moins qu’on s’amuse en apprenant ? En tout cas, ce qui est sûr c’est qu’on apprend un peu et qu’on rigole beaucoup.

Créé en juin dernier par l’illustratrice et auteur de bandes dessinées Marion Montaigne, Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même) propose une explication hilarante mais (souvent) vraie à tout plein de questions qu’on ne s’est jamais vraiment posées. C’est vrai ça, comment ils font les astronautes pour faire leurs besoins dans l’espace ? Et comment on fait métier “expert” comme à la télé ?

Dans les plus récents, Montaigne prend l’excuse de la question (« C’est quoi dissoudre l’assemblée nationale ? ») ou de l’appel à l’aide (« Je suis en cours de rattrapage à Académia cet été. Je dois lire l’enfer de Dante, mais j’ai rien compris. Aidez-moi !! ») d’un lecteur pour lancer le professeur à moustache et diverses personnalités (BHL, Depardieu, Bratt Pitt, Angelina Jolie, David Hasselhoff, etc.) dans une drôle de démonstration en images et en mots. Le pire est que ça se bonifie au fur à mesure des parutions.

vu sur libération

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August 22, 2008

Sept Japonais en quête de l'abominable homme des neiges

revue de presse insolite





Mercredi 20 août, 17h39
KATMANDOU (Reuters) -
Une équipe de sept alpinistes japonais a lancé mercredi une expédition au Népal dans l'espoir d'apercevoir le yéti et de le photographier.

Les sept Japonais, aidés par des sherpas, emmènent avec eux des appareils photo et des longues vues pour tenter d'apercevoir et d'immortaliser l'"abominable homme des neiges".

Ils vont passer une cinquantaine de jours autour du Dhaulagiri IV, sommet qui culmine à 7.661 mètres, pour tenter de recueillir la preuve de l'existence du yéti, a indiqué le chef de l'expédition, Yoshiteru Takahashi, qui a déjà mené des missions du même genre dans la même région en 1994 puis en 2003.

Takahashi affirme que l'un des membres de l'équipe et trois sherpas ont aperçu "quelque chose ressemblant au yéti", à distance, en 2003.

"Nous pensons qu'il s'agissait du yéti", explique Takahashi, employé d'une entreprise de meubles de Tokyo, âgé de 65 ans.
"Aussi allons-nous mener des recherches pour la troisième fois. Il nous faut des photos et des vidéos pour prouver son existence. C'est très important".

Les Japonais établiront trois camps, avec deux chercheurs dans chacun, entre 3.400 et 4.300 mètres d'altitude, au-dessus du camp de base.

"J'aimerais lui serrer la main si je le rencontrais", a déclaré T. Onishi, un membre de l'expédition.
"Mais c'est très difficile. Ils (les yétis) sont timides, aussi ne voulons-nous que prendre des photos".
Gopal Sharma, version française Eric Faye
Note :
Bien longtemps que nous n'avions plus entendu parlé de ce bon vieux Yéti...
Les images n'ont rien à voir avec l'article, juste glanée ici et là, pour m'amuser.
*
source : l'internaute
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