C'est le souffle divin qui guide mes pas. Il règne ici une ambiance mortelle, un fin parfum de rose fanée, une musique dans laquelle vibrent les cordes des violons. Cette nuit je me suis réveillé en pleurs..pas un cauchemar;  c'était un rêve... un merveilleux rêve et ...mes larmes glissaient le long de mon visage car je savais que ce songe ne se réaliserait jamais. Ca fait mal parfois la déception que je peux lire en moi; comme un poignard qu'on vous plante au fond du coeur, comme si l'on vous enlevait quelque chose.
Il y a de l'absent chez moi... un vide que je ne comble pas. Encore une fois, encore juste toi et moi, embrassons nous. J'aime mes yeux se noyant dans les tiens... est ce que nos nuits se ressemblent un peu trop? J'aime caresser ton sourire qui nourrit mon coeur de cette chaleur qu'on appelle Amour. Tout ça sonne si vrai, mon coeur a tellement envie d'être heureux, il le désire si ardemment qu'il l'idéalise. J'ai tant à songer à toi, tant à apprendre et à comprendre. Même avoir parcouru de ma langue chaque parcelle de ton corps, après avoir discuté avec toi des nuits entières... je sais que j'aurai toujours à te connaître.

Tu sais, je n'aurai pas peur de refaire à nouveau l'erreur, de commettre à nouveau ce péché de t'aimer. J'ai tant souffert au début... et même maintenant, de ne plus dormir enlacé par tes bras, de n'avoir plus ton souffle chaud qui épousait ma nuque... de ne plus me sentir protégé. Je suis nu sans toi.  Enfermé dans les méandres de mes fantômes passés, je n'arrive pas à me détacher de ton souvenir qui me torture ni de ton visage qui m'envoûte. Si la peine à refroidit mon coeur, je n'ai pas dit mon dernier mot. Au fond de moi, au plus profond, j'ai encore un peu d'espoir. L'espoir qu'un jour toi et moi, on se réunira.
Mes larmes sont des temps mort dans l'espace clôt qui définit ma vie. J'ai besoin de toi pour faire le pas qui me délivrera. Je suis  prisonniere de ton amour; mon âme est entre tes mains. Chaque jour est comme demain ou comme le passé, aussi sombre et glauque. Tu étais la couleur de mon existence... la vision de mes sens. J'aimerai savoir ce que tu es vraiment, savoir tes rires comme comprendre tes peines; parfois j'ai l'impression qu'on est devenu deux inconnus. Cette part de toi que tu me caches à moi.

D
ouce amertume, larmes salées. J'ai beau encore essayer de respirer... mais tout cela reste le même. Même descente aux enfers pour moi, même dégénérescence. Un peu de folie, il y avait cette normalité en nous, cette banalité qui rendait ce nous exceptionnel. Cette petite chose qu'on nomme bonheur ou passion ou amour. Il y avait tout ce parfait dont je ne voyais pas la fin. Tout semblait si génial que je ne voulais pas me poser de questions... je refusais de le faire. Mais quelque chose ne tournait par rond et des fausses notes s'étaient insidieusement glissé dans ma mélodie de bonheur à deux. Crime intentionnel ou suicide prémédité... notre histoire a vite péréclité.
Petit à petit, après un premier choc sévère dont j'ai eu du mal à me remettre, dont les stigmates sont collés à ma peau, je me débats pour essayer de sortir ma tête de l'eau mais je reste l'éternel noyé... le cadavre pendu qu'on admire, le cadavre suspendu au mur dont on s'ébranle, dont on se gargarise comme de l'attraction de la journée. Le soleil brûle doucement ma peau alors que la rigueur du froid me broies lentement les os. A mi chemin entre la démence et la raison, entre le sucré et le salé, le doux et l'amer... ma vie est une longue chute continue qui oscille entre deux extrêmes mais dont la raison d'être est le malheur. Mélancolie empreinte de douleur, lente agonie....
Je t'aime.