Le desir comme guide

 

"Les seules voies à suivre se découvrent par le désir". Cette phrase de Claude Gauvreau me hante depuis quelques mois. Ça semble facile à première vue, mais dans ma vie (et dans la vôtre aussi, j'vous fais confiance pour ça), c'est pas si simple. Le désir parfois on l'a sans le reconnaître. D'autres fois on l'a, mais on en veut pas. Et puis entre l'avoir et en faire quelque chose, il y a souvent juste un pas, mais parfois il y a aussi un océan, un monde ou des années-lumières.

Le désir c'est l'instinct. Mais la tête, ma tête, n'aime pas l'instinct. Elle veut des preuves solides, du tangible. Ma tête a souvent fait taire mes désirs, mes instincts. Elle ne fait pas confiance à mon coeur. En fait, j'ai tout fait ce qu'il ne fallait pas. J'ai pris les décisions de têtes (carrière) avec mon coeur et j'ai pris les décisions de coeur (sentimentales) avec ma tête. What a mess.

Tabula rasa. Abandonner toutes les choses apprises qui sont fausses pour repartir sur d'autres bases. Se reconstruire, se redéfinir, mais aussi se retrouver, se redécouvrir, réapprendre ce qu'on a toujours su. Ma vie recommence à zéro (ou presque).

J'ai eu mal, j'ai eu peur, ça me cause encore bien des problèmes dans l'espace-temps, mais maintenant je commence à penser que ça va être pas mal excitant. En fait, ça l'est déjà.
Suivre les voies du désir, c'est un beau projet de vie.

Allez, suivez le guide...