"杨晖作品展" 新闻稿


2008年农历新年伊始,上海多伦现代美术馆将二月下旬主办《杨晖作品展》。届时将展出旅法艺术家杨晖自90年代末至今近十年的创作,作品分为《十八罗汉》之碑刻系列、《五百老汉》系列之影像作品和纸上作品三部分。
杨晖又名“巴海”,毕业于中央工艺美术学院壁画专业,曾是上海上世纪八十年代美术新潮运动及九十年代抽象艺术中很有影响的艺术家。高名潞的《中国当代美术史1985─1986》(1991)和赵川的《上海抽象故事》(2006)等著述中对他都有专门论述。杨晖曾在海外多年,目前生活在上海。杨晖1999年起每年回原籍浙江省境内拍摄素材,期间艺术风格转变,由抽象入具象,从新世纪起由此发展出有关“老头”的系列创作。
《五百老汉》系列之纸上作品是本次展出中杨晖所有创作的基础。在那些单色肖像画中,每张老人的脸上都堆满岁月镌刻的痕迹。艺术评论家赵川曾写过一段话来谈杨晖的摄影,似乎也适用于他的绘画:“以此来看,从抽象中出来的杨晖,‘老头’成了他的生命意象。杨晖是用视觉艺术的技术,在不断地归纳对世界的看法,并想有效地把握他理解的世界图像……他们堆塑出同一张生命老去的脸孔,他们不再那么浪漫情怀,这就有了点哲学的意味──不再是描绘生命,而近乎于描绘赤裸的生命概念。”杨晖以对生命历程的缅怀,来回应中国社会的急速变迁,这不仅反映在涂绘那些老年皱折上,也在他对中国传统技巧和艺术的学习、承接当中。他以坚硬的炭精条在画面上拉出的书法意味,他的绘画出色地应对了他无法抽身而去的几千年人文传统和六十年来新中国美术的重大影响。
杨晖历数年画成的《五百老汉》系列,画中透出的传统精神气象和金石书法意味,成了《十八罗汉》的创作契机。碑石、碑刻和拓印文本一直是中国古典文化展示和承传最为普遍和重要的方式之一。《十八罗汉》碑刻的尝试方向,正是杨晖对延续传统文化的兴趣和他民粹思想的反映。杨晖原来不经意拍下用作素材的黑白照片,历经近十年,积累过万,也沉积出它们独立存在的价值。以巨幅影像方式展示的《五百老汉》系列之影像作品,更是杨晖在2008年的新尝试。


(吴梦)


Exposition de Yang Hui. Présentation pour la presse.

Fin février, au début de la nouvelle année chinoise, le musée d’art moderne Duolun organise une exposition des œuvres de Yang Hui. Les trois parties de cette exposition sont le résultat de dix années de création de l’artiste depuis son retour de France. Nous pourrons voir la série des « 18 Arhats » sous forme de stèles, la série des « 500 vieux Chinois» sous forme de vidéo, et l’œuvre sur papier.
Yang Hui, de son nom de peintre Bahai, diplômé de l’Académie Nationale des Arts décoratifs, dans le département de Peinture murale, a participé à la Nouvelle vague de l’art chinois dans les années 1980 à Shanghai. C’est un artiste dont l’influence a été reconnue pour l’art abstrait contemporain. Son nom a notamment été cité dans l’Histoire de l’art contemporain chinois – 1985-1986 (1991) et dans l’Histoire de l’art abstrait shanghaien (2006), de l’écrivain Zhao Chuan. Yang Hui a longtemps vécu à l’étranger ; il s’est réinstallé depuis peu à Shanghai. Depuis 1999, il se rend régulièrement dans sa province natale du Zhejiang pour y prendre des photos, et son style artistique a changé : d’une peinture abstraite, il est passé à une peinture figurative, tout en commençant sa série « portraits de Chinois âgés » au début du 21e siècle.
La série exposée au musée Duolun des « 500 vieux Chinois», composée de portraits au pastel sur papier, forme l’essentiel de sa création actuelle. Chaque personne âgée représentée dans ses portraits monochromes porte gravée sur son visage les vestiges des années. Le critique d’art Zhao Chuan a écrit une phrase sur le travail photographique de Yang Hui qui s’applique également à ses portraits : « D’après moi, pour Yang Hui qui vient de l’abstrait, la série des personnes âgées s’inscrit dans la continuation logique de son travail. Par sa technique, il montre ce qu’il a saisi de sa conception du monde et qu’il veut fixer… Description d’une vie sans artifice, ces visages déclinés qui vieillissent inéluctablement, sans états d’âme romantique, ont un sens philosophique profond. » Par sa fidélité à son parcours professionnel, Yang Hui répond aux changements rapides de la société chinoise. Ces derniers ne se reflètent pas uniquement dans les rides de ses personnes âgées, mais aussi dans ses recherches sur l’art et les techniques traditionnelles chinoises. Les durs traits au pastel de ses portraits s’orientent vers la calligraphie. Ses dessins répondent admirablement à son incapacité à s’arrêter de travailler ; de même, il ne peut s’affranchir ni de la tradition humaniste millénaire, ni de l’art de la Nouvelle Chine d’il y a soixante ans.
La série des « 500 vieux Chinois », sur laquelle Yang Hui travaille depuis de nombreuses années et qui, par le sens de la calligraphie sur bronze ou sur pierre, atteint l’atmosphère spirituelle de la tradition, a permis de réaliser la jonction avec la création des « 18 Arhats ». Le travail de la stèle, de la gravure sur stèle et de l’estampage, est un des modes d’expression les plus classiques de la culture traditionnelle chinoise. La tentative de la gravure sur stèle des « 18 Arhats » est l’exact reflet des recherches et de l’intérêt personnel de l’artiste pour la culture traditionnelle chinoise et la pensée humaniste. Les photographies en noir et blanc dont Yang Hui se sert comme matériel de base pour ses portraits, accumulées au fil des dix dernières années, ont pris une valeur inestimable en elles-mêmes. Ainsi, en 2008, pour réaliser une performance, Yang Hui a essayé de créer une vidéo autour de ces « 500 vieux Chinois».
Wu Meng. version française : hélène hovasse