BOUILLANCY Lucy 18/12/07

Master 1 Histoire de l'Art

Séminaire d'art moderne dirigé par Madame Gallo


 


 


 

SYNTHESE LA RENAISSANCE ITALIENNE FACE A L'ANTIQUE

D'après l'antique, Paris, musée du Louvre, 16 octobre 2000-15 janvier 2001


 


 


 

L'histoire de l'art occidental ne peut être écrite sans que soit prise en compte la question du modèle antique. Les modèles antiques ont été une source d'inspiration pour les artistes de la Renaissance et ceux qui les suivirent à travers les siècles. Ils tentèrent de s'en imprégner les traits afin de les surpasser, de les égaler dans leurs oeuvres. L'antiquité classique a marqué majoritairement la création artistique de l'Europe, depuis le haut Moyen-Age jusqu'à l'époque contemporaine.

Cette ominiprésence de l'antiquité provoqua une vive réaction voire révulsion de la part de certains mouvements artistiques.


 

La catalogue du musée du Louvre D'après l'antique est une anthologie voire une compilation des oeuvres de l'antiquité grecque et romaine qui reste permanente dans ses couloirs. On peut ressentir le sentiment de recherche et d'emprunt de formes chez des artistes de la Renaissance dans ces oeuvres, par exemple la colonne de Perrault en est le plus éclatant exemple. Rien que le décor des plafonds, des corniches du palais est une inspiration de l'antiquité.

Dans cette esxpostion qui visite tous les différents mouvements artistiques qui ont parcourus les siècles, le sentiment de continuité se révèle peu à peu dans les formes des oeuvres .

La cohabitation des oeuvres antiques et modernes est véritable et se mêle avec diffusion au fil et à mesure des siècles.

Cependant, malgré cette cohabitation, il faut savoir distinguer la frontière entre ce qui se révèle d'après l'antique et ce qui est à l'antique.

Le thème de cette exposition se fonde sur le constat que certaines oeuvres antiques, notamment des scupltures de copies romaines d'originaux grecs disparus, ont été étudiées, dessinées, copiées par les artistes de la Renaissance italienne afin de devenir le sujet principal de leurs créations.


 

Nous parlerons de certaines oeuvres antiques notamment de modèles antiques les plus illustres comme le Tireur d'épine du Capitole, le buste dit de Vitellius de Venise, des oeuvres conservées au Louvre (le Gladiateur Borghèse, la Nymphe à la coquille et la Vénus de Milo). Toutes ces oeuvres constituent le fondement de cette exposition D'après l'antique.

La réunion de ces oeuvres amènenet à une réflexion générale, celle de savoir pour quelles raisons ces oeuvres de l'antiquité classique ont autant fasciné les artistes de la Renaissance et à travers les siècles. Comment ces oeuvres ont-elles pu être consacrées autant de détermination et de recherche de beauté chez ces artistes?

Cette exposition conçoit cet art de l'antiquité dont la découverte commence avec l'art étrusque et de l'art égyptien dès la fin du 18ème siècle et qui se poursuit au 19ème avec la scuplture grecque archaique.

Quelques oeuvres de l'Antiquité classique notamment les dieux du Panthéon ne seront pas traités de la même manière au fil des siècles. Certains seront oubliés comme la Flore Farnèse, admirée aux 17ème et 18ème siècles et disparue des esprits au siècle suivant. D'autres seront remplacées par des oeuvres découvertes lors de fouilles comme l'Antinous du Vatican qui perdit son prestige par la connaissance de l'Antinous du Capitole ou encore l'Hermès grec découvert lors de fouilles remplaça toutes les autres répliques les plus meilleures et les fidèles de l'art antique.

Nous pouvons penser qu'à cette époque, les peintres pouvaient se soucier plus des personnages bibliques. Peut être ont-ils délaissés les modèles antiques pour l'étude de la nature. Ensuite, certains traits de restauration sur ces oeuvres antiques ont pu détourner le regard critique des artistes.


 

Ces oeuvres accessibles désormais au grand public ont permis pendant de longues générations d'artistes comme modèle dont l'étude fasait partie intégrante de l'apprentissage d'un jeune artiste ou de l'amateur.

Actuellement, nous savons que le grand mouvement de retour à l'antique qui a élairé la culture occidentale depuis la Renaissance jusqu'au début du 20ème siècle. Rappelons le déroulement de la reprise stylistique de l'art grec et romain dans la civilisation occidentale. Dans une civilisation centrée sur les arts dans le cadre des cités, on peut constater que certains facteurs font évoluer ou freiner l'émancipation de ces arts. En effet, certains matériaux ou prodtuis favorisent ou freinent l'innovation et d'autre part on remarque une fixité de certains catégories d'objets.

En déduction, le style d'une oeuvre peut dépendre de son lieu de production, de son matériau et de sa technique de fabrication, de son type et de sa destination.


 


 

Le goût de l'antique pour la beauté artistique


 

L'antiquité est favorisée dans les oeuvres pour sa pureté des lignes, son harmonie. Il est toujours favorable de se représenter un homme politique dans une stature antique, qu'elle soit romaine ou greque afin de faire valoir son prestige, sa supériorité.

Henri IV fut représenter en Jupiter et sa femme en Junon. Tandis que Louis XV fut réalisé sous l'image d'Apollon, roi-Soleil par excellence.

De plus, l'Antiquité représentait un mode de vie et s'étendait aux valeurs esthétiques qu'aux valeurs éthiques, morales et politiques. Ce serait une des raisons aux artistes et aux grands hommes de la Renaissance à vouloir rendre leur image extérieure d'une manière belle et divine, détenant la justice.


 

L'antique a fasciné certaines personnalités comme Goethe qui fut transporté face à la beauté et à la perfection des formes de l' Apollon du belvédère au Vatican. Cependant, ce parti pris en faveur de l'antiquité fut écarté pendant le Xxème siècle. Classicisme voulait dire Académisme, qui pour ce siècle symbolisait servitude intelectulle. C'est vers cette période de l'histoire de l'art fut délaissé pour un art moins conventionnel.


 

L'essor et la profusion des copies d'antiques


 

D'où proviennent l'origine des copies antiques? Sur quels fondements proviennent-elles?

L'art est depuis les premières civilisations fondé essentiellement sur un processus de reproduction et non sur un processus de création et d'imagination. Même en Grèce, la volonté d'idéalisme resta forte pour écarter l'art de l'expression de l'individuel et l'amener à la création de types exemplaires. Lorsque l'art atteigna son apogée au Vème siècle, la figure idéale de nu viril élaborée par Polyclète devint le canon, la règle par excellence, le modèle au sens pur du terme, auquel il fallait se référer pour toute oeuvre.

Les premières copies d'antiques remontent donc à l'Antiquité et toutes les générations s'influencèrent de cette loi pour réaliser des chefs d'oeuvre exemplaires.

En ce qui concerne les copies à grandeur de l'original, nous pouvons citer comme exemple le Spinario du Capitole réalisée en 1500 par Antonello Gaggini. Notamment, François Ier avait envoyé le Primatice en 1540 afin de relever des tableaux, des médailles, et autres antiquités. Le but était d'acheter des originaux antiques et donc de réaliser des copies à partir de ceux-ci. Il put ainsi produire des moulages de bronze des plus célèbres antiques de la collection pontificale du Belvédère tels que l'Apollon, l'Ariane ou appelée Cléopâtre, le Laocoon, Commode en Hercule, la Vénus...

Après sa découverte sous la Renaissance italienne, Laocoon et ses fils a été perçu comme le symbole de l’idéal de beauté antique et un suprême défi de l’art à la nature. Il a aussi servi d’archétype de l’art occidental dans les multiples débats esthétiques qui ont suivi, et notamment, au XVIIIe siècle, entre Johann Joachim Winckelmann (Histoire de l’art de l’Antiquité, 1764) et Gotthold Ephraim Lessing (Laocoon. Des frontières de la peinture et de la poésie, 1766). Le groupe en marbre Laocoon et ses fils (cour du Belvédère, musée du Vatican, Rome) est mis au jour le 14 janvier 1506 à Rome dans l’aire de la Domus Aurea (« Maison dorée ») de l’empereur Néron, plus précisément dans un vignoble appartenant à Felice de’ Freddi et recouvrant les vestiges des Thermes de Titus, sur la colline Oppio.

La présence de cette sculpture dans l’aire de la Domus Aurea n’a d’ailleurs rien de surprenant si l’on s’en tient aux témoignages convergents issus de sources antiques. Ceux-ci soulignent en effet la passion de collectionneur de Néron qui, pour la satisfaire, avait ordonné des rapines dans toute la Grèce.

Acquise par le pape Jules II contre la somme de 600 ducats d’or, la sculpture est immédiatement installée dans la collection vaticane d’antiques de la cour du palais du Belvédère. Elle est identifiée par le sculpteur Francesco da Sangallo (1484-1576) comme l’œuvre (que l’on croyait perdue) que décrit l’historien romain Pline l’Ancien dans son Histoire naturelle (XXXVI, 37), privilège qu’elle partage avec une autre sculpture antique, le Taureau Farnèse (museo nazionale di Capodimonte, Naples), exhumée celle-ci quelque quarante ans plus tard (1545) dans le gymnase des thermes de Caracalla.

Aux dires de Pline, ce groupe serait l’œuvre de trois sculpteurs rhodiens, Hagèsandros, Athanadôros et Polydôros. Mais la datation de l’œuvre fait encore aujourd’hui l’objet de controverses, les plus récentes études suggérant qu’il s’agit là d’une copie (effectuée dans la seconde moitié du Ier siècle apr. J.-C.) d’un bronze antique disparu et datant des environs de 140 av. J.-C.


 

 

En pleine Renaissance italienne, la nouvelle de cette découverte fait rapidement le tour de l’Europe et a un retentissement considérable auprès des collectionneurs et artistes, dont Michel-Ange. Celui-ci s’en inspire pour l’Esclave mourant (1513-1515, musée du Louvre, Paris) du tombeau de Jules II et suggère lui-même le lien entre cette sculpture et la description de la mort de Laocoon dans l’Énéide (II, vers 199-224) : ce « Laocoon que le sort avait fait prêtre de Neptune » et qui « pousse vers le ciel des cris affreux », description dont il imagine qu’elle est inspirée de la sculpture elle-même.

Michel-Ange est d’ailleurs chargé par Jules II de restaurer la sculpture, dont manquent les bras droits des personnages, restauration qui est achevée en 1532 par un de ses collaborateurs, Giovanni Angelo Montorsoli (1507-1563). Cette restauration est la première d’une longue série, jusqu’à la découverte par l’archéologue Ludwig Pollack en 1905 du bras manquant du personnage principal dans une boutique d’antiquaire à Rome. Il faut attendre 1960 pour que les bras de la sculpture retrouvent leur état d’origine.

De nombreuses copies ont été effectuées du Laocoon, dont celles de Baccio Bandinelli et de Jacopo Sansovino et la copie en bronze du Primatice (musée national du château, Fontainebleau).

Quant à la Vénus de Milo, célèbre marbre de l’époque hellénistique, a été découverte dans l’île de Milo et conservée au musée du Louvre.

La sculpture, d’une hauteur de 220 cm, a été exhumée en 1820 à proximité du théâtre de la ville antique de Milo (anciennement Mélos). Achetée par le marquis de Rivière, ambassadeur de France à Constantinople, puis offerte à Louis XVIII pour compléter les collections de sculptures grecques, elle entre au musée du Louvre dès 1821. Œuvre magistrale par le degré de virtuosité atteint dans le rendu du mouvement, le traitement de la draperie et l’harmonie du visage, la Vénus de Milo connaît une célébrité rapide, sans doute accrue par l’étrange impression que produit l’absence de bras.

À demi nue, simplement vêtue d’un drap noué autour des hanches, Vénus, ou plutôt Aphrodite, adopte une position déhanchée, le buste légèrement tourné, la jambe gauche en avant. L’impression de mouvement est renforcée par le traitement de la draperie, plaquée contre la jambe et retombant de part et d’autre en larges plis. Les cheveux tirés en chignon, la Vénus de Milo retenait peut-être à l’origine son vêtement de la main droite, la main gauche étant levée. Le pied droit et le nez ont été restaurés. Probablement réalisée au IIe ou au Ier siècle av. J.-C., elle est généralement attribuée à l’école de Lysippe. Elle témoigne parfaitement de la maîtrise de la sculpture de l’époque hellénistique inspirée des œuvres de la période classique (Ve-IVe siècle av. J.-C.).

Ainsi, la Vénus de Milo adopte de façon tout à fait originale des caractéristiques formelles de sculptures telles que l’Aphrodite de Capoue (v. 340 av. J.-C., musée de Naples), signée du maître Lysippe.


 

Quant au marbre, il a été employé lorsque les copistes cherchaient une illusion parfaite afin de mieux la faire considérer comme un faux. Il faut attendre la Renaissance qui donna un renouveau à l'art antique et favorisa les artistes pour progresser et les amateurs pour un produit de remplacement de grande valeur. Pour les artistes, le modèle antique leur permettait de faire évoluer leur talent artistique, leur création. Ils se servaient de l'antique comme une porte vers le nu puisqu'à cette période, les académies leur refusaient d'étudier le modèle vivant. C'est devant les marbres romains que les peintres et scuplteurs de la Renaissance ont découvert la beauté du corps humain et c'est par cette nouvelle voie que les artistes ont relancé le sujet essentiel de l'art.


 


 

Un nouvel attrait pour l'Antiquité à la Renaissance


 


 

La découverte de l'Italie et des ses antiques du Xvème siècle au XIXème siècle


 

C'est à la Renaisance que s'amorce la grand mouvement de retour à l'antique grâce aux humanistes qui sauvent de l'oubli les monuments de Rome. En effet, les érudits italiens étaient les mieux placés pour étudier les manuscrits et les vestiges de l'Antiquité notamment avec les fouilles de Pompéi et d'Herculanum. Ce regain pour le passé de l'Italie marque aussi un réveil national. Lorsque Cola di Rienzo (1313-1354), futur dictateur romain, rassemble un certain nombre d'inscriptions latines, il veut par acte trouver des preuves de la gloire romaine et de la supériorité des instiutions politiques antiques afin de les faire revivre. Ce serait une possibilité d'influence pour les artistes dans leurs créations. Les humanistes se passionnent pour la recherche de manuscrits anciens, on voit réapparaître un goût nouveau chez certains écrivians antiques tels qu'Ovide, Tite Live, Vitruve...

De ce fait, les antiquaires, les collectionneurs et les amateurs d'art du Xvème et du XVIème siècles glanent à travers Rome, dessinent et relèvent des édifices, des inscriptions. Cependant, ces recherches sont faites au fil du temps avec acharnement et risquent de faire disparaître les restes de la cité antique. Dès lors les papes cherchent aussi à protéger leurs antiquités et à en interdire l'exportation, de cet effet est crée la charge de commissaire aux antiquités qui exista jusqu'en 1870 et que Raphael fut le premier à occuper.


 

Naissance de la passion des collections


 

Cette profusion de découvertes d'antiques se lie avec une activité commerciale, un premier marché de l'art en quelque sorte qui est lucratif telles que les monnaies, les statues, les stèles qui vont enrichir les cabinets d'antiques des princes, des rois... Nous pouvons citer la collection du Roi de France, Louis XIV, qui imprégna le musée du Louvre. Les antiques du roi furent très nombreuses mais beaucoup de ses pièces ont été lourdement restaurées. De plus, le musée du Louvre offre un bon exemple de l'origine et du sort des collections de plâtres d'après l'antique qui se sont expansées dans l'Europe du XIXème siècle.

Les résidences royales deviennent donc un musée exemplaire où constraste les antiques et les copies conformes aux originaux, à ce beau idéal.

La mode des collections se développa en Italie puis dans toute l'Europe (comme la France). Rome comptait quatre-vingt-dix collections privées au XVIème siècle et Venise autant avec son affluence d'oeuvres d'art grec.

Signe de goût, de richesse, de prestige social, la collection peut appuyer des intérêts politiques comme ce fut le cas des Médicis de Florence ou de la papauté. Les pontifs souhaitaient s'affirmer comme les héritiers de l'Empire romain, pour cela ils encourgeaient les fouilles et réunirent de magnifiques collections. Sixte Iv fonda en 1471 dans le palais des Conservateurs, sur le Capitole, un musée où on pouvait admirer la statue équestre de Marc Aurèle, la Louve ou le Tireur d'épine.

Parmi les grandes découvertes antiques, la Maison d'or, la Domus Aurea, est l'exemple par excellence. En effet, les salles souterraines étaient décorées de motifs et de dessins antiques, appelés « grotesques » qui influencèrent les artistes de la Renaisance pour les décors des palais princiaux.

En 1506, le groupe statuaire du Laocoon, décrit par Pline fut annoncé comme le cef-d'oeuvre des arts. Il fut acquis par Jules II et transporté au Belvédère. Il est une des grandes références de l'art antique au XIXème siècle. En 1797, il fut demandé comme butin de guerre par le Directoire, après les victoires de Bonaparte en Italie.


 

Le siècle des Lumières et l'arrivée du Grand Tour


 

Le goût des antiquités resta au XVIIème siècle mais il devint au XVIIIème siècle un des caractères de la culture occidentale. Pour les érudits des Lumières (Voltaire, Diderot, Montesquieu...), la civilisation gréco-romaine est le modèle parfait, tant moral qu'esthétique. Selon le fondateur de l'histoire de l'art, Winckelmann,  « l'unique moyen de devenir grands est d'imiter les Anciens. »

L'intérêt pour l'Antiquité atteint le milieu des artistes qui complètent leur formation par un voyage en Italie et en Grèce, appelé « le Grand Tour ».

Ce voyage fit évoluer la sculpture antique dans les esprits. Mis à part les pièces découvertes, dont celles provenant des fouilles d'Herculanum et de Pompéi vers la fin du XVIIIème siècle, l'ensemble des oeuvres connues en 1638 d'après les gravures de Perrier s'était considérablement élargi en 1770. Jusqu'à l'arrivée à Londres des marbres Elgin à partir de 1806, les éloges se limitaient aux marbres romains ou héllénistiques mais, à côté des figures comme l'Apollon du Belvédère ou le Gladiateur Borghèse.

Le Grand Tour a consolidé et étendu un canon de sculpture antique qui s'imposait déjà au XVIIème siècleet l'a fait connaître d'un public plus large.

Puis les grandes collections européennes perdirent de leur attrait. Pour sauvegarder ce patrimoine, le pape Clément XII acquit la célèbre collection du cardinal Albani et créa en 1733 le musée du Capitole. A la fin du XVIIIème siècle, le goût pour l'antique s'est transformé en science des antiquités d'où le métier d'antiquaires.


 


 

Pour conclure, nous savons que l'art a eu différents moments où l'Antique fut l'exemple par excellence, la Renaissance, le Classicisme romain et parisien, le néoclassicisme et ses diverses suites puis en conséquence voire comme une punition, l'académisme. « D'après l'Antique » révèle que l'antique sert à apprendre le dessin, la perfection. Il est la référence obligée de l'Ecole, de la peinture, de la sculpture. L'Antiquité classique fut donc une source d'inspiration pour les artistes à travers les siècles, des civilisations antiques au Xxème siècle avec l'art contemporain. Parmi toutes ces oeuvres antiques, beaucoup ont été étudiées, dessinées, copiés comme la Vénus de Milo, le Laocoon, l'Apollon au Belvédère. Cette fascination pour l'antique marque cette recherche de beauté idéale, de perfection par la pureté des lignes et des formes. D'autre paret, cet engouement des hommes célèbres pour les oeuvres antiques révèle une quête du prestige social et esthétique de la personne.