Comment résister à quelqu’un qui, avec des yeux plein de promesses, te dit «  je veux ton manteau avec toi à l’intérieur » ?

Dans le bras de fer qui engage deux volontés farouches, dans l’affrontement du feu et de la glace, qui pourrait remporter  ce duel?

Qui pourrait résister à l’appel des sirènes , sans être attaché au mat de son navire ?

Et j’avoue humblement que ne suis pas Zorro et encore moins Ulysse, et je suis fortement tentée de rendre le tablier.

 

j’ai envie de croire que c’est vraie,

 j’ai envie de croire que c’est pour moi,

 j’ai envie de croire  que cela arrive a moi,

et que  je ne suis pas en train de lire un roman à l’eau de rose.

 

Nos sorties se multipliaient, il passe tout son temps avec moi, et j’essaie de lui consacré tout mon attention, Piaff disait « tu  me fais tourner la tête, mon manège à moi c’est toi » et avec lui j’oublie les notions temps et espace, le monde multidimensionnel n’existe plus, je suis rivée a ces yeux, noyé dans son regard, aimantée !

 

voilà c‘est le mots.

 

je suis aimanté, et cela me fait peur !

 

Peur que je me trompe, que quand le nuage rose se dissipe je me trouve avec des illusions déchirées.

Peur que je m’embarque sur la rivière des soupirs sans destination et errer sur des courants inconnus, des contrées qui ne sont pas miennes !

La rivière des soupirs , je m’y connais, et je ne veux pas y revenir.

 

C’est pourquoi chaque fois que mon cœur manque un battement suite a un mot doux, chaque fois que  sa main enveloppe la mienne et que mon regard se brouille,  je me sermonne de garder le cap,de ne pas perdre contrôle.

Mais j’ai perdu le contrôle !

 

Notre dernière rencontre, la veille de son départ, la veille du retour vers le monde réel, était spéciale.

Le temps cette nuit là n’était pas mon allié car il courait a une grande vitesse, et je voudrais poser tant de questions, j’avais tant a dire, mais mon courage était éparpillé !!

Je sais que les question du genre avenir, futur…mettent la gente masculine mal à l’aise, le mode de conjugaison favori étant le présent ou le subjonctif !

Je ne voulais pas de déclarations enflammées qui nécessiteront des réponses immédiates de ma part aussi, je voudrais juste calmer mes doutes, planter une petite fleur d’espoir qui donnera un grand jardin…c’est légitime non ?

J’ai pris mon courage a deux main et j’ai parlé a cœur ouvert, avec chaque mots un parcelle de mon cœur est dénudée, avec chaque phrase un serrure s’ouvre dans la forteresse de mon âme.

Ses réponses étaient honnêtes, claires, franches, elles n’offraient pas un palais royale, mais l’assurance que tout les tumultes et les sensations étaient partagés et n’étaient pas le fruit de mon imagination fertile !

 

Notre dernière rencontre était inscrite sous le signe de la tendresse, de la douceur, de romantisme, et le temps coule, coule vite, et la séparation était imminente, et a ma grande consternation je sentais les larmes embuer mon regard, je ne voulais pas monter ma  faiblesse, que son départ m’attriste que je suis sensible a son absence…

 

Pourtant mes larmes coulent…il me prit dans ses bras.