Une des phrases coquines illustrant la rencontre du feu et de la glace :c’est le feu instillé par ces tendres invasions pour ma tranquillité d’esprit, qui croise le fer avec l’attitude glaciale que j’ai adopté et je veux la garder, l’iceberg était certes ébréché, mais il en reste beaucoup caché sous les profondeurs !
- «  je veux ton manteau »
une phrase qu’il a dit quand je me suis emmitouflé dans mon cocon douillet.
- « tu as froid ? je te le donne ! » ai je dis d’un ton faussement sérieux .
-« je le veux avec toi dedans »

Nos rencontres suivantes ont été sous le signe d’un duel de volontés, lui, il ne cachait pas son attraction pour moi, son désir pour aller un peu plus loin dans nos rapports, instaurer plus d’intimité entre nous, sensuel, franc, et charmeur en diable.
Moi pour ma part, j’étais secrètement flattée, et j’adorais les joutes verbales qui fleurissent entre nous deux, j’aimais sa sensualité , sa tendresse, son humour, ses tentatives incessantes de séduction, j’étais consciente de l’attraction et la complicité grandissantes, et ce qui me faisait peur, c’est que mes défenses fondent a vues d’œil, je sentais que la volonté de combattre n’y ai plus !
Ce qui veut dire, ouvrir encore mon cœur, faire encore confiance, et encore souffrir comme une damnée !
 
Les rencontres s’en suivent…
 
Il m’a parlé de toute sa vie,ses occupations,ses ambitions, ses projets…ses ex aussi ! Il m’a posé plein de questions aussi, je ne me rappelle pas sa tactique, mais je me suis trouvé en train de parlé de ma dernière relation, de mon passé, ouvertement, sans gants et sans fioritures,on a parlé de tout, du sport et rugby jusqu’au mysticisme et pays lointains.
 
Parler de son ex !!! je n’en reviens pas que j’ai fait ça !!
Je me suis beaucoup sermonné quand j’ai rentré et me suis trouvé seule a revivre nos conversations !
 
Je me rappelle qu’il me regardait  toujours dans les yeux, avec insistance, un regard ardent plein de promesse,qui tient mon regard captif du sien, qui implore le « oui »,et je tiquais, et quand je tique je tripote mes cheveux, sa main vient couvrir la mienne et il continua a me caresser les cheveux, «  je peux passer toute la nuit a te caresser les cheveux » et j’ai perdu le fil de mes idées !!
Le malin ! il savait l’effet qu’il produisait, ce qu’il ne savait pas c’est que j’ai commencé a croire que j’ai peut être trouvé LA bonne personne, j’ai commencé a revoir mes résolutions, a baisser mes défenses, au fond de moi j’avoue que je ne suis pas insensible a son contact a sa personne, et si cela continue sur ce rythme je vais y laisser tout mon coeur !
Ma carapace a craqué quand suite a un dîner tête a tête , nous sommes allé se balader au bord de la mer, il a chanté pour moi ! le vent souffle, les vagues rugissent, et monsieur chante horriblement faux mais il y met tout son cœur.
Sa main ancré a ma taille, lovée contre lui, nous marchâmes dans la nuit noir sous les lampadaires vacillants, sous l’un deux, il m’a fait face «  je ne veux pas rentrer sans toi, viens » , perdue dans les profondeurs de ces yeux, ma tête est encore sous l’emprise de cet enchantement, j’ai failli dire « oui » .
j’ai bien failli.
 
Je ne sais par quelle lucidité je me suis rattrapé in extremis, un vestige d’une ancienne souffrance qui a refait surface, un doute comme un serpent venimeux s’insinue encore dans ma tête, dans mon esprit , défilent toutes les conséquence d’une pathétique « oui ».
On peut se demander pour quoi se refuser une invitation pareille ! alors que je suis plus que tentée, alors que monsieur ne peut se détacher de moi, qu’il se délecte de chaque toucher, de chaque caresse ?
 
« Pour quoi ? »
c’est la même question qu’il a posé, je sentais qu’il a espéré une autre réponse, qu’il attendait au moins que je m’explique :
« je ne sais pas ce qui te concerne mais pour moi, quand mon corps succombe, mon cœur suit, et je ne veux pas le mettre en puéril car il a déjà été brisé ! »
 
Sa déception était presque palpable, je m’attendais qu’il m’annonce son départ imminent car quelques chose urgente l’appelle et tralala…
C’est ce qui ferait ( peut être) un homme a qui on vient de doucher son enthousiasme !
 
Pour alléger l’atmosphère, je disais la 1ere chose stupide qui m’est venue a l’esprit «  Il fait froid ! n’as tu pas froid ?!! » je me suis mordu la langue après !
Idiote !
 
c’est comme dire que le ciel est bleu et que la nuit est sombre !
Il a rit ! j’ai eu l’impression qu’il lisait dans ma tête,il comprenait mon dilemme, il n’était pas fâché du tout, déçu mais pas en colère !
Toujours riant, il m’a pris dans ses bras en me soufflant dans l’oreille : «  Pas tant que tu es a proximité »