Noël était il magique ? je ne sais pas était ce une coïncidence ? ou c’était dû à la période « supposée » être la plus magique de l’année, mais ce soir là s’est passé quelques chose.
Comme je l’ai dit, je n’avais pas dans l’idée d’avoir une grande discussion, c’était la curiosité qui m’a poussé a accepter de le voir, la curiosité de savoir ce qui se cache derrière la surface polie, il en va sans dire que je me préparait a subir l’éternelle « Suis là irrésistible, qu’attends tu pour me déguster » et je me préparais mentalement a la déception !
Je crois que c’est une sorte de défense mentale et psychologique, se blinder, se barricader pour ne pas être surprise, ne pas avoir de brèche dans ses défenses…comme ça je ne serais pas déçue car « je savais » que cela passerait comme ça !
Mais j’étais prise au dépourvu ! La rencontre ne s’était pas déroulée comme dans le scénario fabriqué par ma tête : il m’a prit dans ses bras ! et comme si c’était ma place naturelle, je me suis lové contre lui…drôle !
Je ne réalisait pas vraiment ce qui se passe et c’est en prenant du recul des événements passés que je constate combien mon comportement défie tout les résolutions que j’ai prises !
Apres l’accolade, c’est un long monologue que j’entame, tout en cherchant un endroit cosy pour boire un verre, il n’a rien dit, il m’a entendu babiller, parler de tout et de rien, mon souffle faisait des nuages autour de nous.
On a cherché longtemps pour trouver un endroit calme, où on peut parler ( jusque là c’est moi qui parle sans cesse !!) sans crier .
Je lui ai donné le cadeau de Noël , que j’ai acheté spécialement pour lui, je m’angoisse un peu car je ne savais pas comment il va le recevoir, peut être me dira t il que c’est très tôt pour se faire des cadeau, peut être cela ne sera t il pas a son goût, tout à coup cela prenait de l’importance pour moi qu’il approuve mon choix, ce n’était pas intime ( c’est vrai :c’est tôt),ni trop cher ( pour ne pas l’embarrasser), sans rien dire, ému, il se penche à travers la table et me donne un bizou, tout naturellement .
Il me regardait intensément, à point qu’il devenait gênant, Il me regardait comme s’il voulait me graver dans la prunelle de ses yeux ; on a parlé, discuté, échangé nos avis sur mainte choses, sans qu’il me quitte des yeux, il n’était pas avars de compliments, il m’a dit aimer mes yeux en amandes, leurs couleurs , leurs formes, ce qu’ils disent…"ahh! lis tu dans les yeux ?" lui dis je !
Une heure passa.
Deux heures..
Trois heures…
Sans que je regarde la montre !
C’est un serveur gêné, qui venait nous informer qu’ils fermaient !
Il m’a dit qu’il a l’impression de me connaître depuis des lustres, pour ma part j’avais l’impression de dédoublement physique, comme si c’est une autre personne que moi qui rit aussi facilement aux compliments, je n’ai à aucune minute mis en doute sa sincérité, ni ce qu’il venait de me raconter, comme si je savais qu’il me disait la vérité.
Nous sommes sorti, et le froid glaciale m’a fouetté au visage, me tirant de ma douce rêverie, je me reprenais un peu, allons !! T’as oublié ? où sont partie tes résolutions ? qui te dis qu’il sera différent…un cruel doute s'insinue dans ma tete et je levais le visage vers lui , il me regardait en souriant, et son sourire a dissipé comme par magie toutes mes doutes, comme un rayon de soleil qui vient chasser les derniers vestiges d’obscurité et réchauffer une terre gelée…
des « peut être » ont commencé a germer dans ma tête !
Des hypothèses aussi…
On venait de marcher tout au long de la grande avenue, illuminée par des guirlandes et des lampes douces, l’ambiance était sous l’égide du romantisme, et je savais qu’il avait espéré prolonger la soirée ( il me l’a dit  le lendemain) et pourquoi pas mettre a l’épreuve cette attirance qu’il l’a senti ( moi aussi) mais que lui avait assez de cran de se l’avouer, contrairement a moi qui tenait tant a ses vieilles doutes !
Arrivés au bout de l’avenue, on a fait un demi tour et on a rebroussé le chemin, pour refaire le chemin au sens inverse !
Ce n’est qu’en rentrant chez moi, que je me suis rappelé que, durant le chemin de retour ( il m’a raccompagné chez moi) ma main était lové entre les siennes, le plus invraisemblable,est que  à aucun moment j’avais envie de la reprendre, j’avais envie de lui abandonner ma main et peut être plus !