Petite salope. ..

Armani, YSL, Dior, Chanel… et tu trimballes ton corps dégingandé dans les rues. Tu n’oublieras jamais ces artifices, sans ton sac Vuitton tu n’es rien. Tu arbores tes piètres atouts, quelle fierté. Je souris puis je gerbe des insanités. Confusion mentale, trouble psychique.

Clac clac clac, je t’entends derrière moi. Tu passes, je trépasse. Tu pues la cocotte. Des accents fiévreux de musc mal dosé, des senteurs citronnées, des roses, des Madras bulgares, attention ! Les brises légères de fin d’automne sont pur délire pour mes sens. La sensualité transpire de mon corps mais mes mains restent froides. J’exulte. Exciter les mâles postés près des bars de Paname, quelle jouissance quand ça les fait se dresser fièrement. Obsession, obscénité, mon vice. Ta satisfaction personnelle, ton missel, tes 10 commandements s’inscrivent dans le prolongement de tes cuisses : ta ceinture Dolce & Gabbana qui pendouille, du clinquant, oui, prends tes cliques et tes claques. Clac clac clac, tes talons sont des sabots percutants. Uppercut, je percute, j’en rigole.

Petite conne…

Avenue Georges V, Place Vendôme, Champs Elysées… tu kiffes. Pour rien au monde tu n’oublierais ta dose de sensation, petite bobo. Gucci, Prada oh oui! Tu coûtes cher mon artificielle. Material girl. Vogue vogue vogue sur ton navire errant ! Itinérante des rues pavées.

Dance dance dance… tu sors ton fric, plus rien ne compte, ton compte à banque a craché. Tu snifes ta poudreuse. Es tu fière ? Regarde-toi bien dans ce miroir de chiottes dorées. Des rails tout plein le pif et tu dérailles ma pauvre. Tes billets sentent la poudre. Dance dance dance… fall. Prends ma main, dance, dance with me.

La nature ne change pas. Tu crèveras comme tout le monde. Seule. Tu ne resteras pas dans les annales. Ma gentille, gentille petite salope.