L’écriteau décrit une récréation onirique.
J’y pérégrine au milieu d’anagrammes.
L’œuvre est-elle originale ou générique ?
Dans l’ignorance je surnage à la rame.

Il pleut des litres à l’odeur âcre de l’encre.
Ce rêve bleu maritime inondé m’habite
Mon intime navire jette l’ancre
Là où nos cœurs en cadence palpitent

Tes lèvres libèrent de leur armure
Des expirations vouées à me compromettre
Que ton âme à mon ouïe murmure
Je pénètre dans ton antre de tout mon être.

Lorsque s’exécute la figure libre
Nos vœux s’accomplissent sous le même toit
D’une douce valse s’évase le calibre
Et dans l’ivresse je me précipite au fond de toi.

Doit-on croire cette fantasmagorie folle
Non subliminale mais sublime
Où les langues se passent de paroles
Comme la plus belle des pantomimes ?