Médecine sans frontières


Le besoin de communiquer de façon toujours plus précise et multiforme appartient à la nature humaine. En témoigne le fait que, au IIe siècle de notre ère, le fameeŭ médecin et précurseur dans le domaine de l’expérimentation médicale Claudius Galenus "avait construit un système de signes pour une communication précise de diverses idées" dont il ne reste pour traces que quelques notes historiques mentionnées par Ernest Drezen dans son “Histoire de la langue mondiale“ (1).

Montesquieu avait lui-même compris cette nécessité et l’avait exprimée en 1728 : “La communication des peuples est si grande qu’ils ont absolument besoin d’une langue commune.“ L’alphabet morse, le braille, la langue des signes, le téléphone et une multitude d’appareils, les efforts accomplis pour rendre la traduction automatique plus fiable et fidèle témoignent du désir d’aller “Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort !“ dans le domaine de la communication et de l’intercompréhension. Pourtant...


Premier ministre du Laos durant trois périodes entre 1951 et 1975, le prince Souvanna Phouma fut soigné par quatorze cardiologues dont cinq étaient Laotiens, un États-Unien, deŭ Thaïlandais, trois Soviétiques, deŭ Français et un Chinois. L’États-Unien ne parlait pas le français qui était la seule langue étrangère du médecin personnel du prince ; les Soviétiques ne parlaient ni le français ni le laotien ni l’anglais, et les Thaïlandais ne savaient pas le français.


Plusieurs décennies se sont écoulées depuis. Une langue nationale s’est introduite et a renforcé ses positions dans le rôle de langue internationale alors qu’elle pose des problèmes même à ses locuteurs natifs : les enfants anglais sont les derniers en Europe à savoir lire dans leur langue maternelle et ce sont eŭ les plus touchés par la dyslexie, si bien qu’il existe une association traitant du problème de prononciation de l’anglais, la Spelling Society, qui fête cette année ses cent ans d’existence. C’est aussi en Grande-Bretagne qu’est apparue l’idée d’utiliser l’espéranto, langue à vocation internationale conçue pour jouer ce rôle, nettement plus accessible, comme tremplin pour l’apprentissage des langues, y compris de l’anglais : “Springboard to languages“ (en EN, EO et FR).


De nos jours, des médecins et du personnel médical font part d’expériences pas très enthousiasmantes dans l’utilisation de l’anglais. De même qu’en aviation, bien qu’aucune autre langue n’ait joui auparavant de tant de conditions et de dispositions favorables, de tant de moyens d’enseignement, d’apprentissage et de perfectionnement, de possibilités de le pratiquer, et ceci depuis des décennies, des problèmes de bonne compréhension ne sont pas rares. Témoignage de Bertrand Carette, infirmier à Roubaix : “C’est effectivement un problème durant la pratique journalière, au moins en ce qui concerne les infirmiers aŭquels j’appartiens. Les congrès internationaŭ ont souvent lieu en anglais pour ce qui concerne les thèmes principaŭ, ce qui est handicapant et très frustrant pour les locuteurs d’autres langues. En outre, je n’ai pas parlé de nouveaŭ instruments et appareils médicaŭ dont les mécanismes et instructions d’utilisation ne sont pas du tout traduits en français ! C’est de plus en plus fréquent... avec des risques pour la vie humaine (ceci dit sans exagération aucune).


Les problèmes d’incompréhension ou de mauvaise compréhension de textes disponibles uniquement en anglais sont fréquents dans divers domaines. L’AFP a rapporté, le 12 août 2007, une information du quotidien berlinois Tagesspiegel selon lequel quarante-sept patients opérés du genou à l’hôpital Sankt-Hedwig de Berlin ont été victimes d’une erreur médicale en raison d’une mauvaise traduction de la notice en anglais concernant la prothèse qui leur a été implantée. “Un professeur de chirurgie orthopédique, Heino Kienapfel, a déploré que « certains produits arrivant sur le marché européen ne portent d’indications qu’en anglais », au lieu d’être traduits d’emblée en plusieurs langues ou de porter des pictogrammes. « C’est un problème », a-t-il jugé“ (source). Les Allemands ne sont pourtant pas réputés pour être en retard en anglais.


L’affaire des irradiés de l’hôpital Jean Monnet d’Épinal constitue le plus grave accident de radiothérapie recensé en France. En raison de la mauvaise interprétation d’un logiciel en anglais, 5 500 patients traités pour des cancers de la prostate entre le 6 mai 2004 et le 1er août 2005 ont été victimes de sur-irradiations, 24 ont été très fortement irradiés, 19 ont subi des séquelles et cinq sont décédés. Conclusion intéressante de l’article : “Morale de l’histoire : les cours d’anglais requièrent encore plus d’attention que les SVT“... La compétence professionnelle cède de plus en plus la place à la compétence linguistique, et plus particulièrement à celle en anglais. La formation d’une infirmière exige 4760 heures . Une formation à l’anglais à un niveau équivalent à celui du bac en exige 1 500 alors que 150 suffisent pour atteindre le même niveau en espéranto . L’espéranto laisserait beaucoup de temps disponible pour faire ce qu’il lui plaît à une infirmière : travailler, étudier, se perfectionner professionnellement, se cultiver, s’occuper de sa famille, se détendre, se distraire, se consacrer à ses activités préférées... Que l’on mesure la gabegie à l’échelle mondiale !

  • 1. “Historio de la Mondlingvo“ (Histoire de la langue mondiale), Moscou, 1928 ; seconde édition : Osaka, éditions Pirato. p. 26.
  • 2. Remarque : Selon infirmiers.com : www.infirmiers.com/actu/detail_actu.php?id_news=314 . Dans l’article original en français, j’ai indiqué par erreur 1200 heures ce qui peut correspondre à un module.
  • 3. Investissement minimum d’apprentissage.


Prise de conscience

Justement dans le domaine médical, une prise de conscience de médecins par rapport à la nécessité d’une langue internationale libre de tout lien avec quelque nation que ce soit, donc neutre en ce sens, s’est manifestée voici 110 ans, soit onze ans après la publication du premier manuel d’espéranto. La question est toujours actuelle.


Les premières discussions pour susciter l’intérêt de médecins à l’espéranto furent faites en Russie : le 19 octobre1898 Nikolaï Kazi-Gireï lut devant la société de médecine de la ville de Borisoglebsk un rapport sur l’espéranto, et la réunion exprima le souhait que l’espéranto soit choisi comme langue officielle pour les congrès internationaŭ de médecine et que tous les ouvrages les plus importants de médecines soient édités en espéranto. Le même rapport fut lu par le Dr Fedjaevski le 25 octobre devant la société de médecine de Voronej.“ (Enciklopedio de Esperanto § 3) : à noter que la seule publication de cette époque en espéranto, La Esperantisto, était interdite en Russie depuis 1895 du fait qu’elle avait permis à Léon Tolstoï d’y publier un article dont le contenu avait déplu à la censure. En dépit de cela et de ce qui a suivi, le rôle des Russes pour le développement de l’espéranto a toujours été et reste toujours important.

Dix années après, en 1908, le Dr Henri Dor, de nationalité helvétique, fameŭ ophtalmologiste, grand polyglotte (11 langues), fondateur d’une clinique ophtalmologique de soins gratuits à Lyon, devint le premier président de Tutmonda Esperantista Kuracista Asocio (Association mondiale des médecins espérantophones - TEKA, ensuite nommée UMEA - Universala Medicina Esperanto-Asocio) dans le cadre du 4e Congrès universel d’Espéranto, à Dresde. Cette fondation concrétisa un projet traité en 1907, à Cambridge, lors du précédent congrès.


En 1908 aussi, le 26 novembre, à la Faculté de médecine de Paris, la seconde thèse de doctorat, en France et dans le monde (4) , en relation avec l’idée de langue commune, eut pour thème : "Utilité et possibilité de l’adoption d’une langue internationale aŭiliaire en médecine". Ses conclusions apparaissent ici. Passionné aussi par la radio, donc une forme technique de la communication, et la recherche scientifique en général, son auteur en était Pierre Corret. Ce paragraphe de sa thèse (p. 109) n’a rien perdu de son actualité, même si les conférences et congrès se tiennent de plus en plus avec l’anglais comme langue unique : “Pour les savants : mathématiciens, économistes, médecins, naturalistes, philosophes, qui n’écrivent plus uniquement en deŭ ou trois langues prédominantes, les conditions sont encore plus fâcheuses : nombre de mémoires importants, suédois ou russes, par exemple, restent ignorés ou ne sont connus que par d’insuffisantes analyses. Et dans les congrès universels, quelle pitoyable confusion ! Ici c’est un économiste, qui s’exprime en une langue qui n’est pas la sienne si gauchement que toute sa valeur ne fait pas qu’on le suive ni que, malgré les compliments d’une politesse menteuse, il ne soit ridicule ; ailleurs, un médecin allemand traduit en français le discours anglais d’un confrère norvégien ! Le goût en souffre, l’exactitude scientifique encore plus.


Membre de l’Académie de médecine, le Pr Antonin Gosset en était venu à la conclusion que “Au point de vue scientifique, il faut bien reconnaître que l’espéranto est d’une absolue nécessité“. (...) Et d’ajouter la même constatation que Pierre Corret à propos des congrès internationaŭ : “Il suffit d’avoir assisté à l’un d’eŭ pour reconnaître la nécessité d’une langue neutre, de l’espéranto“.

Cette situation est à comparer avec celle évoquée bien plus récemment par Dominique Voynet après son retour du Sommet de Kyoto, où il n’y avait pourtant qu’une seule langue, la plus enseignée au monde, depuis longtemps et à très forte dose : “Toutes les discussions techniques se sont déroulées en anglais, sans la moindre traduction, alors qu’il s’agissait d’une conférence des Nations unies. Trop de délégués ont été ainsi en situation d’infériorité, dans l’incapacité de répondre efficacement, de faire entendre leurs arguments“. Ainsi, des délégués ont parcouru des milliers de kilomètres par le mode de transport le plus polluant, pour (se) comprendre plutôt mal que bien, et tout ceci pour un sommet qui a débouché sur... du vent (Le Journal du dimanche - JDD, 14 décembre 1997).


Dans sa thèse, Pierre Corret fit état d’une expérience réalisée quelques mois avant à Dresde, lors du 4e congrès mondial d’espéranto. Le Dr H.F. Adolf Thalwitzer, Allemand, avait tenu à tester l’espéranto et à démontrer ses avantages pratiques sur le terrain, autrement que par la théorie. Une section d’infirmiers de la Croix-Rouge saxonne fut mise à sa disposition par le général Schmidt . “En dix leçons, il est arrivé à leur donner une instruction suffisante pour permettre à une trentaine d’hommes, qui ne savaient que l’allemand, d’exécuter des ordres donnés en Esperanto, et de répondre aŭ questions qui leur étaient faites dans cette langue.“ Recommencée plusieurs fois avec succès sans un seul mot d’allemand, l’expérience fut observée par diverses personnalités dont le général Ruhlemann (Allemagne), le général Hyppolite Sebert (France), le major Paul F. Straub, délégué officiel des États-Unis, médecin militaire rattaché au ministère de la Guerre, le Dr Kroïta (Japon) et le Dr Zamenhof. À noter aussi que, à l’occasion de ce même congrès, des agents de police de Dresde avaient été formés à l’espéranto (5).


De grands noms de la médecine et des sciences connexes ont pratiqué cette langue dont le Pr Charles Moureu, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine, a pu dire “On chercherait en vain un moyen plus rapide d’intercompréhension“. Parmi eŭ figurent notamment le Pr Jean-Alban Bergonié, fondateur du groupe d’espéranto de Bordeaŭ, une référence dans la recherche contre le cancer; le Pr Odo Bujwid, père de la microbiologie polonaise dont l’épouse, espérantiste aussi, fut militante des droits de la femme; Maksimiliano Blassberg, médecin polonais, auteur d’une soixantaine d’ouvrages de médecine en polonais, allemand et espéranto; Paul Fruictier, rédacteur en chef de deŭ revues médicales françaises qui, après six semaines d’apprentissage, en 1900, put converser avec le docteur suédois Sven E. Krikortz et lui servir de guide à l’Exposition universelle de Paris. Un document du site l’Association L.C. Maillard informe sur les travaŭ du Dr Louis Camille Maillard à la Faculté de Médecine de Nancy sur son rôle comme secrétaire des conférences espérantistes. Extrait : “Le Groupe médical espérantiste de France organise son congrès mondial. Celui-ci se déroule sous la présidence de Zamenhof en personne avec la participation de la Société française de physique, de la Société internationale des électriciens, des professeurs Adelsköld, Appell, d’Arsonval, Baudoin de Courtenay, Becquerel, Berthelot, Bouchard, Deslandres, Duclaŭ, Förster, Haller, H. Poincaré, Ramsay, Général Sebert, etc. (...) Tous ces savants sont de fervents adeptes de l’espéranto.“ Les mêmes noms et bien d’autres apparaissent aussi dans La Question de la langue aŭiliaire internationale de Gustave Gautherot (Paris : Hachette, 1910) et Pourquoi je suis devenu espérantiste ? (Paris : Arthème Fayard, 1910) d’Ernest Archdeacon (EO, FR), pionnier et mécène de l’automobile et de l’aviation, fondateur de l’Aero-Club de France. Le Groupe médical espérantiste de France, présidé par le Pr Charles Bouchard, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine, publia en 1904, aŭ éditions Masson, un Dictionnaire anatomique en quatre langues (latin, français, anglais et espéranto) qui parut aussi aŭ éditions Hachette sous le titre Anatomia vortaro kvarlingva.


Au Japon, les premiers pas de l’espéranto dans le domaine médical furent accomplis en 1906 avec un cours officiel d’espéranto suivi par 200 étudiants à la Faculté de médecine de Nagasaki. En 1921, des étudiants de la Faculté de pharmacie de l’Université impériale de Tokyo organisèrent aussi des cours. En 1922, Masataka Murata et Hisao Kasai publièrent leurs études en espéranto. Ce furent les premières thèses médicales originalement écrites en espéranto dans ce pays. Un club d’espéranto y fut fondé en 1923. En 1925, au sixième congrès extrême-oriental de médecine tropicale, Ogata et Murata publièrent leurs études en espéranto. 1926 vit la fondation de l’association espérantiste japonaise de médecine avec le Pr Seiho Nishi comme président (6) .
En Uruguay, lors d’un congrès médical, à Montevideo, en 1907, le Pr Gr. Mendizabal, délégué mexicain, recommanda l’espéranto pour les travaŭ des congrès.

  • 4. La première thèse de doctorat a été présentée en 1906 par Louis Fauvart-Bastoul sous le titre : “D’une langue aŭiliaire internationale au point de vue du droit des gens“.
  • 5. D'après Dennis Edward Keefe, une carte postale de 1921 montre 41 membres du Club des policiers espérantistes de Dresde, ce qui prouve que l'affaire avait laissé des traces après la première Guerre Mondiale.
  • 6. Pour plus de détails, voir http://eo.wikipedia.org/wiki/Anatomia_Nomenklaturo sous "Nipono".


Aujourd’hui

Pour le Dr Hans Malv, Suédois : “Si nous nous mettons d’accord sur une langue internationale commune facile à apprendre, les conséquences seront considérablement importantes pour la santé publique dans tous les pays, même le nôtre.
Je m’explique.
Une telle langue permettrait la promotion et la diffusion des droits de l’homme (selon les Nations unies) dans tous les pays (voir plus haut). A partir du moment où les droits de l’homme sont respectés dans une société donnée, cette même société se chargera d’entretenir le niveau de santé de sa population. Ceci suppose que tous les droits de l’homme soient satisfaits pour que le bien-être et la santé existent. Le droit à la santé ne peut s’appliquer isolément.
Une langue internationale commune favorisera la propagation rapide des technologies médicales nouvelles à tous les pays du monde. Elle favorisera également, tout en en réduisant le coût, la formation des médecins, du personnel infirmier et médical.
“ (7)

Présidée par un Hongrois, le Dr Imre Ferenczi, l’UMEA vient de fêter ses 90 ans d’existence à l’occasion de l’Internacia Medicina Esperanto-Konferenco (IMEK) qui, du 13 au 18 juillet 2008, à Cracovie, a réuni 87 participants de dix pays sur le thème principal : “Les avancées les plus actuelles des sciences médicales et pharmaceutiques“. La première avait eu lieu dans cette même ville en 1977. C’est aussi à Cracovie que fut fondée, en 1990, la première Polyclinique d’UMEA. D’autres échanges sont prévus dans le cadre du congrès mondial d’espéranto qui se tient depuis le 19 juillet à Rotterdam et auquel se sont inscrits 1 763 participants de 73 pays.


2008 marque donc le double anniversaire des premières discussions sur le thème d’une langue internationale en médecine et de la thèse de doctorat en Médecine de Pierre Corret, soit, respectivement, 110 et 100 ans. Et aussi le centième de la Spelling Society à laquelle on ne peut que souhaiter de parvenir à atténuer les souffrances des enfants natifs anglophones ;-)
Le congrès de l’UMEA a décidé de se doter, sous peu, d’un site web dont la maîtrise sera assurée par un Japonais, le Dr Kiryu Yasuo. On observe aujourd’hui, par les activités et l’édition, et grâce à internet, un déplacement progressif du centre de gravité de l’espéranto de l’Europe, qui a été son berceau, vers l’Extrême-Orient et les pays en voie de développement, donc un processus encourageant d’équilibrage accompagné par un rajeunissement.

Henri Masson

  • 7. Langue et économie.



Quelques bases de recherches et de travail à compléter :

Ouvrages de référence

  • ZH, EO, EN, FR — Ĉinmedicina Terminaro / Terminology of Chinese Medicine / Terminologie de Médecine Chinoise. Pékin : Ĉina Esperanto-eldonejo, 1997, 608 p.
  • EN- EO — Angla-Esperanta Medicina Terminaro. D-ro Saburoo Yamazoe. Cracovie : UMEA Shinoda-Kuracejo. 2001. 720 p.
  • EO, EN — Esperanta-Angla Medicina Terminaro. D-ro Saburoo Yamazoe. Cracovie : UMEA Shinoda-Kuracejo, 2006. 533 p.
  • LA, EN, FR, EO — Nomina anatomica / Anatomical nomenclature / Nomenclature anatomique / Anatomia nomenklaturo. Li Kexi et André Albault. Pékin : Ĉina Esperanto-Eldonejo. 1989. 698 p.
  • EO, EN — Internacia vortaro de mikroba genetiko / Dictionary of microbial genetics. Ralph A. Lewin. Pékin : Ĉina Esperanto-Eldonejo. 1994. 117 p.
  • EO — Plena Ilustrita Vortaro de Esperanto. Parizo: SAT. 2005.

  • Liste ouverte à toute personne concernée ou intéressée par la médecine http://health.groups.yahoo.com/group/per-esperanto-medicino/
  • Sites de médecins espérantophones :
  • DK, DE, EN, ES, FR, GR, IS, IT, NL, PL, PT, RU, FI, SE, JP — Dr Hans Malv, Malmö, Suède.
  • FR, EO — Dr Éric Coffinet, Nice, France.