Je te regarde. Tu dors, tu ne sens rien. Comme pour t’apprendre par coeur, je redessine tes traits avec mon index, râpeux sur tes sourcils, tes lèvres, le grain de ta peau endormie, un peu moite sur les tempes. La racine de tes cheveux humide. Je les caresse. Tes yeux roulent doucement sous tes paupières. Je les embrasse doucement. Et ton souffle. Ton souffle coupe le mien.

Tu es beau. Je glisse mon visage dans ta nuque. Tu sens bon le chaud. Ma main descend un peu. Je colle mon oreille sur ta poitrine qui monte et qui descend. Je ferme les yeux. J’écoute. Je t’enlace. Et puis, je promène ma paume un peu partout. J’aime perdre mes ongles dans le duvet de ton bas-ventre.

 

Les oiseaux piaillent doucement à la fenêtre. Déjà ? 4h du matin.

 

Je m’endors à ta gauche, comme d’habitude.