Elle est bien gentille, Valérie,avec sa métamorphose. Je refuse de me transformer en humain. Les humains sont fous. Ils cassent tout, s’entretuent, polluent l’atmosphère avec leurs usines, leurs voitures. Je ne suis pas le toutou à sa mémère qui obéit au doigt et à l’oeil. Je suis indépendante, il suffit qu’on me dise blanc pour que je pense noir. Curieuse de la vie, je vagabonde au grè de mes humeurs, de mes plaisirs, lançant au passage un coup de griffes aux emmerdes de chaque jour. Mes ronrons... Il faut les mériter. Joueuse, je m’extasie devant les touches de l’ordinateur que ma maîtresse malmène allégrement. Si je pouvais lécher ses textes, cela l’arrangerait peut-être. Fini l’ordinateur, j’ai faim, j’ai soif, miaou, alors ça vient ? Je suis pressée, des copains à voir...Enfin, je suis repue, mes copains virés, pour l’instant. Je croyais qu’ils voulaient me passer un fil à la patte. Heureusement, sur le retour, je rencontre un nouveau, très futé, qui me prévient. Ma maîtresse me ment pour me garder. Elle rêve...Cela me fatigue... A moi, les douceurs d’un lit douillet... Chut, je dors !