Ceci est un conte pouvant être la suite de "Ce que femme veut" puisque c’est de la même veine


 


 

Dans un pays ignoré de tous, vivait l’ auteur en quête d’inspiration. Il avait fait parler la page et le crayon se trouvant à sa disposition.Le crayon, ne voulant plus travailler, il ne lui restait plus rien que le clavier . Il n’allait tout de même pas l’utiliser pour son conte...

 

Le clavier :

Et pourquoi pas ? Je te sers non ?

 

L’auteur :

Tu n’as pas l’âme de la page et la sensibilité du crayon

 

Le clavier :

Tu peux en parler du crayon, c’est un rabat-joie, à râler pour un oui ou pour un non. Moi je ne dis rien, je me laisse frapper dessus.

 

L’auteur :

Tu parles tu caches tes touches afin que je m’y perde.

 

Le clavier :

Je ne cache rien, c’est toi qui es nase, tu n’es pas capable de retenir l’emplacement de chaque lettre.

 

L’auteur :

Je croyais que tu ne disais rien, maintenant tu me trouves nulle, il faudrait savoir.Tu n’es pas mieux que le crayon.

 

Le clavier :

C’est toi qui m’a attaqué avec tes remarques acerbes. Mes lettres sont toujours à la leur place mais comme cela ne te plait pas, je vais les changer.


 

Aussitôt dit aussitôt fait. Les touches se dégagèrent, se mirent à danser une gigue folle sous les yeux ahuris de l’auteur. Les attraper... Pas la peine , elles sautaient de ses mains pour voler de plus en plus haut. Au bout d’un moment, fatiguées, elles se redéposèrent sur leur support, au grès de leur fantaisie. Il n’y avait plus AZERTY au début... les lettres s’étaient mises à écrire :ANERI. Le q avait pris la place du G. Le U, celle du H qui lui avait préféré le K... Pour un K c’était un cas... Impossible de s’y retrouver. L’auteur ramait déjà... devant son clavier. Il coula corps et bien, aspiré par la touche suppr... Que faire ? . Il n’osait plus rien dire de peur de fâcher encore plus le clavier. Il voulait écrire mais pas dans ces conditions. Il lui fallait son clavier avec les lettres au bon endroit. Pas ce chantier.

 

L’auteur :

Clavier, s’il te plait ?

 

Le clavier :

Tu as vu hein ! De quoi je suis capable. Que veux tu ?

 

L’auteur :

S’il te plait, remets tout en place

 

Le clavier :

Pourquoi faire ?

 

L’auteur :

Pour que je puisse écrire mon histoire

 

Le clavier :

Tu peux,tu as toutes les touches

 

L’auteur :

Oui mais pas à la bonne place

 

Le clavier :

Tu râlais car tu ne t’y retrouvais pas, je t’ai aidé. Tu dois être ravie maintenant

 

L’auteur( ne voulant pas exaspérer le clavier)

Oui mais s’il te plait peux tu, dans ton immense gentillesse, remettre les touches où elles étaient avant qu’elles dansent. Juste pour me raffraichir la mémoire. S’il te plait


 

Le clavier(très futé)

Tu ne chercherais pas par hasard à me piéger ?

 

L’auteur( géné)

Bien sûr que non. Tu es trop intelligent pour que j’essaie.

 

Le clavier :

Bon si tu me parles comme cela, je vais faire un effort mais saches que si je t’entends encore rechigner devant moi, Je changerais tout et peut-être que cette fois là, je supprimerai des touches. Tu as bien compris ?


L’auteur :

Merci, oh merci !. Promis, je ne te reprocherai plus rien.

Comme promis le clavier, a mis de l’ordre dans ses touches et l’auteur s’est tu . Ils ne sont pas encore les meilleurs amis du monde , mais ils y travaillent... bien.Pas le choix. L’auteur voulait écrire son conte.

Avril 2005