"Mousseron d’avril mousseron gentil, mousseron de mai mousseron mauvais"


 

Voici la phrase que vous devrez placer obligatoirement dans votre texte printanier !


 

Mais n’oubliez pas les mots suivants :

Charlatan, Roméo, voiture, placer, chambre, toit, gris, envoler, soir, guerre.


 

A vos pâquerettes !!


 

A vos paquerettes a dit le monsieur, cela ne va pas non ! Je n’irai pas et puis comment je le ferais ? Ma voiture est hors service et mon balai ne veut plus s’envoler depuis que je l’ai malencontreusement placer dans le cagibi. Le pauvre ne peut plus voir la lune n’ayant pas de fenêtres dans cette pièce. Ce n’est pas la peine de rire, ce n’est pas drôle du tout, il me fait une déprime de printemps cet idiot ...


 

Excusez moi, j’ai oublié de vous dire comment cela c’est produit. Un soir, alors que je regardais un reportage sur les guerres à la télé, désolée de vous démoraliser mais ils ne montrent que ça tous les jours. Ils doivent sûrement penser qu’on a pas assez de gris dans nos vies, ils en rajoutent. Un soir disais-je, j’entendis parler dans ma chambre mais vivant seule, je pensais que des fantômes avaient élu domicile sous mon toit. Je suis montée doucement sans faire de bruits pour ne pas les effaroucher. Je déteste la solitude, J’étais ravie d’avoir un peu de compagnie même si c’était des entitées. Les fantômes sont comme les sorcières, mal vus ; je me demande bien pourquoi. Ils sont gentils, tout comme les mousserons ; d’ailleurs ne dit-on pas mousserons d’avril, mousseron gentil , mousserons de mai, mousserons mauvais ? Pourquoi ceux du mois de mai sont mauvais ? Encore du parti pris et des jugements rapides, pff ! Bon ça y’est avec vos questions, je suis perdue moi ... Ah oui ! Cela me revient, je suis montée dans ma chambre et là devant la fenêtre ce balai qui faisait son roméo devant la lune. Il lui récitait tous les poèmes d’amour que les auteurs de la plume avaient écrits. Là, j’ai pris peur, non du balai mais des poèmes car à chaque fois que j’en lis un, je pleure. Je suis allée tout de suite chez un marchand de fluides pour le guérir. Ce charlatan m’a vendu à prix d’or une potion miracle pour faire taire mon balai, malheureusement, cela a empiré, le balai s’est mis à chanter ces mêmes poèmes.Comme il a une voix de fausset et qu’il me donnait la migraine, je l’ai enfermé dans le cagibi en attendant que les effets se diluent, depuis, il est tout ratatiné sur lui même ...


 

Pour terminer ne me dites pas que c’est tiré par les cheveux, je le sais, c’est pourquoi, Je vous prie d’excuser une sorcière délirante qui n’avait pas grand chose à vous offrir qu’un texte aussi fou qu’elle et tout ça à cause du webmaster. Je ne vais pas me plaindre, il est tout gentil en avril comme les mousserons mais je crois que je vais me sauver en mai ...au cas où ....