tableau de Dali

 

C’est injuste à la fin, moi qui croyais l’école terminée, je suis obligée d’y retourner.

Ah ! Impossible de partir sur les mers du nord et encore moins du sud, flutes alors !

Des personnes mal-intentionnées me refusent les plaisirs de me baigner.

Avec ma bouée, je voulais y aller maman, avec ma bouée, je voulais nager

Et pêcher des poissons sur un beau bateau bleu, avec une canne incrustée d’or.

Il me faut l’accepter malheureusement car on ne me lâchera pas de sitôt

Bon an, mal an, je dois travailler d’arrache pied pour cultiver ma pauvre tête.

Faut survivre à bien des malheurs et se cramponner à un arbre balot...

Elle est bancale cette histoire mais on ne me laisse pas le choix,

C’est impossible d’inventer des phrases sensées avec le nombre de pi,

En géométrie, calcul, géographie, histoire et fançais je suis bête.

Hélas ! Quelle est l’âme charitable pourra me trouver des vers finissant par pi ou oie ?

Infuse, est le savoir des plumés que je cotoie régulièrement sur le site.

Gentils aussi, ils ne refuseront pas de m’aider à terminer mon slam très vite.

inconsolable, je serais si je n’arrive pas à remplir convenablement ma copie.

Chez moi c’est l’anarchie des mots introuvables,perdus, je ne sais où...

Baroque, je le suis, eh ! Eh ! Je vous ai eu, j’ai trouvé un mot commençant par un b.

Ce serait bien aussi que je dégotte un autre commençant par un H, comme houx.

Hibou a dit le coucou qui a piqué méchamment le nid de l’hirondelle.

D’elle vous n’aurez que la vue de son vol à tire d’aile dans le ciel clair.

Faut pas charrier quand même, je me casse la cervelle pour vous plaire.

Bonté divine me direz vous, je ne vous ai rien demandé de tel,

Faites ce qu’il vous plaît, je vous prie, mais ne venez pas vous plaindre.

Désemparée, je barbotte comme je le peux, dans ce monde cruel.

Comble de machance, je suis tombée dans un jargon incompréhensible

Criant en vain pour que l’on me fasse sortir d’un cauchemard virtuel...

Honte ! Honte sur moi qui ne sais m’exprimer que par onomatopées.

Capoter mes vers et ne garder que le vert de l’herbe ? N’y pensez pas...

Boutez moi hors de vos lignes, si vous le désirez cela en deviendrait risible.

Gâteuse, je le suis mais j’assume totalement mes mots et mes pets.

Il est l’heure de vous quitter pour un temps, je m’en vais de ce pas,

Enfermer mes délires dans une malle dont moi seule ait la clef.