Il y a plusieurs raisons à ce que la plupart des oiseaux migrateurs forment des groupes lors de leurs voyages. Le fait de former un groupe est dissuasif face aux ennemis potentiels mais cela procure encore d’autres avantages pendant le vol. Un de ces avantages se trouve dans la technique de vol en « V ». Car avec cette formation de vol, l’oiseau le plus en avant protège l’oiseau derrière lui du vent et de la résistance de l’air et permet d’économiser de l’énergie. Cette technique de vol des oiseaux est vue dans les équipes de cyclistes qui vont les uns à la suite des autres où les coureurs prennent la tête à tour de rôle. De même, dans les courses de voiture, la voiture de derrière s’approche autant que possible de celle de devant, ayant pour objectif d’économiser du carburant en se mettant à l’abri du vent et en profitant de l’aspiration. Pareil pour les oiseaux, tant que les ailes ne se touchent pas, voler en prenant position juste à côté d’un oiseau est très avantageux. Ainsi, un oiseau peut profiter au maximum de l’effet protecteur de celui de devant et du côté.

Quand les oiseaux volent en groupe avec une formation en « V », les oiseaux les plus en avant diminuent la résistance de l’air pour les oiseaux qui viennent de l’arrière. Lorsque l’oiseau de devant bat de l’aile, il se forme un vide d’air au bout de son aile, c’est-à-dire un tourbillon. L’oiseau de derrière, en prenant sous ses ailes l’air qui s’y élève, maintient son altitude en dépensant moins d’énergie. Et du mouvement de cette oiseau, l’oiseau juste derrière en profite. La raison pour laquelle on voit cette formation de vol encore plus chez les grands oiseaux est due aux plus grands
mouvements d’air créés avec leurs grandes ailes, ce qui profite aux oiseaux de derrière. En général, les oiseaux volant ainsi en groupe et économisant de l’énergie volent plus vite que les oiseaux qui volent tout seul. Les pilotes savent très bien l’avantage que tire les oiseaux migrateurs lorsqu’un oiseau vole à côté d’un autre oiseau en étant soumis à un même degré de résistance de l’air. L’avantage de cette formation de vol est le même que ce que les pilotes appellent «le tourbillon marginal».

La ressemblance technique entre le tourbillon marginal et le vol des oiseaux en formation de « V » :

L’air circulant sur les ailes est enclin à aller du fuselage vers l’intérieur. Par ailleurs, l’air circulant sous les ailes est enclin à aller vers l’extérieur. Quand ces deux courants d’air se rencontrent sur la partie arrière de l’aile, il se produit un courant d’air qui tourbillonne au bout des ailes. On appelle cela le « tourbillon marginal ». Par temps frais, humide ou brumeux, ceci peut être vu par les voyageurs qui sont assis près des ailes. Il y a un tourbillon des deux côtés des ailes. Ce courant d’air qui tourbillonne se forme en raison de la haute pression au dessous de l’aile et de la basse pression au dessus de l’aile. L’air circule autour du bout de l’aile en allant de la haute pression vers la basse pression, ce qui créé un courant ascendant. Et les oiseaux utilisent ce courant tout au long de leur voyage.