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July 17, 08

DEVOiR DE VACANCES N°1

 

Rester fidèle à soi-même !

Remaining true to oneself !

Sich treu bleiben !

DEVOiR DE VACANCES N°1

A vous de noter si l’élève à bien suivi la leçon…

Please note if the student learned the lesson well ...

Beachten Sie bitte, ob der Schüler in die Lektion gut gelernt ...

J’en profite pour essayer mon nouveau flash... (héhé ! )

 

Ps : Pour les traductions... notez l’élève Google !

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July 13, 08

DéCONTRAS©Té… (hihi…)

Ou : «  La photographie à laquelle vous ne pouviez pas échapper ! (Tome 4)»

LES YEUX FERMéS LES MAINS DANS…

 

Pour plus amples renseignements veuillez consulter là :

http://www.ipernity.com/doc/dany_skippi123/2389917
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May 29, 08

Si VOUS AiMEZ LES PETiTES HiSTOiRES… (VRAiES)

 

C’est à Beaubourg, juste après une bonne et belle visite. Assis dans les fauteuils qui font face aux toits de Paris nous discutons… photographie. Moi je suis pour une adaptation du régime chromatique de Sophie Calle, j’ai envie de photographier… une femme habillée en Bleu le Lundi, en Rouge le mardi, en Vert le mercredi, en Jaune le jeudi, en Violet le vendredi, en Blanc le samedi et en noir le Dimanche… Nous discutons à voix haute sans nous occuper de la jeune femme assise à coté de moi, je viens de la voir dans le reflet. Machinalement je la capture avec les toits environnants. Je me tourne vers elle, certain qu’elle a entendu notre conversation, je lui dis « Je suis franchement désolé… aucun jour pour les couleurs que vous portez ! » Elle me sourit… sait-elle que j’ai menti ?

RéGiME CHROMATiQUE...

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May 28, 08

COPYRiGHT-îNSPiRATiF ! [©-î ]

 

(Le titre de cette note aurait pu être : « Comment faire du neuf avec du vieux… », « De la nécessité d’ouvrir les yeux sur ce qui nous précède… », « Si vous aimez l’humour… » Ou bien encore, « Rien ne se père, tout se récu-perd, de la paternité des choses lues autrefois… »). Á titre informatif, ceux que l’accent circonflexe dans le titre interpelle ou choque, voyez ceci comme le signe d’une assurance… une couverture. Une façon de ce placer sous l’aile protectrice dudit copyright. C’est que de nos jours, les droits nous courbent, et s’échinent en multiples interdits. Mais allons droit dans le vif du sujet !

Dans les années… il y a longtemps, j’étais collégien (si !) et il y avait dans mon collège, un pion qui lisait « Charlie Hebdo » (un rebelle qwa !). Un gars sympa qui me fit découvrir cet hebdomadaire et donc tout une génération d’humoristes. C’est vrai que j’attendais toujours impatiemment qu’il m’en passe la dernière parution. Ce que j’aimais plus que tout dans Charlie, la première chose que je cherchais c’était la page « Les couvertures auxquelles vous avez échappés ! » Je trouvais ce truc hyper-génial, une idée fantastique ! Avec les potes, on « comparait » les laissés pour compte, qui ne l’étaient plus, puisque offerts aux yeux de tous… (Ça… c’est de l’humour). Plusieurs degrés dans une page… Le choix de montrer ce qui n’a pas été choisi de l’être, ce qui aurait pu être montré en première page, mais rétrogradé à l’intérieur (et parfois même en dernière page, donc imprimé sur la même feuille… supplice suprême !) Une bonne tranche de rigolade que ces moments là !

Mais revenons à la photographie, c’est de ceci qu’il s’agit dans cet espace. La notion de « Copyright-înspiratif » ©-î, doit être vue comme un « Clin d’œil » ©-œ à cette notion - idée – de « voici ce que vous avez failli ne pas voir mais que l’on vous montre quand même ». Comme chacun de vous, je sélectionne toujours, choisi de montrer telle ou telle photo, et donc (logique) de ne pas monter certaines autres… Comme chacun de vous, j’élimine toujours, choisi de ne pas monter telle ou telle photo, et donc (logique) de montrer certaines autres. (Choisissez votre version… héhé…) Ben maintenant, j’ai [©-î] :

□inventé □adapté □copié □remis au goût du jour □volé *

« LA PHOTOGRAPHiE à LAQUELLE VOUS AVEZ FAiLLi éCHAPPER ! »

Travailler dans l'ombre !

Bien entendu cette photo n’étant pas digne d’être montrée, elle ne sera pas postée avec les autres, elle reste dans cette note.

Merci qui ? Merci Charlie !

 

* Cochez la case qui vous semble adéquate.

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April 22, 08

Si VOUS AiMEZ L'HiSTOiRE...

 

C’est d’actualité, nous serons bientôt en Mai ! Mais comme l’histoire est d’actualité avec tout un tas de ré-éditions, de petits bouquins en gros pavés, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer quelques documents d’époque.

1968

Et nous voici dans le vif du sujet, en ces jours d’interprétations où chacun veut nous livrer sa version sur un sujet pourtant pas si lointain : « Les événements de Mai 68 » !  Déjà, la qualification « d’événements » me ramène à ma plus tendre enfance. Avant il y avait eu « Les événements d’Algérie », une façon de nommer une chose sans lui donner de nom, pas de guerre, pas de soulèvement, pas d’insurrection, pas de révolte, pas de révolution… ben non… que des événements. Depuis, « Les événements d’Algérie » sont devenus une guerre… Maintenant,  beaucoup utilisent le raccourci « Mai 68 », certains parlent d’héritage, d’autres de bouleversement. Peu importe, ils resteront campés sur leurs positions…Il y a eu beaucoup de photographies de ce mois de Mai, si je ne devais en retenir qu’une, enfin la photo qui me vient à l’esprit au sujet de Mai 68, c’est celle de Gilles Caron, prise dans la nuit du 6 Mai, rue des Feuillantines, on y voit un homme (un étudiant dit la légende) poursuivit par un crs.  Cette photo fait la couverture du « Photo Poche n° 73 » consacré à Gilles Caron. Il est en train de trébucher ce jeune homme, et « l’autre » ne va pas le rater, la matraque brandie ne manquera pas de s’abattre sur lui ! Mai 68, a aussi pour moi, l’odeur de l’essence, le manque d’essence, le prix de l’essence… aujourd’hui tout est différent, nous sommes tous au diesel, et ces temps-ci, il y a comme une odeur de gas-oil dans l’air, une odeur de gas-oil à… bientôt 10Frs ! J’avais entendu jadis quelqu’un dire : «  Le jour où le gas-oil est à 10 balles, c’est la révolution ! ». L’histoire ne se répète que rarement, une révolution à 10 balles, que voulez-vous, ce ne sera pas un grand « événement », Les euros gommeront tout ça et le symbole n’aura pas lieu, pas de photo historique à la pompe à 1,50 €… pour Mai ?

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April 10, 08

Si VOUS AiMEZ LES CHATS… ET LES CHiENS !

 

Moi… J’aime les chats et j’en ai croisé dernièrement dans un livre de Willy Ronis. http://www.actuphoto.com/photographie_6640 J’ai adoré ! Je l’ai seulement parcouru dans le rayon de cette librairie, mais j’ai aimé ce bouquin. Je vous le conseille… surtout si vous aimez les chats et la photo. Pour la photo, je m’en doute un peu, mais les chats… il y en a qui y sont allergiques. Alors il y a aussi les chiens. Ils sont moins autonomes nos amis les chiens, ils demandent qu’on les promène, ils ont besoin de ne pas quitter leurs maîtres d’une longueur de laisse. Un chat, c’est un ami ou un pote, il vient quand il en a envie, le chien lui, c’est un compagnon ! Les couples chien-maître, ce sont souvent des longues histoires. Elliott Erwitt en a fait des séries de photographies surprenantes. Et bien d’autres choses encore, car il serait absurde de réduire Elliott à un photographe observant les deux bouts d’un laisse. Les Niçois ont de la chance ! Ils pourront s’en rendre compte dès demain et jusqu’au début Juin !

http://www.tpi-nice.org/

INSPiRED...

A voir absolument… la rétrospective Elliott Erwitt au théâtre de la photographie et de l’image, à Nice. (Pas d’excuse… c’est gratuit !)

Il y a aussi là :

www.elliotterwitt.com/

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April 1st, 08

Si VOUS AiMEZ L’éCLECTiSME…

 

LECTURES...

Si vous aimez les Arbres, vous aimerez les photos de Franck Horvat…

Si vous aimez les « Bestiaires», vous aimerez les photos de Franck Horvat…

Si vous aimez les « Chimères », vous aimerez les photos de Frank Horvat…

Si vous aimez… (Vous n’espériez tout de même pas qu’un Premier Avril je vous livre un abécédaire complet ?)

AUTO-PORTRAiT à L'AUTO-PORTRAi…

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March 11, 08

VOUS AiMEZ LA PHOTO... MAiS COMMENT ?

 

Bien cuite, saignante ou Bleue ?

Plaisanterie mise à part, nous l’aimons tous… à notre façon ! C’est elle qui nous fait nous retrouver ici, c’est elle qui vous incite à lire ces lignes. C’est elle qui nous fait nous rencontrer… jusqu’au réel. J’ai vu des centaines de photos de « Meeting, et d’Iper-meeting » passer et ainsi ont pris formes humaines bien des pseudos dont les visages ou silhouettes sont sorties ainsi de l’anonymat virtuel. Se rencontrer, échanger ses points de vues sur une passion commune, rien de plus « excitant ». Peu importe l’endroit, peu importe le chef d’orchestre, les amoureux danseront toujours ensemble sur toutes les notes du monde.

Certes !

Mais s’il est un endroit où les photographes devraient se rencontrer… c’est à Arles. Je ne sais pas où vous serez entre Juillet 2008 et Septembre 2008, mais si vous aimez la photo, les expos (50 expositions photos simultanées en 2007), c’est là qu’il faut aller. J’ai dit un jour : « Arles est la Mecque des Mecs comme nous !» (Sans esprit de choquer, ni d’oublier les femmes)

Alors je pose la question :

Qui se rencontrera aux « Rencontres Internationales de la Photographie » ?

En tous cas… moi j’y serai (et plutôt deux fois qu’une).

ON SE " RENCONTRES" ?

Une excursion dans "Arles 2007":

www.ipernity.com/group/serge-galerie

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February 17, 08

La photo est l’art de la désobéissance, profitons en…

 

Voir autrement, happer ce que l’œil ne voit pas créer un « autre monde », sortir de l’ornière du familier, inventer des énigmes en abordant des questions sans réponses ou qui ne se posent pas (« la psychologie s’occupe des faux mystères ») est l’enjeu des photographies de Réné Magritte. Conçues pour résister à toute explication, elles réussissent à allier la prise de vue la plus instantanée et à en user comme un dispositif de présentation subtilement élaboré.

Magritte a sans doute approché pour la première fois l’usage du médium photographique au contact d’Émile Chapeveyer, originaire de Châtelet, qu’il connaît depuis son enfance, et qui ouvre en 1915, avec son frère Albert, un atelier où ils tirent des portraits d’identité. Les Allemands ont imposé aux Belges le port de la carte d’identité illustrée d’une photo. Les Chapeveyer effectuent les tirages et les retouches, et, plus tard, ils exploiteront le procédé appelé »report lithographique à partir de photographies » qui fera leur renommée en Belgique.

D’une banalité aussi trompeuse que leur apparence, d’une ironie subtile et décapante, souvent décalée, et d’une insolence aiguë, les photographies d’amateur de Magritte reflètent sa personnalité anticonformiste… Ce qui lui plaît dans la photographie, c’est la nature ludique de l’action créatrice, tenue pour un loisir récréatif et collectif auquel chacun participe tel qu’il est, à la fois acteur et figurant, spectateur complice et interprète inventif. Passe-temps fertile et spontané d’une désarmante simplicité, la photo l’incite à faire surgir l’incongru des situations les plus banales. Il est conquis par la saisie insolite d’une atmosphère, le jeu dérangeant des pauses, la disposition anachronique des figures dans l’espace, la présence des personnages dans un lieu où ils ne devraient pas être. La prise de vue photographique plaît à Magritte parce qu’elle obéit à la loi des illuminations subites : « Le génie ne consiste pas, je crois’ à avoir des idées magnifiques, mais à s’apercevoir que l’on vient d’avoir une idée magnifique, ou qu’un autre vient d’en avoir une. »

INSPiRED...

 

Pour le coup, je vient d’avoir l’idée magnifique de reprendre dans mes archives de l’année passée, cette photo de décembre 2006…

Patrick Roegiers « Magritte et la Photographie » éditions Ludion.

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January 30, 08

La Divine forme humaine…

 

« J’ai passé du temps à photographier notre cuvette de cabinets, ce brillant réceptacle émaillé à l’extraordinaire beauté… Toutes les courbes sensuelles de « la divine forme humaine » s’y trouvaient rassemblées, sans ses imperfections. Les Grecs ne sont jamais parvenus à un tel point de perfection et d’une certaine façon, par la progression délicate des formes vers l’avant, cela me faisait penser à la Victoire de Samothrace. »

Edward Weston.

INSPiRED...

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January 27, 08

Les images d’Harry et les photos de Saul…

 

Les premières photographies d’Harry Gruyaert que je vis, je m’en souviens parfaitement, ce sont certaines tirées de sa célèbre série TV Shots exposées en 1984 à la Fnac Paris. C’était au hasard d’un voyage dans la capitale. Sur le coup je n’ai pas aimé, en fait je n’avais pas compris. J’ai depuis, beaucoup plus d’affection pour les images de ce photographe Belge. Et avec cette phrase toute simple, le seul fait  de parler « d’images » prends toute sa consistance. Harry Gruyaert construit ses images avec force de palette colorée par les moyens dont il dispose. « La couleur c’est un moyen de sculpter ce que je vois. La couleur n’illustre pas un sujet ou la scène que je photographie, c’est une valeur en soit. C’est même l’émotion de la photographie ».*

http://www.photographie.com/?pubid=104575&secid=2&rubid=8

INSPiRED...

J’aime beaucoup les couleurs d’Harry, elles me font voyager, imaginer des portions de mondes. Quand je vois « Le parapluie rouge » de Saul Leiter (photo n° 49 **) photographié dans la neige, je pense que la fragilité de cette toile soulignée par la neige collante vient lui rendre un éclat que la nature lui dérobe peu à peu. Une impression de rouge. Saul aime jouer avec les parapluies, encore un rouge (n°20), un vert (n°27). Mais c’est cachée par ce parapluie couleur prune que cette femme marche serrée dans le même pas que son compagnon. Le sol mouillé brille, les pierres irrégulières forment flaques, la main gauche de cette femme tient quelques roses… J’aime les couleurs de Saul.

http://www.photographie.com/?evtid=115100&secid=2

INSPiRED...

*Harry Gruyaert, Photo Poche n° 108

** Saul Leiter, Photo Poche n° 113

(À noter l’excellent article consacré à Saul Leiter dans le n° 14  de « Connaissance des Arts- Photo)

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January 15, 08

De l’origine du documentaire...

Le  terme « documentaire » apparaît dès la fin des années vingt dans la terminologie photographique. Sa première occurrence comme définition d’un genre est difficile à repérer, mais la légende – née également à la fin des années trente – veut que le terme soit d’abord apparu en 1926, dans un article de John Grierson sur le film de Robert Flaherty :Moana. Cette application au cinéma, pour désigner un type de film fondé sur la réalité plutôt que sur la construction d’une fiction, est bien antérieure en français, puisque l’idée de « scène documentaire » est attestée dès 1915.

Curieux Rouge !

D’une façon générale, cette antériorité est encore sensible, semble-t-il, dans les années trente, plusieurs textes allemands ou américains de l’époque citant le mot français plutôt que son équivalent local.

Lyon...

 

Quoi qu’il en soit, c’est à la fin des années vingt que le terme, fort nouveau du crédit artistique gagné au cinéma, s’applique à la photographie : dès 1928 en tout cas on le repère aussi bien en France qu’en Allemagne, et peu après vers 1930 aux Etats-Unis.

Olivier LUGON, «  Le style documentaire ». D’August Sander à Walker Evans 1920-1945.

Aux éditions Macula. Décembre 2001.



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January 4, 08

Petite monnaie…

 

Parce que la pratique de la peinture, de la sculpture ou même de la photographie est une activité souvent autodidacte, les aspirants « peintre du dimanche » constituent le gros bataillon des amateurs de musées et des touristes culturels. On visite souvent un musée pour se former ou bien dans l’idée qu’un jour peut-être…

« Commandées par les exploiteurs pour distraire les exploités, les cartes postales ne constituent pas un art populaire. Tout au plus, la petite monnaie de l’art et de la poésie. Mais cette petite monnaie donne parfois idée de l’or. » Paul Eluard.

Cette « idée de l’or » à laquelle Eluard fait allusion, c’est donc bien ce que nombre de sociologues de l’art cherchent vainement à déduire dans leurs volumineuses études. C’est tout simplement ce que le public retient une fois son opinion décantée des injonctions de la critique. Sur ce point, la vérité peut être en partie dans les salles d’exposition, dans les choix successifs des commissaires, mais elle est surtout dans les carteries des musées où le public afflue pour laisser enfin libre cours à son goût pour l’art. Dans les carteries des musées, loin des scénographies spectaculaires, les œuvres se retrouvent à égalités, alignées devant nous, un peu comme au supermarché. Minuscules, plus ou moins bien photographiées et imprimées, nous les embrassons d’un même regard avant de nous laisser aller à un choix impulsif qui ne sera remis en cause que si le trop grand nombre de cartes rend la dépense excessives. Mais là encore, à cause de l’égalité du prix, les critères d’élimination seront d’autant plus parlants qu’ils seront spontanés.

Matisse

 

 

Le dimanche 1er avril 2007, pour rédiger ce chapitre, j’ai entrepris d’évaluer le rayon cartes postales de la librairie du Centre Georges Pompidou à Paris.[…] Sur les 1680 cartes proposées, j’ai établi le palmarès suivant pour les artistes les plus représentés : Picasso : 80 ; Matisse : 45 ; Kandinsky : 33 ; Klee : 32 ; Chagall : 29 ; Miro : 28 ; de Staël : 21 ; Lichtenstein : 18 ; Dufy : 17 ; Richter : 16 ; Rothko : 15 ; Modigliani : 15 ; Klimt : 14 ; Dali : 14 ; Macke : 11 ; Léger : 11 ; Malevitch : 11 ; Bacon : 9 ; Basquiat : 9 ; Brancusi : 8 ; Duchamp : 7 ; Wahrol :7 ; Dubuffet : 6 ; Flavin : 6 ; Klein : 6 ; Marc : 6. Au total, ces 26 artistes les plus reproduits représentent donc le quart des cartes postales proposées à la vente.[…]

Kandinsky

 

 

A l’opposé du marché de l’art spéculatif qui prend de plus en plus l’allure d’un loto pour millionnaires, le véritable marché de l’art est dans cette « petite monnaie » des cartes postales où une économie de la quasi-gratuité permet à chacun d’anticiper ou de prolonger la rencontre avec l’œuvre originale sans autre commentaire que celui que l’on décide de lui adjoindre.

Cette conduite esthétique constitue le trait d’union entre l’œuvre et nous.

(Extrait de « Une brève Histoire de l’art contemporain » Camille Saint Jacques. Editions L’œil Neuf, Septembre 2007)

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December 22, 07

…Mais non, je jouis !

 

Un voyage c’est toujours une aventure. Même programmé, organisé, ordonné et agencé par les plus autres instances, il y a toujours une forme d’aventure dans le mouvement qui nous transporte d’un endroit à un lieu. En droite ligne pour quelques lieues, les fers du cheval vapeur, enfin de ses descendants, pour peu que nous montions à leurs bords nous entraînent vers nos destinations sans surprises. Mais comme chacun le sait, c’est bien souvent plus le voyage qui de nos jours est sans surprise. Nous le voulons ainsi, nous le souhaitons avec la plus grande exigence de ce dû acquitté par un savant compostage à l’abord d’un quai. Pourtant, à l’heure du numérique froid et binaire, un grain de poussière banni de nos capteurs avides de ces papillons microscopiques vient par un coup de billard ironique enrayer le « ce qui doit être un simple trajet sans surprise » pour le transformer en « mais bon sang qu’allais-je donc faire dans cette galère… heu Tgv… » (Je plaisante, tout le monde sait que, bien que l’on parle de rames, l’usage du fouet est tombé en désuétude dans les transports.) Vous vous demandez, j’en suis certain, mais où veut-il en venir ? En principe j’étais parti pour Paris… avec un changement à Lyon-Perrache… mouais… en principe… Le changement c’est l’aventure ! Surtout quand on loupe sa correspondance, mais juste une péripétie destinée à embellir les contes des soirées d’hiver au coin des cheminées puisque une solution de rechange est vite trouvée. Me voici reparti… mais hélas obligé de faire le voyage assis sur ma valise. Je restais donc dans l’espace entre deux compartiments, près de la porte de la voiture tégévesque.

Porte...

 

Qu’emportez-vous pour vous distraire pendant un voyage ? Moi, hormis mon sac photo, je prends toujours le Libé du jour, et un bouquin si le trajet est long. J’avais donc emporté pour la circonstance, un livre de poche : « Petite apologie de l’expérience esthétique ». De Hans Robert Jauss, aux éditions Allia pour ne pas les citer. Pourquoi ce choix ? Pourquoi pas ? Moi quand je lis sur la quatrième de couverture :

Ils sont peu nombreux, ceux qui ont le courage de transgresser l’interdit et de se comporter comme l’un des patriarche de ma discipline, Léo Spitzer, qui un jour, comme un ami le trouvait assis à son bureau et le saluait de ces mots : « Tu travailles ? », eut cette réponse digne d’être méditée : « Moi, je travaille ? Mais non, je jouis ! »

Hans Robert Jauss.

Dans le livre, Hans Robert cite Valéry et son essai sur Léonard de Vinci…« Notre perception, dit-il, est tellement émoussée par l’habitude due à la répétition quotidienne, que nous ne voyons plus que ce que nous nous attendons à voir : « Au lieu d’espaces colorés, ils prennent connaissance de concepts. Une forme cubique, blanchâtre en hauteur, et trouée de reflets de vitres est immédiatement une maison pour eux : la Maison ! Idée complexe, accord de qualités abstraites. » A l’encontre de cela, un tableau peut nous enseigner que ce que nous voyons, nous ne l’avions encore jamais vu. La perception esthétique ne requiert donc aucune faculté particulière d’intuition, mais une vision libérée par l’art du « déjà vu » de tout ce qui la détermine à priori à l’insu du sujet et qui acquiert par le fait du langage la fixité du cliché. »

Issue...

Tiens, ça m’a donné envie de faire une photo !

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November 28, 07

De l’acte créatif… entre autres !

Toujours les jours l’homme crée… la femme aussi d’ailleurs et pas seulement par pro-création. Par souci de ne pas m’attirer les foudres divines je ne parlerai pas du reste.Restons plus terre à terre, tout le monde connaît la réponse du sculpteur affirmant que la statue était déjà existante au cœur de la pierre et qu’il n’a fait que la mettre à jour. Comment ça marche avec la photographie ? Ben c’est pareil, souvent la photo existe et nous (j’aime depuis peu ce pronom, il me permet de faire partie) nous contentons de la mettre à jour sous nos capteurs ou films si impressionnés de nos aptitudes qu’ils nous en rendent grâce ! Il arrive parfois que nous nous inspirions d’autres photos ou d’autres documents, consciemment ou non. C’est arrivé à tous ! Ainsi, les inventeurs des « Shadocks » connaissaient-ils l’œuvre de Paul Klee ?

 

PaulKlee

 

Là… je ne sais pas si vous connaissez tous les « Shadocks », je prends donc un exemple plus fun (Ouais !). Les frères Wachowsky (Matrix pour les non cinéphiles) qui ont « inventé » l’agent Smith, ont-ils vu ça :

Magritte

 

(Pour moi, le véritable inventeur de l’agent Smith est bien entendu René Magritte ! )

 

Allez encore une pour la route, Robert E Howard ne s’est-il inspiré de « Grettis Saga Ásmundarsonar » et d’autres Sagas Islandaises pour créer Conan le barbare ? Nul ne le sait. Et au fond peu importe de savoir que Sturgess ne fait dans son film le plus connu qu’une relecture du chef d’œuvre de Kurosawa. Ce même Akira qui nous livrait une version magistrale du « Roi Lear » avec « Ran ». Tout cet esprit de l’escalier nous renverrait au berceau Grec de notre civilisation, si nous faisions une abstraction  monumentale des tablettes de « L’épopée de Gilgameš ».

 

Tous les jours l’homme crée, la femme aussi et parfois ces deux là s’entendent (si, çà arrive) et le font de concert (normal pour deux la). Dans la photographie nous trouvons quelques exemples, Bernd et Hilla Becher (Bernd nous à quitté au mois de juin dernier) ou Barbara et Michael Leigsen :

Leisgen

 

Des couples il y en a bien d’autres… Mais tout ceci ne nous donne qu’un aspect des différents chemins empruntés par un esprit en recherche… de quoi ? Allez savoir ! Il n’y a aucune réponse car il y en a tant. Ainsi, à ce point donné de ce texte si décousu dans son élaboration (j’ai été dérangé dans mon acte rédactionnellement créatif au moins une bonne dizaine de fois…) que j’en ai perdu fil et mal aiguillé dans cet exercice, je me vois contraint de le laisser tel quel !

 

Comprenne qui pourra…

 

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November 15, 07

A ne pas manquer :

Demain matin photographe, lèves-toi et rends-toi à ton kiosque favori et achètes-toi le « Libé » daté du samedi 17 Novembre 2007. Si on veut te refiler celui d’un autre jour, ou tu ne t’es pas levé le bon jour, ou tu es dans la quatrième dimension… Si tout ce passe comme prévu, tu devras y trouver ton petit bonheur « photographe ».

Don't shoot Me...

 

Sa présence fut très remarquée à Arles, il sera demain dans « Libé » !

 

Arles, les Ateliers...

 

fr.wikipedia.org/wiki/JR_(photographe)

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