| December 2009 | ||||||||
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De bas en haut de la pile :
Le sens caché de la photographie – Ian Jeffrey.
Visages – Dominique Baqué.
Ce que nous voyons, ce qui nous regarde – Georges Didi-Huberman.
Cadre et regard – Louise Charbonnier.
Diplopie – Clément Chéroux.
Harry Gruyaert – Collection photo-poche. (Oui Madame, je ne pouvais me faire à son absence.)
Platitudes – Eric de Chassey.
Shoji Ueda – Collection photo-poche.
La photographie surréaliste – collection photo-poche.
Ferdinando Scianna – Collection photo-poche.
Anachroniques – Daniel Arasse.
L’instant et son ombre – Jean-Christophe Bailly.
Ombres Portées – E. H. Gombrich.
Regards sur l’image – Collectif.
Walker Evans – Gilles Mora et John T. Hill.
Ce sont là quelques livres traitant de la photographie ou de l’image. Certains datent un peu, d’autres sont parus cette année, en tous cas je les ai lus ces derniers mois. Je ne vous présenterai pas la collection photo-poche, je pense que tout le monde connaît. Je ne me livrerai pas à une critique de chacun de ces volumes, vous avez sûrement mieux à faire que de prendre connaissance d’un avis qui n’engagerait que moi, qui ne suis pas le moins du monde qualifié pour décerner des accessits ou un proximé accessit à l’un ou l’autre.
Néanmoins… S’il ne fallait en sortir que deux de cette photo (voir l’illustration) je sortirai le « Walker Evans, La soif du regard » de Mora et Hill, tout simplement parce que c’est un des meilleurs livres consacrés à un photographe que j’ai eu l’occasion de parcourir. Que ce soit par la richesse de son iconographie ou par la justesse des analyses et l’énorme travail de recherche qu’il contient ! Celui-là, je le prends pour le plaisir… L’autre sera sans aucun doute « Le sens caché de la photographie » de Ian Jeffrey, mais pas pour les mêmes raisons. De nombreuses illustrations de nombreux photographes, mais j’ai bien cherché et je n’ai pas trouvé le sens caché (et pourtant j’ai fait toutes les pages ! En revanche, j’ai retenu ce qui me semble être une coquille et qui attribue une vitesse de 1/300ieme de seconde à une photo de Lartigue qui a surement été prise dix foix plus lentement (page 43) Il y a aussi un gros doute sur une photo de Robert Adams (page 324) où l’auteur du livre justifie un flou de premier plan par du vent alors qu’il me semble que nous avons là un flou de déplacement.
J’avais dit deux livres?
J’ai menti ! Les amateurs de reportages et de traitement de l’information seront comblés par l’excellente analyse de Clément Chéroux – ce qui n’est guère surprenant – sur les documents choisis à l’époque pour rendre compte des attentats du 11 septembre. Le hasard ayant programmé sur une chaine de télévision « La mémoire de nos pères » de Clint Eastwood qui est articulé autour de la célèbre photographie de Joé Rosenthal, le livre de Clément Chéroux « Diplopie » en nous apportant des éclaircissements sur des parallèles entre la photo des six marines de 1945 et celle de trois pompiers hissant un drapeau dans les ruines du World Trade Center, nous montre bien en évidence certains mécanismes des choix des rédacteurs de unes des journaux sur un événement d’une portée mondiale.
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