Dans sa voix se mêlaient le blues et l’indigo,

Lumière et ombre……

Il avait le regard d’un danseur de tango,

Ardent et sombre.

..

Les pieds nus dans le jazz et les mains sur la croupe

De la java,

Il avait dans le sang le swing et la « chaloupe »…

Et le prouva !

..

Comme un soleil de son enfance buissonnière,

Un ciel d’été,

Il nous offrait Toulouse et sa beauté altière,

Rose Cité !

..

Il avait pour Armstrong une infinie tendresse….

Jazz dans la peau,

Il en faisait jaillir le spleen ou l’allégresse

Et le tempo.

..

Il me semble parfois, en écoutant ses disques,

Qu’il est tout prêt.

Pourtant huit ans déjà qu’il a couru le risque

De s’envoler….

..

Mais elle vit encor par la magie des ondes,

Cette voix là,

Du savoureux terroir de la France profonde

Jusqu’au-delà.

..

« Sur l’écran noir de nos nuits blanches », ta musique,

O Nougaro !

Se balance toujours dans l’envolée magique

D’un allégro.

..

D’un piano-bar tamisé par quelques « Blue notes »,

Au bleu du soir,

Il m’a semblé en écrivant ces quelques notes,

L’apercevoir……..……..



Roseha