On l'appelait "Le Grec".

Il était bien d'accord !

Par son regard et son accent,

Par l'éclair blanc de son sourire

Et sa façon de raconter

Ses bleus rivages,

Il était Grec. Sans hésiter.

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Sur un coin de la table en bois,

Il y avait, dans sa cuisine,

Toujours un cruchon de vin frais

Pour quelques amis de passage.

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C'étaient, comme lui autrefois,

Des navigants en quelque escale.

Ils s'appelaient Makis, Pétros, Payanotis,

Nikos, Yannis ou Vassilis.......

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Ils parlaient, donnaient des nouvelles

Des parents restés au Pays.

Ils racontaient les mariages,

Les naissances, les accordailles,

Ou les départs des plus anciens........

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Souffles d'air chauds dans l'air du soir,

Quelque musique de Manos

Hadjidakis

Servait de fond à leurs paroles......

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Petits entr'actes ensoleillés,

Traversant les brumes Nordiques,

Où le Grec avait transplanté

Ses racines, pour le regard

Azuré d'une jolie fille.

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Mais, pour lui, elle avait appris

Quelques secrets de la cuisine

De son Pays..... La délicieuse

Et odorante Moussaka,

Les farcis en feuilles de vigne,

Et la fraicheur de la Féta......

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Et puis, les volets se sont clos

Aprés encore quelques fêtes.

Le Grec et sa belle amoureuse

S'étaient envolés, tous les deux,

Vers les rivages Helléniques.

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Un Grec est toujours amoureux

De son Pays et d'une femme.

Il peut dire parfois "Acropolis Adieu".....

Mais "Adieu l"Amour", c'est plus rare.

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Quand je passe devant la porte

De la maison qu'ils habitaient,

Il me semble revoir l'éclair

Si blanc du sourire du Grec.

Il me semble entendre les notes

De la musique de Manos

Hadjidakis......



Roseha



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