En son estaminet, en face de l’usine,

Pas loin de la maison où alors j’habitais,

Dans la salle à manger, comme dans la cuisine,

Tout au long de l’hiver un bon feu ronronnait.



Prés du poêle à charbon ou de la cuisinière

Dont le long tuyau noir rejoignait le plafond,

Tous les habitués venaient boire une bière

Ou une soupe chaude, selon la saison.

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Le Samedi midi, elle faisait des frites.

Elle les découpait en larges bâtonnets.

Dès le matin, déjà, dans de grandes marmites,

Quelque ragoût de « carbonades » mijotait.

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Pour moi qui arrivait d’au-delà des frontières,

Tout était tellement nouveau en ce temps-là….

Et, l’humeur conviviale des buveurs de bière

Remplaçait, peu à peu, le soleil de là-bas…..

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Suzanne m’apprenait à faire une cuisine

Qui mijote longtemps, pour cuire tout-à-fait.

Et, tout en surveillant marmites et bassines,

Nous arrêtions le temps en buvant un café….

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J’ai tant de souvenirs encore dans la tête,

Quand je me remémore cette époque là.

Votre bonne amitié, combien je la regrette,

Suzanne, Maintenant que vous n’êtes plus là……





Roseha

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