Etait l’époque où
l’on rassemblait
segment après
segment les derniers
jours, comme des
pièces de rechange.
Toutes les preuves
d’une lumière encore
tenace dans les yeux.
Avant qu’un ressentiment
ne les brûle. C’est ainsi,
épuisé sans doute, que
l’on tombe sous l’œil
de la nuit, de son corps
en ombre, détruisant
l’ordre des rues, et
tous leurs mensonges.
Le vide glacial que l’on
sent…Le vide glacial
que l’on sent circuler
dans nos veines.
Ce dialogue interrompu,
que l’on cherche
désespérément…
Sa mise au pas nous
transfigure. Etait l’
époque où l’on était
cette fin de solitude.