Ce combat si peu
gratifiant, un décor
de ruines, un décor
inconscient, de nos jours
absents, de ces jours
à tourner sur eux-mêmes.
Ils nous abîment et nous
traînent...Ce combat si
peu reluisant, autour
d’un dépôt ou des
restes...La condition
nécessaire tu vois,
la condition pas du
tout apaisée, ce regard
un peu fou que l’on
trimballe de rue en rue,
abandonné ce regard
livré à lui-même, à ces
obsessions, des drôles
de non-rêves, de charges
à tirer au clair...Pour

enfin le dire, le mettre
sur papier. Ce papier
si peu gratifiant, comme
une aube impudique,
son côté archaïque, dans
ce temps nouveau,
qui se lève et libère,
croit-on...Mais pas
du tout. Mais pas du tout...
Comme de l’amnésie,
de l’amnésie tout
au fond.