Une feuille blanche, c'est beau, c'est pur, c'est immaculé, à l'image de l'Infini originel, totalement vierge.
Donc, ce serait dommage d'y poser des mots pour cet atelier, de salir cette pureté avec des phrases. Pouah !
Zut ! c'est fait. J'ai déja écrit quelques lignes !... Désolé, petite feuille blanche, pour cet acte immonde !
"Mais non" me murmure doucement la feuille, qui, desormais, n'est plus blanche, "j'aime bien qu'on écrive sur moi, tu sais. J'aime les mots, les phrases, et tout ça. Donc ne t'en veux pas, s'il te plait ! Au contraire, tu m'honores de tes écrits."
Me voilà soulagé, donc, et c'est sans aucun regret que je relis ce texte enfin achevé.