Le jeune homme, l'enfant et le vieillard.

Il a cet air blasé, presque empreint de tristesse,

Du joueur opposé à trop faible jeunesse.

Et l'enfant circonspect, qui sait ce qui l'attend,

Voit déjà s'égréner ses bien maigres instants.

Dix minutes chacun : peu de quoi finasser,

Vite il faut statuer du sort de ce pion "C" !

On le sent qui s'attarde, agacé et rageur :

"Soutiens moi, Caïssa, quel est le coup vengeur !?

 

Et pendant ce temps là, le vieillard tout à gauche,

Construit sans trop y croire un succès qui s'ébauche.

Son glorieux vis-à-vis va lâcher les commmandes,

Contre toute logique il donne de la bande.

Tableau presque irréel, silence et réflexion,

Attitudes figées, espoir et déceptions.

Tout chacun se détruit et puis se régénère.

Absurde pour certains, mais mon bonheur sur terre !!

Elédiac PALFRAY

(tournoi de fin de saison à Blois juin 2008)

(ce poème est inspiré d'une photographie prise pendant le tournoi)