Lorsque la nuit descend.

Lorsque la nuit descend et pèse le silence
S'allume dans mon cœur le feu de Leila,
Une si douce flamme au merveilleux éclat
Qui lèche mon esprit plongé dans son errance.

Mon amour oasis surgit vif mais lointain.
Je revois nos beaux jours au pays des chamelles
Au désert le plus nu, où moi et toi gazelle
Savourions le temps, passager incertain.

Nos corps n'en faisaient qu'un sous le clair de la lune.
Nos âmes fusionnées s'habillaient de frissons
Et ivre le désir façonnait sur la dune
L'empreinte de l'amour, un nid incandescent.

Ô combien Leila, j'ai douce souvenance
De ces moments passés, gais et insouciants
Auprès de toi déesse épris, plein d'espérance,
Car ta flamme est restée dans mon cœur impuissant.