L’ami Serge Caillault avait raison… « Profites de la crue m’avait-il dit, les rivières souterraines géantes de Papouasie Nouvelle Guinée, peuvent être parfois moins loin qu’on ne le croie…. ». Il suffisait en effet de profiter des conditions météos exceptionnelles de ce samedi 27 avril 2013 sur le Vercors, pour admirer la puissance de la rivière de Bournillon en crue. 24 heures qu’il pleuvait sans discontinuer sur le Vercors et la neige était même annoncée dans le milieu de la journée. On n’a pas été déçu !

Après la marche d’approche d’une vingtaine de minutes, nous atteignons le porche de la résurgence de Bournillon. Peut être 15 à 20m3/s, sorte de sous terre dans un bruit assourdissant, et les niveaux continuent à monter quasiment à vue d’œil. Ca prendra 80cm dans la journée.… Bref le pied, un très grand pied.

Nous nous équipons et Laurent Senot, seul "Triton" à avoir opté pour la néoprène, ira équiper la vire de la cascade. L’équipe se répartie et les flashs commencent à crépiter. Impossible de s’entendre, on ferra au mieux pour sortir au moins un cliché. Il faudra faire vite, Laurent, longé sur la main courante, se prend des vagues de crue sur la tronche, l’option néoprène était bien la bonne !.

Nous optons ensuite pour la vire de la chèvre et la galerie inférieure, afin de retrouver la rivière derrière la cascade en furie. Dantesque !! C’est partie pour trois heures de photographique spéléo.

Vers 17h30 nous sortons, comme la météo l’avait prévue, la neige est au RDV. Sur le chemin du retour Serge m’appel. T’es où ?, la Luire vient de crever les plafonds !.

C’était donc bien la Papouasie sous le Vercors ce week end !.

Aphaneops