Le sport est l'opium du peuple. Et voilà qu'on veut nous priver de Jeux Olympiques pour cause de répression chinoise au Tibet!

Y aller ou ne pas y aller? Telle est la question qui germe dans les têtes occidentales à propos du boycott des Jeux Olympiques. Et ce faux débat va durer jusqu'au 6 août, veille de la cérémonie d'ouverture.

Sport et politique ont toujours été liés. Mettre un régime politique sur un piedestal grâce aux athlètes. C'est ce qu'ont fait l'Allemagne nazie, la Russie stalinienne, l'Allemagne de l'Est. Que seraient les Jeux sans Jesse Owens à Berlin en 1936? John Carlos et Tommie Smith à Mexico en 1968? Septembre Noir à Munich en 1972? Ces évènements si tragiques soient-ils font partie de l'Histoire des Jeux. Et leur confèrent l'envergure mondiale qu'ils possèdent aujourd'hui. Nos sportifs ne sont pas des pions. Ce sont des citoyens qui ont une conscience politique. Les priver de ce qui est l'aboutissement de leur carrière ne serait d'aucune utilité pour masquer la manque de courage de nos dirigeants vis-à-vis de la Chine.

Aller aux Jeux est justement une occasion de se rendre compte par nous-mêmes de ce qui se passe réellement dans l'Empire du Milieu. Ce n'est pas à 5 mois de l'ouverture qu'il faut se poser la question du boycott. C'était avant l'attribution de la compétition à Pékin qu'il fallait taper "plus haut, plus vite, plus fort"!

BC