Voilà un petit billet que j'ai écrit sur le décès de Thierry Gilardi

Thierry Gilardi est décédé, hier soir, à 49 ans. D'une crise cardiaque. Mourir jeune, connu et reconnu de tous. Fauché en pleine gloire. Un destin de rock star comme on en rêve tous.

Nos pères ont grandi avec Roger Couderc, nos grands frères avec Thierry Rolland et nous avec Thierry Gilardi. Ses partisans comme ses détracteurs s'accordent au moins sur un point : le journalisme de sport vient de perdre une de ses figures. Un des virtuoses du commentaire. Avec la voix chaude et "rock-ailleuse" d'un Joe Cocker. Des envolées lyriques dignes d'un solo de de guitare de Jimi Hendrix. Ses Woodstock étaient des Jeux Olympiques ou des Coupes du Monde de football. Comme des groupies avec les disques de chanteurs décédés, ses admirateurs repasseront ses matches en boucle.

Mais Gilardi n'est pas Clo-Clo. Plutôt un Daniel Balavoine. Il ne voulait pas être un héros. Juste un journaliste.

 

BC

 

Thierry Gilardi is dead, last night, at 49. Heart Attack. Die young, famous and recognized by all as a great sports journalist. Knock down in glory. A rock star destiny we all dream about.

Our fathers were raised with Roger Couderc, ours big brothers with Thierry Rolland and us with Thierry Gilardi. The pros and anti-Gilardi agree on one point : sports journalism lost one of his master. One of the genius in commenting sports events. With the huskily and warm voice of a Joe Cocker. Flights of lyricism like a Jimi Hendrix's guitar solo. His Woodstock concerts were Olympics or Soccer World Cups. His fans will listen and listen again his matches like groupies do with dead singers albums. 

But Thierry Gilardi is not Claude François. He is more like Daniel Balavoine. He didn't want to be a hero. Just a journalist.